2008-05-14
Herbert Marcuse : l'apôtre de l'antilibéralisme
S’il est un auteur dont mes professeurs m’ont imposé la lecture, c’est Marcuse. Herbert Marcuse (1898-1979) était un philosophe et sociologue marxiste américain d’origine allemande qui a profondément influencé l’intelligentsia de gauche. En France et aux USA, il fut un des maître-à-penser de l’antilibéralisme dont la rhétorique fut l’alpha et l’oméga des apprentis sorciers de mai 68.Moi qui venait d’un milieu plutôt modeste et rural (j’ai passé mon bac dans une ville de 16 000 habitants), plus je lisais Marcuse et plus mon complexe d’infériorité provinciale était renforcé tant je ne comprenais rien à ce charabia qui s’apparentait plus, dans mon esprit vierge, à une démonstration pompeuse de rhétorique savante qu’à l’énoncé limpide d’une connaissance solide qui devient ainsi accessible à tous par la magie de l’enseignement et le talent du pédagogue. Aussi le jour de mon partiel en épistémologie critique, j’ai sagement récité Marcuse sans en comprendre le moindre mot, obtenant ainsi une des meilleures notes de ma promo.
A force d’être gavé par Althusser, Gramsci, Marcuse, Rosa Luxemburg et Marx, je me demandais si j’étais bien fait pour faire des études d’économie, voire faire des études tout court. Il y avait si peu de mérite à obtenir un diplôme en récitant une prose obscure tel un perroquet qui mime le langage humain. De surcroit, je ressemblais si peu à l’étudiant aixois typique : bien à gauche dans sa tête mais habitant dans la belle bastide provençale du papa avocat ou de la maman médecin. Au total, il me semblait que je n’apprenais pas grand-chose du monde réel qui m’attendait et j’avais peu de temps à consacrer aux envolées verbales de ces prophètes d’un autre monde. Et oui, le temps c’est de l’argent ; et cet argent, je ne pouvais pas le soutirer à volonté à mes parents et en priver mes frère et sœurs.
Heureusement, d’autres professeurs m’ont fait entrevoir la lumière dans les études d’économie et le bonheur de la connaissance, ce qui me motiva à continuer.
Avec le recul, ce que je lis désormais entre les lignes de ce penseur de la révolution m’apparait trop clair et frise l’escroquerie intellectuelle. Marcuse a atteint les sommets de la dialectique en prônant le concept de « tolérance répressive » par lequel il s’opposait carrément à la liberté de parole [1]. Ce droit fondamental dans la philosophie libérale était alors considéré par Marcuse comme un concept bourgeois favorisant l’ordre établi au profit des riches dans un raisonnement dont la logique est inversement proportionnelle à la rigueur. Mais puisque la liberté d'expression vient des libéraux, c’est forcément douteux.
En effet, si l’on suit le raisonnement de Marcuse, la liberté de parole favorise les riches et les puissants puisqu’elle aboutit à une profusion d’idées et de concepts face à laquelle les plus modestes ne sont pas armés. Ce sont ces mêmes arguments qui permettent aux censeurs de fustiger Internet (voir chronique précédente). Remarquons que les mêmes sont prêts à s'en prendre au grand capital à partir du moment où ce dernier tient la presse au risque de brimer cette même liberté d'expression. Mais la dialectique ne s'effraie pas des paradoxes.
On voit ainsi comment une logique apparente atteint les sommets de la dialectique : au nom de la liberté, on veut supprimer la liberté de la même manière qu’au nom du peuple, on en arrive à opprimer le peuple. Les régimes totalitaires ne se qualifient-ils pas de « démocratiques » ? Telle est l’effroyable logique révolutionnaire : elle repose sur le détournement constant du sens même des mots comme la magistralement illustré Orwell dans son roman « 1984 ».
Mais c’est une logique apparente fondée sur des contre-sens et l’usurpation du langage et du vocabulaire. Les paradoxes de Zénon ont l’apparence de la logique. Avant d’atteindre la cible, la flèche doit passer par le point A qui est à mi-distance entre le tireur à l’arc et la cible. Mais avant d’atteindre le point A, elle doit passer par A’ qui est lui-même à mi-distance entre le tireur et le point A. Mais avant d’atteindre A’, elle doit passer par A’’, A’’’ …en somme, elle n’atteindra jamais la cible. Si le raisonnement a l’air logique, le résultat est faux. Les mathématiciens grecs ont flanché devant ce paradoxe. Mais au cours des siècles les mathématiciens ont affiné les concepts mathématiques pour lever le paradoxe, approfondissant ainsi la connaissance des mathématiques et le champ de la rigueur.
