2008-02-10
Les chauffeurs de taxi ont retrouvé le sourire !

« Ma France, c’est celle de tous ceux qui ne croient plus à la politique parce qu’elle leur a si souvent menti. Je veux leur dire : aidez-moi à rompre avec la politique qui vous a déçus pour renouer avec l’espérance ».
Nicolas Sarkozy, discours prononcé le 14 janvier 2007, porte de Versailles à Paris.
Dans la France d’avant, le gouvernement a retiré une loi (CPE) sous la pression de la rue. Dans la France d’après, le gouvernement retire un projet de projet de loi sous la pression de la rue embouteillée par les chauffeurs de taxi en colère. Dans mon département, les taxis ont bloqué la frontière espagnole, provoquant un bouchon de plus de 10 km alors que la député-Maire UMP de Canet-en-Roussillon, Arlette Franco, prenait la défense des taxis et coiffeurs…
Cet aveu d’impuissance peut avoir des conséquences dramatiques après seulement 9 mois de gouvernement. On ne peut pas sans cesse remettre à demain ce qu’on ne fait pas le plus vite possible. Mais voilà, les municipales arrivent à grands pas. Finalement, on a transformé le septennat en quinquennat pour sortir de l’immobilisme, mais la perspective d’élections ajoutée à la tyrannie des sondages d’opinion neutralise toute action politique d’envergure.
Les français ont eu toute l’année 2007 pour confronter des programmes, faire des choix et désigner un nouveau président. Le gouvernement désormais installé ne peut pas se contenter de créer des commissions et rédiger des rapports aussitôt enterrés à la moindre manifestation de colère. La réflexion aussi utile et nécessaire soit-elle ne peut être un substitut à l’action.
De leur côté, les chauffeurs de taxi ont retrouvé le sourire. Ils ont gagné en faisant plier le gouvernement. Un peuple est vainqueur quand il fait plier le gouvernement d’un autre pays dont les intentions sont clairement hostiles. Mais un peuple est rarement vainqueur quand il fait plier en l’affaiblissant son propre gouvernement, surtout si c’est le gouvernement qu’il vient de mettre au pouvoir. De leur côté, les députés ne doivent pas oublier qu’ils sont d’abord les représentants du peuple français avant d’être les défenseurs de telle ou telle corporation. Pendant que chaque profession montre ses muscles, la France que l’on croyait de retour est la risée du monde entier.
Car ce que les chauffeurs de taxi ne voient pas - ou ne veulent pas voir, comme tous ceux qui ne veulent pas voir au-delà de leurs propres intérêts catégoriels -, c’est qu’ils contribuent ainsi à condamner dans l’œuf toute réforme. Collectivement, nous sommes tous perdants à mettre en selle un gouvernement que l’on condamne dès le début au paraître et à l’immobilisme. En mettant au pouvoir des hommes sans pouvoir, on ridiculise nos propres institutions.
La profession des chauffeurs de taxi français est protégée de la concurrence, instituant un monopole par la réglementation qui finit par se retourner contre eux. Les arguments des chauffeurs de taxi ne sont pas recevables même si les motifs sont compréhensibles. Comme toute corporation bien organisée, les chauffeurs de taxi sont motivés par des objectifs protectionnistes car la demande de réglementation est une forme déguisée de protectionnisme intérieur qui joue à l’avantage de ceux qui sont déjà installés dans le secteur. Mais comme tout protectionnisme, ces barrières étouffent et neutralisent tous les processus qui nourrissent la croissance des secteurs concernés. La révolution française a abolit des corporations que l’Etat jacobin s’est empressé de remettre en selle. Ces corporations ont conduit à la perte la monarchie absolue comme elles conduiront à l’implosion de l’Etat central.
Partout dans le monde, les activités de service sont en plein développement. Chez nous, elles stagnent parce que les entreprises installées s’abritent derrière des barrières qui ont pour effet de briser l’expansion même de leurs activités. Dans ce contexte de stagnation, les professionnels se tournent vers l’Etat pour demander une protection de leur part de marché afin de les figer à l’aide de la loi, ce qui revient à détourner l’appareil législatif de sa fonction première et légitime. Les professionnels du secteur ne voient pas que le nombre de clients ne progresse plus en raison même de toutes ces réglementations qui accroissent le coût des prestations qui sera supporté au final par le client.
Dans les années 80, le développement des banques françaises a été pénalisé par une réglementation franco-française qui a empêché les banques françaises d’atteindre les tailles critiques pour survivre dans la concurrence internationale. Nous avons pu rattraper notre retard en ce domaine en intégrant un marché bancaire et financier européen dans le cadre de l’intégration européenne qui a nécessité un processus initial de déréglementation à l’échelle nationale. Ce ne fut pas pour autant une absence de réglementation mais plutôt l’adoption des mêmes règles qui gouvernent la finance à l’échelle mondiale (Accor de Bâle).
On observe le même phénomène dans les activités touristiques où peu à peu les tour-opérateurs français passent sous le contrôle des grands groupes touristiques allemands ou anglais parce que nous n’avons pas su adapter notre réglementation nationale dans un secteur dont les règles sont désormais mondiales. De la même manière, une réglementation inadaptée aux réalités de notre temps empêche l’émergence de grandes fondations (qui peuvent financer les universités, les laboratoires de recherche, les musées comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde) ou de fonds de pensions dans la gestion des retraites. Ce blocage d’origine institutionnel nous condamne à prendre du retard dans le secteur stratégique des activités financières.
Nicolas Sarkozy, discours prononcé le 14 janvier 2007, porte de Versailles à Paris.
Dans la France d’avant, le gouvernement a retiré une loi (CPE) sous la pression de la rue. Dans la France d’après, le gouvernement retire un projet de projet de loi sous la pression de la rue embouteillée par les chauffeurs de taxi en colère. Dans mon département, les taxis ont bloqué la frontière espagnole, provoquant un bouchon de plus de 10 km alors que la député-Maire UMP de Canet-en-Roussillon, Arlette Franco, prenait la défense des taxis et coiffeurs…
Cet aveu d’impuissance peut avoir des conséquences dramatiques après seulement 9 mois de gouvernement. On ne peut pas sans cesse remettre à demain ce qu’on ne fait pas le plus vite possible. Mais voilà, les municipales arrivent à grands pas. Finalement, on a transformé le septennat en quinquennat pour sortir de l’immobilisme, mais la perspective d’élections ajoutée à la tyrannie des sondages d’opinion neutralise toute action politique d’envergure.
