2008-04-17

 

Les lycéens dans la rue

Quand on sait que les critères d’évaluation sont révisés afin d’obtenir 80 % de réussite à un examen de moins en moins préparé, on a du mal à garder son calme à l’écoute de ces lycéens qui viennent faire la leçon au ministre de l’éducation. Mais comment reprocher à la jeunesse les égarements de leurs aînés, qu’ils soient parents ou pédagogues ? Ils sont le pur produit de cette tyrannie de la spontanéité démagogique qui veut qu’il convient d’apprendre toutes choses sans effort, en s’amusant, sans contrainte, sans traumatisme, sans mettre de notes pour ne pas pénaliser les plus faibles, sans donner de devoirs pour ne pas pénaliser ceux qui ne révisent pas chez eux parce qu’ils n’ont pas la chance d’avoir des parents attentifs ou responsables. Aujourd’hui, un étudiant préfère refuser un emploi que prendre un travail sous prétexte qu’il est rémunéré à seulement 1200 euros par mois. Ce qui est indécent, c’est que les étudiants se donnent aujourd’hui un niveau de vie digne d’un cadre supérieur alors qu’ils n’ont pratiquement jamais travaillé de leur vie.

Dans les collèges, on libère des adolescents durant des après-midi entières pour s’occuper des élèves en difficulté. Et les autres, qui s’occupent d’eux ? Le résultat : ils sont de plus en plus nombreux à « être en difficulté » car c’est de cette façon que l’on s’intéresse à eux, qu’ils deviennent des gens importants. Hier, ils se cachaient, ils risquaient le bonnet d’âne et l’exil dans le coin humiliant de la classe. Aujourd’hui, ce sont eux qui nous expliquent comment il convient d’être et de penser. Ils sont les nouveaux leaders d’une société en perdition.
Celui qui travaille n’intéresse personne. Il n’a aucun mérite, il est doué pardi ! Il n’y est pour rien, il a la « chance » d’être intelligent et bien éduqué. Combien de fois ai-je entendu cette niaiserie ? Telle est bien la marque de la pensée collectiviste où l’action individuelle est purement niée. L’individu n’est pour rien dans sa vie : soit il est victime d’un système et ledit système se doit de l’aider, soit il a la chance d’avoir réussi dans le système et il doit rendre à la société une partie de cette réussite qui lui est tombée dessus comme par un enchantement céleste. Aujourd’hui, on ne cherche plus à s’insérer dans la société, à se rendre utile ou indispensable, c’est comme si la société était redevable, débitrice voire coupable de quelque chose. Et les individus réclament tout en toutes choses. Pourquoi les jeunes agiraient-ils différemment ? Pourtant, la société est le résultat de ce qu'on lui donne, pas de ce qu'on lui prend.

Espérant éteindre le conflit en cours, le ministre propose de généraliser les cours de soutien, qui se font désormais dans le primaire, au lycée. Je pense affectueusement à ma mère, orpheline élevée par sa grande sœur, qui a dû s’arrêter au certificat d’étude. Il a toujours maîtrisé l’écriture et le calcul mental. Elle a élevé ses quatre enfants et pour compléter la retraite de son mari, elle a pris un travail dans une maison de retraite, en remplacement d’un jeune qui trouvait la fonction trop difficile et dévalorisante (puisqu’il fallait s’occuper de personnes âgées en perte d’autonomie). A son époque, le certificat d’étude permettait d’orienter les jeunes, sélectionnant ceux qui avaient les capacités et la volonté de poursuivre des études au lycée. Mais ceux qui n’avaient pas le certificat d’études n’étaient pas des bons à rien, loin de là. Telle est d’ailleurs la fonction d’un vrai diplôme : il ne s’agit pas de marquer négativement celui qui ne l’a pas, mais de distinguer positivement celui qui le décroche.

