2008-03-25

 

Liquider mai 68 ?

C’est le titre d’un ouvrage collectif à paraître et dans lequel j’ai l’honneur d’avoir écrit un chapitre consacré à l’analyse économique des accords de Grenelle. J’en profite au passage pour remercier les concepteurs de ce projet, notamment Matthieu Grimpet et Chantal Delsol, qui m’ont offert là une occasion inestimable de m’exprimer.

Cet ouvrage prend délibérément le contrepied des hommages consacrés, en adoptant une autre perspective, plus dérangeante mais aussi moins complaisante. Car les hommages nostalgiques ont déjà commencé et ne doutons pas que nous allons être assommés des cantiques obligées de tous les soixante-huitards sur le retour dont la plupart sont devenus aujourd’hui des notables installés ou des hommes de pouvoir.

A défaut d'avoir un avenir, on ressasse le passé en le déformant au passage pour les besoins de la propagande en place. Car il faut bien regarder en face son passé dans la mesure où l'on ne sait pas où l'on va lorsque l'on ne sait plus d'où l'on vient.
Les fameux accords de Grenelle, récemment élevés au rang de mythe inattaquable à l'occasion du Grenelle de l'environnement (on ne voit pourtant pas vraiment le rapport), ont entériné une pratique politique qui constitue une grave déviance de nos institutions républicaines. Quelle que soit l'issue des urnes, le dernier mot revient à la rue, dans un troisième tour permanent orchestré par les partenaires sociaux qui sortent ainsi outrageusement de leur rôle. Ils participent ainsi au filtrage des politiques économiques autorisées, en les soumettant à des critères qui sont de véritables critères de Maastricht avant l'heure à la différence près qu’ils n’ont jamais été ratifié devant aucun parlement.
Depuis les accords de Grenelle, nos politiques ont toujours suivi la même direction : baisse du temps de travail, accroissement des minimas sociaux, augmentations des salaires sans tenir compte des performances de notre économie réelle. De telles politiques pouvaient être soutenables pendant les trente glorieuses mais elles devenaient intenables avec les trente calamiteuses.
Mais le cap était imposé par le précédent de 68 et toute politique n'appliquant pas ses principes, dans une logique de soutien à la consommation, fut de fait écartée de sorte que les alternances politiques ne furent qu'un leurre. C'est ce format qui nous a interdit d'envisager dans les années 80 les seules politiques qui s'imposaient dans le monde entier après la fin d'une période fondée sur la progression régulière des gains de productivité (et qualifiée chez nous de trente glorieuses), et qui ont permis à l'Angleterre et les USA de retrouver le chemin de la prospérité. C’est cet héritage qui nous a permis de ridiculiser Reagan et de diaboliser Thatcher alors qu’ils étaient en train de littéralement sauver leur pays du désastre tandis que nous poursuivions sur la voie tracée par les accords de Grenelle avec le passage au 39 heures, la baisse de l’âge de la retraite et les augmentations de salaires sans rapport avec les gains sectoriels de productivité.
Mai 88, mai 98, mai 2008, chaque décennie apporte son lot de célébrations sans se donner la peine d'exposer un regard critique sur les événements ainsi montés au rang de mythe national, devenu aussi intouchables que le front populaire de 1936.
Pourtant, il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre qu’il y a une autre lecture des événements. Les accords de Grenelle n’ont en aucune manière stoppés les émeutes du moment. Malgré les concessions déjà irréalistes arrachées par les syndicats sous la pression de la rue, ce n’était pas suffisant et le gouvernement de l’époque s’est trouvé totalement dépassé, ce qui est le lot de tous gouvernements cédant à la passion de la rue. En conséquence, un mois plus tard, c’est un million de Français qui descendent sur les Champs-Elysées pour en appeler au Général de Gaulle.
Le gouvernement qui venait de signer les accords de Grenelle était ainsi désavoué. Mais cela, on se garde bien de le dire et d’en tirer toutes les conséquences.

Comments:
«Mais cela, on se garde bien de le dire et d’en tirer toutes les conséquences.»

Cher JLC, vous savez comme moi que le principal problème de la France est intellectuel.

Il est dans la pensée restreinte, atrophiée, provinciale, encombrée de tabous.

Bien sûr, les sites et les blogs mal-pensants existent. On les tolère. Mais à condition qu'ils ne fassent pas trop de bruit et qu'ils n'essaient surtout pas passer des paroles aux actes.