En sciences sociales ou humaines, les experts n’ont pas toujours les mêmes scrupules. La dialectique marxiste est d’ailleurs le pur produit de cette démarche usurpatrice. Marx lui-même qualifiait d’ailleurs la logique de « science bourgeoise » ; c’est pourquoi il proposait une nouvelle méthodologique qualifiée de « matérialisme dialectique » au service d’une « science prolétarienne » qui a conduit à Lyssenko.
C’est au nom de ce matérialisme dialectique que Marcuse prônait « l’intolérance envers les libéraux » qui défendent toutes les libertés et donc la liberté de parole – consigne qui a été strictement suivie à l’université qui est devenue un lieu de rééducation politique – afin de sauver la liberté véritable et la tolérance véritable.
En somme, la liberté de parole défendue par le libéralisme n’est pas la vraie liberté et seule la parole de Marcuse libère. Marcuse se donne le droit d’être intolérant au nom de la vraie tolérance dont lui seul connait les clés. On comprendra pourquoi une telle philosophie, lorsqu’elle cautionne un programme politique, ne peut qu’aboutir à des régimes meurtriers et concentrationnaires. On comprendra aussi pourquoi je suis las d'entendre le refrain nostalgique des soixante-huitards.
[1] Voir à ce propos la contribution de Steve Frankel « 1968 : l’année de la tragique illusion aux Etats-Unis » in Liquidez mai 68 ? sous la direction de Grimpret M. et Delsol C., Presses de la Renaissance, Paris 2008.
Mais c’est une logique apparente fondée sur des contre-sens et l’usurpation du langage et du vocabulaire. Les paradoxes de Zénon ont l’apparence de la logique. Avant d’atteindre la cible, la flèche doit passer par le point A qui est à mi-distance entre le tireur à l’arc et la cible. Mais avant d’atteindre le point A, elle doit passer par A’ qui est lui-même à mi-distance entre le tireur et le point A. Mais avant d’atteindre A’, elle doit passer par A’’, A’’’ …en somme, elle n’atteindra jamais la cible. Si le raisonnement a l’air logique, le résultat est faux. Les mathématiciens grecs ont flanché devant ce paradoxe. Mais au cours des siècles les mathématiciens ont affiné les concepts mathématiques pour lever le paradoxe, approfondissant ainsi la connaissance des mathématiques et le champ de la rigueur.
En sciences sociales ou humaines, les experts n’ont pas toujours les mêmes scrupules. La dialectique marxiste est d’ailleurs le pur produit de cette démarche usurpatrice. Marx lui-même qualifiait d’ailleurs la logique de « science bourgeoise » ; c’est pourquoi il proposait une nouvelle méthodologique qualifiée de « matérialisme dialectique » au service d’une « science prolétarienne » qui a conduit à Lyssenko.
C’est au nom de ce matérialisme dialectique que Marcuse prônait « l’intolérance envers les libéraux » qui défendent toutes les libertés et donc la liberté de parole – consigne qui a été strictement suivie à l’université qui est devenue un lieu de rééducation politique – afin de sauver la liberté véritable et la tolérance véritable.
En somme, la liberté de parole défendue par le libéralisme n’est pas la vraie liberté et seule la parole de Marcuse libère. Marcuse se donne le droit d’être intolérant au nom de la vraie tolérance dont lui seul connait les clés. On comprendra pourquoi une telle philosophie, lorsqu’elle cautionne un programme politique, ne peut qu’aboutir à des régimes meurtriers et concentrationnaires. On comprendra aussi pourquoi je suis las d'entendre le refrain nostalgique des soixante-huitards.
[1] Voir à ce propos la contribution de Steve Frankel « 1968 : l’année de la tragique illusion aux Etats-Unis » in Liquidez mai 68 ? sous la direction de Grimpret M. et Delsol C., Presses de la Renaissance, Paris 2008.