Le concept même de « lycéens en difficulté » est bien ambigu. Soit on a le niveau pour suivre des études et l’on travaille pour ne pas décevoir ceux qui ont cru en vous, soit on n’a pas le niveau et l’on n’a rien à faire au lycée (et on a sans doute mieux à faire ailleurs !). Aujourd’hui, certains lycéens se laissent porter par la démagogie et la facilité ambiante, notamment en ne révisant jamais. Et plus on se laisse aller sur une telle pente, plus on trouvera que le monde est dure et la mondialisation sauvage. Mais l’on a été si peu préparé au monde réel… Encore une fois, entendons-nous bien, je ne me réjouis pas qu’il y ait des lycéens en difficulté et c’est bien par rapport à l’intérêt du jeune en difficulté que je me place. Personnellement, je n’ai pas eu un parcours au collège des plus brillants et certains de mes anciens professeurs n’ont certainement pas un meilleur souvenir de moi, m’ayant prédit les pires abominations. Mais des professeurs ont justement su me remettre en place et, avec le recul, ils m’ont sauvé en me secouant. Je leur serais éternellement reconnaissant… sans parler des « recadrages » de mon paternel.

Pour être aujourd’hui père de deux collégiens, je prends conscience qu’un collégien décroche rapidement s’il ne maintient pas un effort régulier de révision de ses devoirs. Dans cet effort, le soutien des parents s’avère crucial en effet. C’est lourd en effet, mais quand on est parent, on assume ses responsabilités ou alors on ne fait pas d’enfant. Sans surprise, ils obtiennent des résultats mauvais s'ils se laissent aller à leur penchant naturel (j’observe le même phénomène à l’université où l’on a vite fait de se laisser dépasser si on s’avère incapable de se prendre en charge) alors ils se proclament « élèves en difficulté », pour recevoir ainsi toutes les attentions et pourquoi pas tous les honneurs. Ils en viennent même à accuser les autres : s’ils sont en difficulté, c’est à cause de l’insuffisance de moyens, c’est à cause du gouvernement. La belle affaire !
C’est peine perdue que de semer de précieuses semences dans un désert aride. Le gaspillage commence quand les gens ne sont pas à leur place.

Comments:
Merci Monsieur Caccomo!

"Celui qui travaille n’intéresse personne. Il n’a aucun mérite, il est doué pardi ! Il n’y est pour rien, il a la « chance » d’être intelligent et bien éduqué. Combien de fois ai-je entendu cette niaiserie ? Telle est bien la marque de la pensée collectiviste où l’action individuelle est purement niée."

Je crois que je n'osais plus espérer trouver une seule personne qui ose s'élever contre ce genre de déclaration idiote que l'on entend régulièrement.

Je me souvient n'avoir que trop entendu cette phrase servant à justifier tout et n'importe quoi! "mon enfant ne réussi pas à l'école, mais lui il n'a pas la chance d'être doué comme toi" ... le parent me disant cela oubliait allègrement de signaler que son enfant allait en boite de nuit 3 fois par semaine, passait son temps devant la télé ou à jouer à des jeux vidéo, plutôt qu'à s'instruire et à travailler ...

C'est toujours la même histoire! On cherche des excuses dans un hypothétique manque de "dons" ou de chance pour refuser d'assumer les conséquences de ses propres actes.
 
Oui, vraiment merci, tant il est rare d'oser dire la vérité en cette matière, pour ne pas "désespérer la jeunesse" comme d'autres ne voulaient pas "désespérer Billancourt".
En clair : préférez le mensonge et l'illusion à la vérité toute nue, les gogos vous en serons reconnaissants.

"Les faits sont têtus". (dixit Lénine ou Mark Twain ? ça semblerait curieux vu les convictions du premier...)

Et les faits nous apprennent que la "merveilleuse" machine éducative française permet de moins en moins aux personnes des milieux simples d'accéder à des formations relevées. Comme toujours, les bonnes intentions égalitaristes nuisent à ceux-là même qu'on prétend servir : les moins favorisés. Ce sont eux, les vrais victimes, et ils seraient enfin temps qu'ils s'en aperçoivent.

Je ne résiste pas à l'envie de vous citer un passage du livre jamais publié, sinon sur Internet (merci le DoD), passage à propos de William Armstrong :

------début de citation------
Les conservateurs noirs Américain ont du succès à la radio. C'est peut-être parce que la rébellion nécessaire contre l'assistanat d'État les touche de très près, qu'ils sont passionnés et qu'à la radio, cela se sent.
L'un d'entre eux, Armstrong William, est un petit homme habité d'une surprenante énergie. Il vous ouvre la porte de sa voiture avec courtoisie mais vous laisse à peine le temps d'y grimper avant de démarrer.
Fils de fermier, il coupait à douze ans le tabac dans les champs de son père. Sous Reagan, il était à 25 ans assistant juridique au Département de l'Agriculture. Il se faisait ensuite remarquer par Clarence Thomas, futur juge noir à la Cour Suprême, et devenait son conseiller personnel. Il est devenu a 35 ans, commentateur politique, radio, télé et presse. Le Wall Street Journal et le magazine Forbes publient ses essais.

