2008-02-06
Deux poids, deux mesures
La presse se délecte des crises bancaires et des scandales financiers en tout genre tellement cela confirme l’idée simpliste, mais bien pratique au demeurant, que le système économique est pourri. Le « système » économique n’est ni pourri, ni parfait de la même manière que le marché n’est ni le diable, ni dieu, il est ! Et il n’y en a pas d’autres ici-bas sauf dans la tête de ceux veulent imposer un autre monde à leur propre image.Il serait cependant bienvenu d’avoir la même exigence de transparence et de rigueur avec l’argent public en général, et le financement des syndicats en particulier dont le candidat Sarkozy avait promis d’ouvrir le dossier. Car quand les actionnaires d’une entreprise privée gagnent ou perdent de l’argent, c’est finalement leur problème ; et c’est aussi la conséquence heureuse ou malheureuse de leurs propres décisions. Mais l’usage des deniers publics nous concerne tous, en tant que citoyen et contribuable.
Prenons l’exemple tellement banalisé que personne ne s’en émeut de Monsieur Le Duigou dont la carrière au service de l’action syndicale est en symbiose avec sa carrière au service de l’Etat. Au-delà du fait que Le Duigou est l'invité consacré de tous les plateaux TV où l'on cause, consultant pour l'émission C dans l'air, ce fonctionnaire des impôts fut détaché de l’administration des finances en 1978 pour pouvoir exercer pleinement ses fonctions syndicales auprès de la CGT. A l’approche de la retraite, il a prudemment sollicité sa réintégration dans son corps d’origine [1].
Prenons l’exemple tellement banalisé que personne ne s’en émeut de Monsieur Le Duigou dont la carrière au service de l’action syndicale est en symbiose avec sa carrière au service de l’Etat. Au-delà du fait que Le Duigou est l'invité consacré de tous les plateaux TV où l'on cause, consultant pour l'émission C dans l'air, ce fonctionnaire des impôts fut détaché de l’administration des finances en 1978 pour pouvoir exercer pleinement ses fonctions syndicales auprès de la CGT. A l’approche de la retraite, il a prudemment sollicité sa réintégration dans son corps d’origine [1].
Pas folle la guêpe ! En tant que spécialiste des questions de financement des retraites, il est bien le premier à savoir que la retraite d’un fonctionnaire sera calculée sur les six derniers mois de traitement. Il va donc réintégrer la fonction publique, en étant nommé conservateur des hypothèques de Corbeil pour un traitement se montant à 9000 euros par mois. Sa retraite est bien assurée dans un tour de passe dont la haute administration garde jalousement le monopole alors qu’elle se permet de faire la morale aux patrons et aux actionnaires. Dans ce contexte, on comprend qu’il n’a pas besoin du système de capitalisation, se présentant comme un ardent défenseur de la répartition, qui lui permet de faire financer sa retraite par les autres, au nom de la solidarité. Tu parles, Charles !
De telles manipulations feraient passer les goldens parachute et autres traders fous pour de douces plaisanteries. Car il n’y a là aucune spéculation : c’est sans risque financier, on ne va pas en prison, et c’est avec l’argent public. Pourquoi donc s’en priver ?
De telles manipulations feraient passer les goldens parachute et autres traders fous pour de douces plaisanteries. Car il n’y a là aucune spéculation : c’est sans risque financier, on ne va pas en prison, et c’est avec l’argent public. Pourquoi donc s’en priver ?
Pour couronner le tout, dans son élan d’ouverture pathétique, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, le dispense d’exercer physiquement cette nouvelle activité, afin de ne pas briser le militantisme du fonctionnaire dévoué. Au-delà du fait que le gouvernement se retrouve à financer ceux qui vont précisément consacrer leur énergie à l’empêcher de gouverner (mais on a bien des ministres qui voteront à gauche aux prochaines municipales), cette collusion entre les dirigeants politiques et les appareils syndicaux est une dérive bien inquiétante de notre modèle que l’on veut par ailleurs montrer en exemple.
D’une manière générale, sur les trois dernières décennies, les permanents de la CGT ont été multipliés par cinq alors que le nombre des adhérents a été divisé par 2,5. Il y en a encore qui se demande pourquoi le pouvoir d’achat fond comme neige au soleil…
Je vous avoue qu’en tant observateur appartenant à la France d’en bas, ayant donné ma voix et ma confiance à un gouvernement qui fait ensuite la promotion des élites qui nous combattent sur le terrain, il m'arrive de céder à la lassitude sinon à l'écoeurement. Aurais-je droit à un détachement auprès d’un syndicat libéral, défendant la valeur de l’entreprise, de la liberté dans la responsabilité, de l’initiative individuelle, pour jouer au moins à armes égales ? Mais de toute façon, un tel syndicat ne peut exister en France, où il existe un monopole de la représentativité. Deux poids, deux mesures !
[1] Voir le Monde du 2 janvier 2008. Selon ce même journal qui semble mieux informé : « Secrétaire confédéral de la CGT en charge des retraites et spécialiste des questions économiques, Jean-Christophe Le Duigou, 59 ans, va bientôt réintégrer son administration d'origine, le ministère des finances, et être promu conservateur des hypothèques à Corbeil-Essonnes (Essonne). Ancien directeur divisionnaire des impôts, il percevra à ce poste, l'un des mieux payés de Bercy avec celui de trésorier-payeur-général (TPG), 9 000 euros nets par mois. Il s'agit selon le cabinet du ministre du budget d'une progression de carrière tout à fait normale à la direction générale des impôts. Le syndicaliste espère ensuite faire valoir ses droits à la retraite fin 2009 ». Pour en savoir plus, voir aussi l'édito de Patrice Planté, in la revue Pincée de Sel, numéro 13, janvier 2008.
Comments:
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Et bien sur, étant donné le consensualisme ambiant, il ne se trouvera aucun journaliste à même de lui faire cette remarque sur un plateau, en direct.
Je partage votre écoeurement.
Je partage votre écoeurement.
L'Etat ou ce gouvernement en laissant prospérer de telles iniquités ne tire pas contre son camp contrairement à ce que tu peux penser ou, au moins dire. Ils font tous partie du même système. Et si un Le Duigou existe, c'est bien qu'il permet, avec cette "fausse" opposition d'avoir bonne conscience de ne pas réformer. Une réforme qui, elle, serait contre leurs intérêts.
Les choses iront bien mieux quand tous ceux qui veulent une autre France où seuls le travail, le talent ou le mérite seront d'abord récompensés, cesserons de tomber dans le piège de la fausse alternance des duettistes de l'UMPS. Il ne pourra pas y avoir une véritable alternative à la politique française de ces 30 dernières années en restant à faire le balancier entre l'UMP ou le PS, entre la gauche et cette fausse droite.
Ils ne "roulent" tous que pour leurs affidés partisans et tous les postes de prébende que cela représente. Rien d'autre. Et rien n'y fera sauf de les chasser tous et après seulement, reconstruire. Mais la "force des choses" et Sarkozy vont bien nous aider pour cela. Les classes moyennes commencent à voir qu'elles sont abusées depuis trop longtemps.
Souhaitons que la sortie de ces élections puisse conduire certains élus déçus et visionnaires à tourner le dos à ces partis pour ne pas être emportés par le tsunami qui risque de s'ensuivre et militent enfin pour une autre société plus juste.
Les choses iront bien mieux quand tous ceux qui veulent une autre France où seuls le travail, le talent ou le mérite seront d'abord récompensés, cesserons de tomber dans le piège de la fausse alternance des duettistes de l'UMPS. Il ne pourra pas y avoir une véritable alternative à la politique française de ces 30 dernières années en restant à faire le balancier entre l'UMP ou le PS, entre la gauche et cette fausse droite.
Ils ne "roulent" tous que pour leurs affidés partisans et tous les postes de prébende que cela représente. Rien d'autre. Et rien n'y fera sauf de les chasser tous et après seulement, reconstruire. Mais la "force des choses" et Sarkozy vont bien nous aider pour cela. Les classes moyennes commencent à voir qu'elles sont abusées depuis trop longtemps.
Souhaitons que la sortie de ces élections puisse conduire certains élus déçus et visionnaires à tourner le dos à ces partis pour ne pas être emportés par le tsunami qui risque de s'ensuivre et militent enfin pour une autre société plus juste.
Observateur appartenant à la France d'en bas? Pfff qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre...
Je plaisante, mais vous payez des impôts? vous faîtes donc partie déjà du Top 50 des plus riches en France. Voici l’essentiel
des résultats d'une enquête Ipsos concernant les français les plus riches :
58 000 euros ou plus de revenus annuels par foyer : bienvenue dans le cercle des Hauts Revenus
La France des Hauts Revenus s’est intéressée au 8% de la population française vivant dans les foyers aux
revenus les plus élevés. Ces quelques 3,8 millions d’individus de 18 ans et plus (Top 8) bénéficient au sein de leur
foyer d’un revenu d’au moins 58 000 euros net annuel avant impôt.
Les 2% des français les plus riches (Top 2 : 946 000 individus) vivent, quant à eux, dans un foyer dont les revenus
foyers sont supérieurs ou égal à 90 000 euros par an.
Qui sont ces « Hauts Revenus » en comparaison de la population française de 18 ans et plus ? Légèrement plus
masculin (51% vs 48%), entre 35 et 64 ans (63% vs 51%), en activité (68% vs 56%), résidant beaucoup plus en
Ile de France (36% vs 19%) et vivant dans un foyer de taille plus importante
(4 personnes et plus : 49% vs 29%).
Les « Hauts Revenus » ont conscience de leur niveau de vie puisque 68% s’estiment privilégiés en termes de
pouvoir d’achat. Un sentiment encore plus largement partagé parmi les TOP 2 (80%).
Je plaisante, mais vous payez des impôts? vous faîtes donc partie déjà du Top 50 des plus riches en France. Voici l’essentiel
des résultats d'une enquête Ipsos concernant les français les plus riches :
58 000 euros ou plus de revenus annuels par foyer : bienvenue dans le cercle des Hauts Revenus
La France des Hauts Revenus s’est intéressée au 8% de la population française vivant dans les foyers aux
revenus les plus élevés. Ces quelques 3,8 millions d’individus de 18 ans et plus (Top 8) bénéficient au sein de leur
foyer d’un revenu d’au moins 58 000 euros net annuel avant impôt.
Les 2% des français les plus riches (Top 2 : 946 000 individus) vivent, quant à eux, dans un foyer dont les revenus
foyers sont supérieurs ou égal à 90 000 euros par an.
Qui sont ces « Hauts Revenus » en comparaison de la population française de 18 ans et plus ? Légèrement plus
masculin (51% vs 48%), entre 35 et 64 ans (63% vs 51%), en activité (68% vs 56%), résidant beaucoup plus en
Ile de France (36% vs 19%) et vivant dans un foyer de taille plus importante
(4 personnes et plus : 49% vs 29%).
Les « Hauts Revenus » ont conscience de leur niveau de vie puisque 68% s’estiment privilégiés en termes de
pouvoir d’achat. Un sentiment encore plus largement partagé parmi les TOP 2 (80%).
Le mot privilège, du latin privata-lex (« loi particulière »), est à l'origine une disposition juridique conférant un statut particulier.
Les « Hauts Revenus » ont conscience de leur niveau de vie puisque 68% s’estiment privilégiés en termes de pouvoir d’achat.
Faut-il donc en déduire que 68% des hauts revenus vive directement ou indirectement de l'état?
En tout cas la vie professionnelle de Mr Le Duigou me fait penser à tous ces personnages apparaissant dans : Aux frais de la princesse de Yvan Stefanovitch.
