2007-05-09
Des étudiants appellent à la grève
Comme c'était prévisible (et annoncé), des étudiants occupent la Sorbonne et appellent à la grève.
Il est vrai que la France n’est pas l’Amérique. Par certains aspects, c’est bien regrettable. Notamment la façon d’envisager la démocratie par certains français est digne de l’exception culturelle qui constitue l'alibi des républiques bananières. Puisque le candidat issu des urnes ne me convient pas, alors je provoque des émeutes ou je bloque des universités. Telle est la conception de la démocratie revue par certains étudiants adeptes des grèves préventives.
Aux USA, après des campagnes électorales souvent virulentes qui opposent deux grands partis de gouvernement qui auront pris soin d’organiser des primaires chacun de leur côté, le perdant appelle au rassemblement de la nation derrière son nouveau président une fois les résultats proclamés. Et le premier geste du président est de jurer qu’il sera le garant de la Constitution qui est le texte fondateur derrière lequel tous les américains se retrouvent et s’unissent, et qu'aucun président (même confortablement élu) ne saurait contester.
Nous ne connaissons pas encore ce degré de civisme. Déja les leaders syndicaux avertissent alors que Nicolas Sarkozy n'a pas encore pris officiellement ses fonctions. Il est par ailleurs cocasse qu’en France certains étudiants n’aient toujours pas compris que seuls les travailleurs sont en mesure de déclarer et faire une grève dans la mesure où ils ont un travail. Rien que pour cela, il est urgent de rétablir des cours d'instruction civique à l'école primaire.
Faut-il leur rappeler qu’un étudiant n’est pas encore un travailleur, et il ne le sera jamais s’il ne se donne pas la peine de choisir les filières d’enseignement supérieur qui lui apporteront une réelle qualification ? Par ailleurs, si le droit de grève est un droit légitime, le concept de « grève préventive » en est une dérive bien douteuse.
L’autonomie des universités est une promesse du candidat Sarkozy clairement exprimée et les français ont voté en connaissance de cause. Partout dans le monde (libre), l’autonomie des universités est l'expression de la liberté de l’enseignement supérieur, mais une liberté dans la responsabilité, celle-là même qui effraie nos contestataires. On ne peut plus en France développer des formations parking qui condamnent les étudiants au chômage au frais du contribuable : on plume ainsi les parents pour duper les enfants !
L’autonomie des universités est une promesse du candidat Sarkozy clairement exprimée et les français ont voté en connaissance de cause. Partout dans le monde (libre), l’autonomie des universités est l'expression de la liberté de l’enseignement supérieur, mais une liberté dans la responsabilité, celle-là même qui effraie nos contestataires. On ne peut plus en France développer des formations parking qui condamnent les étudiants au chômage au frais du contribuable : on plume ainsi les parents pour duper les enfants !
Dans le monde entier, les universités sont libres de proposer les formations qu’elles désirent du moment que ces formations s’autofinancent. Et elles s’autofinanceront dans la mesure où les bénéficiaires directs de ces formations universitaires – les étudiants, les fondations et les entreprises - seront disposés à en assumer le coût. Ces derniers seront d’autant plus disposés à en assumer le coût qu’ils considèreront que ces formations constituent un investissement pour eux, c’est-à-dire qu’elles apportent une réelle qualification, donc un emploi et une perspective de carrière pour l’étudiant, des compétences et des perspectives de résultats pour l’entreprise.
Comments:
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Comme vous, je n'ai jamais compris le concept de "grève des étudiants". A la différence des travailleurs qui ont un moyen de pression en s'arrêtant de produire, les étudiants, eux, sont demandeurs et n'ont donc rien à négocier.
Il suffit tactiquement de leur répondre : "Vous voulez bloquer votre université ? Très bien, nous la fermons ! Que ceux qui souhaitent se présenter aux examens se rendent à telle autre adresse (virtuelle ou réelle)".
Personne ne les contraint à suivre des études. Quand les clients ne veulent plus consommer, on ferme le magasin et on rouvre éventuellement ailleurs si le marché existe.
Il suffit tactiquement de leur répondre : "Vous voulez bloquer votre université ? Très bien, nous la fermons ! Que ceux qui souhaitent se présenter aux examens se rendent à telle autre adresse (virtuelle ou réelle)".