Comments:
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Cher Jean-Louis, un grand merci une fois de plus pour exprimer avec clarté ce que pensent nombre de personnes. Mais, au fait, cette façon de monopoliser la liberté au nom de la liberté n'était-elle pas déjà évoquée par Platon et sa fameuse République?
J'ai eu l'immense privilège de pouvoir lire un ouvrage du sieur que vous citez et devinez... il ne m'en reste rien car comme vous l'avez très bien dit, c'est confus et surtout vide!
Bien heureusement, peu de temps après, j'ai pu également lire un ouvrage d'une autre qualité (sur la route de la servitude) qui m'a remis les idées en place et surtout permis de ne jamais succomber aux sirènes de l'illibéralisme, maladie chronique de beaucoup de nos compatriotes qui préfèrent l'illusion plutôt que les faits arides mais bien visibles!
Ce qui me frappe et continuera de me frapper, c'est l'absence de sens critique ou plutôt le "sens unique" de celui-ci chez de trop nombreux intellectuels qui se refusent à sortir des sentiers archi battus de la dialectique marxiste et surtout à voir que ces derniers ne peuvent mener qu'au totalitarisme et à la pensée unique, donc à l'absence de liberté pure et simple!
D’ailleurs, je conseille, une nouvelle fois, la lecture du livre de M. Boudon « pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme ? » qui ébauche une tentative d'explication fort cohérente des raisons qui poussent tant de personnes à nier le réel au profit de délires bien dangereux...
Merci encore et au plaisir de vous lire une nouvelle fois!
J'ai eu l'immense privilège de pouvoir lire un ouvrage du sieur que vous citez et devinez... il ne m'en reste rien car comme vous l'avez très bien dit, c'est confus et surtout vide!
Bien heureusement, peu de temps après, j'ai pu également lire un ouvrage d'une autre qualité (sur la route de la servitude) qui m'a remis les idées en place et surtout permis de ne jamais succomber aux sirènes de l'illibéralisme, maladie chronique de beaucoup de nos compatriotes qui préfèrent l'illusion plutôt que les faits arides mais bien visibles!
Ce qui me frappe et continuera de me frapper, c'est l'absence de sens critique ou plutôt le "sens unique" de celui-ci chez de trop nombreux intellectuels qui se refusent à sortir des sentiers archi battus de la dialectique marxiste et surtout à voir que ces derniers ne peuvent mener qu'au totalitarisme et à la pensée unique, donc à l'absence de liberté pure et simple!
D’ailleurs, je conseille, une nouvelle fois, la lecture du livre de M. Boudon « pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme ? » qui ébauche une tentative d'explication fort cohérente des raisons qui poussent tant de personnes à nier le réel au profit de délires bien dangereux...
Merci encore et au plaisir de vous lire une nouvelle fois!
Le livre de Boudon cité par Daredevil est intéressant.
JF Revel, entre autres dans La connaissance inutile, se posait ces questions.
Les moyens modernes mettent à notre disposition toutes les informations permettant de connaitre l'état du monde, le type de sociétés qui fonctionnent et qui ne fonctionnent pas.
Et, pourtant la politique se comporte comme si cette connaissance n'existait pas.
Les raisons en sont assez aisées à comprendre.
Les opinions, les représentations du mode, sont connotées, elles ont un fort contenu psychologique et sociale. Ainsi un homme de gauche se dira volontiers altruiste alors qu'un homme de droite se dira entreprenant.
Ainsi, changer d'opinion est une épreuve psychologique et sociale, ce n'est pas un simple jeu intellectuel.
Certains communistes repentis ont toujours ressenti de la honte de leur défection, même des décennies après. Il est facile d'imaginer qu'il est difficile pour un prof de passer de la gauche à la droite (une amie prof me racontait qu'un collègue trouvait scandaleux qu'on distribuât des tracts de Sarkozy à la sortie du lycée alors que lui-même n'hésitait pas à distribuer des tracts de Royal dans l'enceinte même de l'établissement. Et il ne comprenait pas ce que son attitude avait de paradoxal.)
La conversion à la vérité a donc un coût. De plus, le prix est incertain, car on n'est jamais sûr d'être dans le vrai. Certains n'ont tout simplement pas la force morale de supporter cette incertitude et se jettent dans les bras de la première doctrine qui passe.
