
Un nouveau parti vient de naître en France. Dans le contexte de l’émiettement des partis politiques existants, de la montée des partis extrémistes à gauche ou à droite de l’échiquier politique, faut-il se féliciter de l’apparition d’un parti supplémentaire ?
C’est que ce parti est un parti ouvertement libéral. Du moins, dans le discours, ce qui est déjà une innovation politique considérable en France où les candidats à la candidature antilibérale se bousculent.
« Alternative Libérale » se propose en effet de défendre une philosophie libérale pour en faire le socle de sa politique. Une telle initiative, défendue de surcroît par des jeunes militants, mérite d’être remarquée. C’est une gageure et un pari audacieux dans un pays où, précisément, la totalité des partis existants n’ont de cesse d’accuser le libéralisme de tous les maux de notre pays en particulier, et de la planète en général. Pourtant, au pays de l’Etat-providence, le libéralisme a toujours servi de repoussoir, mais jamais de politique.
Le débat sur la constitution européenne fut le point culminant de cette « libéralo-phobie », de cette hystérie anti-libérale savamment mise en musique par les média. Tandis que les partisans du « Non » désignaient le projet de constitution européenne comme un texte ultra-libéral, les promoteurs du traité constitutionnel l’ont présenté comme un bouclier contre la « mondialisation libérale » susceptible de préserver le modèle et l’identité européenne. Et ce clivage a transcendé les grands partis politiques tandis que les partis d’extrême droite et d’extrême gauche se rejoignaient dans un « non » aussi clair que monolithique.
Peu de gens auront remarqué qu’il existait un « non » libéral. C’est que les idées libérales ont un accès très limité aux média sinon pour être défigurées et diabolisées. Il manquait donc un parti politique, non seulement pour rétablir l’équilibre démocratique et l’équité, mais aussi pour rappeler quelques grandes vérités aux français.
Et c’est peut-être le moment ou jamais car les français manifestent un rejet profond de la politique alors même qu'ils attendent toujours plus de l’intervention publique. Plus de 60 % d’entre eux ne font plus de différence entre la droite et la gauche. Alors, ils se tournent vers des partis réactionnaires ou purement contestataires ; ou bien ils s’abstiennent pour la plus grande majorité.
Peut-être sont-ils blasés d’entendre un discours unique au service d’une pensée unique, fondamentalement hostile à l’économie de marché et aux institutions dont son épanouissement a besoin ? Les français sentent bien que toutes les expériences tentées en dehors de l’économie de marché se sont soldées par de terrifiants échecs et pas seulement sur le plan économique, mais sur le plan humain et social aussi. Car tout se tient dans la société.
L’ouverture internationale fut un élément moteur de la croissance des échanges internationaux sans laquelle l’Europe n’aurait jamais pu atteindre le niveau de vie qu’elle a aujourd’hui. Sans cette ouverture, l’Asie n’aurait jamais pu connaître le décollage économique qu’elle connaît aujourd’hui. Certes ce décollage inquiète mais l’Europe aurait-elle préférer voir déferler des millions d’immigrés asiatiques fuyant des pays condamnés au sous-développement alors qu’elle a déjà beaucoup de mal à intégrer l’immigration en provenance d’Afrique ? De ce point de vue, il est heureux que l’Asie sorte de la pauvreté même si beaucoup de chemin reste à parcourir. Mais elle ne le doit ni au socialisme, ni aux plans quinquennaux !
« Alternative Libérale » se propose en effet de défendre une philosophie libérale pour en faire le socle de sa politique. Une telle initiative, défendue de surcroît par des jeunes militants, mérite d’être remarquée. C’est une gageure et un pari audacieux dans un pays où, précisément, la totalité des partis existants n’ont de cesse d’accuser le libéralisme de tous les maux de notre pays en particulier, et de la planète en général. Pourtant, au pays de l’Etat-providence, le libéralisme a toujours servi de repoussoir, mais jamais de politique.
Le débat sur la constitution européenne fut le point culminant de cette « libéralo-phobie », de cette hystérie anti-libérale savamment mise en musique par les média. Tandis que les partisans du « Non » désignaient le projet de constitution européenne comme un texte ultra-libéral, les promoteurs du traité constitutionnel l’ont présenté comme un bouclier contre la « mondialisation libérale » susceptible de préserver le modèle et l’identité européenne. Et ce clivage a transcendé les grands partis politiques tandis que les partis d’extrême droite et d’extrême gauche se rejoignaient dans un « non » aussi clair que monolithique.