On a juste besoin des libéraux comme épouvantails et certains remplissent très bien ce rôle.

Comment sortir de cette torpeur, ouvrir les fenêtres et respirer l'air du large ?

Je n'en sais fichtre rien.

JF Revel qui s'est penché sur le cas des communistes repentis constate qu'il y a un déclic, qu'un jour, ils perdent la foi (car c'est bien de religion qu'il s'agit), que l'exclusion du parti ou la confrontation des idées aident mais que ce passage, comme tout ce qui a trait à la mystique, reste mystérieux.

La banqueroute sera-t-elle pour la France accro au maternage étatique l'équivalent de l'exclusion du parti ?

On aimerait le croire, encore faut-il que les graines de doute aient été semées.

Or, les gardiens du temple étatique le protègent efficacement : jamais vous ne verrez dans les medias de masse, ou à l'école, une exposition du libéralisme un tant soit peu positive, ou simplement neutre.

Il est donc probable que si la banqueroute arrive, on accusera la «finance folle», la «spéculation internationale» et on demandera encore plus d'Etat.

Pas réjouissant tout cela.
 
Mais à son commencement Mai 68 n'était-elle pas une révolution libérale menée par une jeunesse bourgeoise réclamant plus de spontanéité et moins de conformisme ?

Révolution qui a fini par être récupérée par les bourgeois gauchistes pour réaliser d'autres buts un peu comme en 1789, révolution qui a mis en place en France les fondements du libéralisme avant de finir entre les mains des montagnards en 1793.

On connaît tous la suite qui a été fort heureusement différente en 1968.

Mais on doit au moins reconnaître que les effets négatifs et dévastateurs de mai 68 se font eux toujours sentir (je pense entre autre à notre intelligentsia qui résonne toujours en s'appuyant sur son idéologie gauchiste).
 
Pour aller dans le sens de Frank, l'avantage des anciens pays du bloc de l'est sur la France est que le parti communiste était seul au pouvoir. Il ne pouvait donc que supporter seul les conséquences de son idéologie.

En France, le problème est tout autre. Nous n'avons pas de parti unique mais des partis qui partagent tous la même idéologie, l'idéologie étatique (à cause de l'ENA d'où sont issus principalement les cadres de ces partis ?).

Nous avons donc deux partis, qui pour des raisons structurelles connues de tous ne peuvent mener à terme une politique viable, qui alternent en promettant toujours plus mais qui finalement persévèrent dans la même voie , celle de l'interventionnisme à tout crin pour éteindre des incendies qu'ils ont allumés eux-mêmes (ne demandez pas à l'Etat de régler le problème quand la source du problème c'est justement l'Etat, mais bon tout le monde n'a pas la chance d'avoir des acteurs de cinéma de catégorie B comme candidat à la présidentielle, nous on a que des premiers de la classe.)

Dans ces conditions est-il encore envisageable en France de parler de débat démocratique, ou bien même d'alternance politique ?

Il devient en effet urgent pour les libéraux de se mobiliser pour proposer une réelle alternative.

On commence quand ?
 
Félicitations pour cet ouvrage, même si je ne l'ai pas encore lu, cela fait du bien de voir que certains se démènent pour rétablir des vérités. Dans le même ordre connaissez vous des informations "neutre" sur le front populaire ? Je suis en effet à la recherche de documentations sur cette période, mais j'ai du mal à trouver autre chose que les congés payés...

Je me demande si une des seules solutions ne serait pas de faire davantage levier en utilisant Internet pour la création d'un journal généraliste à tendance libérale, néanmoins les esprits sont tellement formatés chez nous qu'il se retrouverait que dans une niche. Il est probable qu'il faudrait pendant un certain temps une ligne éditoriale plus ou moins dans l'air du temps si je peux me permettre car il me semble important de disposer d'une audience forte. Il manque cruellement un journal ne serait ce que neutre en France. En quelques sortes un business plan qui serait : 1 créer un journal neutre et gagner des parts de marché, 2 Insuffler un souffle libéral par la logique même des problématiques de ce pays...
 
Créer un journal? Pour quoi faire? Pensez-vous seulement que les gens le liront? Les français n'en lisent que peu au regard des autres européens alors un journal à tendance libérale...

Pour insuffler des idées libérales dans ce pays, je pense qu'il faudrait pouvoir contourner l'omerta pratiquée par les médias habituels qui préfèrent la commodité plutôt que l'audace surtout si celle-ci fait par trop référence au réel "sonnant et trébuchant" ; c'est bien connu : l'argent, c'est sale mais tout le monde veut en avoir davantage pourvu qu'il demeure caché!