Personne ne les contraint à suivre des études. Quand les clients ne veulent plus consommer, on ferme le magasin et on rouvre éventuellement ailleurs si le marché existe.
Ce qui va encore plus m'irriter c'est que comme pour ce qui s'est passé au moment du CPE, les examens vont être plus faciles et les examinateurs "compréhensifs" envers tous ceux qui n'auront pas "pu" suivre tous les cours !
A moins que dans son pragmatisme, notre futur Président appelle à renforcer et rendre plus rigoureuses les corrections à partir de cette année. Alors feront "l'école buissonnière" qui veut mais à leurs risques et périls. C'est en tous cas le seul moyen de revaloriser les diplômes s'il en est encore temps.
A moins que dans son pragmatisme, notre futur Président appelle à renforcer et rendre plus rigoureuses les corrections à partir de cette année. Alors feront "l'école buissonnière" qui veut mais à leurs risques et périls. C'est en tous cas le seul moyen de revaloriser les diplômes s'il en est encore temps.
Continuez à faire connaître ce qui se passe dans les bonnes universités en dehors de la Gaule occidentale. Tout le monde n'est pas encore au courant. C'est bien dommage. Et un peu lassant, faut dire.
Je suis allé hier matin par curiosité au quartier latin. Il y avait à peu près 4 CRS ou gendarmes par étudiant! Du coup la grève a été suspendue.
Probablement parcequ'il y avait à la fois Sarkozy et Chirac au Luxembourg. Mais l'effet a été dissuasif. Ne serait-ce pas une bonne voie pour le futur?
Probablement parcequ'il y avait à la fois Sarkozy et Chirac au Luxembourg. Mais l'effet a été dissuasif. Ne serait-ce pas une bonne voie pour le futur?
Moi je pense que ce phénomène de "grève des étudiants" ayant connu son apogée lors des manifestations anti CPE constitue un défi réel pour la France dans l'avenir, dans la mesure où, à force de laisser les étudiants faire ce qu'ils veulent, ceux ci deviennent des éternels mécontents qui vont décliner tout changement (tel que le CPE). L’attitude des jeunes est par définition une attitude contestataire des idées et des propositions de leurs aînés, à cet égard, ces jeunes vont contester chaque réforme qui pourrait même être bénéfique pour eux, d’où l’impasse dans laquelle pourrait se trouver toutes politique ou décision prise par le gouvernement.
Avec cette nouvelle génération d'insatisfaits, la France risque de devenir un pays irréformable !
Avec cette nouvelle génération d'insatisfaits, la France risque de devenir un pays irréformable !
Il est bien évident que si chaque étudiant avait à débourser de 5 à 8.000 euros par an pour ses études tout rentrerait dans l'ordre. Des prêts ou des bourses pouvant être accordées à ceux qui en feraient la demande et le mériteraient. Les autres devant emprunter comme tout entrepreneur qui fait un investissement.
Cela aurait au moins l'avantage de diminuer les effectifs des Universités par deux, c'est à dire à peu près l'équivalent de ceux qui en sortent au bout d'un an ou deux sans diplôme car ils n'avaient au départ aucune intention d'y sérieusement travailler. Ensuite on ne les verrait certainement pas dans la rue faire des "grêves préventives..." et enfin cela ferait mécaniquement remonter la valeur des diplômes des Universités françaises qui sont en ce moment au bas de l'échelle.
Quant à la valeur représentative du mouvement qu'on en juge sur la Sorbonne fermée une journée dernièrement à cause de 70 à 80 "étudiants" sur 40.000 inscrits (Jacques Marseille sur C dans l'air ce soir).
Cela aurait au moins l'avantage de diminuer les effectifs des Universités par deux, c'est à dire à peu près l'équivalent de ceux qui en sortent au bout d'un an ou deux sans diplôme car ils n'avaient au départ aucune intention d'y sérieusement travailler. Ensuite on ne les verrait certainement pas dans la rue faire des "grêves préventives..." et enfin cela ferait mécaniquement remonter la valeur des diplômes des Universités françaises qui sont en ce moment au bas de l'échelle.
Quant à la valeur représentative du mouvement qu'on en juge sur la Sorbonne fermée une journée dernièrement à cause de 70 à 80 "étudiants" sur 40.000 inscrits (Jacques Marseille sur C dans l'air ce soir).