Les français ont eu toute l’année 2007 pour confronter des programmes, faire des choix et désigner un nouveau président. Le gouvernement désormais installé ne peut pas se contenter de créer des commissions et rédiger des rapports aussitôt enterrés à la moindre manifestation de colère. La réflexion aussi utile et nécessaire soit-elle ne peut être un substitut à l’action.
De leur côté, les chauffeurs de taxi ont retrouvé le sourire. Ils ont gagné en faisant plier le gouvernement. Un peuple est vainqueur quand il fait plier le gouvernement d’un autre pays dont les intentions sont clairement hostiles. Mais un peuple est rarement vainqueur quand il fait plier en l’affaiblissant son propre gouvernement, surtout si c’est le gouvernement qu’il vient de mettre au pouvoir. De leur côté, les députés ne doivent pas oublier qu’ils sont d’abord les représentants du peuple français avant d’être les défenseurs de telle ou telle corporation. Pendant que chaque profession montre ses muscles, la France que l’on croyait de retour est la risée du monde entier.
Car ce que les chauffeurs de taxi ne voient pas - ou ne veulent pas voir, comme tous ceux qui ne veulent pas voir au-delà de leurs propres intérêts catégoriels -, c’est qu’ils contribuent ainsi à condamner dans l’œuf toute réforme. Collectivement, nous sommes tous perdants à mettre en selle un gouvernement que l’on condamne dès le début au paraître et à l’immobilisme. En mettant au pouvoir des hommes sans pouvoir, on ridiculise nos propres institutions.
La profession des chauffeurs de taxi français est protégée de la concurrence, instituant un monopole par la réglementation qui finit par se retourner contre eux. Les arguments des chauffeurs de taxi ne sont pas recevables même si les motifs sont compréhensibles. Comme toute corporation bien organisée, les chauffeurs de taxi sont motivés par des objectifs protectionnistes car la demande de réglementation est une forme déguisée de protectionnisme intérieur qui joue à l’avantage de ceux qui sont déjà installés dans le secteur. Mais comme tout protectionnisme, ces barrières étouffent et neutralisent tous les processus qui nourrissent la croissance des secteurs concernés. La révolution française a abolit des corporations que l’Etat jacobin s’est empressé de remettre en selle. Ces corporations ont conduit à la perte la monarchie absolue comme elles conduiront à l’implosion de l’Etat central.
Partout dans le monde, les activités de service sont en plein développement. Chez nous, elles stagnent parce que les entreprises installées s’abritent derrière des barrières qui ont pour effet de briser l’expansion même de leurs activités. Dans ce contexte de stagnation, les professionnels se tournent vers l’Etat pour demander une protection de leur part de marché afin de les figer à l’aide de la loi, ce qui revient à détourner l’appareil législatif de sa fonction première et légitime. Les professionnels du secteur ne voient pas que le nombre de clients ne progresse plus en raison même de toutes ces réglementations qui accroissent le coût des prestations qui sera supporté au final par le client.
Dans les années 80, le développement des banques françaises a été pénalisé par une réglementation franco-française qui a empêché les banques françaises d’atteindre les tailles critiques pour survivre dans la concurrence internationale. Nous avons pu rattraper notre retard en ce domaine en intégrant un marché bancaire et financier européen dans le cadre de l’intégration européenne qui a nécessité un processus initial de déréglementation à l’échelle nationale. Ce ne fut pas pour autant une absence de réglementation mais plutôt l’adoption des mêmes règles qui gouvernent la finance à l’échelle mondiale (Accor de Bâle).
On observe le même phénomène dans les activités touristiques où peu à peu les tour-opérateurs français passent sous le contrôle des grands groupes touristiques allemands ou anglais parce que nous n’avons pas su adapter notre réglementation nationale dans un secteur dont les règles sont désormais mondiales. De la même manière, une réglementation inadaptée aux réalités de notre temps empêche l’émergence de grandes fondations (qui peuvent financer les universités, les laboratoires de recherche, les musées comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde) ou de fonds de pensions dans la gestion des retraites. Ce blocage d’origine institutionnel nous condamne à prendre du retard dans le secteur stratégique des activités financières.
C’est aussi ce drame qui se joue sous nos yeux dans le secteur des taxis. Finance, transport urbain, tourisme…toutes ces activités de service grandement sophistiquées figurent parmi la liste des secteurs dans lesquels se jouera l’avenir des pays développés alors que les industries lourdes ou classiques basculent dans les pays émergents. L’Angleterre comme l’Irlande doivent leur renouveau dans cette mutation réussie qui leur a permis de quitter les activités industrielles traditionnelles pour se projeter dans les activités tertiaires nouvelles.
Le rapport Attali a mis le doigt sur un problème réel qui sonne comme une insupportable vérité aux pays des clochers : toute réglementation trop lourde et rigide est de nature à empêcher la mutation et l’adaptation sans lesquelles aucune organisation humaine ne peut survivre.
Comments:
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Nous n'aurons pas en France notre coup de pouce libéralisateur. Si pour les USA, le bras de fer s'est fait avec les aiguilleurs du ciel, pour l'Angleterre avec les mineurs, nous, cela aurait pu se passer avec les taxis. Mais reculade ! Comment peut-il en être autrement avec un Sarko qui se présente en pompier des causes perdus ?
Texte très juste, rien à y ajouter si ce n'est que l'on ne peut espérer de réformes de la part de nos politiques tant qu'ils seront assis - pour l'immense majorité - sur des prébendes qui leur lient les mains et les condamnent à l'inaction!
Ce qui compte avant tout, c'est la protection de leur mandat et sa pérennité ; la prise de risques ne peut donc , clairement, faire partie de leur langage...
Ce qui compte avant tout, c'est la protection de leur mandat et sa pérennité ; la prise de risques ne peut donc , clairement, faire partie de leur langage...
Lors des prochaines élections les français peuvent exprimer leur déception.