Tant que le gouvernement n'abolira les privilèges accordés aux employés de l'état il n'aura aucune légitimité à conduire les réformes nécessaire à ce pays!
Mais il semble que la rupture avec le république des privilèges ne soit pas encore à l'ordre du jour!
Les « Hauts Revenus » ont conscience de leur niveau de vie puisque 68% s’estiment privilégiés en termes de pouvoir d’achat.
Faut-il donc en déduire que 68% des hauts revenus vive directement ou indirectement de l'état?
En tout cas la vie professionnelle de Mr Le Duigou me fait penser à tous ces personnages apparaissant dans : Aux frais de la princesse de Yvan Stefanovitch.
Tant que le gouvernement n'abolira les privilèges accordés aux employés de l'état il n'aura aucune légitimité à conduire les réformes nécessaire à ce pays!
Mais il semble que la rupture avec le république des privilèges ne soit pas encore à l'ordre du jour!
Une proposition de justice sociale que fait humoristiquement Charles Gave : que l'on réintroduise dans la valeur des actifs de chaque fonctionnaire la valeur actualisée de la retraite qu'il va toucher, et que ce montant soit soumis à l'impôt sur la fortune.
Il compare un entrepreneur ayant fait sa fortune à l'étranger et prenant sa retraite en France, retraite par capitalisation, capital se trouvant inévitablement soumis à l'impôt sur la fortune.
J'ai repris sa démonstration dans un post du même nom que le présent Deux poids, deux mesures
Il compare un entrepreneur ayant fait sa fortune à l'étranger et prenant sa retraite en France, retraite par capitalisation, capital se trouvant inévitablement soumis à l'impôt sur la fortune.
J'ai repris sa démonstration dans un post du même nom que le présent Deux poids, deux mesures
"Je vous avoue...il m'arrive de céder à la lassitude sinon à l'écoeurement".
La ferveur qui a eu lieu pour M. SARKOZY est déjà (sera) à la hauteur de la déception qu'il procure (va procurer). Nous sommes passés pendant la campagne, de la rupture à la réforme consensuelle. Dans les actes nous sommes dans la réformette indigeste. Le gouvernement fait de l'homéopathie avec de bonnes vielles méthodes alors qu'il faudrait de la chirurgie.
A sa décharge, il faut bien avouer que le malade ne veut pas se faire soigner en profondeur, par peur ou pour faire semblant.
La seule rupture a été dans la forme, ce n'est pas ce que les électeurs de droite attendaient.
Tout cela m'écoeure autant que vous. Les français fonctionnent par des sorte de mini-révolutions " 1936,1958,1981, espérons que la prochaine libère le pays de ses archaïsmes.
La ferveur qui a eu lieu pour M. SARKOZY est déjà (sera) à la hauteur de la déception qu'il procure (va procurer). Nous sommes passés pendant la campagne, de la rupture à la réforme consensuelle. Dans les actes nous sommes dans la réformette indigeste. Le gouvernement fait de l'homéopathie avec de bonnes vielles méthodes alors qu'il faudrait de la chirurgie.
A sa décharge, il faut bien avouer que le malade ne veut pas se faire soigner en profondeur, par peur ou pour faire semblant.
La seule rupture a été dans la forme, ce n'est pas ce que les électeurs de droite attendaient.
Tout cela m'écoeure autant que vous. Les français fonctionnent par des sorte de mini-révolutions " 1936,1958,1981, espérons que la prochaine libère le pays de ses archaïsmes.
Je suis très content de ce billet. Cette information n'a pas été beaucoup commentée par notre presse, dite "indépendante" ( complaisante, avez vous dit ? ).
Ca me rappelle ces hauts fonctionnaires qui vont et viennent du public au privé et inversemment.
Libéralisateur, d'accord avec 90% de votre billet. Il n'y a que sur la perception de la perte de pouvoir d'achat des classes moyennes que je ne suis pas d'accord. En effet, NS nous a été présenté par les médias comme un libééral, ce qu'il n'est pas. Si la situation de ces classes là se détériore, ils feront l'équation simpliste NS=libéral=marche pas, tout en ne voyant pas que l'éfondrement est provoqué par ce que dénonce Jean Louis dans bon nombre de ses billets.
Dans le cas ou la situation devait se dégrader, celà serait du pain béni pour les Besancenot et consorts. Ne pas croire à un sursaut, car les francais, plongés dans la marmite d'eau froide dont on a fait progressivement monter la température, sont prêts à toutes les concessions pour préserver le peu de peau de chagrin qu'il leur reste...
Peau de chagrin rogné, année après année par les individus tels que Monsieur Le Duigou.
Marrant, aussi de voir que tous ces grands défenseurs crachent sur le capitalisme, mais vont vite se réfugier sous son aile lorsqu'ils le peuvent : c'set qu'il faut bien vivre ma bonne dame...
Voir les discours de Cohn-bendit, par exemple, en 1968 et maintenant pour s'en assurer
Tiens, vous avez vu ? La poste, service public dit "humain" et ou tout est mieux qu'ailleurs, s'est vue condamné à transformer les 246 CDD d'une employée en CDI.
Etonnant, non ?
Ca me rappelle ces hauts fonctionnaires qui vont et viennent du public au privé et inversemment.
Libéralisateur, d'accord avec 90% de votre billet. Il n'y a que sur la perception de la perte de pouvoir d'achat des classes moyennes que je ne suis pas d'accord. En effet, NS nous a été présenté par les médias comme un libééral, ce qu'il n'est pas. Si la situation de ces classes là se détériore, ils feront l'équation simpliste NS=libéral=marche pas, tout en ne voyant pas que l'éfondrement est provoqué par ce que dénonce Jean Louis dans bon nombre de ses billets.
Dans le cas ou la situation devait se dégrader, celà serait du pain béni pour les Besancenot et consorts. Ne pas croire à un sursaut, car les francais, plongés dans la marmite d'eau froide dont on a fait progressivement monter la température, sont prêts à toutes les concessions pour préserver le peu de peau de chagrin qu'il leur reste...
Peau de chagrin rogné, année après année par les individus tels que Monsieur Le Duigou.
Marrant, aussi de voir que tous ces grands défenseurs crachent sur le capitalisme, mais vont vite se réfugier sous son aile lorsqu'ils le peuvent : c'set qu'il faut bien vivre ma bonne dame...
Voir les discours de Cohn-bendit, par exemple, en 1968 et maintenant pour s'en assurer
Tiens, vous avez vu ? La poste, service public dit "humain" et ou tout est mieux qu'ailleurs, s'est vue condamné à transformer les 246 CDD d'une employée en CDI.
Etonnant, non ?
Cette information a été publiée en quelques lignes il y a six à douze mois par Le Point. Elle est passée à l'époque totalement inaperçue, on se demande bien pourquoi. Elle aurait dû faire le même bruit médiatique que les différentes affaires d'appartements de fonction bon marché ou gratuits, qui ont valu l'opprobre des médias à tel ministre ou haut fonctionnaire.
J'apprends aujourd'hui ici que Le Duigou n'aura même pas à exercer la fonction dont il est investi. Même pas pour cette misérable année symbolique.
On peut difficilement faire plus pour se foutre de la gueule du monde.
En revanche, je trouve qu'il est à la fois simpliste et politiquement erronné de dire que les marchés financiers "sont", qu'il n'y a rien à y faire ni rien à en dire, un peu comme la pluie, le soleil et le vent.
Même pour la pluie, le soleil et le vent, on fait des parapluies, des lunettes de soleil et des murs.
Il y a une espèce de laissez-fairisme qui n'est même plus du libéralisme, qui est le degré zéro de la politique.
C'est d'autant plus commode que personne, aucun gouvernement, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, dans aucun pays du monde, ne se contente d'une telle attitude concernant les marchés financiers.
Personne, aux Etats-Unis, temple du libéralisme, ne se contente de cet espèce de fatalisme mutique.
Il y a un moment où le libéralisme absolutiste devient un abstentionnisme radical: vous voyez bien, tous des cons, ils ne font pas comme je leur dis de faire, on n'y arrivera jamais comme ça.
L'extrême-gauche fait pareil. Alain Badiou, "maoïste", fait pareil: il veut le communisme, mais il est incapable d'expliquer en quoi ça consisterait.
Quand on est sûr que ses conseils ne seront jamais suivis, on est sûr d'avoir raison, puisqu'on pourra toujours imputer tous les dysfonctionnements au fait de n'avoir pas été écouté.
J'apprends aujourd'hui ici que Le Duigou n'aura même pas à exercer la fonction dont il est investi. Même pas pour cette misérable année symbolique.
On peut difficilement faire plus pour se foutre de la gueule du monde.
En revanche, je trouve qu'il est à la fois simpliste et politiquement erronné de dire que les marchés financiers "sont", qu'il n'y a rien à y faire ni rien à en dire, un peu comme la pluie, le soleil et le vent.
Même pour la pluie, le soleil et le vent, on fait des parapluies, des lunettes de soleil et des murs.
Il y a une espèce de laissez-fairisme qui n'est même plus du libéralisme, qui est le degré zéro de la politique.
C'est d'autant plus commode que personne, aucun gouvernement, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, dans aucun pays du monde, ne se contente d'une telle attitude concernant les marchés financiers.
Personne, aux Etats-Unis, temple du libéralisme, ne se contente de cet espèce de fatalisme mutique.
Il y a un moment où le libéralisme absolutiste devient un abstentionnisme radical: vous voyez bien, tous des cons, ils ne font pas comme je leur dis de faire, on n'y arrivera jamais comme ça.
L'extrême-gauche fait pareil. Alain Badiou, "maoïste", fait pareil: il veut le communisme, mais il est incapable d'expliquer en quoi ça consisterait.
Quand on est sûr que ses conseils ne seront jamais suivis, on est sûr d'avoir raison, puisqu'on pourra toujours imputer tous les dysfonctionnements au fait de n'avoir pas été écouté.
Robert,
Vous ne m'avez pas compris. Je n'ai pas proné le laissez-faire. je dis simplement que l'économie en général, le commerce et la finance en particulier, fonctionnent mieux entre gens compétents et bien éduqués, avec une éthique irréprochable, car tout rapport humain est basé sur la confiance. Maintenant, si quelqu'un est pris la main dans le sac, que ce soit dans le privé comme dans le public, il doit être sanctionné.
La plupart des banques font leur métier qui comporte intrinsèquement du risque avec lequel il faut spéculer. mais si il est avéré qu'un professionnel a triché, il est indispensable que la main visible de l'Etat sanctionne. Aux USA, Wall Street fonctionne parce qu'il existe aussi une section finance au FBI et une commission de surveillance très pointilleuse.
Tout le monde est censé respecter le code de la route, mais il faut sanctionner ceux qui ne le respecte pas. Cela ne justifie pas le tout-Etat. Les professions savent se donner un code de déontologie et une éthique, que les consommateurs apprécieront. Mais évidemment il faut sanctionner les tricheurs, cela agit comme une prévention pour ceux qui avaient l'intention de tricher.
A propos de Le Duigou, il est significatif que la presse soit assez timide sur le sujet, et que l'intéressé ait accusé de "proche de l'extrême-droite" les premiers sites à avoir diffusé l'info.
Par précaution, je me réfère au journal Le Monde que je ne crois pas être un organe de propagande ultralibéral.
Vous ne m'avez pas compris. Je n'ai pas proné le laissez-faire. je dis simplement que l'économie en général, le commerce et la finance en particulier, fonctionnent mieux entre gens compétents et bien éduqués, avec une éthique irréprochable, car tout rapport humain est basé sur la confiance. Maintenant, si quelqu'un est pris la main dans le sac, que ce soit dans le privé comme dans le public, il doit être sanctionné.