Son parcours est représentatif des nouveaux jeunes conservateurs américains. Son indépendance d'esprit, trouve sa source dans une famille s'isolant d'abord de la déprime sociale: "Mon père voulait que nous restions à part. Il jugeait beaucoup des autres noirs trop défaitistes. Nous ne pouvions rien apprendre d'eux". Une solitude préalable présente dans beaucoup de phénomènes décrits dans ce livre semble nécessaire pour se fortifier, nécessaire pour cultiver une identité propre, nécessaire avant d'aller dans le monde.
C'est dans cet esprit, que tous les jours Armstrong William commente à la radio les méfaits du tout État. Ainsi, à propos de l'Assistance Sociale d'État: "Aujourd'hui, une mère célibataire avec deux enfants continuera à recevoir $1000 par mois si elle évite deux choses: épouser un homme qui travaille ou travailler elle-même. Est-il étonnant dans ces conditions que 5,6% seulement des bénéficiaires de ces d'aide cherchent un emploi ?" Armstrong sait peut-être le mieux de quelle façon commenter les désastres humains de la philosophie du Tout-État: "L'assistance sociale d'État, c'est de la gentillesse qui tue. Honte au système qui dilue la famille et sape l'initiative personnelle plus efficacement encore que l'esclavage ne l'a fait".
Un auditeur noir s'étonne: "Après toutes nos souffrances, vous retournez votre veste !".
Et oui, Armstrong retourne même sa chemise: "Qui peut encore croire à ces slogans, "brother" ? Qui peut encore soutenir cet esprit de revanche ? Même si les noirs d'aujourd'hui étaient indemnisés pour ce qui a été fait aux noirs d'hier, ce qui déjà n'est pas de la justice mais de la revanche, qui en profiterait ? Seulement les noirs des classes moyennes ! Et les victimes, cette fois, seraient d'autres pauvres, les petits blancs".

William, à la radio, réveille donc ses frères de race: "Le racisme existe. Mais ce que nous avons de mieux à faire, c'est de nous protéger contre lui. Parce que si nous le considérons comme la cause de tous nos problèmes, cela nous détruira, nous consumera et nous réduira en cendre".
L'esprit de revanche et le fatalisme sont pour Armstrong des perversions de l'âme qui rabaissent encore plus les plus faibles: "Les gauchistes, à travers une fausse compassion, se servent des noirs pauvres. Par leurs aides sociales, ils ont en fait démantelé les familles. Ils ont créé une sous-classe et ils sont peut-être responsables de la mort de plus d'enfants et d'hommes noirs que le Ku Klux Klan". Il fait allusion à la drogue et à la violence issues en grande partie d'un cadre familiale détruit.
A ceux qui exploitent l'envie du bien des autres pour créer des programmes sociaux, William Armstrong donne un vilain nom: "Vous êtes les grands prêtres de la négritude".
Comme on enfonce le coin dans le bois, William insère l'exigence morale dans les consciences: "Toutes les politiques de gauche corrodent le succès réel et mérité des minorités et des femmes qui travaillent dur. Ces politiciens donnent une excuse à ceux qui ne veulent pas se dépenser. Leur effet global est de handicaper culturellement les populations qu'elles prétendent aider et d'aggraver les rapports déjà tendus entre les catégories. Pire que tout enfin, ces politiques corrompent le seul critère fonctionnel et moral pour juger professionnellement les hommes quelle que soit leurs origines: le mérite personnel ".