De plus, l'amour de la vérité n'est pas si répandu qu'on veut bien le dire. Beaucoup préfèrent le confort douillet du panurgisme à l'ardue remise en cause.
Enfin, tout le monde n'a pas le goût ni la capacité de remettre en question un dogme.
Tout ceci explique que, bien trop souvent, la connaissance est inutile.
Pour en revenir à Marcuse, il y a la présomption d'intellectuels qui se croient capables de sortir toute armée de leur puissant cerveau une société, parfaite forcément parfaite, qu'il convient bien sûr d'imposer aux imbéciles (c'est-à-dire tout le reste de l'humanité autre que leur précieuse personne).
A cela s'ajoute la fascination des intellectuels pour la violence (est-ce un reste de cerveau reptilien qui compense ainsi le manque de «virilité» de l'activité intellectuelle ?).
On est frappé que Sartre, qui a écrit l'admirable Les chemins de la liberté, ne rêvât que de meurtres, d'expulsions, d'embrigadement et d'emprisonnement, et se soit révélé le compagnon de route de totalitarismes successifs, toujours plus sanglants.
Depuis Platon, on sait qu'on ne manquera jamais d'intellectuels prêts à imposer, par la force si nécessaire, leurs géniales idées au vulgaire.
JF Revel, entre autres dans La connaissance inutile, se posait ces questions.
Les moyens modernes mettent à notre disposition toutes les informations permettant de connaitre l'état du monde, le type de sociétés qui fonctionnent et qui ne fonctionnent pas.
Et, pourtant la politique se comporte comme si cette connaissance n'existait pas.
Les raisons en sont assez aisées à comprendre.
Les opinions, les représentations du mode, sont connotées, elles ont un fort contenu psychologique et sociale. Ainsi un homme de gauche se dira volontiers altruiste alors qu'un homme de droite se dira entreprenant.
Ainsi, changer d'opinion est une épreuve psychologique et sociale, ce n'est pas un simple jeu intellectuel.
Certains communistes repentis ont toujours ressenti de la honte de leur défection, même des décennies après. Il est facile d'imaginer qu'il est difficile pour un prof de passer de la gauche à la droite (une amie prof me racontait qu'un collègue trouvait scandaleux qu'on distribuât des tracts de Sarkozy à la sortie du lycée alors que lui-même n'hésitait pas à distribuer des tracts de Royal dans l'enceinte même de l'établissement. Et il ne comprenait pas ce que son attitude avait de paradoxal.)
La conversion à la vérité a donc un coût. De plus, le prix est incertain, car on n'est jamais sûr d'être dans le vrai. Certains n'ont tout simplement pas la force morale de supporter cette incertitude et se jettent dans les bras de la première doctrine qui passe.
De plus, l'amour de la vérité n'est pas si répandu qu'on veut bien le dire. Beaucoup préfèrent le confort douillet du panurgisme à l'ardue remise en cause.
Enfin, tout le monde n'a pas le goût ni la capacité de remettre en question un dogme.
Tout ceci explique que, bien trop souvent, la connaissance est inutile.
Pour en revenir à Marcuse, il y a la présomption d'intellectuels qui se croient capables de sortir toute armée de leur puissant cerveau une société, parfaite forcément parfaite, qu'il convient bien sûr d'imposer aux imbéciles (c'est-à-dire tout le reste de l'humanité autre que leur précieuse personne).
A cela s'ajoute la fascination des intellectuels pour la violence (est-ce un reste de cerveau reptilien qui compense ainsi le manque de «virilité» de l'activité intellectuelle ?).
On est frappé que Sartre, qui a écrit l'admirable Les chemins de la liberté, ne rêvât que de meurtres, d'expulsions, d'embrigadement et d'emprisonnement, et se soit révélé le compagnon de route de totalitarismes successifs, toujours plus sanglants.
Depuis Platon, on sait qu'on ne manquera jamais d'intellectuels prêts à imposer, par la force si nécessaire, leurs géniales idées au vulgaire.