La plupart des banques font leur métier qui comporte intrinsèquement du risque avec lequel il faut spéculer. mais si il est avéré qu'un professionnel a triché, il est indispensable que la main visible de l'Etat sanctionne. Aux USA, Wall Street fonctionne parce qu'il existe aussi une section finance au FBI et une commission de surveillance très pointilleuse.
Tout le monde est censé respecter le code de la route, mais il faut sanctionner ceux qui ne le respecte pas. Cela ne justifie pas le tout-Etat. Les professions savent se donner un code de déontologie et une éthique, que les consommateurs apprécieront. Mais évidemment il faut sanctionner les tricheurs, cela agit comme une prévention pour ceux qui avaient l'intention de tricher.
A propos de Le Duigou, il est significatif que la presse soit assez timide sur le sujet, et que l'intéressé ait accusé de "proche de l'extrême-droite" les premiers sites à avoir diffusé l'info.
Par précaution, je me réfère au journal Le Monde que je ne crois pas être un organe de propagande ultralibéral.
En quoi ce serait un scandale que M. Le Duigou touche 10.000 euros par mois en sa qualité de fonctionnaire ?
Ce qui est un scandale c'est que ce soit nos impôts qui payent les syndicalistes. Que nos hommes politiques acceptent encore cette iniquité.
Les syndicats ne devraient vivre qu'avec les ressources que leur procurent leurs adhérents. Et devraient être écoutés qu'en fonction de leur représentativité. Là est le scandale. La grande majorité de ceux qui travaillent montre bien en leur refusant leurs adhésions qu'au contraire de défendre l'emploi et leurs conditions de travail, ces syndicats français sont en train de "tuer la poule aux œufs d'or".
Ce qui est un scandale c'est que ce soit nos impôts qui payent les syndicalistes. Que nos hommes politiques acceptent encore cette iniquité.
Les syndicats ne devraient vivre qu'avec les ressources que leur procurent leurs adhérents. Et devraient être écoutés qu'en fonction de leur représentativité. Là est le scandale. La grande majorité de ceux qui travaillent montre bien en leur refusant leurs adhésions qu'au contraire de défendre l'emploi et leurs conditions de travail, ces syndicats français sont en train de "tuer la poule aux œufs d'or".
Le scandale est ici "quel risque a pris dans sa vie ce fonctionnaire" ? Il en est de même pour les politiques issu de la fonction publique et qui y retourne ensuite sans problème en cas d'échec.
Au Royaume Uni, se faire élire nécessite l'abandon du statut de fonctionnaire.
Au Royaume Uni, se faire élire nécessite l'abandon du statut de fonctionnaire.
C'est une pratique qui existe ailleurs. Dans des grands groupes privés, par exemple. Avec un enjeu moindre que dans le cas cité qui est un sommet, mais tout de même.
Il est assez amusant de voir que des gens doués pour le discours syndical et qui ont vite compris les contraintes d'un travail par toujours drôle, un travail bénéficiant de conditions particulières, par exemple un départ en retraite plus précoce, s'échappent au bout de un ou deux ans, font une carrière syndicale confortable avec avancement garanti et réintègrent leur poste à temps pour jouir de la disposition particulière qui les intéresse.
Il faut connaître les profondeurs de la France, les dispositions particulières, annuités doubles, positions fictives selon une longue coutume, troisième enfant des enseignantes... Le total même si chaque cas est beaucoup plus modeste que pour Monsieur Le Duigou finit par être très considérable. Les salaires et parachutes dorés des patrons, tellement cités, seraient bien incapables de payer tout cela si on les confisquait. Ce total se retrouve dans la "dette sociale" à payer par tous ceux qui sont affreusement banalissimes.
Bob, que t'on fait les marchés financiers? C'est une histoire privée. En quoi ils te mangent du pain? Essaie plutôt de comprendre pourquoi il y a tant d'argent qui fait chlof, chlof dans la sphère financière, argent dont les gens bien placés essaient de capter une partie.
Une suggestion : regarde du côté des banques centrales qui ont poussé comme des malades à la création de monnaie sous l'égide des gouvernements. Quand les US commencent pratiquement tout le monde suit. Là ça te concerne car nous sommes tous rattrapés.
Tu tapes à côté de la plaque quand tu demandes que ceux qui ont créé ces problèmes fassent de la "régulation." Ils font du bruit, ils feront de la démagogie, de la régulation, mais ils n'ont aucune envie de cesser de déclencher ce genre de problèmes. Ça les sert quand les problèmes se créent, ça les sert quand ils les dénoncent.
Tu cherches à comprendre. D'accord. Deux références en anglais. Deux petits livres. Lis les lentement, très lentement, avec un oeil ouvert et curieux. Ils sont téléchargeables en ligne (mises.org) et en ce qui concerne l'exposition des théories ils n'ont rien de partisan.
Sur les théories économiques : Economics for Real People de Gene Callahan
Sur la monnaie : What Has the Government done to our Money? de Murray Rothbard.
Bon courage
Il est assez amusant de voir que des gens doués pour le discours syndical et qui ont vite compris les contraintes d'un travail par toujours drôle, un travail bénéficiant de conditions particulières, par exemple un départ en retraite plus précoce, s'échappent au bout de un ou deux ans, font une carrière syndicale confortable avec avancement garanti et réintègrent leur poste à temps pour jouir de la disposition particulière qui les intéresse.
Il faut connaître les profondeurs de la France, les dispositions particulières, annuités doubles, positions fictives selon une longue coutume, troisième enfant des enseignantes... Le total même si chaque cas est beaucoup plus modeste que pour Monsieur Le Duigou finit par être très considérable. Les salaires et parachutes dorés des patrons, tellement cités, seraient bien incapables de payer tout cela si on les confisquait. Ce total se retrouve dans la "dette sociale" à payer par tous ceux qui sont affreusement banalissimes.
Bob, que t'on fait les marchés financiers? C'est une histoire privée. En quoi ils te mangent du pain? Essaie plutôt de comprendre pourquoi il y a tant d'argent qui fait chlof, chlof dans la sphère financière, argent dont les gens bien placés essaient de capter une partie.
Une suggestion : regarde du côté des banques centrales qui ont poussé comme des malades à la création de monnaie sous l'égide des gouvernements. Quand les US commencent pratiquement tout le monde suit. Là ça te concerne car nous sommes tous rattrapés.
Tu tapes à côté de la plaque quand tu demandes que ceux qui ont créé ces problèmes fassent de la "régulation." Ils font du bruit, ils feront de la démagogie, de la régulation, mais ils n'ont aucune envie de cesser de déclencher ce genre de problèmes. Ça les sert quand les problèmes se créent, ça les sert quand ils les dénoncent.
Tu cherches à comprendre. D'accord. Deux références en anglais. Deux petits livres. Lis les lentement, très lentement, avec un oeil ouvert et curieux. Ils sont téléchargeables en ligne (mises.org) et en ce qui concerne l'exposition des théories ils n'ont rien de partisan.
Sur les théories économiques : Economics for Real People de Gene Callahan
Sur la monnaie : What Has the Government done to our Money? de Murray Rothbard.
Bon courage
Une affaire parmi tant d'autres qu'on ne connaîtra jamais, ou plus tard. Je partage ce que dit Libérateur: "Ils font tous partie du même système. etc". Comment avoir pu imaginer qu'un seul homme, en l'occurence le président de la République, allait pouvoir réformer, et en 6 mois? Il en a eu sans doute la volonté; je pense que cela n'est pas à mettre en doute; mais la réalité rattrape vite. La France ne parvient que difficilement à se faire entendre: on le voit lorsqu'elle veut se dresser contre certaines positions en Europe, on le voit quand elle s'oppose à la BCE. Tout se passe comme si on lui disait:"Mais tais toi...". Ce qui me gêne le plus c'est de penser que certains ont pu y croire; je suis sans doute pessimiste mais même si je continue d'exercer mon droit de vote, il y a quand même un bon moment que je ne crois plus aux réformes tant annoncées et qui, parfois, par enchantement, sont discutées à la veille de nouvelles élections... Le seul objectif d'un homme politique, même si ce ne devrait pas être exactement celui-là, est de se faire élire et réélire. En dehors de cela, point de salut. Comme l'a rappelé N. Sarkozy, même si le peuple n'est pas satisfait, il est là pour 5 ans... Et nous pouvons parier pour qu'il fasse en sorte de se réconcilier avec le peuple pour grimper dans les sondages! Mais en dehors de grandes personnalités politiques et de grands moments historiques, comment espérer en une personne qui seule ne peut rien? C'est à nous de bouger... Et pour insister encore, ce n'est pas seulement en écartant le bling bling que nous pourrons nous en sortir; c'est en éduquant, en instruisant... Autant dire que nous ne sommes pas bien partis. Oui, il y a de quoi être découragé mais il ne le faut surtout pas!
Larry: les marchés financiers ne sont évidemment pas une histoire privée. C'est l'argent de tout le monde. Tout le monde a un compte à la banque et tout le monde dépend des banques et des marchés financiers. C'est l'économie de la planète entière qui est en jeu.
C'est tellement peu une histoire privée que d'ici peu, avec un peu de "chance", ce sont les gouvernements chinois et saoudien qui feront la pluie et le beau temps sur la politique des pays occidentaux, via leurs fonds souverains, qui ont déjà sauvé la première banque américaine...
Jean-Louis: les Etats-Unis sanctionnent effectivement beaucoup plus sévèrement que la France les infractions financières.
Cela dit, globalement, je continue à mettre en garde contre tout dogmatisme libéral et contre tout simplisme. Si ça se trouve, les libéraux français seront les derniers à ne pas nuancer leur propos et à ne pa s'inquiéter des problèmes du libéralisme. Même les Américains se posent des questions, ces jours-ci:
"Economists Rethink Free Trade", titre Business Week, qui est assez éloigné d'Alternatives économique et du Monde Diplo, comme ligne éditoriale. "It's no wholesale repudiation, to be sure, but something momentous is happening as doubts begin to creep in."
http://www.businessweek.com/magazine/content/08_06/b4070032762393.htm
C'est tellement peu une histoire privée que d'ici peu, avec un peu de "chance", ce sont les gouvernements chinois et saoudien qui feront la pluie et le beau temps sur la politique des pays occidentaux, via leurs fonds souverains, qui ont déjà sauvé la première banque américaine...
Jean-Louis: les Etats-Unis sanctionnent effectivement beaucoup plus sévèrement que la France les infractions financières.
Cela dit, globalement, je continue à mettre en garde contre tout dogmatisme libéral et contre tout simplisme. Si ça se trouve, les libéraux français seront les derniers à ne pas nuancer leur propos et à ne pa s'inquiéter des problèmes du libéralisme. Même les Américains se posent des questions, ces jours-ci:
"Economists Rethink Free Trade", titre Business Week, qui est assez éloigné d'Alternatives économique et du Monde Diplo, comme ligne éditoriale. "It's no wholesale repudiation, to be sure, but something momentous is happening as doubts begin to creep in."
http://www.businessweek.com/magazine/content/08_06/b4070032762393.htm
Larry: il faudra expliquer au procureur de Brooklyn (NY, USA) que les marchés financiers sont une affaire privée. Apparemment, il n'en a pas l'air convaincu. Ca doit être un salaud de socialiste, parce qu'il semble vraiment vouloir fourrer son sale nez étatiste là-dedans:
"Pressure mounted on Société Générale, the French bank, as the authorities in the United States were investigating nearly €5 billion in trading losses the bank announced last month, while a senior French official berated it Monday for lax risk controls."