Un certain nombre de maires sont aussi députés, pour ne pas dire la plupart. Ce serait trop facile pour tous ceux qui portent l'étiquette UMP que de demander de ne pas mélanger les genres et de nous dire que nous ne sommes pas ici au niveau national, mais purement local.
Ces hommes et ces femmes qui ont accepté d'aller "à la soupe" et de faire les godillots sur les bancs de l'assemblée ou encore à Versailles, ils savent très bien que ce faisant ils violent le mandat que leur ont donné leurs électeurs. Qu'ils continuent à "satisfaire" celui qui leur donne leurs investitures mais qu'ils ne viennent pas se plaindre d'avoir été mis dans la même charrette que lui.
Il va leur falloir prendre leurs responsabilités et quand c'est d'évidence qu'il leur faudrait se désolidariser d'une présidence qui part en vrille et qui ne représente que de moins en moins la France sur tous les plans, qu'ils ne viennent pas nous dire qu'ils sont aux ordres.
Si ce n'est pas sur tous ces représentants du peuple qu'il faut compter pour nous sortir de ce bourbier, sur quoi alors ? A quoi servent-ils ? Et si ce ne qu'une claque, c'est une claque vraiment trop cher payée.
Un certain nombre de maires sont aussi députés, pour ne pas dire la plupart. Ce serait trop facile pour tous ceux qui portent l'étiquette UMP que de demander de ne pas mélanger les genres et de nous dire que nous ne sommes pas ici au niveau national, mais purement local.
Ces hommes et ces femmes qui ont accepté d'aller "à la soupe" et de faire les godillots sur les bancs de l'assemblée ou encore à Versailles, ils savent très bien que ce faisant ils violent le mandat que leur ont donné leurs électeurs. Qu'ils continuent à "satisfaire" celui qui leur donne leurs investitures mais qu'ils ne viennent pas se plaindre d'avoir été mis dans la même charrette que lui.
Il va leur falloir prendre leurs responsabilités et quand c'est d'évidence qu'il leur faudrait se désolidariser d'une présidence qui part en vrille et qui ne représente que de moins en moins la France sur tous les plans, qu'ils ne viennent pas nous dire qu'ils sont aux ordres.
Si ce n'est pas sur tous ces représentants du peuple qu'il faut compter pour nous sortir de ce bourbier, sur quoi alors ? A quoi servent-ils ? Et si ce ne qu'une claque, c'est une claque vraiment trop cher payée.
Et bien, moi je suis content qu'ils aient gagné les chauffeurs de Taxi. Ils ont enterré le plan Attali dont l'une des grandes propositions était l'augmentation de l'immigration.
Plutôt d'accord avec JLC, néanmoins on peut comprendre la colère d'une profession qui a massivement voté pour un candidat qui la trahit à la première occasion.
Je suis pour la fin des privilèges et corporations, y compris dans mon milieu médical où les prix bloqués sont une aberration, et où il est interdit pour cause de non confraternité de jouer sur les prix les prix pour favoriser sa "boutique", mais passons...
C'est vrai qu'on aurait aimé un gouvernement qui ne fasse pas la politique du concurrent, et qui commence d'abord par tailler des coupes claires dans ses propres administrations : demander des sacrifices à ceux qui vous ont élu, et garantir toujours plus aux "protégés", cela devient vraiment trop insupportable aux yeux des "petits".
Que le gouvernement fasse la politique de ceux qui l'ont élu, point barre !
Je suis pour la fin des privilèges et corporations, y compris dans mon milieu médical où les prix bloqués sont une aberration, et où il est interdit pour cause de non confraternité de jouer sur les prix les prix pour favoriser sa "boutique", mais passons...
C'est vrai qu'on aurait aimé un gouvernement qui ne fasse pas la politique du concurrent, et qui commence d'abord par tailler des coupes claires dans ses propres administrations : demander des sacrifices à ceux qui vous ont élu, et garantir toujours plus aux "protégés", cela devient vraiment trop insupportable aux yeux des "petits".
Que le gouvernement fasse la politique de ceux qui l'ont élu, point barre !
Oui, en effet on peut exprimer sa déception lors des prochaines élections, mais je ne crois pas que cela sera interprété comme une volonté de libéraliser la société française. Bien au contraire, les étatistes de tous poils y verront là le moyen de remettre en question les premiers pas hésitants de remise en cause de notre système (la réforme de la retraite des cheminots, l'abandon progressif des trente-cinq heures...).
Si Sarkozy échoue, le libéralisme n'aura rien à y gagner.
Maintenant on ne peut pas nier que le moment pour demander à tous les français de faire des sacrifices est mal choisi avec une crise financière qui se profile à l'horizon et un président qui vient d'augmenter sa rémunération.
Au moment de la révolution française seule une petite minorité avait beaucoup à perdre tandis que la majorité avait tout à gagner au changement. Les intellectuels de ce temps avaient fait leur travail préparatoire, les esprits étaient prêts.
Aujourd'hui la situation est différente, une grande partie de la population bénéficie de plus ou moins de privilèges ou d'avantages et je pense que nos concitoyens ne sont pas prêts à perdre le peu qu'ils ont sans être surs de gagner plus en échange.
L'Histoire serait-elle en train de se répéter? Si la noblesse française avait accepté de remettre en cause ses privilèges, peut-être serait-elle encore aujourd'hui propriétaire de ses biens comme en Angleterre ?
De plus, pour corser l’affaire, l'intelligentsia française qui est en grande majorité anti-libérale et, malgré la chute violente du modèle socialiste qui représentait encore peu l’idéal à atteindre (à ce sujet il est intéressant de constater qu'on ne fait pas trop de cas des nombreux films sur l'horreur de ce système réalisés par des cinéastes témoins directs de l'expérience socialiste), a trouvé le moyen de se réfugier dans l’alter mondialisme voir l’écologisme rouge plutôt que d’avoir le courage de remettre en cause ses convictions.
Nous avons tous à gagner au changement mais l'avenir étant toujours incertain, la défiance du peuple français envers ses élites étant toujours aussi forte, le changement ne peut être pour le moment que graduel et mesuré.