Le petits maîtres qui, dans les années 80 lorsque Jean-Louis finisait ses études, endoctrinaient encore avec le père Marcuse étaient manifestement restés bloqués sur leurs premiers émois intellectuels soixante-huitards. Car qui lisait encore, après 68, Marcuse ? dont le verbiage dialectique avait été brandi 3 mois durant, pour tenter de donner quelque fondement théorique à la circonstance. Malheureux petits maîtres d'obscurantisme !
Notez qu'aujourd'hui ce n'est pas mieux. Ma fille, qui passe son bac en Suisse dans quelques semaines, est contrainte d'assimiler en géographie un baratin altermondialiste sur les relations internationales, avec force graphiques émanant d'Attac et de tous les antiéconomistes de la planète pour prouver que le Nord extorque et saigne systématiquement le Sud.
Pour poursuivre la réflexion de Dardevil et fboizard, je pense que l'emprise de la "doctrine" de gauche sur les esprits vient du fait qu'elle a su détourner et récupérer la pensée théologique et en particulier l'eschatologie chrétienne.
Les doctinaires de gauche disent le Bien et le Mal et annoncent au bon peuple la fin des temps et la Résurrection. Souvenons-du petit père des peuples trônant dans son magnifique costume blanc papal au sommet de la place Rouge, de Fidel Castro haranguant la foule pendant des heures, de Mao et de sa petite bible rouge lue jusque dans nos universités, de Mitterand, superbe manipulateur de symboles, allant se recueillir au Panthéon.
Le libéralisme de son côté ne propose aucune mystique, aucune transcendance, aucun salut collectif, c'est fondamentalement un humanisme.
Notez qu'aujourd'hui ce n'est pas mieux. Ma fille, qui passe son bac en Suisse dans quelques semaines, est contrainte d'assimiler en géographie un baratin altermondialiste sur les relations internationales, avec force graphiques émanant d'Attac et de tous les antiéconomistes de la planète pour prouver que le Nord extorque et saigne systématiquement le Sud.
Pour poursuivre la réflexion de Dardevil et fboizard, je pense que l'emprise de la "doctrine" de gauche sur les esprits vient du fait qu'elle a su détourner et récupérer la pensée théologique et en particulier l'eschatologie chrétienne.
Les doctinaires de gauche disent le Bien et le Mal et annoncent au bon peuple la fin des temps et la Résurrection. Souvenons-du petit père des peuples trônant dans son magnifique costume blanc papal au sommet de la place Rouge, de Fidel Castro haranguant la foule pendant des heures, de Mao et de sa petite bible rouge lue jusque dans nos universités, de Mitterand, superbe manipulateur de symboles, allant se recueillir au Panthéon.
Le libéralisme de son côté ne propose aucune mystique, aucune transcendance, aucun salut collectif, c'est fondamentalement un humanisme.
"Le libéralisme de son côté ne propose aucune mystique, aucune transcendance, aucun salut collectif, c'est fondamentalement un humanisme"
Oui, absolument mais il se base sur des faits bien réels, visibles par tous... et nos belles âmes détestent le réel, le récusent systématiquement pour le remplacer par leurs rêves aberrants!
Mais qu'est-ce qu'Attac? Un groupe de marxistes ou assimilés aigris d'avoir vu leur paradis sombrer tel le titanic...
Au passage je vous conseille l'article "Titanic - les chaloupes sont prêtes " de B. Martoïa que l'on peut trouver sur le site de M. Reichmann : excellente métaphore!
Oui, absolument mais il se base sur des faits bien réels, visibles par tous... et nos belles âmes détestent le réel, le récusent systématiquement pour le remplacer par leurs rêves aberrants!
Mais qu'est-ce qu'Attac? Un groupe de marxistes ou assimilés aigris d'avoir vu leur paradis sombrer tel le titanic...
Au passage je vous conseille l'article "Titanic - les chaloupes sont prêtes " de B. Martoïa que l'on peut trouver sur le site de M. Reichmann : excellente métaphore!
"Le libéralisme de son côté ne propose aucune mystique, aucune transcendance, aucun salut collectif, c'est fondamentalement un humanisme." (Infos)
Vrai et faux.
Vrai parce que le libéralisme, en ôtant la possibilité du recours à l'homme providentiel, ou à l'Etat providentiel, oblige l'homme à ne compter que sur ses propres forces. (Ce qui n'est pas forcément séduisant pour tout le monde.)