"Société Générale confirmed late Monday that the bank's New York branch had been contacted by the U.S. attorney's office in the New York borough of Brooklyn on Jan. 25."
http://www.iht.com/articles/2008/02/04/business/socgen.php?WT.mc_id=newsalert
"Pressure mounted on Société Générale, the French bank, as the authorities in the United States were investigating nearly €5 billion in trading losses the bank announced last month, while a senior French official berated it Monday for lax risk controls."
"Société Générale confirmed late Monday that the bank's New York branch had been contacted by the U.S. attorney's office in the New York borough of Brooklyn on Jan. 25."
http://www.iht.com/articles/2008/02/04/business/socgen.php?WT.mc_id=newsalert
Bob,
L'affaire de la SG est une affaire privée.
La majorité des économistes actuels sont des apprentis régulateurs sur tout.
Renseigne toi quand même sur la monnaie. Sans la création étatique, pas de bulle internet, pas de bulle immobilière, pas de crise de subprime, pas tout ce carburant pour les marchés financiers alimentant ce qui te choque, pas d'inflation (l'inflation par les coûts n'existe pas. L'inflation existe parce que de la monnaie est créée quelque part.)
Demande toi pourquoi ce sont les fonds étrangers qui achètent en France immeubles, entreprises ou parts d'entreprises via la Bourse, les Chinois et autres et non pas les Français. Si nous continuons nous seront les employés des étrangers et la France sera riche pour les autres.
Élargis ta vision des mécanismes économiques qui continuent à jouer pendant que les chiens aboient et que nos concitoyens s'indignent (tout en participant gaiement à leur bon fonctionnement).
Renseigne toi sur les pratiques des procureurs aux USA.
Ils font souvent preuve de créativité judiciaire. Ils savent inventer de "nouveaux crimes et délits" en tirant sur les interprétations dans les poursuites ainsi que d'un goût marqué pour les causes à grand retentissement populaire (argent, race, ...).
C'est un poste qui est souvent exploité comme un marche pied pour une carrière politique. Rudy Giuliani est un bon exemple de cette situation.
Les US sont un pays merveilleusement complexe et merveilleusement spectaculaire. S'ils n'existaient pas il faudrait les inventer.
L'affaire de la SG est une affaire privée.
La majorité des économistes actuels sont des apprentis régulateurs sur tout.
Renseigne toi quand même sur la monnaie. Sans la création étatique, pas de bulle internet, pas de bulle immobilière, pas de crise de subprime, pas tout ce carburant pour les marchés financiers alimentant ce qui te choque, pas d'inflation (l'inflation par les coûts n'existe pas. L'inflation existe parce que de la monnaie est créée quelque part.)
Demande toi pourquoi ce sont les fonds étrangers qui achètent en France immeubles, entreprises ou parts d'entreprises via la Bourse, les Chinois et autres et non pas les Français. Si nous continuons nous seront les employés des étrangers et la France sera riche pour les autres.
Élargis ta vision des mécanismes économiques qui continuent à jouer pendant que les chiens aboient et que nos concitoyens s'indignent (tout en participant gaiement à leur bon fonctionnement).
Renseigne toi sur les pratiques des procureurs aux USA.
Ils font souvent preuve de créativité judiciaire. Ils savent inventer de "nouveaux crimes et délits" en tirant sur les interprétations dans les poursuites ainsi que d'un goût marqué pour les causes à grand retentissement populaire (argent, race, ...).
C'est un poste qui est souvent exploité comme un marche pied pour une carrière politique. Rudy Giuliani est un bon exemple de cette situation.
Les US sont un pays merveilleusement complexe et merveilleusement spectaculaire. S'ils n'existaient pas il faudrait les inventer.
Pardonnez moi Robert, vous allez me trouver buté, mais je suis un homme de conviction (intime) et c'est les moments où tout le monde doute que les convictions de chacun doivent être claires. Notre crise vient d'une perte des repères fondamentaux qui conduit à tout mélanger : la confusion entraîne la dérive. je sais bien que l'ouverture est dans l'air du temps. Mais je ne peux pas raisonner comme un socialiste pétri de collectivisme, qu'il soit français...ou américains. Le fait qu'il soit américain ne le rendra pas supérieur à mes yeux...D'ailleurs, depuis Reagan, les gouvernements américains sont retombés dans leurs penchants interventionnistes tentaculaires, et les budgets fédéraux ont dérapés. Le fait que la réserve fédérale baisse ses taux va dans le sens d'un financement monétaire des dérapages budgétaires, source d'inflation et de récession. Il est toujours commode ensuite pour les politiques d'accuser une économie dont ils ne comprennent que peu de choses.
Oui Larry, il y a un lien intime entre éducation et prospérité. Et avant même de parler de niveau de compétence, il y des qualités à transmettre comme l'éthique, la motivation. Par contre, si on reste à l'école pour apprendre que le travail c'est de l'exploitation et tout le blabla commun sur le capitalisme, on a de grandes chances d'avoir des jeunes totalement inaptes...dans ce cas, autant ne pas aller à l'école car la meilleure école, c'est encore celle de la vie...quand on ne vit pas dans une prison.
Oui Larry, il y a un lien intime entre éducation et prospérité. Et avant même de parler de niveau de compétence, il y des qualités à transmettre comme l'éthique, la motivation. Par contre, si on reste à l'école pour apprendre que le travail c'est de l'exploitation et tout le blabla commun sur le capitalisme, on a de grandes chances d'avoir des jeunes totalement inaptes...dans ce cas, autant ne pas aller à l'école car la meilleure école, c'est encore celle de la vie...quand on ne vit pas dans une prison.
Bob me semble atteint depuis quelques temps d'un étrange syndrome : il voit des libéraux extrémistes partout.
Moi, j'ai du mal à trouver des libéraux, même timides, alors extrémistes ...
Vous remarquerez comme les libéraux sont des gens plaisants qui adorent la discussion pour l'amour de la conversation.
Car, tout ce que nous racontons là n'a aucune espèce d'importance : en France, depuis le 19ème siècle, on n'a jamais vu un libéral s'approcher du pouvoir, à part aux journées du patrimoine après 3 h de queue. Alain Madelin a été un moment de distraction du système promptement corrigé (rappelons qu'il a été viré pour avoir dit : «Il faut choisir : ou avoir une industrie, ou avoir un ministère de l'industrie.»)
Bref, libéraux timides ou extrêmistes partagent une caractéristique : ils ne sont pas près de mettre leurs idées en action !
Moi, j'ai du mal à trouver des libéraux, même timides, alors extrémistes ...
Vous remarquerez comme les libéraux sont des gens plaisants qui adorent la discussion pour l'amour de la conversation.
Car, tout ce que nous racontons là n'a aucune espèce d'importance : en France, depuis le 19ème siècle, on n'a jamais vu un libéral s'approcher du pouvoir, à part aux journées du patrimoine après 3 h de queue. Alain Madelin a été un moment de distraction du système promptement corrigé (rappelons qu'il a été viré pour avoir dit : «Il faut choisir : ou avoir une industrie, ou avoir un ministère de l'industrie.»)
Bref, libéraux timides ou extrêmistes partagent une caractéristique : ils ne sont pas près de mettre leurs idées en action !
je ne connaissais pas l'histoire de ce fonctionnaire syndicaliste CGT qui en oplus obtient une dispense pour ses 6 derniers mois... c'est desespérant
Robert
Moi aussi j'ai des doutes parfois sur le libéralisme "absolu", pas sur les marchés financiers, parce que si la SG a perdu 5 milliards, la bnp en a peut etre gagné autant.
Ca ne me coute rien, contrairement à ce CGTistse. Par contre ce quei me gene le plus, c'est le libre echangisme total avec la Chine, dictature communiste, qui cassent tous les prix pour récupérér ttes nos usines. On ne fabrique plus un seul vetement en France, ttes les filatures ont fermé. Oui, on peut dire , ils achetent des Airbus, sauf que ds 10 ans, ils les construiront eux memes , on va devenir un grand désert industriel.
Je pense que les français le savent inconsciemment ,ils ne peuvent pas l'accepter et ils se disent finalement qu'il n y a que l'état qui peut les protéger de cela, à tort ou à raison et donc ils ferment les yeux sur bcp de choses
Robert
Moi aussi j'ai des doutes parfois sur le libéralisme "absolu", pas sur les marchés financiers, parce que si la SG a perdu 5 milliards, la bnp en a peut etre gagné autant.
Ca ne me coute rien, contrairement à ce CGTistse. Par contre ce quei me gene le plus, c'est le libre echangisme total avec la Chine, dictature communiste, qui cassent tous les prix pour récupérér ttes nos usines. On ne fabrique plus un seul vetement en France, ttes les filatures ont fermé. Oui, on peut dire , ils achetent des Airbus, sauf que ds 10 ans, ils les construiront eux memes , on va devenir un grand désert industriel.
Je pense que les français le savent inconsciemment ,ils ne peuvent pas l'accepter et ils se disent finalement qu'il n y a que l'état qui peut les protéger de cela, à tort ou à raison et donc ils ferment les yeux sur bcp de choses
Mon antidote :
CGT1 : "Des lions menés par des ânes", Laffont
CGT2 : "Un libéral nommé Jésus", Bourin
CGT3 : "C'est une révolte? Non, Sire, c'est une révolution", Bourin
Raccourci pour les 3 ouvrages en français de Charles Gave.. Tome 1, 2 ...
CGT1 : "Des lions menés par des ânes", Laffont
CGT2 : "Un libéral nommé Jésus", Bourin
CGT3 : "C'est une révolte? Non, Sire, c'est une révolution", Bourin
Raccourci pour les 3 ouvrages en français de Charles Gave.. Tome 1, 2 ...
fboizard a dit... "Bref, libéraux timides ou extrémistes partagent une caractéristique : ils ne sont pas près de mettre leurs idées en action !"
Déjà que globalement, les libéraux ont du mal à faire passer le message, alors les actions... on s'aperçois vite que le libéralisme est certainement la chose la moins comprise dans ce pays, et on peu se poser la question, pourquoi on en entends si peu parler ?
Imaginons une seconde que ce soit Jean-Louis qui fasse le JT, à 13h et à 20h.
Rien que pour l'histoire des Taxis,
On aurait pu commencer a parler de la propriété individuelle en ce qui concerne les licences qui, le cas échéant doivent être racheté à leurs propriétaires - si on commence pas par là, ça veut dire que l'on veut salir le libéralisme en supposant que ce derniers ne respecte pas les individualités et notamment la propriété individuelle, ce qui est un comble.
Ensuite expliquer, qu'en supprimant des règlementations et les régle-menteurs (fonctionaires), nous pouvions créer un tout autre moyen de transport*, la seule contrainte libérale se posant sur le fait de polluer, (bien expliquer à Robert que le libéralisme n'est pas de faire ce qu'on veut ) alors les Taxi sont prié d'être non-polluants et responsables (permis de conduire, assurance).
*Le fait d'un contexte urbain ou l'on trouve systématiquement un Taxi en 2mn de marche à pied, peut influer sur le choix personnel d'avoir une voiture dans bien des cas. Une course moins cher parce que les clients n'aurait plus a payer cette licence, qui comme toutes charges, est payé par le consommateur, etc...
La question que je me pose, c'est pourquoi cela n'a pas été vendu comme ça puisque c'est sensé être une idée libérale.
Ou alors c'est pour embrouiller Robert, pour qu'il reste dans sa dualité, là au moins, il ne peut se faire du mal qu'a lui même.