Dans ses bureaux, trois noirs et trois blancs s'activent: "Vous voulez de la diversité" demande-t-il en levant les yeux, "je vais vous en donner de la diversité". Il hoche du menton vers l'équipe, "voilà la diversité de l'excellence".
Le salut des hommes, pour William, vient donc de leur culture de caractère. Aussi étonnant que cela paraisse, c'est une nouvelle donne dans le discours public.
------fin de citation------

Cette nouvelle donne n'est malheureusement pas encore visible chez beaucoup de nos "exclus" de toutes sortes, surtout les immigrés, qui ont remplacé le prolétariat dans le délire gauchiste ambiant.

Bien sûr que beaucoup d'entre eux travaillent durs, et sont heureux de pouvoir bénéficier d'un minimum d'ascension sociale en France, mais impossible de les entendre dans les médias, on nous sert continuellement la rengaine : "les malheureux immigrés sont victimes de la société, elle doit donc les prendre en charge".

A quand un William Armstrong arabe sur les ondes françaises ?
 
"un don sans pratique n'est rien qu'une sale manie" G. Brassens.
Merci pour ce post qui vous fera sans doute passer pour un odieux réactionnaire, tant il est vrai que se prendre en charge pour arriver à quelque chose est souvent mal perçu.
Le problème avec la généralisation de l'appellation "élève en difficulté" est qu'elle masque du coup ceux qui le sont vraiment - i.e. ceux qui ont effectivement des difficultés d'apprentissage, des problèmes physiques qui rendent ce dernier plus long (surdité, vue par exemple)- pour lesquels un effort pourrait être fait en sus de celui de l'individu et de la famille.
 
Rien de nouveau sous le soleil, La Fontaine en parlait déjà dans La Cigale et la Fourmi.
 
J'ai entrevu hier sur une chaine de télévision, un reportage sur une antenne de la Sorbonne implantée à ABU DHABI afin de faire bénéficier les jeunes de la-bas d'une formation aux "humanités" à la française. On y voyait de jeunes gens motivés, avides d'apprendre, responsables, cultivés, enseignés par des professeurs français. Leurs études coutent quand même la bagatelle de 13000 euros/an et ceci explique peut-être celà, mais pas seulement, je pense.
Le reportage suivant montrait les lycéens français manifestant dans les rues de Paris. Quel contraste! quel choc!!!
On ne se demande plus ensuite qui réussira dans la vie et qui perdra.
 
"Aujourd’hui, un étudiant préfère refuser un emploi que prendre un travail sous prétexte qu’il est rémunéré à seulement 1200 euros par mois".

Je ne considère pas le travail comme une fin en soi. Ce qui est intéressant, c'est surtout ce qu'il permet d'obtenir. De ce point de vue, il est plutôt rationnel et même rassurant qu'un étudiant s'adonne au chômage volontaire (il lui permettra en plus de réféléchir à un projet d'entreprise). S'il s'agit de faire ses preuves, un faible salaire est acceptable à condition qu'il ne dure pas trop longtemps.
 
@vincry

Le problème c'est que l'allocation chômage de ces personnes ne sort par de la corne d'abondance; mais de la poche des contribuables!

Prendre le temps de choisir à ses propres frais, c'est une chose tout à fait honorable ... mais prendre son temps aux frais des autres, c'est tout de même une autre histoire.

Et la conséquence logique de cela c'est l'actuelle débat visant à imposer aux chômeurs des règles communes sans pour autant les laisser choisir librement leur assurance chômage (il ne faudrait pas non plus imposer à l'état une cure d'amaigrissement!)

C'est bien beau de revendiquer un bac+5 ou un doctorat (je connais bien la chose puisque j'ai été jusqu'à ce niveau d'étude là); mais c'est autre chose que de produire des richesses et de convaincre un patron de ce que vous pouvez lui apporter!

Et tout ce temps perdu au chômage ne se rattrape pas; bien au contraire! Plus vous restez chômeur longtemps, moins vous aurez de chances de trouver un patron qui vous engage à votre juste valeur.

Au final, c'est toujours le même choix qui s'impose: commencer bas, mais pouvoir grandir par ses propres efforts ... ou ne pas commencer bas et au final ne jamais commencer; et rester une sous-merde à vie.
 
Je m'oppose bien sûr à l'assistanat mais en l'état actuel, il existe. Ce n'est pas au "profiteurs" du système que j'en veux (après tout, ils sont rationnels) mais au responsable, à savoir l'état. En mettant fin à ce système et surtout en réduisant/supprimant l'impôt sur le revenu, nul doute que l'initiative individuelle serait relancé.