Revaloriser nos université, c'est :
-les rendre autonomes,
-mesurer leur qualité au moyen d'indicateurs internationaux reconnus,
-les rendre payantes (les étudiants recourent à des prêts remboursables sur 10 ans à taux 0).
Système de type anglo-saxon.
Sans cette responsabilisation, les universités deviendront de plus en plus des garderies pour grands enfants désorientés.
Autre problème, culturel celui-là : la propension très française à surdévelopper chez les adolescents l'esprit rebelle. J'ai entendu un directeur de lycée plaider fièrement pour une école "de la résistance". Avant d'apprendre à l'élève de 14 ans à comprendre et à former son jugement, on lui apprend à s'opposer, à dire non.
Cet esprit négatif a priori, cet esprit critique à l'emporte pièce, cet Oedipe grossièrement exploité, cette réactivité inculquée aux jeunes... persiste grégairement 40 ans après mai 68.
Il faut aussi apprendre à apprendre, à comprendre, à apprécier et à aimer.
-les rendre autonomes,
-mesurer leur qualité au moyen d'indicateurs internationaux reconnus,
-les rendre payantes (les étudiants recourent à des prêts remboursables sur 10 ans à taux 0).
Système de type anglo-saxon.
Sans cette responsabilisation, les universités deviendront de plus en plus des garderies pour grands enfants désorientés.
Autre problème, culturel celui-là : la propension très française à surdévelopper chez les adolescents l'esprit rebelle. J'ai entendu un directeur de lycée plaider fièrement pour une école "de la résistance". Avant d'apprendre à l'élève de 14 ans à comprendre et à former son jugement, on lui apprend à s'opposer, à dire non.
Cet esprit négatif a priori, cet esprit critique à l'emporte pièce, cet Oedipe grossièrement exploité, cette réactivité inculquée aux jeunes... persiste grégairement 40 ans après mai 68.
Il faut aussi apprendre à apprendre, à comprendre, à apprécier et à aimer.
Mr Caccomo, ne pensez-vous pas que l'éducations nationale sacrifie une partie de son enseignement au profits d'étudiants étrangers qui repartent ensuite dans d'autres pays ?
Si oui, dans quelles propentions ?
Merci.
Si oui, dans quelles propentions ?
Merci.
Freeman,
Vous avez raison et ce, dans des proportions que vous ne pouvez soupçonner. Mais les étudiants étrangers ne sont pas à blâmer ! En effet, plus les filières ont un caractère technique, scientifique et donc sélectif, moins on trouve d'étudiant français.
Je le vois en économie. Dès que l'on met en avant les mathématiques, la gestion, la finance, les techniques quantitatives, cela fait fuir nos chères têtes blondes.
Alors on fait appel à des étudiants étrangers trop heureux d'étudier en France et de voir leur compétence reconnue.
Vous avez raison et ce, dans des proportions que vous ne pouvez soupçonner. Mais les étudiants étrangers ne sont pas à blâmer ! En effet, plus les filières ont un caractère technique, scientifique et donc sélectif, moins on trouve d'étudiant français.
Je le vois en économie. Dès que l'on met en avant les mathématiques, la gestion, la finance, les techniques quantitatives, cela fait fuir nos chères têtes blondes.
Alors on fait appel à des étudiants étrangers trop heureux d'étudier en France et de voir leur compétence reconnue.
Je crois que vous n'avez pas bien compris la vie d'un étudiant!
Nous sommes la première génération a qui ont dit : pense d'abord à ton métier, ne fais pas ce que tu aime. Vous êtes bien gentil, mais vous avez pu faire les études que vous avez voulu...Pourquoi ne pourrait on pas faire des études que l'on aime. Et puis les étudiants d'universités ne coutent pas grand chose à l'état quand on sait que se sont les grandes écoles (élitistes) qui brulent la plupart des budgets.