Faux parce que là où le libéralisme a historiquement réussi, et sur une longue période, c'est à dire aux Etats-Unis, la religion tient une place centrale, fondamentale. Et dans la politique, et au sein de la population.
Vrai et faux.
Vrai parce que le libéralisme, en ôtant la possibilité du recours à l'homme providentiel, ou à l'Etat providentiel, oblige l'homme à ne compter que sur ses propres forces. (Ce qui n'est pas forcément séduisant pour tout le monde.)
Faux parce que là où le libéralisme a historiquement réussi, et sur une longue période, c'est à dire aux Etats-Unis, la religion tient une place centrale, fondamentale. Et dans la politique, et au sein de la population.
Croire au libre-arbitre, faire le pari de la responsabilité individuelle, c'est une magistrale transcendance à mettre au crédit de la philosophie libérale.
C'est la plus belle utopie. Après tout, peut-être sommes nous prisonnier d'un destin collectif ? Peut-être ne sommes nous animés que par des réflexes conditionnés ? Et pourquoi, le libéral veut croire au libre-arbitre.
C'est la plus belle utopie. Après tout, peut-être sommes nous prisonnier d'un destin collectif ? Peut-être ne sommes nous animés que par des réflexes conditionnés ? Et pourquoi, le libéral veut croire au libre-arbitre.
Correct cher Marchenoir : "là où le libéralisme a historiquement réussi, et sur une longue période, c'est à dire aux Etats-Unis, la religion tient une place centrale, fondamentale."
Mais le libéralisme ne prône aucun contenu religieux, aucune métaphysique ni aucune "lecture de l'histoire" spécifique. Même si historiquement son essor est concomitant du développement du protestantisme, l'engagement éthique ou religieux de chacun relève de la libre conscience personnelle.
C'est ce fragile espace de liberté, ce vide essentiel, magnifiquement consolidé par le siècle des Lumières, que les prophètes de tout poil, marchands d'illusions collectives, cherchent en permanence à réoccuper.
Mais le libéralisme ne prône aucun contenu religieux, aucune métaphysique ni aucune "lecture de l'histoire" spécifique. Même si historiquement son essor est concomitant du développement du protestantisme, l'engagement éthique ou religieux de chacun relève de la libre conscience personnelle.
C'est ce fragile espace de liberté, ce vide essentiel, magnifiquement consolidé par le siècle des Lumières, que les prophètes de tout poil, marchands d'illusions collectives, cherchent en permanence à réoccuper.
Bonjour, pour moi le libéralisme naît aux XVI siècle et de la pensée chrétienne. Prenons Carranza.
Les droits et les devoirs de l’homme dérivent de sa dignité (le fait d’être fait à l’image de Dieu). La liberté, l’égalité essentielle de l’homme et sa destinée éternelle font partie de cette dignité.
Droits : le droit à choisir sa position sociale, à la propriété privée, à recevoir un salaire juste ;
Devoirs : éduquer les enfants de façon chrétienne, aider les parents en cas de besoin. Droits des rois : promouvoir la religion, défendre la paix, , faire justice, respecter les droits de la personne, respecter les lois de l’état, , assurer l’aumône, donner l’hospitalité au pèlerins.
Je me demande si le terme « libre-arbitre » est bien employé dans ce contexte économique. Je crois que l’on veut dire plutôt « liberté de choisir » . le libre-arbitre dans le catholicisme signifie « choisir ce qui est bon, faire le bon choix, même si on s’est trompé avant » Une grand partie du théâtre espagnol du XVIIème parle de celui-ci.
En supprimant la dignité humaine, l’homme perd tous ses droits et on lui enlève ses devoirs.
saludos, alauda
Les droits et les devoirs de l’homme dérivent de sa dignité (le fait d’être fait à l’image de Dieu). La liberté, l’égalité essentielle de l’homme et sa destinée éternelle font partie de cette dignité.
Droits : le droit à choisir sa position sociale, à la propriété privée, à recevoir un salaire juste ;
Devoirs : éduquer les enfants de façon chrétienne, aider les parents en cas de besoin. Droits des rois : promouvoir la religion, défendre la paix, , faire justice, respecter les droits de la personne, respecter les lois de l’état, , assurer l’aumône, donner l’hospitalité au pèlerins.