Par ailleurs, j'ai utilisé à tort le mot chômage. Je pensais plutôt à une situation sans travail et sans allocations. Bien sûr, refuser un travail faiblement payé n'a de sens que s'il y a derrière création d'entreprise ou tout autre bonne stratégie.
 
"De ce point de vue, il est plutôt rationnel et même rassurant qu'un étudiant s'adonne au chômage volontaire (il lui permettra en plus de réfléchir à un projet d'entreprise)." Vincry

"Le problème c'est que l'allocation chômage de ces personnes ne sort par de la corne d'abondance; mais de la poche des contribuables!" Sam


En principe, c'est a dire dans un contexte plus libéral, personne ne devrait se permettre de donner des leçons aux gens qui ont travaillé, et de se fait cotisé pour leur chômage. Le problème, c'est que ces cotisations sont mutualisées, alors qu'elles devraient êtres individuelles.

Normalement, plus un salarié travaille, plus il devrait augmenter son assurance chômage, et au bout de quelques années de cotisations, il devrait avoir le choix de ne plus cotiser, s'étant assuré un chômage sur 2 ans par exemple.

L'effet de la mutualisation, ne laisse souffler personne, quelqu'un qui voudrai penser à faire autre chose de sa vie, que se soit une entreprise, un voyage, un enfant, une chanson, un bateau, une maison, peu importe... il doit pouvoir le faire, il à travaillé pour !

De plus, cela permettrai d'avantage de rotations dans les entreprises, et forcément un niveau général de la population plus élevé.
 
Magnifique, M. Caccomo, magnifique comme d’habitude.
Je vous donne une info. A Madrid dans la faculté de Philo a commencé un mouvement d’étudiants –ils campent dans les facs- qui se veut européen contre le système universitaire européen. Il se veut aussi un M08.
Ce mouvement est une paradoxe si on analyse ses proposition ou quelque chose de très logique si l’on analyse l’évolution du système éducatif.
Ils sont anti-libéraux et anti-système. Ils s’opposent à la participation du monde extérieur –entreprises, état- à l’université. Mais la financement de l’université vient des impôts.
Il réclament plus de connaissances, mais lis parlent de « savoir en fête ». Ils ne veulent pas l’autorité du prof, ils veulent qu’il soit un « collègue » comme au lycée –En Espagne les rapports sont très, trop souples !-.
Et les profs en tout ça ? Ils font la grève avec eux et ils les servent des boissons !
Et les anti-grève ? Il ne se sont pas manifesté.
Comment ne pas être englouti par un monde pareil ?
Je vous laisse un lien pour ceux qui liront l’espagnol. Bon dimanche. Saludos, Alauda

http://www.libertaddigital.com/noticias/kw/berzosa/bolonia/encierro/plan_de_bolonia/proceso_de_bolonia/republica/ucm/universidad/universidad_complutense/kw/noticia_1276328439.html
 
Merci à tous pour ces commentaires extrêmement intéressant. Je vous réponds de Casablanca, où je produis actuellement des conférences sur l'économie devant des étudiants en formation continue. C'est extrêmement intéressant. Nous sommes dimanche, il est 11h...et on fait une pause durant la conférence... Ils en redemandent.
 
Bonjour

Bravo! Comme toujours, vos commentaires sont vraiment pertinents et mettent une bonne claque à la pensée unique. Bravo, continuez comme cela.

Cordialement,

Nicolas
 
Qu'un étudiant puisse refuser un emploi à 1200 Euros, c'est scandaleux en soi, mais cela reflète une réalité encore plus grave: le fait, qu'avec un Bac + 5, un jeune diplômé se voie proposer un salaire proche du SMIG, alors qu'aux Etats-Unis, aucune entreprise n'oserait lui offrir moins de $2500 par mois, par le simple jeu de l'offre et de la demande. Mais voilà: entre 1973 et 2003, les Etats-Unis ont créé 55 millions d'emplois (et absorbé plusieurs millions d'immigrés) alors que la zone Euro en a créé...5 millions.
Le fait qu'un étudiant ou un lycéen puisse "faire grève" est une absurdité et une mauvaise exception de plus: la France est le seul pays du monde où on apprend à faire grève avant de... travailler! A ce train-là, on ne sait jamais, même les retraités vont se mettre à faire grève eux aussi!
On ne s'étonne plus guère que les jeunes les plus compétents n'ont qu'une idée en tête: partir!
 