Je suis contre l'indépendance des universités pour 2 raisons:
_D'une part, cela briserai l'harmonisation entre les universités. Je suis en fac de géo et je peut vous dire que les cours y sont très durs. Si les universités se renferment sur elles mêmes, il sera impossible avec une licence à Caen, d'aller faire un master à Rennes car les cursus de licence ne corresponderont pas forcément. C'est comme si on me demander de cuire un poulet dans un cuiseur de croque monsieur...Déja qu'en étant un peu centralisé, c'est difficile de changer d'université, alors avec des universités indépendantes. Et encore, je ne vous parle pas des différences de programmes avec les universités européennes...
_Si l'université devient indépendante, les enseignements seront pensés en fonction d'intérêts financiers et non plus en fonction d'intérêts publiques qui aideront la majorité des personnes ainsi que les générations futures. Par exemple en Basse-Normandie est faite une cartographie des différents types de sols présents. Si l'université devient indépendante se ne sera plus POSSIBLE. Alors que cet outils est absolument nécessaire, même si ce n'est pas forcément rentable.
Enfin dernière question: Je dispose chaque mois de 430 euros, j'ai un loyer de 290 € plus environ 30 € de charges. Il ne me reste que 90€ par mois pour nourir, me déplacer, m'habiller, me divertir, acheter des livres universitaires (un livre tous les 2 mois )...
Sachant qu'un repas au Restaurant universitaire coute 2,75 etque j'y mange 3 fois par semaine car je n'ai qu'une heure pour manger. Je suis au pates et riz pour mes autres repas... Trouvez-vous ça normal?
Bien sur il faut trouver de l'argent supplémentaire car je n'ai pas assez par mois. Et puis il faut payer les frais d'inscriptions, la taxe d'habitation...
Donc l'été et les petites vacances il faut travailler. Cela fait 3 ans que je ne suis pas parti en vacances...
J'ai 20 h de cours/semaine auxquelles ils faut rajouter encore 20h de travail personnel et plus quand il y a des choses à rendre. Quand je suis en période d'examen c'est plus de 50 de révisions par semaines (et certaines font beaucoup plus). Je ne regarde pas la télé en rentrant chez moi le soir. Je sors un ou 2 soirs par semaines... Et il faut rajouter que je suis également bénévole dans une association qui donne du soutien scolaire gratuit, car personne ne payer de soutient aux enfants que j'aide. (3 heures par semaines).
Les trois quarts des étudiants sont dans mon cas. Il y en a, en plus de 20/25 h de cours doivent travailler 20h pour payer leur études car les critères de logement et de bourses sont très mals faits. Ne faites pas de généralités d'une minorité... Les filières que vous dites de glandeur comme l'histoire sont extêmement difficiles et aussi très sélectives. Beaucoup arrivent à travailler dans la fonction publique. C'est quoi le problème? On a le droit de vouloir bosser dans le public...
Donc étant donner que je travaille plus que vous, que je vous remplace pendant vos vacances, je trouve que la moindre des choses quand on veut nous entuber, c'est de réagir. Je suis sur que si l'on vous donne un coup de poing, vous allez réagir. Encore vous avez de la chance,les manifestations étudiantes sont pour la plupart non-violentes...
L'éducation n'est pas à vendre se n'est pas une marchandise. Si on a pas accès à l'éducation supérieur, vos entreprises ne feront jamais de profits. Alors pourquoi voulez vous que l'on paye nos études... Et puis pour les boursiers, l'argent ne leur tombe pas du ciel. Ils ont droit à un seul redoublement. Doivent obligatoirement aller à tous cours sans exception. En Angleterre l'endettement des anciens étudiants est un véritable problème et vous le savez très bien...
Nous sommes la première génération a qui ont dit : pense d'abord à ton métier, ne fais pas ce que tu aime. Vous êtes bien gentil, mais vous avez pu faire les études que vous avez voulu...Pourquoi ne pourrait on pas faire des études que l'on aime. Et puis les étudiants d'universités ne coutent pas grand chose à l'état quand on sait que se sont les grandes écoles (élitistes) qui brulent la plupart des budgets.
Je suis contre l'indépendance des universités pour 2 raisons:
_D'une part, cela briserai l'harmonisation entre les universités. Je suis en fac de géo et je peut vous dire que les cours y sont très durs. Si les universités se renferment sur elles mêmes, il sera impossible avec une licence à Caen, d'aller faire un master à Rennes car les cursus de licence ne corresponderont pas forcément. C'est comme si on me demander de cuire un poulet dans un cuiseur de croque monsieur...Déja qu'en étant un peu centralisé, c'est difficile de changer d'université, alors avec des universités indépendantes. Et encore, je ne vous parle pas des différences de programmes avec les universités européennes...