Peu de gens auront remarqué qu’il existait un « non » libéral. C’est que les idées libérales ont un accès très limité aux média sinon pour être défigurées et diabolisées. Il manquait donc un parti politique, non seulement pour rétablir l’équilibre démocratique et l’équité, mais aussi pour rappeler quelques grandes vérités aux français.
Et c’est peut-être le moment ou jamais car les français manifestent un rejet profond de la politique alors même qu'ils attendent toujours plus de l’intervention publique. Plus de 60 % d’entre eux ne font plus de différence entre la droite et la gauche. Alors, ils se tournent vers des partis réactionnaires ou purement contestataires ; ou bien ils s’abstiennent pour la plus grande majorité.
Peut-être sont-ils blasés d’entendre un discours unique au service d’une pensée unique, fondamentalement hostile à l’économie de marché et aux institutions dont son épanouissement a besoin ? Les français sentent bien que toutes les expériences tentées en dehors de l’économie de marché se sont soldées par de terrifiants échecs et pas seulement sur le plan économique, mais sur le plan humain et social aussi. Car tout se tient dans la société.
L’ouverture internationale fut un élément moteur de la croissance des échanges internationaux sans laquelle l’Europe n’aurait jamais pu atteindre le niveau de vie qu’elle a aujourd’hui. Sans cette ouverture, l’Asie n’aurait jamais pu connaître le décollage économique qu’elle connaît aujourd’hui. Certes ce décollage inquiète mais l’Europe aurait-elle préférer voir déferler des millions d’immigrés asiatiques fuyant des pays condamnés au sous-développement alors qu’elle a déjà beaucoup de mal à intégrer l’immigration en provenance d’Afrique ? De ce point de vue, il est heureux que l’Asie sorte de la pauvreté même si beaucoup de chemin reste à parcourir. Mais elle ne le doit ni au socialisme, ni aux plans quinquennaux !
Beaucoup de pays se rendent compte aujourd’hui qu’il valait mieux être dans la sphère d’influence américaine (pour bénéficier de la protection de l’OTAN, des fonds Marshall et des institutions du GATT) après la seconde guerre mondiale que dans celle de l’U.R.S.S. et du COMECON. Et les pays qui ont été coupé en deux (Allemagne, Corée) mesurent à quel point il est impossible de mettre sur le même plan le libéralisme et le communisme.
Il faut donc se féliciter que la croissance se diffuse dans le monde et elle se diffuse à partir du moment où l’on met en œuvre un certain nombre de réformes fondamentalement inspirées par des principes inspirés du libéralisme. Au passage, on remarquera qu’il ne peut y avoir de politique sociale, culturelle, étrangère, diplomatique…ambitieuse sans croissance économique. Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et seule une prospérité retrouvée et durable permet de retrouver ces moyens.
La France est sans doute le pays qui se donne les ambitions les plus démesurées à un moment où les moyens manquent, à défaut d’avoir une économie dynamique. On veut être présent au Liban pour garantir la paix mais on ne parvient plus à maintenir l'ordre dans nos propres banlieues. Et le pays s’use à gérer la pénurie et la précarité. Il a besoin d’une ambition plus grande. Les USA et l’Angleterre ont retrouvé le chemin d’une prospérité durable et sans inflation une fois accomplies ces réformes, et aucun pays ne peut en faire l’économie. Encore faut-il des hommes et femmes politiques pour avoir le courage de le dire.
Il faut donc se féliciter que la croissance se diffuse dans le monde et elle se diffuse à partir du moment où l’on met en œuvre un certain nombre de réformes fondamentalement inspirées par des principes inspirés du libéralisme. Au passage, on remarquera qu’il ne peut y avoir de politique sociale, culturelle, étrangère, diplomatique…ambitieuse sans croissance économique. Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et seule une prospérité retrouvée et durable permet de retrouver ces moyens.
La France est sans doute le pays qui se donne les ambitions les plus démesurées à un moment où les moyens manquent, à défaut d’avoir une économie dynamique. On veut être présent au Liban pour garantir la paix mais on ne parvient plus à maintenir l'ordre dans nos propres banlieues. Et le pays s’use à gérer la pénurie et la précarité. Il a besoin d’une ambition plus grande. Les USA et l’Angleterre ont retrouvé le chemin d’une prospérité durable et sans inflation une fois accomplies ces réformes, et aucun pays ne peut en faire l’économie. Encore faut-il des hommes et femmes politiques pour avoir le courage de le dire.