Déjà que globalement, les libéraux ont du mal à faire passer le message, alors les actions... on s'aperçois vite que le libéralisme est certainement la chose la moins comprise dans ce pays, et on peu se poser la question, pourquoi on en entends si peu parler ?
Imaginons une seconde que ce soit Jean-Louis qui fasse le JT, à 13h et à 20h.
Rien que pour l'histoire des Taxis,
On aurait pu commencer a parler de la propriété individuelle en ce qui concerne les licences qui, le cas échéant doivent être racheté à leurs propriétaires - si on commence pas par là, ça veut dire que l'on veut salir le libéralisme en supposant que ce derniers ne respecte pas les individualités et notamment la propriété individuelle, ce qui est un comble.
Ensuite expliquer, qu'en supprimant des règlementations et les régle-menteurs (fonctionaires), nous pouvions créer un tout autre moyen de transport*, la seule contrainte libérale se posant sur le fait de polluer, (bien expliquer à Robert que le libéralisme n'est pas de faire ce qu'on veut ) alors les Taxi sont prié d'être non-polluants et responsables (permis de conduire, assurance).
*Le fait d'un contexte urbain ou l'on trouve systématiquement un Taxi en 2mn de marche à pied, peut influer sur le choix personnel d'avoir une voiture dans bien des cas. Une course moins cher parce que les clients n'aurait plus a payer cette licence, qui comme toutes charges, est payé par le consommateur, etc...
La question que je me pose, c'est pourquoi cela n'a pas été vendu comme ça puisque c'est sensé être une idée libérale.
Ou alors c'est pour embrouiller Robert, pour qu'il reste dans sa dualité, là au moins, il ne peut se faire du mal qu'a lui même.
Robert, du liberalisme en France ? AHAHAHAHAHAHAAH, elle est excellente celle la.
Freddy, l'Allemagne a un surplus commercial de plus de 200mds d'euros, plus gros que la Chine ou le Japon. Nous on fait 40mds de deficits. Peut etre que nos problemes ne sont pas forcement dus aux chinois...
Freddy, l'Allemagne a un surplus commercial de plus de 200mds d'euros, plus gros que la Chine ou le Japon. Nous on fait 40mds de deficits. Peut etre que nos problemes ne sont pas forcement dus aux chinois...
Notre régime - on pourrait parler de business model local - engendre toute une polulation de fins connaisseurs des trucs et combines pour vivre sur le dos des autres.
Le comble, le plus fort, c'est que ces hommes du ressentiment - qui n'apportent rien de créatif, aucune richesse, aucune valeur ajoutée - sont souvent fort bien considérés : ils protègent le bon peuple des agressions du capitalisme mondial.
Le comble, le plus fort, c'est que ces hommes du ressentiment - qui n'apportent rien de créatif, aucune richesse, aucune valeur ajoutée - sont souvent fort bien considérés : ils protègent le bon peuple des agressions du capitalisme mondial.
Monoi
Je ne mets pas tout sur le dos des chinois, je ne compreds pas que les libéraux trouvent tout à fait normal d'etre en competition avec une dictature communiste qui utilisent les armes du capitalisme. Un jour on aura plus d'usines et c'est un descendant de mao tse tung qui descidera de ce que les français auront le droit de recevoir de nos chers camarades chinois.
sinon, vous parlez bien de la meme allemagne qui a 5 millions de chomeurs?
Je ne mets pas tout sur le dos des chinois, je ne compreds pas que les libéraux trouvent tout à fait normal d'etre en competition avec une dictature communiste qui utilisent les armes du capitalisme. Un jour on aura plus d'usines et c'est un descendant de mao tse tung qui descidera de ce que les français auront le droit de recevoir de nos chers camarades chinois.
sinon, vous parlez bien de la meme allemagne qui a 5 millions de chomeurs?
@ Freddy Len
Quelle dictature communiste ? Vous parlez de leur drapeau rouge ? Etes-vous bien sur que ce n'est pas une "muleta" ?
Dictature certainement car la loi c'est la loi pour eux et souvent la sanction de violer la loi, c'est une balle dans la tête. Mais seulement pour violer la loi et même les lois économiques comme la corruption, pas pour faire travailler des "esclaves" le pistolet sur la nuque.
Et c'est bien justement le système économique libéral qui provoque cette explosion d'activité et cette croissance à 2 chiffres. Et je me demande si justement les chinois dans ce système "communistes" sont vraiment plus malheureux que nos bons petit français dans leur système "démocratique et ultra-libéral... !" Une chose est sure c'est que leur niveau de vie s'élève et que chez nous, il baisse. C'est sur qu'il y a une partie de la réponse dans le système de l'équilibre, mais pourquoi les allemands tirent leur épingle de ce jeu et profitent de leur avance et qu'en France aucune décision politique n'est prise pour nous permettre de "jouer" sur le plan de l'économie mondiale.
Quelle dictature communiste ? Vous parlez de leur drapeau rouge ? Etes-vous bien sur que ce n'est pas une "muleta" ?
Dictature certainement car la loi c'est la loi pour eux et souvent la sanction de violer la loi, c'est une balle dans la tête. Mais seulement pour violer la loi et même les lois économiques comme la corruption, pas pour faire travailler des "esclaves" le pistolet sur la nuque.
Et c'est bien justement le système économique libéral qui provoque cette explosion d'activité et cette croissance à 2 chiffres. Et je me demande si justement les chinois dans ce système "communistes" sont vraiment plus malheureux que nos bons petit français dans leur système "démocratique et ultra-libéral... !" Une chose est sure c'est que leur niveau de vie s'élève et que chez nous, il baisse. C'est sur qu'il y a une partie de la réponse dans le système de l'équilibre, mais pourquoi les allemands tirent leur épingle de ce jeu et profitent de leur avance et qu'en France aucune décision politique n'est prise pour nous permettre de "jouer" sur le plan de l'économie mondiale.
Si votre conclusion se limite à ce qu'ils aient une croissance à 2 chiffres et nous pas , càd que seul compte l'économie alors je trouve cela franchement triste.
L'industrie allemande était florissante sous les Nazis. Ils avaient d'excellents produits
Moi ça ne me gene pas de trouver qu'il y a trop d'état en France et qu'à contrario il est scandaleux de nous laisser bouffer par ces gens là
je ne suis pas sur que Mr Cacommo pourrait avoir un blog comme celui ci et que l'on pourrait chacun donner notre avis en Chine.
Ce n'est pas un système libéral.
L'industrie allemande était florissante sous les Nazis. Ils avaient d'excellents produits
Moi ça ne me gene pas de trouver qu'il y a trop d'état en France et qu'à contrario il est scandaleux de nous laisser bouffer par ces gens là
je ne suis pas sur que Mr Cacommo pourrait avoir un blog comme celui ci et que l'on pourrait chacun donner notre avis en Chine.
Ce n'est pas un système libéral.
Je sais bien qu'il y en a qui vivent d'amour et d'eau fraîche !
Mais ce que je trouve triste pour ma part, c'est que certains -certainement les plus nantis (pas forcément d'argent) - pensent qu'il y a bien d'autres choses que l'économie qui vaillent.
La réalité et c'est ainsi dans tous les pays du monde, sans économie, il n'y a rien. Avec de l'économie, on peut tout se permettre. Car pour répartir des richesses il faut bien les créer et cela ce n'est rien d'autre que des mécanismes économiques.
Dans le monde entier, sauf peut-être en France où nous avons un plein d'idéalistes, tous les êtres humains ne rêvent que d'une seule chose qui est d'échanger leurs forces de travail contre de la monnaie. Pour simplement être capable de rêver et de faire tout le reste.
Mais ce que je trouve triste pour ma part, c'est que certains -certainement les plus nantis (pas forcément d'argent) - pensent qu'il y a bien d'autres choses que l'économie qui vaillent.
La réalité et c'est ainsi dans tous les pays du monde, sans économie, il n'y a rien. Avec de l'économie, on peut tout se permettre. Car pour répartir des richesses il faut bien les créer et cela ce n'est rien d'autre que des mécanismes économiques.
Dans le monde entier, sauf peut-être en France où nous avons un plein d'idéalistes, tous les êtres humains ne rêvent que d'une seule chose qui est d'échanger leurs forces de travail contre de la monnaie. Pour simplement être capable de rêver et de faire tout le reste.
"Une chose est süre c'est que leur niveau de vie s'élève"[les chinois] Il ne faudrait pas oublier d'où vient la Chine - avec le fameux grand bond en avant qui fut un véritable désastre, et tout le reste... Il y a effectivement un certain nombre de gens qui se sont enrichis mais combien cela représente-t-il de personnes par rapport au milliard et demi (environ) d'habitants - à tous ces paysans miséreux qui sont pour le moment les grands perdants? Et je ne parle même pas de la concussion à tous les niveaux de l'état... alors quand je lis que la Chine va devenir sous peu la première puissance mondiale, je demeure - pour l'instant - très sceptique...
Pour freddy len : il ne s'agit pas de viser à une croissance à 2 chiffres mais à une croissance réelle et non pas une sorte de stagnation - pour ne pas dire déflation à certains moments - qui est clairement à l'origine de notre perte de pouvoir d'achat et surtout de notre appauvrissement global... et quoi qu'en pensent certains, ce sont clairement nos hommes politiques et l'état qui sont les seuls responsables de notre état actuel pour avoir jusqu'ici toujours refusé d'accepter le réel au nom de grands principes très largement obsolètes et surtout décalés par rapport à la réalité sonnante et trébuchante! Nous sommes en train d'en payer le prix et, malheureusement, celui-ci ne va faire que s'accroître vu la situation d'endettement qui est la nôtre et le carcan de l'euro qui nous étreint chaque jour un peu plus...
Je n'ai pas, par ailleurs, l'impression que ceux qui nous gouvernent aient une pleine conscience de tout ceci... je finis par croire qu'ils sont enfermés dans une sorte de déni de la réalité simplificateur et aveuglant! Et avec la présidence étincellante actuelle, nous sommes certains d'être sauvés...
Pour freddy len : il ne s'agit pas de viser à une croissance à 2 chiffres mais à une croissance réelle et non pas une sorte de stagnation - pour ne pas dire déflation à certains moments - qui est clairement à l'origine de notre perte de pouvoir d'achat et surtout de notre appauvrissement global... et quoi qu'en pensent certains, ce sont clairement nos hommes politiques et l'état qui sont les seuls responsables de notre état actuel pour avoir jusqu'ici toujours refusé d'accepter le réel au nom de grands principes très largement obsolètes et surtout décalés par rapport à la réalité sonnante et trébuchante! Nous sommes en train d'en payer le prix et, malheureusement, celui-ci ne va faire que s'accroître vu la situation d'endettement qui est la nôtre et le carcan de l'euro qui nous étreint chaque jour un peu plus...
Je n'ai pas, par ailleurs, l'impression que ceux qui nous gouvernent aient une pleine conscience de tout ceci... je finis par croire qu'ils sont enfermés dans une sorte de déni de la réalité simplificateur et aveuglant! Et avec la présidence étincellante actuelle, nous sommes certains d'être sauvés...
Je ne vis pas d'amour et d'eau fraiche (c'est tellement facile, ce genre d'argument), je m'interesse à l'économie car mon premier post indiquait que je m'inquiéitais de voir ttes les usines partir
mais la question à se poser est simple : pourquoi toutes ces usines partent-elles dans des contrées plutôt lointaines?
On ne peut pas souhaiter à la fois payer les produits moins chers - le moins cher possible, devrais-je même dire - et continuer à les produire chez nous avec le coût du travail qui est le nôtre... comment se sortir de la quadrature du cercle? En fermant nos fontrières comme certains le proclament... ou peut-être envisager les choses sous d'autres angles?