_Si l'université devient indépendante, les enseignements seront pensés en fonction d'intérêts financiers et non plus en fonction d'intérêts publiques qui aideront la majorité des personnes ainsi que les générations futures. Par exemple en Basse-Normandie est faite une cartographie des différents types de sols présents. Si l'université devient indépendante se ne sera plus POSSIBLE. Alors que cet outils est absolument nécessaire, même si ce n'est pas forcément rentable.
Enfin dernière question: Je dispose chaque mois de 430 euros, j'ai un loyer de 290 € plus environ 30 € de charges. Il ne me reste que 90€ par mois pour nourir, me déplacer, m'habiller, me divertir, acheter des livres universitaires (un livre tous les 2 mois )...
Sachant qu'un repas au Restaurant universitaire coute 2,75 etque j'y mange 3 fois par semaine car je n'ai qu'une heure pour manger. Je suis au pates et riz pour mes autres repas... Trouvez-vous ça normal?
Bien sur il faut trouver de l'argent supplémentaire car je n'ai pas assez par mois. Et puis il faut payer les frais d'inscriptions, la taxe d'habitation...
Donc l'été et les petites vacances il faut travailler. Cela fait 3 ans que je ne suis pas parti en vacances...
J'ai 20 h de cours/semaine auxquelles ils faut rajouter encore 20h de travail personnel et plus quand il y a des choses à rendre. Quand je suis en période d'examen c'est plus de 50 de révisions par semaines (et certaines font beaucoup plus). Je ne regarde pas la télé en rentrant chez moi le soir. Je sors un ou 2 soirs par semaines... Et il faut rajouter que je suis également bénévole dans une association qui donne du soutien scolaire gratuit, car personne ne payer de soutient aux enfants que j'aide. (3 heures par semaines).
Les trois quarts des étudiants sont dans mon cas. Il y en a, en plus de 20/25 h de cours doivent travailler 20h pour payer leur études car les critères de logement et de bourses sont très mals faits. Ne faites pas de généralités d'une minorité... Les filières que vous dites de glandeur comme l'histoire sont extêmement difficiles et aussi très sélectives. Beaucoup arrivent à travailler dans la fonction publique. C'est quoi le problème? On a le droit de vouloir bosser dans le public...
Donc étant donner que je travaille plus que vous, que je vous remplace pendant vos vacances, je trouve que la moindre des choses quand on veut nous entuber, c'est de réagir. Je suis sur que si l'on vous donne un coup de poing, vous allez réagir. Encore vous avez de la chance,les manifestations étudiantes sont pour la plupart non-violentes...
L'éducation n'est pas à vendre se n'est pas une marchandise. Si on a pas accès à l'éducation supérieur, vos entreprises ne feront jamais de profits. Alors pourquoi voulez vous que l'on paye nos études... Et puis pour les boursiers, l'argent ne leur tombe pas du ciel. Ils ont droit à un seul redoublement. Doivent obligatoirement aller à tous cours sans exception. En Angleterre l'endettement des anciens étudiants est un véritable problème et vous le savez très bien...
Cher Reup,
Vous ne me connaissez pas. J'ai passé mon bac à 17 ans dans une ville de 15 000 hbts. J'ai choisi d'étudier l'économie et je l'ai fait avec mes (faibles) moyens, mes parents ne pouvant assurer le financement d'études longues (doctorat), et à vous lire, avec moins de moyens financiers que vous. Alors je travaillais tous les étés. Je n'en suis pas mort. Et surtout j'ai appris des choses que l'on apprend pas à la fac, où la plupart des profs n'ont jamais été confronté à la réalité du travail dans les entreprises.
A fortiori, je ne vois pas pourquoi les autres devraient assumer ce que vous avez décidé de faire par plaisir. Si vous voulez étudier l'architecture ou la géographie, c'est votre choix et il vous faut l'assumer ! c'est le prix de la liberté.
Sinon, je vois que vous avez bien intégré tous les clichés de la pensée conforme.