J'espère qu'Edouard Fillias saura rappeler aux français que le libéralisme ne se propose pas de démanteler l’Etat mais de restaurer l’Etat de droit, afin qu’il retrouve une efficacité dans les domaines où son action est irremplaçable, et une légitimité aux yeux de tous les français. Car ce sont les défaillances institutionnelles qui nourrissent les dérèglements de l’économie, entraînant à la fois un rejet de la politique et une peur de l’économique.
Nous comptons sur ce nouveau parti pour clairement dire que le libéralisme n’est pas « la loi du plus fort » mais la mise à l’endroit du principe élémentaire de subsidiarité qui consiste à rendre à l’individu la responsabilité qui lui incombe dans les choix qui le concerne directement, pour déléguer aux échelons supérieurs (famille, commune, département, région, Etat, Europe) les choix à caractère plus collectifs. Car la liberté n’a aucun sens sans la prise de responsabilité de la même manière que les droits ne peuvent exister sans les devoirs qui en sont la contrepartie nécessaire et naturelle. Et le libéralisme se fonde sur la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature humaine elles-mêmes et dont les institutions se doivent de garantir la reconnaissance et la protection, et non de « droits sociaux » aux contours indéfinis qui réduisent l’Etat au statut de « guichet unique » et l’individu au rang d’assujetti.
Enfin, nous attendons que ce parti montre aux français que le libéralisme ne se réduit aucunement à un économisme, ni un matérialisme. C’est au contraire une philosophie, une éthique et une morale qui impliquent de prendre en compte toutes les dimensions de l’homme et de la société. Car la liberté et la responsabilité ne se divisent pas : elles sont à la fois une et multiple, diverses et indivisibles.
Pour toutes ces raisons, on ne peut que souhaiter bonne chance à Edouard Fillias et se féliciter de la naissance d’un parti fier d’assumer les idées libérales, héritage du siècle des Lumières et dont la France a donné les plus belles plumes et les plus grands auteurs. Notre échiquier politique comprend un parti communiste, une ligue communiste révolutionnaire alors que l’expérience historique nous a montré comment la mise en œuvre des principes communistes aboutit à une négation des valeurs qui fondent l’idéal républicain.
Alors, pourquoi serait-il illégitime d’offrir enfin aux électeurs de ce pays une voix libérale ?
Nous formons le vœu que ce nouveau parti saura faire émerger de la société civile elle-même ces hommes et femmes dont notre pays a tant besoin aujourd’hui.
Nous comptons sur ce nouveau parti pour clairement dire que le libéralisme n’est pas « la loi du plus fort » mais la mise à l’endroit du principe élémentaire de subsidiarité qui consiste à rendre à l’individu la responsabilité qui lui incombe dans les choix qui le concerne directement, pour déléguer aux échelons supérieurs (famille, commune, département, région, Etat, Europe) les choix à caractère plus collectifs. Car la liberté n’a aucun sens sans la prise de responsabilité de la même manière que les droits ne peuvent exister sans les devoirs qui en sont la contrepartie nécessaire et naturelle. Et le libéralisme se fonde sur la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature humaine elles-mêmes et dont les institutions se doivent de garantir la reconnaissance et la protection, et non de « droits sociaux » aux contours indéfinis qui réduisent l’Etat au statut de « guichet unique » et l’individu au rang d’assujetti.
Enfin, nous attendons que ce parti montre aux français que le libéralisme ne se réduit aucunement à un économisme, ni un matérialisme. C’est au contraire une philosophie, une éthique et une morale qui impliquent de prendre en compte toutes les dimensions de l’homme et de la société. Car la liberté et la responsabilité ne se divisent pas : elles sont à la fois une et multiple, diverses et indivisibles.
Pour toutes ces raisons, on ne peut que souhaiter bonne chance à Edouard Fillias et se féliciter de la naissance d’un parti fier d’assumer les idées libérales, héritage du siècle des Lumières et dont la France a donné les plus belles plumes et les plus grands auteurs. Notre échiquier politique comprend un parti communiste, une ligue communiste révolutionnaire alors que l’expérience historique nous a montré comment la mise en œuvre des principes communistes aboutit à une négation des valeurs qui fondent l’idéal républicain.
Alors, pourquoi serait-il illégitime d’offrir enfin aux électeurs de ce pays une voix libérale ?
Nous formons le vœu que ce nouveau parti saura faire émerger de la société civile elle-même ces hommes et femmes dont notre pays a tant besoin aujourd’hui.