Le salaire est un prix, c'est le prix de la compétence et des qualités humaines indispensables pour exercer telles ou telles fonctions. Mais on peut très bien décrocher un diplôme à bac + 5 qui n'apportent aucune de ces qualités, et n'avoir donc aucune valeur sur le marché du travail.
 
"On peut très bien décrocher un diplôme à bac + 5 qui n'apportent aucune de ces qualités, et n'avoir donc aucune valeur sur le marché du travail." (JLC)

En effet. Et donc, on ne sait plus comment interpréter la constatation que "même avec bac + 5, on ne trouve pas de boulot en France", etc. Cela veut-il dire que l'emploi n'existe pas? Que le diplôme ne vaut rien? Les deux? Dans quelles proportions?

On a tellement vérolé le système en le bidouillant par tous les bouts que non seulement il ne fonctionne plus, mais qu'en plus on ne comprend plus pourquoi.
 
@ L'Emigré

"Qu'un étudiant puisse refuser un emploi à 1200 Euros, c'est scandaleux en soi, mais cela reflète une réalité encore plus grave: le fait, qu'avec un Bac + 5, un jeune diplômé se voie proposer un salaire proche du SMIG, alors qu'aux Etats-Unis, aucune entreprise n'oserait lui offrir moins de $2500 par mois, par le simple jeu de l'offre et de la demande. Mais voilà: entre 1973 et 2003, les Etats-Unis ont créé 55 millions d'emplois (et absorbé plusieurs millions d'immigrés) alors que la zone Euro en a créé...5 millions."

Si seulement le problème ne provenait que du nombre d'emplois créés ... mais hélas tel n'est pas le cas.

Dans votre petit décompte, vous oubliez de compter le vrai salaire en france: celui que verse le patron, charges salariales ET patronales comprises.
Et étrangement, on se rend compte alors que notre jeune à qui l'on propose un salaire de 1200euro net gagne très largement ses 2500$ brut.

Il faut bien comprendre que lorsque l'assurance santé imposée par l'état coûte plus de 400euro/mois à ce jeune, alors qu'une assurance privé (au même niveau de couverture) lui en coûterait 100euro/mois; alors le jeune de notre exemple perd 300euro/mois de revenu disponible.

Le faible nombre d'emplois créés contribue à empirer le problème, mais la source de nos maux se trouve dans ces dépenses masquées, celles que l'on prétend faire payer aux patrons alors qu'elle sont en réalité payées par les salariés.

Le pire dans tout cela, c'est qu'en maquillant les choses ainsi, on détruit les indicateurs qui permettraient aux citoyens de prendre des décisions réfléchies. Le léviathan nous octroie des droits en nous en cachant les coût; et au final nous sommes tous plus pauvres sans même comprendre qu'il est la source de notre malheur.

Imaginez un peu l'effet que produirait la liberté de prendre une assurance santé privé! Le simple smicard vérait sont revenu disponible croitre de près de 300 euros par mois ... presque 4000 euros de plus par an ... cela améliorerait bien la soupe!

Et ainsi de suite! Lorsque l'on fait le tour des dépenses du léviathan étatique, on est horrifié par les aberrations que l'on y rencontre! Des budgets du ministère de la culture engloutis dans l'achat de toiles de jeunes peintres que l'on stocke dans des hangars au lieu de les exposer dans des musées ... là j'aimerais que l'on m'explique en quoi cela aide l'artiste à se faire connaitre?
Sans parler que dans un pays où des citoyens crèvent de faim et de froid dans les rues, les presque 2milliards de ce ministère seraient mieux employés à nourrir les malheureux qu'à financer je ne sais quelle fantaisie à la mode.

Prenez le ministère de l'aménagement du territoire, et voyez combien il est utile! Même dans une grande ville, l'entreprise pour laquelle je travaille ne trouve pas de locaux répondant à ses besoins! En effet, impossible d'avoir une connexion internet répondant à nos besoin. Prendre une liaison fibre optique dédiée? pourquoi pas, mais france télécom nous indique qu'il faudrat attendre 6mois (et les fournisseurs alternatifs sont aussi lents).