Le peuple français manque de cohésion ; chacun attend des autres de faire l'effort que lui-même ne veut pas concéder. Ainsi si les comptes sont dans le rouge, pour les uns c'est la faute à tous ces Rmistes qui ne veulent pas travailler ou pour les autres c'est la faute à tous ces nantis de riches qui préfèrent délocaliser pour accroître leurs profits...Toutes ces divisions sont les effets de la politique de redistribution, qui casse les liens directs entre les gens au profit d'une machine administrative lourde et anonyme. Ce système est lui aussi la cause de la défiance des élites envers son propre peuple ; Dans l'incapacité de faire confiance à ces salauds de riches, qui doivent leur fortune à l'exploitation des plus démunis de leurs concitoyens, pour redistribuer eux-même une partie de leurs gains, il semble donc normal de leur prélever le maximum d’argent pour le redistribuer aux plus nécessiteux, ce qui est justice. La pensée socialiste a fait son oeuvre en France, l'homme politique haut fonctionnaire justicier qui représente certainement une grande partie de notre classe politique épaulé par l'intellectuel en mal de cause noble à défendre se retrouve face à l'impasse qu'il a méticuleusement fabriquée lui-même.
M. ATTALI a présenter un rapport qui cherche à convaincre les français des bienfaits du libéralisme dans l’économie. C’est peu mais je pense que ce n’est qu’un début, avec d’un côté un nombre croissant de français qui partent travailler dans les pays anglo-saxons, et de l’autre côté un pays qui est de plus en plus distancé sur tous les domaines, on peut espérer que nos concitoyens finissent par ouvrir les yeux sur la réalité de l’efficacité de leur système. Pour moi le principal problème concerne plutôt le temps que cela va prendre, nous avons déjà perdu trop de temps.
Si Sarkozy échoue, le libéralisme n'aura rien à y gagner.
Maintenant on ne peut pas nier que le moment pour demander à tous les français de faire des sacrifices est mal choisi avec une crise financière qui se profile à l'horizon et un président qui vient d'augmenter sa rémunération.
Au moment de la révolution française seule une petite minorité avait beaucoup à perdre tandis que la majorité avait tout à gagner au changement. Les intellectuels de ce temps avaient fait leur travail préparatoire, les esprits étaient prêts.
Aujourd'hui la situation est différente, une grande partie de la population bénéficie de plus ou moins de privilèges ou d'avantages et je pense que nos concitoyens ne sont pas prêts à perdre le peu qu'ils ont sans être surs de gagner plus en échange.
L'Histoire serait-elle en train de se répéter? Si la noblesse française avait accepté de remettre en cause ses privilèges, peut-être serait-elle encore aujourd'hui propriétaire de ses biens comme en Angleterre ?
De plus, pour corser l’affaire, l'intelligentsia française qui est en grande majorité anti-libérale et, malgré la chute violente du modèle socialiste qui représentait encore peu l’idéal à atteindre (à ce sujet il est intéressant de constater qu'on ne fait pas trop de cas des nombreux films sur l'horreur de ce système réalisés par des cinéastes témoins directs de l'expérience socialiste), a trouvé le moyen de se réfugier dans l’alter mondialisme voir l’écologisme rouge plutôt que d’avoir le courage de remettre en cause ses convictions.
Nous avons tous à gagner au changement mais l'avenir étant toujours incertain, la défiance du peuple français envers ses élites étant toujours aussi forte, le changement ne peut être pour le moment que graduel et mesuré.
Le peuple français manque de cohésion ; chacun attend des autres de faire l'effort que lui-même ne veut pas concéder. Ainsi si les comptes sont dans le rouge, pour les uns c'est la faute à tous ces Rmistes qui ne veulent pas travailler ou pour les autres c'est la faute à tous ces nantis de riches qui préfèrent délocaliser pour accroître leurs profits...Toutes ces divisions sont les effets de la politique de redistribution, qui casse les liens directs entre les gens au profit d'une machine administrative lourde et anonyme. Ce système est lui aussi la cause de la défiance des élites envers son propre peuple ; Dans l'incapacité de faire confiance à ces salauds de riches, qui doivent leur fortune à l'exploitation des plus démunis de leurs concitoyens, pour redistribuer eux-même une partie de leurs gains, il semble donc normal de leur prélever le maximum d’argent pour le redistribuer aux plus nécessiteux, ce qui est justice. La pensée socialiste a fait son oeuvre en France, l'homme politique haut fonctionnaire justicier qui représente certainement une grande partie de notre classe politique épaulé par l'intellectuel en mal de cause noble à défendre se retrouve face à l'impasse qu'il a méticuleusement fabriquée lui-même.
M. ATTALI a présenter un rapport qui cherche à convaincre les français des bienfaits du libéralisme dans l’économie. C’est peu mais je pense que ce n’est qu’un début, avec d’un côté un nombre croissant de français qui partent travailler dans les pays anglo-saxons, et de l’autre côté un pays qui est de plus en plus distancé sur tous les domaines, on peut espérer que nos concitoyens finissent par ouvrir les yeux sur la réalité de l’efficacité de leur système. Pour moi le principal problème concerne plutôt le temps que cela va prendre, nous avons déjà perdu trop de temps.
Les grandes nations qui ont retrouvé le chemin d'une croissance durable et d'une prospérité saine ont entrepris les réformes dans les années 80. A ce moment, la France socialise l'économie, sous les conseils d'un certain Attali, qui théorise les nationalisations et la politique industrielle. Depuis, d'autres pays ont engagé ces réformes, devenant des pays émergents desquels on veut maintenant se protéger. Depuis 30 ans maintenant, en France, on retarde ces réformes en prétextant la conjoncture internationale, que ce n'est pas le moment. Quand on ne veut pas faire quelque chose, ce n'est jamais le bon moment...
1- en réponse à Doc : Non! On ne peut ni ne doit "comprendre" car, à partir de là, plus rien ne sera possible... Ce qui aurait dû être fait dès le départ, c'est négocier! Au lieu de cela, nos politiques se complaisent dans les feuilles de chou qui finissent au fond d'un tiroir... et puis, quand on commence à céder, c'en est terminé des réformes car on ne pourra pas refuser devant un autre lobby...
Mais, au fond, notre super président du pouvoir d'achat avait-il réellement le désir de faire des réformes? Je finis par en douter sérieusement...