Tout ceci me conforte dans mon idée que ce pays, tel quel, est impossible à réformer sérieusement... il faudra donc une crise - malheureusement - pour en sortir (éventuellement). Je vous conseille à ce propos le lire de Jacques Marseille qui me semble parfaitement coller à cette question :"Du bon usage de la guerre civile en France".
Bien entendu, une telle crise aura des conséquences imprévisibles et c'est là ce qui me fait peur, je l'avoue...
 
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@daredevil2007

Justement le seul moyen de briser l'omerta passe par la création d'une presse nouvelle. Je reste persuadé qu'une presse de qualité trouvera des lecteurs.

Cela dit je vous rejoins hélas quant à la venue d'une crise majeure dans ce pays.

Personnellement je me dirige vers une expatriation, principalement pour des raisons de coeur mais l'évolution de la situation ne m'incite décidément pas à rester.
 
@TGL,

Moi aussi je penche plus pour l'expatriation. N'ayant pas d'enfant c'est plus commode pour moi. Il me suffit juste de trouver du travail ou une source de revenu quelconque afin de pouvoir refaire ma vie ailleurs.

Le problème c'est que partout dans le reste du monde la gangrène s'installe. Finalement les seules terres envisageables pour mon expatriation sont l'Europe ou l'Amerique du Nord.

L'Europe est gangrénée par une immigration chaotique et incontrolée. D'ou des developpements de delinquances, de mafias, de violence gratuites, et son corollaire de disparition de l'etat de droit, et donc la diminution du libéralisme.

Il ne reste plus que l'Amerique du Nord. Les Etats Unis étant un ensemble d'Etats policiers avec une societé hyper violente, il ne reste plus que... le Canada.

Et vous ? Dans quel pays comptez vous vous exptratrier ?

Ca peut eventuellement me donner des idées...
 
J'entends bien votre raisonnement mais je maintiens que cela n'est guère envisageable pour cause de financement car comme pour toute activité, il faut du rendement - à moins, bien sûr, de se voir subventionner par notre Etat "mama"...
Pour être viable, il faut des lecteurs donc appâter les gens, si je puis dire ; malheureusement, les réalités économiques ne sont pas joyeuses ni rieuses! Dans le cas français, c'est le contraire!
Qui plus est, pour comprendre, il faut être prêt à fournir des efforts, à se donner du mal pour tenter de comprendre ces questions. Comme nous sommes dans une société du loisir permanent et du non travail (cf. les 35 heures, par exemple), je ne crois pas que beaucoup de personnes auront envie de fournir les efforts nécessaires... cqfd.

Ceci étant dit, je crois fermement - tout comme vous - qu'il faut faire acte de prosélytisme et de pédagogie même s'il s'agit d'un combat très dur, presque perdu d'avance (je suis un peu pessimiste, je sais...) mais avec cette crise probable à venir, je pense que les pendules vont être remises à l'heure... dans la douleur!
 
A propos de cette crise, je vous conseille l'émission avec pour invité Grégoire Duhamel sur la chaine Reichmann TV (du 4-3-2008).
Edifiant, surtout la 2è partie!
 
@tgl et quimboisseur

Si vous voulez immigrer au Canada, je vous conseille de ne surtout pas aller au Québec. Personnellement, je fais parti de ceux qui nomment cette province le Kebekistan. Il s'agit d'une province pauvre, avec une dette phénoménale, un parlé français digne d'un enfant de 5 ans, un féminisme que l'on nomme féminazisme, des infrastructures pourries (il faut voir l'état des routes), un service de santé en ruine et une fiscalité qui vous ferais presque regretter le communisme.

Si vous voulez le Canada, et je vous encourage à y aller, choisissez une province anglophone.
Cela fait 11 ans que je suis au Canada et j'ai perdu bien trop de temps au Kebekistan. Cela fait deux ans maintenant que je suis en Alberta, au pied des rocheuses. L'économie de cette province est extraordinaire (nous avons beaucoup de pétrole), la majorité des sièges sociaux viennent à Calgary. Le taux de chomage est très très bas, entre 3 et 4 % (et le calcul est différent de celui de la France, ici les femmes en congé maternité sont comptés comme au chomage). La fiscalité en Alberta est la plus basse du Canada. Nous ne pouvons pas échapper aux impôts fédéraux, mais au niveau provincial nous avons une 'Flat Tax' de 10%. La TVA est de 5%. L'Alberta est la seule province canadienne à ne pas avoir 1$ de dette.