Vous ne me connaissez pas. J'ai passé mon bac à 17 ans dans une ville de 15 000 hbts. J'ai choisi d'étudier l'économie et je l'ai fait avec mes (faibles) moyens, mes parents ne pouvant assurer le financement d'études longues (doctorat), et à vous lire, avec moins de moyens financiers que vous. Alors je travaillais tous les étés. Je n'en suis pas mort. Et surtout j'ai appris des choses que l'on apprend pas à la fac, où la plupart des profs n'ont jamais été confronté à la réalité du travail dans les entreprises.
A fortiori, je ne vois pas pourquoi les autres devraient assumer ce que vous avez décidé de faire par plaisir. Si vous voulez étudier l'architecture ou la géographie, c'est votre choix et il vous faut l'assumer ! c'est le prix de la liberté.
Sinon, je vois que vous avez bien intégré tous les clichés de la pensée conforme.
Liberté forcée de ne pas aller à la fac pour les plus modeste ?
C'est une plaisanterie ! Ne venez pas me parler de liberté lorsque l'on parle de faire payer aux étudiants des milles et des cents leur entrée en Fac. Surtout quand je vois plus haut que vous souhaitez privatiser (en partie) le marché de la santé. Quand on sait le nombre d'étudiants qui ne peuvent pas se payer les soins dont ils auraient besoins... C'est une réalité ! Un marché non régulé ne peut pas améliorer les conditions des plus modestes. Ce que sont la grande majorité des étudiants. Maintenant, étonnez vous de ces blocages si vous le souhaitez.
Allons Monsieur Caccomo ! La liberté appartient aujourd'hui à celui qui a l'argent pour l'acheter. Ne nous voilons pas la face.
C'est une plaisanterie ! Ne venez pas me parler de liberté lorsque l'on parle de faire payer aux étudiants des milles et des cents leur entrée en Fac. Surtout quand je vois plus haut que vous souhaitez privatiser (en partie) le marché de la santé. Quand on sait le nombre d'étudiants qui ne peuvent pas se payer les soins dont ils auraient besoins... C'est une réalité ! Un marché non régulé ne peut pas améliorer les conditions des plus modestes. Ce que sont la grande majorité des étudiants. Maintenant, étonnez vous de ces blocages si vous le souhaitez.
Allons Monsieur Caccomo ! La liberté appartient aujourd'hui à celui qui a l'argent pour l'acheter. Ne nous voilons pas la face.
Antonin,
Au Sénégal ou en Inde, l'accès à l'université et à la fonction publique est interdit à ceux qui sont issus des castes dites inférieures. Cela est vraiment injuste car on ne peut pas changer son appartenance à telle ou telle caste. Dans la vie réelle, il y aura toujours des barrières mais l'argent est la moins pire des barrières. jeune, je n'en avais pas ! L'argent, cela se gagne en travaillant. Et quand on travaille, on s'ouvre des possibilités. Cessons de trouver des excuses. J'ai envoyé des étudiants catalans d'origine modeste dans des universités américaines. Ils ont trouvé des fondations, ils ont empruntés...mais on a misé sur eux car on savait que ces étudiants n'avaient pas peur de travailler. Et l'investissement s'est avéré payant.
Aujourd'hui, ces mêmes étudiants sourient quand on parle de sélection par l'argent. C'est la meilleure chose qui pouvait leur arriver.
Continuer à bloquer les facultés et elles disparaîtront car ceux qui veulent travailler iront ailleurs.
Au Sénégal ou en Inde, l'accès à l'université et à la fonction publique est interdit à ceux qui sont issus des castes dites inférieures. Cela est vraiment injuste car on ne peut pas changer son appartenance à telle ou telle caste. Dans la vie réelle, il y aura toujours des barrières mais l'argent est la moins pire des barrières. jeune, je n'en avais pas ! L'argent, cela se gagne en travaillant. Et quand on travaille, on s'ouvre des possibilités. Cessons de trouver des excuses. J'ai envoyé des étudiants catalans d'origine modeste dans des universités américaines. Ils ont trouvé des fondations, ils ont empruntés...mais on a misé sur eux car on savait que ces étudiants n'avaient pas peur de travailler. Et l'investissement s'est avéré payant.
Aujourd'hui, ces mêmes étudiants sourient quand on parle de sélection par l'argent. C'est la meilleure chose qui pouvait leur arriver.