2- Il ne faudrait pas demander de sacrifices aux français parce que ce n'est pas le bon moment? Mais ce n'est jamais le bon moment, justement parce que notre pays est en crise plus ou moins larvée depuis 1981 environ... et qu'il profite de l'Europe pour faire payer ses déficits par d'autres!
Finissons-en une bonne fois avec les mensonges et la gabegie : il en va de la survie de notre état!
Que se passera-t-il quand la France fera faillite - c'est à dire sous peu si rien n'est fait...
Sera-ce le "bon" moment à ce moment-là?
C'est justement parce que l'on tient ce discours depuis tant d'années que tous les gouvernements ont reculé sans exception et n'ont au final rien fait que gérer au plus court, dans la précipitation...
Pour reprendre ce que disait josick ; un politique qui au fond est resté un jacobin-interventionniste dans l'âme ne pourra même pas envisager de "libéraliser" - ceci est même un gros mot, limite une insulte, pour lui! Cela reviendrait (pour ce type de politique) à se tirer une balle dans le pied puisqu'il en viendrait à remettre en question le système dont il tire sa subsistance (cf. prébende)... comme tous les hommes politiques sortent peu ou prou du même moule, la conclusion s'impose d'elle-même... malheureusement!
Je penche clairement pour ce qui dit M. Gave dans l'interview que josick nous a fait découvrir...
La situation est très préoccupante, c'est le moins que l'on puisse dire mais elle risque de perdurer tant qu'il n'y aura pas de crises graves ou tant que l'Europe ne nous mettra pas réellement la pression (autrement qu'avec de simples injonctions!).
Mais, au fond, notre super président du pouvoir d'achat avait-il réellement le désir de faire des réformes? Je finis par en douter sérieusement...
2- Il ne faudrait pas demander de sacrifices aux français parce que ce n'est pas le bon moment? Mais ce n'est jamais le bon moment, justement parce que notre pays est en crise plus ou moins larvée depuis 1981 environ... et qu'il profite de l'Europe pour faire payer ses déficits par d'autres!
Finissons-en une bonne fois avec les mensonges et la gabegie : il en va de la survie de notre état!
Que se passera-t-il quand la France fera faillite - c'est à dire sous peu si rien n'est fait...
Sera-ce le "bon" moment à ce moment-là?
C'est justement parce que l'on tient ce discours depuis tant d'années que tous les gouvernements ont reculé sans exception et n'ont au final rien fait que gérer au plus court, dans la précipitation...
Pour reprendre ce que disait josick ; un politique qui au fond est resté un jacobin-interventionniste dans l'âme ne pourra même pas envisager de "libéraliser" - ceci est même un gros mot, limite une insulte, pour lui! Cela reviendrait (pour ce type de politique) à se tirer une balle dans le pied puisqu'il en viendrait à remettre en question le système dont il tire sa subsistance (cf. prébende)... comme tous les hommes politiques sortent peu ou prou du même moule, la conclusion s'impose d'elle-même... malheureusement!
Je penche clairement pour ce qui dit M. Gave dans l'interview que josick nous a fait découvrir...
La situation est très préoccupante, c'est le moins que l'on puisse dire mais elle risque de perdurer tant qu'il n'y aura pas de crises graves ou tant que l'Europe ne nous mettra pas réellement la pression (autrement qu'avec de simples injonctions!).
Le pire -peut-être - c'est que l'on croit dans ce pays, détenir LA vérité absolue et surtout que tant de personnes nient purement et simplement les faits bien visibles, eux!
Nous sommes dans le déni permanent et préférons rêver... comme avec l'arrivée de Miterrand en 1981 : le rêve (enfin) se réalisait... pour se briser sur la dure réalité 2 ans plus tard, après avoir vidé les caisses, bien entendu...
Nous sommes dans le déni permanent et préférons rêver... comme avec l'arrivée de Miterrand en 1981 : le rêve (enfin) se réalisait... pour se briser sur la dure réalité 2 ans plus tard, après avoir vidé les caisses, bien entendu...
Pourquoi encore écouter Attali
On ne résoud pas les problemes avec ceux qui les ont créés , c'est un basic!
En tout cas, je n'aurai jamais pensé que les chauffeurs de Taxi faisaient parti des privilégiés.
A vous lire tous, on croirait qu'il n y a que des privilégiés ds ce pays.
Pour moi les seuls privillégiés sont ceux qui ont la garantie de l'emploi à vie donc les fonctionnaires, la première des réformes est de mettre tt le monde à égalité devant le chomage.
(je laisserai cet avantage aux pompiers, aux militaires et aux policiers de terrain)
On ne résoud pas les problemes avec ceux qui les ont créés , c'est un basic!
En tout cas, je n'aurai jamais pensé que les chauffeurs de Taxi faisaient parti des privilégiés.
A vous lire tous, on croirait qu'il n y a que des privilégiés ds ce pays.
Pour moi les seuls privillégiés sont ceux qui ont la garantie de l'emploi à vie donc les fonctionnaires, la première des réformes est de mettre tt le monde à égalité devant le chomage.
(je laisserai cet avantage aux pompiers, aux militaires et aux policiers de terrain)
Oui Freddy Len,
Il faut aussi mettre tout le monde au même régime. Vous avez raison. C'était l'objectif de la réforme des universités. En donnant l'autonomie aux universités, on se rapproche de la situation qui prévaut dans toutes les universités à l'étranger. Mais voilà, les étudiants (manipulés et minoritaires) ont bloqué les facs, et la réforme a été tellement amendée, qu'il n'est plus question d'autonomie.
Alors en effet, si on recule devant les étudiants, devant les fonctionnaires, il serait injuste de ne pas reculer devant les chauffeurs de taxi...
C'est pourquoi c'est toujours un précédent fâcheux de reculer : quand on le fait une fois, on est foutu. Pour pouvoir réformer, Reagan et Thatcher ont dû tenir bon dès le début.
Il faut aussi mettre tout le monde au même régime. Vous avez raison. C'était l'objectif de la réforme des universités. En donnant l'autonomie aux universités, on se rapproche de la situation qui prévaut dans toutes les universités à l'étranger. Mais voilà, les étudiants (manipulés et minoritaires) ont bloqué les facs, et la réforme a été tellement amendée, qu'il n'est plus question d'autonomie.