Il faudrait toutefois que la possibilité d'en débattre sérieusement existe, avec de solides arguments en évitant les attaques de personnes qui ne mènent nulle part - et si nous avions de meilleurs hommes politiques... un doux rêve, n'est-ce pas?
On ne peut pas souhaiter à la fois payer les produits moins chers - le moins cher possible, devrais-je même dire - et continuer à les produire chez nous avec le coût du travail qui est le nôtre... comment se sortir de la quadrature du cercle? En fermant nos fontrières comme certains le proclament... ou peut-être envisager les choses sous d'autres angles?
Il faudrait toutefois que la possibilité d'en débattre sérieusement existe, avec de solides arguments en évitant les attaques de personnes qui ne mènent nulle part - et si nous avions de meilleurs hommes politiques... un doux rêve, n'est-ce pas?
@ FL
alors si vous vous intéressez à ne pas voir partir nos usines, cela devrait être évident pour vous qu'il importe surtout de faire une bonne économie.
Et une bonne économie, ce n'est certainement pas une économie dirigée par l'état qui veut ménager la chèvre et le choux pour des raisons électoralistes. C'est supprimer la plupart des lois qui ne servent à rien et qui brident la libre-entreprise. Laisser faire la société civile. C'est ce que font entre autres les chinois. Vous voyez comme c'est simple.
Mais dite vous que partout où il n'y a pas d'économie, il n'y a rien.
alors si vous vous intéressez à ne pas voir partir nos usines, cela devrait être évident pour vous qu'il importe surtout de faire une bonne économie.
Et une bonne économie, ce n'est certainement pas une économie dirigée par l'état qui veut ménager la chèvre et le choux pour des raisons électoralistes. C'est supprimer la plupart des lois qui ne servent à rien et qui brident la libre-entreprise. Laisser faire la société civile. C'est ce que font entre autres les chinois. Vous voyez comme c'est simple.
Mais dite vous que partout où il n'y a pas d'économie, il n'y a rien.
@ Daredevil
Mais la réponse est évidente : les usines partent parce que meme si on rertire ttes les charges sociales fiscales qui existent en France, le cout sera 10 fois supérieur à celui de la chine. La bataille est perdue d'avance. On va se retrouver ds une grande friche indusrielle, ce n'est que le début. La GB où la liberté d'entreprise et les charges sont sans commune mesure avec la France, n'a plus une seule usine.
C'est vrai qu'on a des produits moins chers (et merdiques) mais on a aussi plein de pbmes sociaux diu au chomage : alcoolisme, violence , désespoir mais bon tant que les chinois ont leur croissance à 2 chiffres
Mais la réponse est évidente : les usines partent parce que meme si on rertire ttes les charges sociales fiscales qui existent en France, le cout sera 10 fois supérieur à celui de la chine. La bataille est perdue d'avance. On va se retrouver ds une grande friche indusrielle, ce n'est que le début. La GB où la liberté d'entreprise et les charges sont sans commune mesure avec la France, n'a plus une seule usine.
C'est vrai qu'on a des produits moins chers (et merdiques) mais on a aussi plein de pbmes sociaux diu au chomage : alcoolisme, violence , désespoir mais bon tant que les chinois ont leur croissance à 2 chiffres
@ liberalisateur
laisser faire la sté civile en Chine?? c'est une blague. Est ce que oui ou non , on pourrait avoir de tels blogs que celui ci en Chine, avec une absolue totale liberté d'expression (que l'on soit d'accord ou pas)?? franchement, qu'en pensez vous, Oui ou Non?
laisser faire la sté civile en Chine?? c'est une blague. Est ce que oui ou non , on pourrait avoir de tels blogs que celui ci en Chine, avec une absolue totale liberté d'expression (que l'on soit d'accord ou pas)?? franchement, qu'en pensez vous, Oui ou Non?
Freddy,
Le cas de la Chine est complexe. Je serai plus mesuré que vous, travaillant avec des universités chinoises avec lesquelles nous pouvons faire des choses encore impossible en France. Pour provoquer, on pourrait dire que la Chine est apparemment une dictature (avec nos critères français) de la même manière que la France est apparamment une démocratie. En France on est libre de désigner des hommes politiques qui n'ont le pouvoir de rien faire...en effet, nous pouvons créer des blogs et nous exprimer. c'est bien, mais c'est un exutoire aussi pour le pouvoir en place. Finalement, quelle belle jambe de prêcher dans le désert et cela désamorce toute réelle contestation. Toute le monde pousse son coup de gueule...et qu'est ce que cela change. En 15 ans, la chine a profondément changé. J'ai déjà connu des étudiants fuyant leur pays, parce qu'ils fuyaient une dictature. Les étudiants chinois sont partout dans le monde, ils ne fuient pas la Chine. certains de mes anciens étudiants chinois sont aujourd'hui traders à Pékin. Il y a une classe moyenne qui s'enrichit réellement tandis que la notre s'appauvrit. Tandis que le premier marché touristique de luxe est désormais devenu le marché des touristes chinois...alors il ne faut pas réduire la Chine à une immense fabrique-atelier qui exploite une main-d'oeuvre soumise...cela prouverait que l'on a décidément pas compris ce qui se passe autour de nous.
Le cas de la Chine est complexe. Je serai plus mesuré que vous, travaillant avec des universités chinoises avec lesquelles nous pouvons faire des choses encore impossible en France. Pour provoquer, on pourrait dire que la Chine est apparemment une dictature (avec nos critères français) de la même manière que la France est apparamment une démocratie. En France on est libre de désigner des hommes politiques qui n'ont le pouvoir de rien faire...en effet, nous pouvons créer des blogs et nous exprimer. c'est bien, mais c'est un exutoire aussi pour le pouvoir en place. Finalement, quelle belle jambe de prêcher dans le désert et cela désamorce toute réelle contestation. Toute le monde pousse son coup de gueule...et qu'est ce que cela change. En 15 ans, la chine a profondément changé. J'ai déjà connu des étudiants fuyant leur pays, parce qu'ils fuyaient une dictature. Les étudiants chinois sont partout dans le monde, ils ne fuient pas la Chine. certains de mes anciens étudiants chinois sont aujourd'hui traders à Pékin. Il y a une classe moyenne qui s'enrichit réellement tandis que la notre s'appauvrit. Tandis que le premier marché touristique de luxe est désormais devenu le marché des touristes chinois...alors il ne faut pas réduire la Chine à une immense fabrique-atelier qui exploite une main-d'oeuvre soumise...cela prouverait que l'on a décidément pas compris ce qui se passe autour de nous.
Malheureusement, la fin de la production industrielle était depuis longtemps prévisible ; d'une part parce que nous ne sommes pas un pays "neuf" où tout ou presque doit être construit, d'autre part parce qu'effectivement, nous avons un problème de coût du travail. Qu'on le veuille ou non, nous sommes en concurrence avec le reste du monde et à moins d'être la Corée du nord, ceci est inévitable...
Par ailleurs, on ne peut prétendre à fermer nos marchés aux produits étrangers (hors CEE en l'occurrence) et vouloir leur vendre nos propres produits ; le commerce, c'est l'échange... alors bien entendu, tout comme vous, je pense qu'il y a un réel déséquilibre entre eux et nous, en particulier au niveau des systèmes de protection sociale mais que faire pour corriger le tir, surtout si nous ne parvenons pas à nous entendre au niveau européen parce que certains veulent mettre une forme de protectionnisme larvé, d'autres au contraire une liberté complète de commercer?
Je me permets toutefois de constater que dans l'histoire, toutes les nations qui ont chois la fermeture des frontières pour favoriser leurs propres productions, se sont appauvries - bien entendu, on peut toujours fermer temporairement, histoire de créer des champions nationaux mais tôt ou tard, un problème de taille va se poser (taille du marché intérieur en particulier, dans notre cas).
Maintenant, il n'y a pas non plus de raisons de choisir une voie aussi extrême que celle de l'Angleterre...
Ceci étant, j'ai tendance à penser que la seule manière d'envisager l'avenir sereinement est de développer au maximum la formation mais malheureusement, cela fait bien longtemps que ce n'est plus/pas la priorité de nos gouvernants - en tout cas dans les faits!
Il ne faut pas se leurrer mais il y a parmi nos chômeurs, de nombreuses personnes qui ne retrouveront probablement jamais un travail ou passagèrement seulement - et certaines sont malheureusement impossible à employer... sauf à les (re)former de fond en comble pour les rendre aptes ; mais le souhaitent-ils et est-ce possible sans sombrer dans une forme de dictature?
La France cumule beaucoup de handicaps qui me semblent, en l'état actuel des mentalités, insurmontables... nous nous dirigeons donc lentement mais sûrement au fond du gouffre...
point d sauveur à l'horizon!
Par ailleurs, on ne peut prétendre à fermer nos marchés aux produits étrangers (hors CEE en l'occurrence) et vouloir leur vendre nos propres produits ; le commerce, c'est l'échange... alors bien entendu, tout comme vous, je pense qu'il y a un réel déséquilibre entre eux et nous, en particulier au niveau des systèmes de protection sociale mais que faire pour corriger le tir, surtout si nous ne parvenons pas à nous entendre au niveau européen parce que certains veulent mettre une forme de protectionnisme larvé, d'autres au contraire une liberté complète de commercer?
Je me permets toutefois de constater que dans l'histoire, toutes les nations qui ont chois la fermeture des frontières pour favoriser leurs propres productions, se sont appauvries - bien entendu, on peut toujours fermer temporairement, histoire de créer des champions nationaux mais tôt ou tard, un problème de taille va se poser (taille du marché intérieur en particulier, dans notre cas).
Maintenant, il n'y a pas non plus de raisons de choisir une voie aussi extrême que celle de l'Angleterre...
Ceci étant, j'ai tendance à penser que la seule manière d'envisager l'avenir sereinement est de développer au maximum la formation mais malheureusement, cela fait bien longtemps que ce n'est plus/pas la priorité de nos gouvernants - en tout cas dans les faits!
Il ne faut pas se leurrer mais il y a parmi nos chômeurs, de nombreuses personnes qui ne retrouveront probablement jamais un travail ou passagèrement seulement - et certaines sont malheureusement impossible à employer... sauf à les (re)former de fond en comble pour les rendre aptes ; mais le souhaitent-ils et est-ce possible sans sombrer dans une forme de dictature?
La France cumule beaucoup de handicaps qui me semblent, en l'état actuel des mentalités, insurmontables... nous nous dirigeons donc lentement mais sûrement au fond du gouffre...
point d sauveur à l'horizon!
à lire entre autre ses réponses aux questions que lui posent certains intervenants... je les trouve très intéressantes : qu'en pensez-vous?
enocre une analyse fort intéressante :
http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?page=1&id_message=348746626
http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?page=1&id_message=348746626
Jean Louis
Je sais qu'on peut discuter éternellement, mais je ne comprends pas que l'on puisse trouver normal, sous pretexte que c'est le libéralisme, de mettre en concurrence des entreprises avec d'autres qui ont des salaires 10 fois plus faibles et je parle bien hors charges (admettons qu'il n y ait plus aucune charge ni impot en France); la consommation n'est pas faite que de super produits technologiques qu'il nous reste à créer (qui seront tous fabriquer en Chine comme l'ipod et l'iphone), on ne peut pas former que des ingénieurs. Il faut bein des usines basiques avec des emplois simples (ds lesquels les employés sont qd meme heureux).