Toujours ce même ministère: regardez comme il à bien travaillé à l'aménagement numérique du monde rural! Des milliards dépensés dans la technologie wimax pour se rendre compte au final que c'est une catastrophe (portée 5km au lieu de 70km, débit de 1Mbps au lieu de 50Mbps) ... catastrophe que toutes les personnes un peu au courant en matière de transmission radio avaient largement prévue et indiqué! On à eu le minitel, le plan calcul, la BLR, ... nous voilà aujourd'hui avec le Wimax dont le résultat sera aussi grandiose!

J'arrête ici la liste ... je vous laisse faire les totaux et traduire cela en Euro que l'on laisse dans la poche des contribuables; et alors on se rend compte que le jeune de notre exemple aurait un bien meilleur salaire sans couter plus cher à son employeur.

Au final, je suis d'accord avec vous: En effet, nous ne créons pas assez d'emplois, en effet certains patrons abusent et tirent les salaires vers le bas.
Mais tout de même il ne faudrait pas oublier trop vite le léviathan qui viens toujours se mêler de tout (et spécialement de ce qui ne le regarde pas) et qui nous condamne tous à la pauvreté et à la misère.

@Robert Marchenoir
"On a tellement vérolé le système en le bidouillant par tous les bouts que non seulement il ne fonctionne plus, mais qu'en plus on ne comprend plus pourquoi."

Je dois bien admettre que cette phrase illustre parfaitement la situation actuelle.

Voir les citoyens aller mendier quelques piécettes à l'état, alors que c'est lui qui les vole et les réduit à l'esclavage ... franchement c'est vraiment pathétique.

Ce pays est foutu.
 
Vous parlez du ministère de l'agriculture ?

Sachez alors que ce ministère compte plus de fonctionnaires que la France ne compte d'agriculteurs...

N'est ce pas là une preuve de l'aberration étatique d'un état gargantuesque dont la taille n'est pas adaptée à la situation réelle de la France ?
 
@ Quimboiseur

C'est du même niveau que le ministère des anciens combattants qui voit son nombre de fonctionnaires augmenter sur les trente dernières années alors que le nombre d'anciens combattants baisse de façon exponentielle.

C'est aussi du même calibre que la SECU santé qui met en oeuvre la carte vitale pour "faire des économies" (moins de paperasse) et qui dans le même temps à presque doublé le nombre de ces agents.

etc etc etc ... les exemples ne manquent pas! Et économiser 100 milliards de dépenses publiques sur un budget est une chose facile dans ce pays: il suffit de lire les rapport de la cour des comptes et des cours des comptes régionales et d'appliquer.

Leur lecture est d'ailleurs très instructive et je vous y incite!

@ Caccomo

"Le salaire est un prix, c'est le prix de la compétence et des qualités humaines indispensables pour exercer telles ou telles fonctions. Mais on peut très bien décrocher un diplôme à bac + 5 qui n'apportent aucune de ces qualités, et n'avoir donc aucune valeur sur le marché du travail."

Je confirme!

Quand mon patron m'a embauché, il à pris un ENORME risque ... j'ai fais des études de sciences et il m'a pris pour un boulot d'informaticien. Mon bac+8 ne valait pas grand chose à ses yeux et je le comprend.

3 mois durant j'ai re-développé l'architecture systèmes et réseaux, j'ai fais des prototypes et j'ai déployé ces prototypes pour la mise en production (avec au passage de gros investissement en matériel)

Aujourd'hui, le premier serveur vient d'entrer en production (plus d'une 50aine vont suivre dans les 6 mois à venir).
Autrement dit: pendant 3 mois mon patron m'a payé sans que je lui rapporte un centime et sans être certain que ce que je développais pour lui serait vraiment fonctionnel (vu mon domaine de formation)

Vivant cela, lorsque j'entends notre président pourfendre et menacer les "patrons-voyous", j'avoue que je me marre! Voir des parasites vivants de la rapine organisée venir donner des leçons à mon patron qui à pris de gros risques; cela est d'un pathétique sans nom!

Quand va-t-il dénoncer l'état-voyou, les fonctionnaires-voyous, et les monopoles étatiques vampires?

sam
 
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