Le Canada oui, mais surtout pas le Québec. Ne pensez pas que la langue vous rapproche des québécois. Le Québec sera dans dix ans le nouveau Cuba d'amérique du nord.

Si vous avez envit de quitter la socialo-marxi française, je vous encourage vivement à le faire. Pourquoi perdre votre temps, le peu d'argent que vous pouvez y gagner et vous épuiser à vouloir changer un système aussi mauvais ? Vous n'avez qu'une vie, alors profitez en.

Personnellement, je rentre rarement en France et cela ne me manque pas. Et même si je paye mon morceau de roquefort à un prix scandaleux, je le fais avec plaisir car j'ai de quoi me l'offrir sans me priver.

L'autre chose très importante, c'est que vous serez en mesure de vous construire votre retraite par capitalisation. Aujourd'hui, vous donnez votre argent et il est mit dans un panier percé et vous aurez des clopinettes à la retraite (si elle existe encore). La capitalisation offre un risque, certe, mais il en vaut nettement la peine.

Allez courage...... fuyez !
 
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@TGL

"Il ne reste plus que l'Amerique du Nord. Les Etats Unis étant un ensemble d'Etats policiers avec une societé hyper violente."

Y avez vous déjà été pour dire cela ?

Je m'y rends très souvent pour mon travail ou mon plaisir et je ne m'y suis jamais senti en danger. Même dans des villes comme NYC, LA, Detroit, Cleveland, Dallas..... name it....

Il y a bien évidement des quartiers qu'il faut éviter, mais c'est la même chose partout.
 
Merci Jean-françois, vous m'avez fait découvrir Calgary. Aux vues des différentes impressions que j'ai pu receuillir en français et en anglais, la ville semble très apprécié pour son melting pot culturel et son dynamisme économique.

Je n'ai encore jamais traversé l'atlantique (tout juste la méditerrané pour aller en Corse) mais mon intérêt pour la culture entreprenariale anglophone m'a mené à être chaleureusement invité à Miami cet été (Permiers pas sur le sol US)

..

Difficile d'apprécier les distances en se basant sur sa première impression et Google maps mais est ce que Calgary est loin de Vancouver, Seattle, Washington ? (en temps de transport).

..

"Il y a bien évidement des quartiers qu'il faut éviter, mais c'est la même chose partout."

Une différence toutefois : le port d'arme
 
@quimboiseur

Mon premier choix pour l'expatriation était l'Australie, j'y suis allé plusieurs fois et à l'heure actuelle mon amie y travaille, malheureusement elle n'aime pas ce pays, donc nous penchons pour Londres (Ville qu'elle adore mais personnellement je ne connais pas suffisamment pour juger et je préférerai quitter l'Europe), les US, ou bien le Canada, plus précisément l'Alberta comme nous l'indique Jean-François (qui m'a bien fait rire avec le Kebekistan). En fait tout dépendra aussi de la possibilité d'obtention d'un visa aux US.

@daredevil2007

Effectivement c'est probablement une entreprise de longue haleine mais je ne pense que cela soit impossible, autant je rencontre souvent des personnes persuadées que le modèle social français est le meilleur et que ce sont les riches qui fichent tout par terre, autant je trouve qu'il y a de nombreuses personnes qui en les informants sont tout à fait d'accord pour fuir l'état et qui souhaitent travailler librement. Si cette frange de la population pouvait être mieux informée et transmettre ses souhaits il y aurait enfin du changement, enfin je suis peux être sur ce coup là un grand naïf doublé d'un incorrigible optimiste.

Je suis vraiment très étonné du décalage majeur entre les sentiments des gens et les âneries débitées à longueur de temps par nos journaux quels qu'ils soient.

@Jean-françois

Concernant votre dernier commentaire il y a méprise sur la personne concernant le commentaire sur les US, je suis un grand "fan" au contraire...
 
@veka

"Difficile d'apprécier les distances en se basant sur sa première impression et Google maps mais est ce que Calgary est loin de Vancouver, Seattle, Washington ? (en temps de transport)."

De Calgary, il faut 10 heures de voiture pour se rendre à Vancouver. Il faut une heure en avion. Environ 1000 kms, mais la traversée des rocheuses vaut le coup, à faire au moins une fois.

Pour ce qui est de Seattle, cela prend 1.5 heure de vol.