Je pense qu'on ne peut pas comprendre les dégats que cela entraine tant qu'on ne l'a pas vécu ou qu'on ne risque pas de le vivre. Vous pouvez me répondre qu'il faut évoluer , qu'il n y a plus de conducteurs de dilligence (comme dirait Laure Allibert) sauf qu'il y a encore une réserve de 500 ou 600 millions de chinois à employer et autant d'indiens et qu'ils peuvent occuper tous les postes de manufacture quelconque : un jour vous pourrez importer des maisons fabriquées en Chine.
J'apprécie toujours vos billets et je suis d'accord pour qu'il y ait une forte diminution de l'état ds notre vie.
Mais j'ajouterai que vous faites partie des gens qui ne risquent jamais de souffrir d'une telle concurrence, (on ne peut pas ouvrir une fac en face de la votre avec des profs 10 fois moins payés).
il y a la théorie et la pratique
Cordialement
Je sais qu'on peut discuter éternellement, mais je ne comprends pas que l'on puisse trouver normal, sous pretexte que c'est le libéralisme, de mettre en concurrence des entreprises avec d'autres qui ont des salaires 10 fois plus faibles et je parle bien hors charges (admettons qu'il n y ait plus aucune charge ni impot en France); la consommation n'est pas faite que de super produits technologiques qu'il nous reste à créer (qui seront tous fabriquer en Chine comme l'ipod et l'iphone), on ne peut pas former que des ingénieurs. Il faut bein des usines basiques avec des emplois simples (ds lesquels les employés sont qd meme heureux).
Je pense qu'on ne peut pas comprendre les dégats que cela entraine tant qu'on ne l'a pas vécu ou qu'on ne risque pas de le vivre. Vous pouvez me répondre qu'il faut évoluer , qu'il n y a plus de conducteurs de dilligence (comme dirait Laure Allibert) sauf qu'il y a encore une réserve de 500 ou 600 millions de chinois à employer et autant d'indiens et qu'ils peuvent occuper tous les postes de manufacture quelconque : un jour vous pourrez importer des maisons fabriquées en Chine.
J'apprécie toujours vos billets et je suis d'accord pour qu'il y ait une forte diminution de l'état ds notre vie.
Mais j'ajouterai que vous faites partie des gens qui ne risquent jamais de souffrir d'une telle concurrence, (on ne peut pas ouvrir une fac en face de la votre avec des profs 10 fois moins payés).
il y a la théorie et la pratique
Cordialement
Freddy,
Pardonnez moi de vous dire que l'on peut trouver décliner à l'infini la notion de concurrence déloyale. Je le répète, les allemands s'en sortent mieux que nous et pourtant les salaires y sont plus élevés que chez nous. Quand on se rend dans les pays pauvres, de leur côté ils disent qu'ils ne peuvent pas faire le poids face aux pays riches...
Quant à votre remarque sur l'université, alors si vous croyez qu'il n'y a pas de concurrence. Là aussi nous avons à faire à un véritable marché ; et les collègues qui ne réagissent pas voient leurs amphis se vider, se qui entraînent des suppressions de poste, ce qui est le cas chez nous en économie comme en science. A Perpignan, nous avons la concurrence de TOulouse, Monptellier, Barcelone et les poles universitaires. Aujoutez- les écoles de commerce...
Alors soit je pleure sur mon sort en disant que la concurrence avec l'université de TOulouse est déloyale. Soit je me bouge, je trouve un créneau et je me développe...Ce que je fais précisément. Du coup, c'est l'université de Montpellier et d'AIx-Marseille qui font aussi appel à mes services.
PAr ailleurs, je crée aussi des formations dans le privé en tant que consultant, anticipant une possible diparition à terme des universités publiques...
Pardonnez moi de vous dire que l'on peut trouver décliner à l'infini la notion de concurrence déloyale. Je le répète, les allemands s'en sortent mieux que nous et pourtant les salaires y sont plus élevés que chez nous. Quand on se rend dans les pays pauvres, de leur côté ils disent qu'ils ne peuvent pas faire le poids face aux pays riches...
Quant à votre remarque sur l'université, alors si vous croyez qu'il n'y a pas de concurrence. Là aussi nous avons à faire à un véritable marché ; et les collègues qui ne réagissent pas voient leurs amphis se vider, se qui entraînent des suppressions de poste, ce qui est le cas chez nous en économie comme en science. A Perpignan, nous avons la concurrence de TOulouse, Monptellier, Barcelone et les poles universitaires. Aujoutez- les écoles de commerce...
Alors soit je pleure sur mon sort en disant que la concurrence avec l'université de TOulouse est déloyale. Soit je me bouge, je trouve un créneau et je me développe...Ce que je fais précisément. Du coup, c'est l'université de Montpellier et d'AIx-Marseille qui font aussi appel à mes services.
PAr ailleurs, je crée aussi des formations dans le privé en tant que consultant, anticipant une possible diparition à terme des universités publiques...
Je comprends bien votre point de vue, Freddy, mais croyez-vous un seul instant qu'il puisse en aller autrement? A moins de choisir la voie des pays communistes - sans aller jusqu'à la Corée du nord...
Tout le problème vient de l'incompétence de l'ensemble de nos politiques qui ne s'intéressent pas à la chose économique sinon dans une optique électorale uniquement! Et avec le poids des lobbys comme l'a très bien fait remarquer F. Boizard, ils se trouvent pris au piège de la politique à court terme - la pire...
Je n'en vois aucun - depuis des décennies - qui ait une vision globale et surtout fasse preuve de recul... c'est sans aucun doute la raison de notre déclin.
Maintenant, n'est-ce pas aussi lié au poids des âges de notre vieille société?
Tout le problème vient de l'incompétence de l'ensemble de nos politiques qui ne s'intéressent pas à la chose économique sinon dans une optique électorale uniquement! Et avec le poids des lobbys comme l'a très bien fait remarquer F. Boizard, ils se trouvent pris au piège de la politique à court terme - la pire...
Je n'en vois aucun - depuis des décennies - qui ait une vision globale et surtout fasse preuve de recul... c'est sans aucun doute la raison de notre déclin.
Maintenant, n'est-ce pas aussi lié au poids des âges de notre vieille société?
Un accès direct aux liens proposé par daredevil2007
analyse intéressante
jpchevallier
Pour faire cela, on fait ceci ainsi...
{a href="http://www.j"}le texte visible{/a}
en remplaçant les accolades {} par les symboles supérieur à et inférieur à.
analyse intéressante
jpchevallier
Pour faire cela, on fait ceci ainsi...
{a href="http://www.j"}le texte visible{/a}
en remplaçant les accolades {} par les symboles supérieur à et inférieur à.
Le mal français est très profond : la France est la dernière véritable monarchie d'Europe. On y a une conception sacrée du pouvoir qui est typique d'une monarchie.
Faisons un détour chez nos voisins d'outre-Manche.
M. Thatcher a réussi ses réformes parce qu'elle a appliqué les leçons de la micropolitique : identifier et mettre en avant les gagnants des réformes, identifier et acheter, ou diviser, les perdants des réformes.
Mais pour faire ainsi, il faut une conception très humble de la politique : le pouvoir politique n'est qu'une force parmi d'autres dans la société, il faut composer avec ces forces, les séduire, les acheter, les contourner.
Les Français, politiciens en tête, ont une conception tout autre du pouvoir politique.
La politique surplombe, domine, la société.
Comme Dieu, le roi, pardon, le gouvernement, est infiniment bon et généreux et se sacrifie pour le bien de ses sujets. Si il échoue, c'est erreur d'application ou de communication, mais nullement de conception ou d'intention.
Il est évident qu'avec une telle idée divine du pouvoir, le gouvernement donne toujours l'impression de «passer en force», ce qui entraine généralement une retraite précipitée, et rien n'avance.
Le cas des chauffeurs de taxi est typique : il était tout à fait possible de libéraliser les taxis sans trop heurter les taxis établis, par exemple en divisant les licences existantes en sous-licences cessibles.
Mais il aurait alors fallu entrer dans des discussions de marchands de tapis indignes du pouvoir en majesté, souverain, tel qu'il est conçu en France.
De plus, un tel comportement suppose un minutieux travail préparatoire absolument en-dessous de la dignité de notre nouvelle noblesse, les énarques.
Tout ceci fait que, lorsque le gouvernement a tenté une telle démarche, pour la réforme des régimes de retraite privilégiés, il a échoué.
Mal préparé, peu sûr de ses conceptions, au lieu d'imposer comme à l'habitude, il a tellement cédé qu'il n'y a plus aucun gain à la réforme.
Faisons un détour chez nos voisins d'outre-Manche.
M. Thatcher a réussi ses réformes parce qu'elle a appliqué les leçons de la micropolitique : identifier et mettre en avant les gagnants des réformes, identifier et acheter, ou diviser, les perdants des réformes.
Mais pour faire ainsi, il faut une conception très humble de la politique : le pouvoir politique n'est qu'une force parmi d'autres dans la société, il faut composer avec ces forces, les séduire, les acheter, les contourner.
Les Français, politiciens en tête, ont une conception tout autre du pouvoir politique.
La politique surplombe, domine, la société.
Comme Dieu, le roi, pardon, le gouvernement, est infiniment bon et généreux et se sacrifie pour le bien de ses sujets. Si il échoue, c'est erreur d'application ou de communication, mais nullement de conception ou d'intention.
Il est évident qu'avec une telle idée divine du pouvoir, le gouvernement donne toujours l'impression de «passer en force», ce qui entraine généralement une retraite précipitée, et rien n'avance.
Le cas des chauffeurs de taxi est typique : il était tout à fait possible de libéraliser les taxis sans trop heurter les taxis établis, par exemple en divisant les licences existantes en sous-licences cessibles.
Mais il aurait alors fallu entrer dans des discussions de marchands de tapis indignes du pouvoir en majesté, souverain, tel qu'il est conçu en France.
De plus, un tel comportement suppose un minutieux travail préparatoire absolument en-dessous de la dignité de notre nouvelle noblesse, les énarques.
Tout ceci fait que, lorsque le gouvernement a tenté une telle démarche, pour la réforme des régimes de retraite privilégiés, il a échoué.
Mal préparé, peu sûr de ses conceptions, au lieu d'imposer comme à l'habitude, il a tellement cédé qu'il n'y a plus aucun gain à la réforme.
"Mais il aurait alors fallu entrer dans des discussions de marchands de tapis indignes du pouvoir en majesté, souverain, tel qu'il est conçu en France."
D'accord avec vous. Cependant, vu comment s'organise et fonctionne la France au travers de son mille feuilles administratif, ça m'a tout de même l'air d'un sacré système de marchand de tapis ou chaque petite corporation se voit attribuer des lois, fonctionnements personnalisées par rapport aux lois communes.
D'accord avec vous. Cependant, vu comment s'organise et fonctionne la France au travers de son mille feuilles administratif, ça m'a tout de même l'air d'un sacré système de marchand de tapis ou chaque petite corporation se voit attribuer des lois, fonctionnements personnalisées par rapport aux lois communes.
Merci pour la référence du site de JP Chevallier.
Monétarisme. Compliqué. Dur, dur.
S'accrocher aux branches.
Comprends rien.
Sauf peut être que la monnaie unique empêche les bonnes vieilles dévaluations qui trompaient leur monde et permettaient de retomber sur ses pieds en faisant baisser subrepticement le pouvoir d'achat des Français et des Italiens quand ils réclamaient qu'on le leur augmente. C'est l'inflation ma pauvre dame. C'est comme ça ; le pétrole, le cacao, le soja, le cochon chinois ; la faute aux étrangers.