Je me demande si le terme « libre-arbitre » est bien employé dans ce contexte économique. Je crois que l’on veut dire plutôt « liberté de choisir » . le libre-arbitre dans le catholicisme signifie « choisir ce qui est bon, faire le bon choix, même si on s’est trompé avant » Une grand partie du théâtre espagnol du XVIIème parle de celui-ci.
En supprimant la dignité humaine, l’homme perd tous ses droits et on lui enlève ses devoirs.
saludos, alauda
Mais justement Alauda, je suis bien d'accord avec vous.
Soit l'économie est centralisée et dirigée par le haut par l'Etat, le parti (le gosplan) ou le guide suprême (le führer) ; soit l'on s'en remet à la main invisible et on fait le pari de l'homme, en faisant confiance à sa capacité, et sa volonté de choisir, donc son libre-arbitre et son droit à l'erreur, qui est la condition de l'apprentissage.
Soit l'économie est centralisée et dirigée par le haut par l'Etat, le parti (le gosplan) ou le guide suprême (le führer) ; soit l'on s'en remet à la main invisible et on fait le pari de l'homme, en faisant confiance à sa capacité, et sa volonté de choisir, donc son libre-arbitre et son droit à l'erreur, qui est la condition de l'apprentissage.
Justement, cette liberté de choisir est ce que détestent les apôtres de l'interventionnisme à tout prix, ne serait-ce qu'à cause de la perte de pouvoir qu'elle engendre : comment renoncer à sa prébende... Voilà pourquoi il vaut mieux pour ceux-ci maintenir les citoyens dans un état de dépendance et d'infantilisme permanent!
S'en remettre aux choix individuels seraient également avouer qu'ils ne sont pas "Dieu" et ne peuvent avoir réponse à tout comme ils se plaisent bien souvent à le faire croire...
Il suffit de prendre le cas des OGM ou celui du réchauffement planétaire ; pourquoi dans de zèle pour affirmer leur vérité, tant de dénigrement vis à vis de ceux qui osent critiquer ces points de vue?
Tout ceci relève une fois de plus d'une forme de totalitarisme qui ne peut souffrir la moindre contradiction parce que ce serait la porte ouverte vers une remise en cause de tout le système...
Quelle voie nous reste-t-il? Pour le moment, je n'en vois aucune...
S'en remettre aux choix individuels seraient également avouer qu'ils ne sont pas "Dieu" et ne peuvent avoir réponse à tout comme ils se plaisent bien souvent à le faire croire...
Il suffit de prendre le cas des OGM ou celui du réchauffement planétaire ; pourquoi dans de zèle pour affirmer leur vérité, tant de dénigrement vis à vis de ceux qui osent critiquer ces points de vue?
Tout ceci relève une fois de plus d'une forme de totalitarisme qui ne peut souffrir la moindre contradiction parce que ce serait la porte ouverte vers une remise en cause de tout le système...
Quelle voie nous reste-t-il? Pour le moment, je n'en vois aucune...
Infos, vous dites:
"Mais le libéralisme ne prône aucun contenu religieux, aucune métaphysique ni aucune "lecture de l'histoire" spécifique. Même si historiquement son essor est concomitant du développement du protestantisme, l'engagement éthique ou religieux de chacun relève de la libre conscience personnelle."
Si le libéralisme ne prône aucun contenu religieux, n'est-ce pas parce qu'à l'époque où il est né, la religion allait de soi?
Et que, à partir du moment où la religion a commencé à décliner en Occident, ses effets en tant que ciment social ont perduré un certain temps, à la façon d'une étoile éteinte depuis longtemps, mais dont on perçoit encore la lumière?
Après tout, ce n'est pas en une seule génération que se perd l'habitude du travail bien fait, comme ça, sans en espérer aucun bénéfice personnel immédiat, pour rien, parce que c'est mieux que l'inverse; l'honnêteté, parce que ça se fait, parce que c'est comme ça, parce que c'est mieux que l'inverse; etc.
Il faut un certain temps pour détruire une civilisation et parvenir à la situation actuelle, dont on conviendra qu'elle n'a rien à voir avec celle que je viens de décrire.
Or, c'est précisément sur ce point que les anti-libéraux critiquent ce qu'ils appellent le "libéralisme" contemporain.
Il y a peut-être là matière à réflexion.