Calgary - France...... 10000 kms.
 
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Je ne me suis jamais intéressé au Front Populaire en tant que tel, je ne sais donc pas si il y a des ouvrages équilibrés sur la question (peut-être par des Américains, comme Robert Paxton a levé les tabous sur Vichy !).

Par contre, L'histoire économique de la France entre les deux guerres, d'Alfred Sauvy, analyse les erreurs économiques des gouvernements successifs, dont celui du Front Popu.

Ce n'est pas sans rappeler les errements des 35 h, tant il est vrai que des conceptions parentes dans l'erreur suscitent des fautes semblables.
 
Extrait de l'article Wikipedia d'Alfred Sauvy :

Conseiller du gouvernement Reynaud en 1938, il réforme notamment la semaine de 40 heures instituée par Léon Blum qu'il qualifiera plus tard d'« acte le plus dommageable commis depuis la révocation de l’édit de Nantes », une erreur si immense « que nous n’osons pas encore la reconnaître, tant il est malséant de s’en prendre à un progrès social »[citation de L'histoire éco. de la France entre les deux guerres].
 
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9 mois après l'accession au pouvoir du Front Populaire, les caisses de l'Etat étaient vides et la situation de faillite publique n'était pas loin. Le franc poincaré perd 2/3 de sa valeur entre 1936 et 1940.
Et en 1940 la France subit la plus cuisante débâcle de son histoire.
Certains diront qu'il n'y a pas de rapport. Mais un gouvernement se doit de voir et d'anticiper, non de subir la pression des revendications immédiates.
Alors que l'Allemagne se remilitarise et remet en marche son économie en vue de se préparer à une guerre qu'elle va déclencher, nous refusons de voir la réalité du monde, dilapidant notre richesse en congés payés.
Bien-sûr, à nouveau, cela n'est jamais présenté ainsi.
 
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@TGL et Quimboiseur

Je suis d'accord avec Jean-françois: l'image des USA présentée par la télé française n'a pas grand chose à voir avec la réalité de tous les jours. C'est comme si on jugeait La France uniquement sur les émeutes des banlieues.

Je vis aux USA depuis 30 ans. Quand je viens en France, je me sens moins à l'aise dans le R.E.R. que dans le métro de New York ou de Washington.

Alors venez, n'ayez pas peur. Venez goûter à la liberté, surtout la liberté d'entreprendre. En attendant, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et de réfuter les contrevérités rabâchées par les média français.
 
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Merci et bienvenu l'émigré,
votre témoignage est utile et précieux. N'hésitez pas à intervenir. Les clichés sont tellement forts ici, et transmis par l'éducation nationale. Il y a quelques semaines, un de mes étudiants m'affirmaient qu'en Amérique, il n'y avait pas de sécurité sociale, alors on laisse mourir dans la rue les malades qui n'ont pas l'argent pour se soigner.
 
Les pauvres ne meurent pas dans les rues aux USA. En plus des systèmes fédéraux, chaque état peut offrir des prestations sociales supplémentaires. Tout n'est pas parfait dans ce pays, mais on y est aussi humain sinon plus que dans le nôtre, grâce a l'immense générosité des Américains.

"Il existe deux systèmes fédéraux d’assurance maladie mis en place dans les années soixante : le Medicare et Medicaid.

Le Medicare concerne les dépenses de santé des personnes de plus de 65 ans, le Medicaid les dépenses de santé d’une famille dont les revenus sont égaux ou inférieurs au seuil de pauvreté.
Les pauvres et les personnes âgées en particulier sont donc prises en charge par l’état fédéral.
Cette prise en charge recouvre aussi bien les soins dentaires, que les consultations ou les hospitalisations.
Ceux qui sont à la rue et n’auraient pas fait les démarches administratives pour bénéficier du Medicare ou du Medicaid peuvent être pris en charge par des free clinics sortes de centres de soins fonctionnant sur la base de la charité, du bénévolat et du volontariat. Ces établissements fournissent donc soins et médicaments gratuits. Pour en bénéficier, il suffit d’une déclarations sur l’honneur que l’on est démuni pour en bénéficier.
Et les fraudes sont rarissimes.
Ces free clinics fonctionnent grâce aux dons généreux de particuliers. Elles ne sont qu’une partie du formidable réseau d’associations caritatives et humanitaire que compte les USA"
Article de Jean- Baptiste S sur Conscience Politique.
 