Alors en effet, si on recule devant les étudiants, devant les fonctionnaires, il serait injuste de ne pas reculer devant les chauffeurs de taxi...
C'est pourquoi c'est toujours un précédent fâcheux de reculer : quand on le fait une fois, on est foutu. Pour pouvoir réformer, Reagan et Thatcher ont dû tenir bon dès le début.
Je voudrais répondre à la fois à Freddy Len et Patchan 74.
Qui a dit que le rapport ATTALI était d'inspiration libérale, si ce n'est ceux qui ne veulent pas le voir sortir en le "diabolisant". Qui se qualifie de droite et de libéral, si ce n'est Sarkozy lui-même. Mais fait-il une politique de droite et encore plus une politique libérale ? Alors à qui profiterait le "crime" de "tirer" sur Sarkozy ? A la gauche ? ou simplement à tous les étatistes qui sont justement les racines de la maladie dont souffre la France.
Donc vouloir disqualifier l'UMP, serait faire le jeu de leurs opposants qui seraient ceux de gauche. Le syllogisme serait trop beau pour eux. Si une grande partie des français ont voté pour l'UMP, c'est aussi pour commencer à tourner le dos à tous les collectivismes tel ue le monde qui avance le fait depuis plus de 20 ans. Or l'UMP et son Président nous ont mentis en prenant les costumes des anti-socialistes, car ils le sont et on le voit tous les jours, "du même bord".
Si on veut que la politique change, il faut le plus vite possible disqualifier l'UMP qui en définitive est le premier à empêcher toutes les réformes souhaitées par les français. Et que ceux qui veulent continuer à briguer des suffrages pour une vraie réforme cette fois-ci devront se regrouper sous une nouvel étendard. Celui de l'UMP est frelaté.
Quand au rapport ATTALI, la composition même de cette commission, montre bien qu'ils ne sont pas libéraux dans leur ensemble. Mais il n'empêche que leur point de vue qui n'était que de bon sens, ont fait tomber des barrières idéologiques. Ce n'est pas du libéralisme, c'est simplement la seule voie possible pour que notre croissance reparte.
Quant à l'accueil de 2 millions d'émigrés, cette commission a fait comme sur certains plans occulté dans son rapport certaines évidences. Car accueillir 2 millions d'émigrés qui devront "cotiser" puisque c'est ce que le rapport attend d'eux, cela passe par la suppression du smic et des 35h. Car sans ces deux mesures, ces gens là ne seront pas employables pour leur grande majorité, ils n'en ont pas le niveau de qualification pour avoir ces minima. Cela veut dire non pas 2 millions de "cotisants" en plus, mais 2 millions d'assistés en plus. Tout comme cette commission Attali qui s'est retrouvé sur l'évidence de modifier le statut de la fonction publique, ce qui n'apparaît pas non plus dans ce rapport.
Mais le plus important de ce rapport, c'est ce qu'en font Sarkozy-Fillion en le traitant de rapport comme les autres avant lui que l'on a enterré. Il est urgent de disqualifier l'UMP, vous dis-je !
Qui a dit que le rapport ATTALI était d'inspiration libérale, si ce n'est ceux qui ne veulent pas le voir sortir en le "diabolisant". Qui se qualifie de droite et de libéral, si ce n'est Sarkozy lui-même. Mais fait-il une politique de droite et encore plus une politique libérale ? Alors à qui profiterait le "crime" de "tirer" sur Sarkozy ? A la gauche ? ou simplement à tous les étatistes qui sont justement les racines de la maladie dont souffre la France.
Donc vouloir disqualifier l'UMP, serait faire le jeu de leurs opposants qui seraient ceux de gauche. Le syllogisme serait trop beau pour eux. Si une grande partie des français ont voté pour l'UMP, c'est aussi pour commencer à tourner le dos à tous les collectivismes tel ue le monde qui avance le fait depuis plus de 20 ans. Or l'UMP et son Président nous ont mentis en prenant les costumes des anti-socialistes, car ils le sont et on le voit tous les jours, "du même bord".
Si on veut que la politique change, il faut le plus vite possible disqualifier l'UMP qui en définitive est le premier à empêcher toutes les réformes souhaitées par les français. Et que ceux qui veulent continuer à briguer des suffrages pour une vraie réforme cette fois-ci devront se regrouper sous une nouvel étendard. Celui de l'UMP est frelaté.
Quand au rapport ATTALI, la composition même de cette commission, montre bien qu'ils ne sont pas libéraux dans leur ensemble. Mais il n'empêche que leur point de vue qui n'était que de bon sens, ont fait tomber des barrières idéologiques. Ce n'est pas du libéralisme, c'est simplement la seule voie possible pour que notre croissance reparte.
Quant à l'accueil de 2 millions d'émigrés, cette commission a fait comme sur certains plans occulté dans son rapport certaines évidences. Car accueillir 2 millions d'émigrés qui devront "cotiser" puisque c'est ce que le rapport attend d'eux, cela passe par la suppression du smic et des 35h. Car sans ces deux mesures, ces gens là ne seront pas employables pour leur grande majorité, ils n'en ont pas le niveau de qualification pour avoir ces minima. Cela veut dire non pas 2 millions de "cotisants" en plus, mais 2 millions d'assistés en plus. Tout comme cette commission Attali qui s'est retrouvé sur l'évidence de modifier le statut de la fonction publique, ce qui n'apparaît pas non plus dans ce rapport.
Mais le plus important de ce rapport, c'est ce qu'en font Sarkozy-Fillion en le traitant de rapport comme les autres avant lui que l'on a enterré. Il est urgent de disqualifier l'UMP, vous dis-je !
Hola, de mon point de vue, en France personne ne se sent réellement privilégié parce que tout le monde se compare « au grand capital » qui dirait Arlette… . Les gens se comparent à M. Belloré, Mme Betancourt, M. Pinau… et elles ne voient pas ses privilèges, elles se définissent, toutes, comme étant « les petits », c’est –à-dire objet de protection. Mais en même temps, les gens dénoncent et signalent les privilèges des autres. Il s’agit vraiment d’une question de mentalités. En Espagne, le mot « privilège » est beaucoup moins employé dans l’espace publique et dans la langue économique et surtout il n’est pas employé pour désigner une catégorie des travailleurs : les fonctionnaires. Et Dieu sait s’il y en a avec de multiples administrations.