Cette lecture déclenche un train de pensée sur le libéralisme.
Les banques.
Un saut en arrière dans le temps.
Vouz venez de découvrir, avec beaucoup d'autres, l'or. Une marchandise que tout le monde accepte et qui vous permet de faire des échanges indirects.
Vous avez découvert la monnaie.
Comme c'est embêtant de se promener avec un sac d'or en bandouillère vous allez le déposer à la banque. Le banquier vous donne des reçus, des billets de banques.
Vous vous servez des billets de banque pour faire vos échanges comme si c'était de l'or.
Pendant ce temps le banquier qui est malin voyant que vous ne venez pas chercher votre or le prête et touche l'intérêt.
Le banquier qui est de plus en plus malin ne sort plus l'or du coffre. Il prête des billets de banque qu'il imprime et même se contente d'écrire le prêt sur un livre et de donner un carnet de chèques à l'emprunteur.
Le banquier vient de découvrir le système monétaire à réserves - votre or et celui des copains - fractionnaires. Il y a moins de monnaie - l'or - que d'images de monnaie en circulation.
Les uns diront : escroquerie. Les autres : invention géniale.
Disons une escroquerie génialement inventive.
On saute dans le temps à l'époque moderne.
Tous ces banquiers chacun dans son coin, ça fait désordre. On régule l'escroquerie génialement inventive. Bâle nº X.
Réserves à plus de 10%?
Bravo! Brave banquier, croissance stimulée, expansion maîtrisée. Progrès. (Bon, bien sûr quelques exceptions monstrueuses par ci par là au bénéfice des gouvernements. Normal. Ils font le bien public.)
Réserves à moins de 10%?
Affreux banquier! Trente ans de prison.
JP Chevallier est libéral, il approuve. Comprenne qui pourra.
(La régulation alternative, informelle, spontanée, simple, est la faillite du banquier trop génialement inventif.)
Un autre exemple sur l'exposition grand public au mot libéral.
Vous tendez le bras, saisissez le supplément culturel d'un grand journal espagnol qui traîne sur un présentoir. Vous l'ouvrez au hasard et lisez en milieu de page en caractères gros et gras :
La mafia es el liberalismo radical. El beneficio justifica todo. Incluso matar. (Roberto Saviano auteur de Gomorra sur la Camora napolitaine, interviewé sur son livre) El Semanal ABC 23 Dec 07
Il suffit de savoir que matar = tuer, matador.
Tout ceci nous ramène au mot de fboizard. "Les libéraux parlent".
Ils auront besoin de parler longtemps.
Monétarisme. Compliqué. Dur, dur.
S'accrocher aux branches.
Comprends rien.
Sauf peut être que la monnaie unique empêche les bonnes vieilles dévaluations qui trompaient leur monde et permettaient de retomber sur ses pieds en faisant baisser subrepticement le pouvoir d'achat des Français et des Italiens quand ils réclamaient qu'on le leur augmente. C'est l'inflation ma pauvre dame. C'est comme ça ; le pétrole, le cacao, le soja, le cochon chinois ; la faute aux étrangers.
Cette lecture déclenche un train de pensée sur le libéralisme.
Les banques.
Un saut en arrière dans le temps.
Vouz venez de découvrir, avec beaucoup d'autres, l'or. Une marchandise que tout le monde accepte et qui vous permet de faire des échanges indirects.
Vous avez découvert la monnaie.
Comme c'est embêtant de se promener avec un sac d'or en bandouillère vous allez le déposer à la banque. Le banquier vous donne des reçus, des billets de banques.
Vous vous servez des billets de banque pour faire vos échanges comme si c'était de l'or.
Pendant ce temps le banquier qui est malin voyant que vous ne venez pas chercher votre or le prête et touche l'intérêt.
Le banquier qui est de plus en plus malin ne sort plus l'or du coffre. Il prête des billets de banque qu'il imprime et même se contente d'écrire le prêt sur un livre et de donner un carnet de chèques à l'emprunteur.
Le banquier vient de découvrir le système monétaire à réserves - votre or et celui des copains - fractionnaires. Il y a moins de monnaie - l'or - que d'images de monnaie en circulation.
Les uns diront : escroquerie. Les autres : invention géniale.
Disons une escroquerie génialement inventive.
On saute dans le temps à l'époque moderne.
Tous ces banquiers chacun dans son coin, ça fait désordre. On régule l'escroquerie génialement inventive. Bâle nº X.
Réserves à plus de 10%?
Bravo! Brave banquier, croissance stimulée, expansion maîtrisée. Progrès. (Bon, bien sûr quelques exceptions monstrueuses par ci par là au bénéfice des gouvernements. Normal. Ils font le bien public.)
Réserves à moins de 10%?
Affreux banquier! Trente ans de prison.
JP Chevallier est libéral, il approuve. Comprenne qui pourra.
(La régulation alternative, informelle, spontanée, simple, est la faillite du banquier trop génialement inventif.)
Un autre exemple sur l'exposition grand public au mot libéral.
Vous tendez le bras, saisissez le supplément culturel d'un grand journal espagnol qui traîne sur un présentoir. Vous l'ouvrez au hasard et lisez en milieu de page en caractères gros et gras :
La mafia es el liberalismo radical. El beneficio justifica todo. Incluso matar. (Roberto Saviano auteur de Gomorra sur la Camora napolitaine, interviewé sur son livre) El Semanal ABC 23 Dec 07
Il suffit de savoir que matar = tuer, matador.
Tout ceci nous ramène au mot de fboizard. "Les libéraux parlent".
Ils auront besoin de parler longtemps.
Jean-Louis
Je n'ai pas dit qu'il n y avit pas de concurrence ds votre métier, j'ai été clair : vous ne risquez pas d'avoir une fac qui s'installe en face de la votre avec des salaires 10 fois moins importants. (admettons qu'il n y ait plus d'Education Nationale , au moins après le bac, remplacée par la mise en place de cheque éducation et que nos chers chinois nous mette des cours par visionconf , dix fois moins chers que ceux d'un bon prof français bien réél),
sans aller vers la corée du nord, peut etre qu'un grand espace de libre échange occidental pourrait suffir, on est 1 milliard avec à peu près le meme niveau de vie
Je n'ai pas dit qu'il n y avit pas de concurrence ds votre métier, j'ai été clair : vous ne risquez pas d'avoir une fac qui s'installe en face de la votre avec des salaires 10 fois moins importants. (admettons qu'il n y ait plus d'Education Nationale , au moins après le bac, remplacée par la mise en place de cheque éducation et que nos chers chinois nous mette des cours par visionconf , dix fois moins chers que ceux d'un bon prof français bien réél),
sans aller vers la corée du nord, peut etre qu'un grand espace de libre échange occidental pourrait suffir, on est 1 milliard avec à peu près le meme niveau de vie
@ Daredevil
Pour moi, les hommes politiques ne pensent qu'à eux. Point final et qqs soit le pays , notre malheur est qu'il y en a plus chez nous qu'ailleurs car ils ont plus de postes disponibles. Il faut nous en passer au maximum
Prenons exemple sur nos amis suisses, voilà un pays qu'aucun média (pourtant pas besoin de traducteurs) ne nous montre en exemple alors qu'ils vivent bien.les suisses savent se protéger de l'extérieur qd il le faut;)
Il faut avoir un système de votations ou de referendum et je proposerai de faire voter le budget de l'état et le budget de la sécu par référendum (après avoir reçu 3 ou 4 pages de bilan avec les différents postes, aide médicale aux étrangers par ex.) Ainsi chacun voterai un déficit en sachant que ses enfants qui l'accompagnent joyeusement au bureau de vote devront payer les dettes, les mentalités changeront et on arrivera vite à l'équilibre.
Pour moi, les hommes politiques ne pensent qu'à eux. Point final et qqs soit le pays , notre malheur est qu'il y en a plus chez nous qu'ailleurs car ils ont plus de postes disponibles. Il faut nous en passer au maximum
Prenons exemple sur nos amis suisses, voilà un pays qu'aucun média (pourtant pas besoin de traducteurs) ne nous montre en exemple alors qu'ils vivent bien.les suisses savent se protéger de l'extérieur qd il le faut;)
Il faut avoir un système de votations ou de referendum et je proposerai de faire voter le budget de l'état et le budget de la sécu par référendum (après avoir reçu 3 ou 4 pages de bilan avec les différents postes, aide médicale aux étrangers par ex.) Ainsi chacun voterai un déficit en sachant que ses enfants qui l'accompagnent joyeusement au bureau de vote devront payer les dettes, les mentalités changeront et on arrivera vite à l'équilibre.
Ce que dit JP Chevallier n'est pas si difficile à comprendre ; il faut juste lire ses précédents billets...
A propos de l'euro, il pense tout simplement que le système - comme celui de Brenton woods - ne pourra pas tenir sur la durée à cause du différentiel qui existe en la France et l'Allemagne ( et l'Italie du côté de la France)...
Cela nous promet des lendemains peu enchanteurs...
Pour faire simple, la monnaie a été créée parce qu'il est beaucoup plus aisé de déplacer avec des pièces ou des billets (ou d'autres moyens équivalents) que de transporter les marchandises que l'on fabrique avec soi... cela a bien sûr créé des intermédiaires mais comment aurait-on pu faire autrement?
En ce qui concerne la Suisse, c'est un petit pays qui est puissant économiquement mais ne représente que bien peu politiquement... et puis il fonctionne sur un modèle fédéral! La France, non! Ce n'est pas notre tradition et je ne crois pas un instant que cela le devienne, du moins dans un avenir immédiat - on ne se débarrasse pas des traditions comme ça...
Je pense que notre problème vient en grande partie du cumul des mandats et du fait que beaucoup de politiques sont issus des mêmes moules de la fonction publique ce qui créé des coteries qui finisse par nuire à l'intérêt général (le plus souvent) parce qu'un membre de celle-ci va toujours essayer de placer ses camarades de promo en priorité! On retrouve d'une manière un peu différente certes par rapport à avant la révolution une tendance à centraliser le pouvoir entre seulement quelques mains...
En l'état actuel de la situation, je ne vois pas très bien comment tout ceci pourra changer... malheureusement!
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A propos de l'euro, il pense tout simplement que le système - comme celui de Brenton woods - ne pourra pas tenir sur la durée à cause du différentiel qui existe en la France et l'Allemagne ( et l'Italie du côté de la France)...
Cela nous promet des lendemains peu enchanteurs...
Pour faire simple, la monnaie a été créée parce qu'il est beaucoup plus aisé de déplacer avec des pièces ou des billets (ou d'autres moyens équivalents) que de transporter les marchandises que l'on fabrique avec soi... cela a bien sûr créé des intermédiaires mais comment aurait-on pu faire autrement?
En ce qui concerne la Suisse, c'est un petit pays qui est puissant économiquement mais ne représente que bien peu politiquement... et puis il fonctionne sur un modèle fédéral! La France, non! Ce n'est pas notre tradition et je ne crois pas un instant que cela le devienne, du moins dans un avenir immédiat - on ne se débarrasse pas des traditions comme ça...
Je pense que notre problème vient en grande partie du cumul des mandats et du fait que beaucoup de politiques sont issus des mêmes moules de la fonction publique ce qui créé des coteries qui finisse par nuire à l'intérêt général (le plus souvent) parce qu'un membre de celle-ci va toujours essayer de placer ses camarades de promo en priorité! On retrouve d'une manière un peu différente certes par rapport à avant la révolution une tendance à centraliser le pouvoir entre seulement quelques mains...
En l'état actuel de la situation, je ne vois pas très bien comment tout ceci pourra changer... malheureusement!
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