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@Josick d'esprit agricole

Mais non, nous ne honnissons pas la France. C'est un beau pays avec un potentiel incroyable. Il est seulement très mal mis en valeur à cause d'une mentalité d'assisté et d'une haine de la richesse (chez les autres) due à la prédominence du catholicisme en France.

Cependant, les français qui sont partis en amérique du nord (ou ailleurs) l'ont fait car ils n'arriveaint pas à obtenir ce qu'ils voulaient dans leur propre pays ou bien qu'ils étaient convaincus que le système ne pourrait jamais être réformé profondément.

Pour vous rassurer, les USA et le Canada ne sont pas des paradis. Nous avons plein de problèmes également. Mais en revanche, se sont des pays qui permettent à ceux qui s'en donnent les moyens de pouvoir réussir à la force de leur travail.

Dans mon cas, j'ai été un glandeur à l'école (malgré un fort potentiel) et après avoir passé 5 ans dans l'armée en tant que sous-officier je n'ai pas trouvé en France sufisament de stimulation dans les entreprises. La France attache beaucoup trop d'importance aux diplômes et pas assez au travail effectué. En France, j'étais bloqué en terme de progression dans l'entreprise alors qu'en amérique du nord, diplômé ou non, on peut réussir. Il est aussi très facile de reprendre des études en amérique du nord, ce qui n'est pas le cas en France.

Pour résumé, en France on est ce que nos diplômes disent que l'on est. En amérique du nord, on est ce que l'on fait.
 
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J'étais sur les Champs parmi le million de manifestants. Manifestement impressionnant !

Tu as raison, JLC, dans ton article que tout est à l'
avenant et cela ne date pas d'hier, les réformes ne sont bien que virtuelles.

Dimanche 23 mars 2008 sur Riposte, Roger Karoutchi à le front d'affirmer qu'en décembre dernier Sarkozy qui avait promis de réformer l'Université l'a fait.
Hier les "partenaires sociaux" nous disent qu'après la réforme des retraites faites en 2004 par Fillon, il n'est pas question que l'on revienne pour une nouvelle réforme. Les français ne travailleront pas 41 ans pour payer leur retraite !....

Dans Valeurs Actuelles du 16 novembre 1996, M° Patrick SIMON de l'Institut Turgot, commettait un article "Le code du travail, code du chômage ?". Il fallait déjà que cela cesse, car l'emploi allait dans le mur en France. 11 ans après c'est encore pire après la Présidence de l'"ultra-libéral" Chirac dont Sarkozy a pris la suite. En 96, l'Espagne comptait 22% de chômage et l'Angleterre 7%.

Les français sont vraiment des veaux que de suivre encore TOUTE cette classe politique. Il faudrait avoir, pour faire un peu de prospective les statistiques de tous ceux qui payaient de impôts en France et qui sont partis ces dernières années. Ceux qui sont entrés pour profiter du modèle social français on les connaît.
 
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@josick

J'ai découvert le Québecois libre il y a un an environ, et de fil en aiguille...

Marie-Claude a très bien décrit la situation aux Etats-Unis. J'ajouterais que le fait q'une bonne partie des Américains n'aient pas d'assurance médicale relève souvent d'un choix délibéré car ils en ont pour la plupart les moyens.
 
J'ai débarqué ce matin à Paris Charles De Gaulle pour une quinzaine de jours après plusieurs années d'absence.

Premier coup d'oeil au hasard sur le premier journal venu (hélas, Le Monde, de mercredi 26 mars): "M. Sapin (PS) juge inéluctable une augmentation des impots".

Je vois que rien n'a changé...
 
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Merci monsieur caccomo pour ce livre que je vais m'empresser de me procurer.

Au passage, j'ai une question :

Si cette annee certains veulent celebrer le souvenir de mai68, les meme accepteront-ils de celebrer l'an prochain le souvenir du 9 novembre 1989?
 
Clôturons momentanément ce débat par quelques réflexions extraites d'un livre sur mai 68 "Slogans pour les prochaines révolutions" de Denis Langlois, un gauchiste certes, mais apparemment un peu moins sectaire que les autres et en tout cas plus drôle.
*Ne laissez pas les autres vous bercer d'illusions, faites-le vous-mêmes.
*Dieu est mort, Marx est mort. Mais moi je me sens vachement bien.
*Prononce distinctement le mot "révolution" pour emmerder ton paternel membre du P.S.
*Méfions-nous des avant-gardes éclairées. Il y a des pannes de courant.
*Abolissons l'ennui !
 
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