La France n’a pas le choix. Elle doit libéraliser. En Suisse, les enseignants ne sont plus fonctionnaires. La transition s’est opérée avec une simplicité étonnante. Il faut étudier ces modèles et adapter la formule à la réalité du pays. En France il y a peu de taxis et peu de salons de coiffure par rapport en Espagne. Dans mon pays, les femmes vont se faire coiffer une fois par semaine tandis qu’ici elles vont une fois par mois pour faire une coupe. C’est normal, les prix sont élevés. Idem pour les taxis. Quand on est en France, on voit bien que le niveau et la qualité de vie baisse. Toute l’intelligence de la reforme doit consister à trouver des formules pour ouvrir peu à peu ces secteurs. Et la première mesure devrait être de baisser les impôts. C’est un signe fort de confiance. Sarkozy mélange le fond et la forme. Ils forment un tout qui doit être harmonieux. Il veut décomplexer les français par rapport à l’argent donc il accepte les services de Belloré, épouse l’héritière de la deuxième fortune d’Italie… Non, d’abord il faut faire en sorte que les gens voient grandir le porte-monnaie et voir que l’avenir est prometteur. C’est pour cela qu’il a déçu. Et maintenant il doit re-enchanter. Dur, dur !
Saludos, Alauda
La France n’a pas le choix. Elle doit libéraliser. En Suisse, les enseignants ne sont plus fonctionnaires. La transition s’est opérée avec une simplicité étonnante. Il faut étudier ces modèles et adapter la formule à la réalité du pays. En France il y a peu de taxis et peu de salons de coiffure par rapport en Espagne. Dans mon pays, les femmes vont se faire coiffer une fois par semaine tandis qu’ici elles vont une fois par mois pour faire une coupe. C’est normal, les prix sont élevés. Idem pour les taxis. Quand on est en France, on voit bien que le niveau et la qualité de vie baisse. Toute l’intelligence de la reforme doit consister à trouver des formules pour ouvrir peu à peu ces secteurs. Et la première mesure devrait être de baisser les impôts. C’est un signe fort de confiance. Sarkozy mélange le fond et la forme. Ils forment un tout qui doit être harmonieux. Il veut décomplexer les français par rapport à l’argent donc il accepte les services de Belloré, épouse l’héritière de la deuxième fortune d’Italie… Non, d’abord il faut faire en sorte que les gens voient grandir le porte-monnaie et voir que l’avenir est prometteur. C’est pour cela qu’il a déçu. Et maintenant il doit re-enchanter. Dur, dur !
Saludos, Alauda
Il n'est point question de privilégiés mais de lobbys qui gardent jalousement leur "conquêtes sociales" et veillent à ce que rien ne vienne les remettre en question...
Pour ce qui est du libéralisme économique, je ne vois pas comment on pourrait mettre une politique qui y corresponde dans notre pays puisque, dans l'esprit de nombreuses personnes, il s'agit du mal absolu - c'est même devenu une insulte dans la bouche de certains!
Quant à l'UMP, je crois qu'à cause de l'endogamie qui y règne depuis fort longtemps, aucun changement ne pourra s'y produire avant des lustres...
Qui représente le courant libéral en France? De véritables inconnus...
Pour ce qui est du libéralisme économique, je ne vois pas comment on pourrait mettre une politique qui y corresponde dans notre pays puisque, dans l'esprit de nombreuses personnes, il s'agit du mal absolu - c'est même devenu une insulte dans la bouche de certains!
Quant à l'UMP, je crois qu'à cause de l'endogamie qui y règne depuis fort longtemps, aucun changement ne pourra s'y produire avant des lustres...
Qui représente le courant libéral en France? De véritables inconnus...
"Il faut étudier ces modèles et adapter la formule à la réalité du pays"
Oui, il faut mais pour falloir, il est nécessaire qu'une main se mette au travail...
Pour le moment, personne ne le veut et chacun de refiler la patate chaude au voisin...
Oui, il faut mais pour falloir, il est nécessaire qu'une main se mette au travail...
Pour le moment, personne ne le veut et chacun de refiler la patate chaude au voisin...
Après avoir fait ma petite synthèse de quelques commentaires référencés (JLC & Freddy Len), j'aurai tendance à conclure ainsi :
Certes, mais pour commencer à fendre le bois, il faut commencer par un angle d'attaque pas trop gourmand, pas trop éprouvant. L'attaque vraiment frontale n'est pas forcément la meilleure méthode. Et après avoir accepté de reculer comme pour prendre la température, un non décisif pouvait enfin surgir. Et dommage sur les premiers sur qui cela tombait. Ils auraient remercié plus tard !
Certes, mais pour commencer à fendre le bois, il faut commencer par un angle d'attaque pas trop gourmand, pas trop éprouvant. L'attaque vraiment frontale n'est pas forcément la meilleure méthode. Et après avoir accepté de reculer comme pour prendre la température, un non décisif pouvait enfin surgir. Et dommage sur les premiers sur qui cela tombait. Ils auraient remercié plus tard !
je vous conseille la dernière émission de Reichman tv, du 7/2... surtout la seconde partie!
Tout y est dit...
Tout y est dit...
Intéressante analogie Joisick. Nous sommes au milieu du gué et soit l'on voit le verre à moitié plein, soit on le voit à moitié vide. Je préfère garder encore l'espoir que c'est un recul stratégique pour mieux trancher ensuite. De toute façon, ce gouvernement n'aura pas le choix, le temps est désormais compté.
Parce que les sociétés occidentales sont condamnées à la désindustrialisation totale?!!
Mr Caccomo, j'apprécie beaucoup vos différents posts sur ce blog mais sur ce thème là je suis en désaccord total avec vous.
Certes un pays comme la France se doit de se moderniser, mais au point de suivre le même modèle que le Royaume Unis ou les USA, je dis non. Certes les services représentent une activité en pleine croissance, le transport urbain un enjeu du XXI eme siècle et le tourisme une manne financière importante pour notre pays. Cependant une économie qui reposerait uniquement sur ces 3 pilliers est-elle forcément solide? Un pays qui se désindustrialise, ce sont des savoir-faire qui s'en vont, un pays qui devient très dépendant des pays producteurs, des connaissances techniques qui s'envolent et j'en passe. La société tertiaire est une société qui s'individualise, ou l'assistanat est poussé à l'extrême, où les gens sont plus exposés à des problèmes de santé tels que l'obésité...