Continuer à bloquer les facultés et elles disparaîtront car ceux qui veulent travailler iront ailleurs.
Oui mais quand certains étudiant travaillent dans des conditions misérables (et ce n'est pas mon cas, je sais il y a bien pire que moi), alors que d'autre sont là tous frais payé par leur parents, et bien moi je ne suis pas d'accord c'est tout.
Vous savez bien que les prêts étudiant sont aujourd'hui uniquement disponible aux étudiants qui ont des cautionnaires. Vous savez bien que l'état donne les bourses d'études à l'étranger, qui sont déja très faible, très tard dans l'année et que les étudiants qui ne peuvent pas avancer cet argent de leur poche ne peuvent pas partir à l'étranger. Des filières que vous jugé inutiles ne le sont que parce que vous les avez jugés inutiles. Bien sur la philo ne rapporte pas d'argent, vous voulez femer les facs de philo? Les réserver à ceux qui ont de l'argent? Et bien non, car le fait d'avoir des facs de philo permet de se questionner sur nos sociétés de les critiquer. Moralement, si il ne devait rester qu'une seul discipline à enseigner à l'université ce serait celle-là!
Des études nécessite beaucoup de lectures, qui constituent un travail énorme. Pensez vous que les universités américaines admettrais quelqu'un dont les études consistent à lire à et critiquer ses lectures? Je ne pense pas...
Enseigner pour de la richesse, c'est enseigner pour moutoniser...
Vous savez bien que les prêts étudiant sont aujourd'hui uniquement disponible aux étudiants qui ont des cautionnaires. Vous savez bien que l'état donne les bourses d'études à l'étranger, qui sont déja très faible, très tard dans l'année et que les étudiants qui ne peuvent pas avancer cet argent de leur poche ne peuvent pas partir à l'étranger. Des filières que vous jugé inutiles ne le sont que parce que vous les avez jugés inutiles. Bien sur la philo ne rapporte pas d'argent, vous voulez femer les facs de philo? Les réserver à ceux qui ont de l'argent? Et bien non, car le fait d'avoir des facs de philo permet de se questionner sur nos sociétés de les critiquer. Moralement, si il ne devait rester qu'une seul discipline à enseigner à l'université ce serait celle-là!
Des études nécessite beaucoup de lectures, qui constituent un travail énorme. Pensez vous que les universités américaines admettrais quelqu'un dont les études consistent à lire à et critiquer ses lectures? Je ne pense pas...
Enseigner pour de la richesse, c'est enseigner pour moutoniser...
Cher Reup,
J'ai de la sympathie pour vous car vos questions sont pertinentes mais ne tombez pas dans le cliché. Le fait d'avoir tout sur un plateau n'est pas forcément un cadeau. Voyez comment l'on tremble devant les chinois...
Croyez vous que dans les facs américaines on n'enseigne pas la philo ou l'art. Ne dites pas n'importe quoi. Je n'ai rien jugé, je suis par ailleurs musicien et très sensible à l'art mais j'ai horreur de l'hypocrisie et de la facilité. Beaucoup d'étudiants se disent littéraires parce qu'ils sont nuls en maths. Malheureusement, ils sont aussi nuls en dissertation. On ne fait rien de bon par défaut.
On a besoin de tout, mais dans toutes les disciplines (géo, philo, musique, finance), il nous faut des gens de talents et qui bossent, pas des imposteurs.
Quelqu'un qui sait qui va réussir est prêt à s'endetter. C'est ce que j'ai fait. je n'ai pris aucune vacance de ma première année d'économie jusqu'à mon doctorat. C'est vrai que j'avais des copains bourgeois qui allaient au ski...Mais moi, je n'avais pas les moyens.
Mais depuis, je voyage dans le monde entier grâce à un métier que j'aime et que j'ai gagné par ma sueur et mon travail.
Et je suis prêt à aider tout étudiant qui montre qu'il est capable de s'investir. D'ailleurs, n'hésitez pas à me contacter si nécessaire.
J'ai travaillé dans les pays les plus pauvres et j'ai repéré des étudiants (certains vivaient dans des taudis que vous n'imaginez pas). J'ai cru en eux et aujourd'hui ils sont financiers, banquiers ou chercheurs...me croyez vous insensible.