Une nation forte est une nation qui produit, qui innove, qui est composée aussi bien d'ouvriers que de cadre sup. Industrialisation n'est pas incompatible avec services et transport, bien au contraire.
Pour moi le modèle économique US n'est pas un modèle qui pourra tenir sur le long terme.
Mr Caccomo, j'apprécie beaucoup vos différents posts sur ce blog mais sur ce thème là je suis en désaccord total avec vous.
Certes un pays comme la France se doit de se moderniser, mais au point de suivre le même modèle que le Royaume Unis ou les USA, je dis non. Certes les services représentent une activité en pleine croissance, le transport urbain un enjeu du XXI eme siècle et le tourisme une manne financière importante pour notre pays. Cependant une économie qui reposerait uniquement sur ces 3 pilliers est-elle forcément solide? Un pays qui se désindustrialise, ce sont des savoir-faire qui s'en vont, un pays qui devient très dépendant des pays producteurs, des connaissances techniques qui s'envolent et j'en passe. La société tertiaire est une société qui s'individualise, ou l'assistanat est poussé à l'extrême, où les gens sont plus exposés à des problèmes de santé tels que l'obésité...
Une nation forte est une nation qui produit, qui innove, qui est composée aussi bien d'ouvriers que de cadre sup. Industrialisation n'est pas incompatible avec services et transport, bien au contraire.
Pour moi le modèle économique US n'est pas un modèle qui pourra tenir sur le long terme.
Franck, je me suis mal exprimé. Il y a de puissantes industries aux USA ou en Allemagne. Et une grande partie des services sont devenues de véritables industries (finance, agroalimentaire, tourisme). Vous avez raison que nous avons besoin des industries, mais elles ne sont plus viables chez nous gérées de manière traditionnelles. Il nous faut revoir le management, la RD et les politiques salariales. C'est ce qui a permis à l'Allemagne, au Japon et aux USA de rester de grandes puissances industrielles.
Mais si nous ne nous adaptons pas, nous perdrons non seulement nos industries, mais nous ne pourrons non plus conserver notre avance dans les services à force de perdre ceux qui sont susceptibles de créer des entreprises de services.
Mais si nous ne nous adaptons pas, nous perdrons non seulement nos industries, mais nous ne pourrons non plus conserver notre avance dans les services à force de perdre ceux qui sont susceptibles de créer des entreprises de services.
Quelle déception pour ceux qui pensaient avoir élu un conservateur vaguement libéral. En quelque mois, nous aurons eu un déluge de nouvelles réglementations (loyers, cautions...) , de protections des corporatismes (taxis, pécheurs...) de nouvelles taxes (poissons, CO2,...).
Ce que nous savons c'est que tôt ou tard les français paieront. Par un pouvoir d'achat réduit, par une croissance plus faible, par une fiscalité alourdie. Et vers qui se tourneront-ils pour réclamer plus d'aide, plus de protections? Vers l'Etat.
Ce que nous savons c'est que tôt ou tard les français paieront. Par un pouvoir d'achat réduit, par une croissance plus faible, par une fiscalité alourdie. Et vers qui se tourneront-ils pour réclamer plus d'aide, plus de protections? Vers l'Etat.
Les Etats Unis ne produisent plus ?
Faux, mes derniers achats importants:
- une tondeuse autoportée,
- un adoucisseur d'eau,
- un micro-ordinateur portable.
Ils portent tous la mention "made in USA" !
En fait contrairement à ce que l'on croit, les US produisent beaucoup, et c'est loin d'être un pays sans usines.
On peut citer l'agriculture, les tracteurs, l'aéronautique, l'automobile, l'électronique, l'électricité, les matériels médicaux (scanners, IRM, échographie..) les matières premières (pétrole, charbon, métaux.
On peut même se demander si Windows n'est pa sun produit industriel !
Faux, mes derniers achats importants:
- une tondeuse autoportée,
- un adoucisseur d'eau,
- un micro-ordinateur portable.
Ils portent tous la mention "made in USA" !
En fait contrairement à ce que l'on croit, les US produisent beaucoup, et c'est loin d'être un pays sans usines.
On peut citer l'agriculture, les tracteurs, l'aéronautique, l'automobile, l'électronique, l'électricité, les matériels médicaux (scanners, IRM, échographie..) les matières premières (pétrole, charbon, métaux.
On peut même se demander si Windows n'est pa sun produit industriel !
@Frank (suite) : Parait, dit-on, que l'humanité se divise en deux grands groupes :
* les névrotiques, éternels espérant et,
* les psychotiques.
Pour ces derniers, si on considère qu'il y a eu véritable fracture du monde en 1975, on se retrouvera plus dans un ouvrage du genre de celui de Michel Volle Les TIC, enjeu de l'entreprise contemporaine : un nouveau système technique se met en place depuis 1975 avec cette précision : "Qu’il y ait eu une cassure en 1975, beaucoup d’observateurs le confirment. Selon Nicolas Baverez cette année-là sépare les « trente glorieuses » des « trente piteuses[2] ». Mais quelle est la nature de cette cassure ?" La présentation de Volle me semble faire écho à celle de Charles Gave avec néanmoins une inversion de vision qui me met plutôt en accord avec Charles Gave (écrit par moi ici).
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* les névrotiques, éternels espérant et,
* les psychotiques.
Pour ces derniers, si on considère qu'il y a eu véritable fracture du monde en 1975, on se retrouvera plus dans un ouvrage du genre de celui de Michel Volle Les TIC, enjeu de l'entreprise contemporaine : un nouveau système technique se met en place depuis 1975 avec cette précision : "Qu’il y ait eu une cassure en 1975, beaucoup d’observateurs le confirment. Selon Nicolas Baverez cette année-là sépare les « trente glorieuses » des « trente piteuses[2] ». Mais quelle est la nature de cette cassure ?" La présentation de Volle me semble faire écho à celle de Charles Gave avec néanmoins une inversion de vision qui me met plutôt en accord avec Charles Gave (écrit par moi ici).
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