J'ai de la sympathie pour vous car vos questions sont pertinentes mais ne tombez pas dans le cliché. Le fait d'avoir tout sur un plateau n'est pas forcément un cadeau. Voyez comment l'on tremble devant les chinois...
Croyez vous que dans les facs américaines on n'enseigne pas la philo ou l'art. Ne dites pas n'importe quoi. Je n'ai rien jugé, je suis par ailleurs musicien et très sensible à l'art mais j'ai horreur de l'hypocrisie et de la facilité. Beaucoup d'étudiants se disent littéraires parce qu'ils sont nuls en maths. Malheureusement, ils sont aussi nuls en dissertation. On ne fait rien de bon par défaut.
On a besoin de tout, mais dans toutes les disciplines (géo, philo, musique, finance), il nous faut des gens de talents et qui bossent, pas des imposteurs.
Quelqu'un qui sait qui va réussir est prêt à s'endetter. C'est ce que j'ai fait. je n'ai pris aucune vacance de ma première année d'économie jusqu'à mon doctorat. C'est vrai que j'avais des copains bourgeois qui allaient au ski...Mais moi, je n'avais pas les moyens.
Mais depuis, je voyage dans le monde entier grâce à un métier que j'aime et que j'ai gagné par ma sueur et mon travail.
Et je suis prêt à aider tout étudiant qui montre qu'il est capable de s'investir. D'ailleurs, n'hésitez pas à me contacter si nécessaire.
J'ai travaillé dans les pays les plus pauvres et j'ai repéré des étudiants (certains vivaient dans des taudis que vous n'imaginez pas). J'ai cru en eux et aujourd'hui ils sont financiers, banquiers ou chercheurs...me croyez vous insensible.
Oui mais la moitié de la recherche aux états-unis est financé par la recherche militaire. Les études aux états-Unis étant essentiellement financés par des fonds privées, les études littéraires ne sont pas privilégiés. Cela parait logique.
Et il ne faut pas stigmatiser les littéraires. Il y a autant d'étudiant sortant de S que de L qui réussissent dans des matières en histoire. MOi j'était pas trop trop mauvais en Maths et en physique, j'ai fait S. et je m'oriente vers des études littéraires. Mais je ne veux pas emprunter d'argent. Je ne peux pas car je compte réussir, mais je ne compte pas et je ne veux pas gagner d'argent. Tout le monde ne veut pas gagner des milles et des cents. J'ai des professeurs qui ne gagnent rien et qui ont énormément réussi. Je connais beaucoup d'étudiant très motivés mais qui n'ont pas de moyens pour étudier à l'étranger, pour faire autre chose que travailler (cours/boulot pour de l'argent), alors que d'autre se la coulent douce, qui ne peuvent pas aller étudier à Paris alors qu'il ont largement les capacités car les logements sont hors de prix.
Moi j'en ai marre de voire les plus riche de fac d'histoire aller à l'école du louvre alors que d'autre se tappent des masters tous pourris... J'en ai marre d'être traiter de fainiant que je dit que je ne veux pas travailler dans le privé...
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Et il ne faut pas stigmatiser les littéraires. Il y a autant d'étudiant sortant de S que de L qui réussissent dans des matières en histoire. MOi j'était pas trop trop mauvais en Maths et en physique, j'ai fait S. et je m'oriente vers des études littéraires. Mais je ne veux pas emprunter d'argent. Je ne peux pas car je compte réussir, mais je ne compte pas et je ne veux pas gagner d'argent. Tout le monde ne veut pas gagner des milles et des cents. J'ai des professeurs qui ne gagnent rien et qui ont énormément réussi. Je connais beaucoup d'étudiant très motivés mais qui n'ont pas de moyens pour étudier à l'étranger, pour faire autre chose que travailler (cours/boulot pour de l'argent), alors que d'autre se la coulent douce, qui ne peuvent pas aller étudier à Paris alors qu'il ont largement les capacités car les logements sont hors de prix.
Moi j'en ai marre de voire les plus riche de fac d'histoire aller à l'école du louvre alors que d'autre se tappent des masters tous pourris... J'en ai marre d'être traiter de fainiant que je dit que je ne veux pas travailler dans le privé...
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