"Mais le libéralisme ne prône aucun contenu religieux, aucune métaphysique ni aucune "lecture de l'histoire" spécifique. Même si historiquement son essor est concomitant du développement du protestantisme, l'engagement éthique ou religieux de chacun relève de la libre conscience personnelle."
Si le libéralisme ne prône aucun contenu religieux, n'est-ce pas parce qu'à l'époque où il est né, la religion allait de soi?
Et que, à partir du moment où la religion a commencé à décliner en Occident, ses effets en tant que ciment social ont perduré un certain temps, à la façon d'une étoile éteinte depuis longtemps, mais dont on perçoit encore la lumière?
Après tout, ce n'est pas en une seule génération que se perd l'habitude du travail bien fait, comme ça, sans en espérer aucun bénéfice personnel immédiat, pour rien, parce que c'est mieux que l'inverse; l'honnêteté, parce que ça se fait, parce que c'est comme ça, parce que c'est mieux que l'inverse; etc.
Il faut un certain temps pour détruire une civilisation et parvenir à la situation actuelle, dont on conviendra qu'elle n'a rien à voir avec celle que je viens de décrire.
Or, c'est précisément sur ce point que les anti-libéraux critiquent ce qu'ils appellent le "libéralisme" contemporain.
Il y a peut-être là matière à réflexion.
@infos et Robert Marchenoir
Vous devez absolument lire le livre de Charles Gave: "Un libéral nommé Jésus" où il étudie les paraboles des Evangiles et montre le lien entre christianisme et libéralisme. Ce lien est beaucoup plus évident dans le Protestantisme que dans le Catholicisme, qui a rapport ambigu avec la richesse.
Les Etats-Unis ont été fondés sur le principe, entre autres, de la liberté du culte par des individus nourris de la pensée des philosophes du 18ème siècle(Adam Smith, John Locke, Montesquieu, etc.) et victimes de persécutions religieuses. La vision et la sagesse dont ils ont fait preuve est stupéfiante dans sa simplicité.
Comparée à la concision de la constitution américaine, la prose de Marcuse se révèle une logorrhée spécieuse, absconse et fermée sur elle-même qui masque une pensée vide. C'est sans doute pourquoi les intellectuels de gauche sont souvent incompréhensibles! Comme disait Boileau: "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement".
Les ennemis du libéralisme se manifestent souvent par la confusion et utilisent des expressions vides de sens: "néo-libéralisme", "ultra-libéral". La discussion devient impossible à partir du moment où les mots ne signifient rien. L'interlocuteur se réfugie très vite derrière des considérations émotionnelles pour éviter la logique.
Récemment, Barack Obama a révélé sa vraie nature élitiste en déclarant que les habitants de l'Amérique profonde, face aux difficultés économiques, étaient devenus "amers" et se réfugiaient dans la religion, la possession des armes à feu et la haine des immigrés! Bref, des Néanderthals, quoi! C'était dans une réunion privée, mais grâce à internet...
Vous devez absolument lire le livre de Charles Gave: "Un libéral nommé Jésus" où il étudie les paraboles des Evangiles et montre le lien entre christianisme et libéralisme. Ce lien est beaucoup plus évident dans le Protestantisme que dans le Catholicisme, qui a rapport ambigu avec la richesse.
Les Etats-Unis ont été fondés sur le principe, entre autres, de la liberté du culte par des individus nourris de la pensée des philosophes du 18ème siècle(Adam Smith, John Locke, Montesquieu, etc.) et victimes de persécutions religieuses. La vision et la sagesse dont ils ont fait preuve est stupéfiante dans sa simplicité.
Comparée à la concision de la constitution américaine, la prose de Marcuse se révèle une logorrhée spécieuse, absconse et fermée sur elle-même qui masque une pensée vide. C'est sans doute pourquoi les intellectuels de gauche sont souvent incompréhensibles! Comme disait Boileau: "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement".
Les ennemis du libéralisme se manifestent souvent par la confusion et utilisent des expressions vides de sens: "néo-libéralisme", "ultra-libéral". La discussion devient impossible à partir du moment où les mots ne signifient rien. L'interlocuteur se réfugie très vite derrière des considérations émotionnelles pour éviter la logique.
Récemment, Barack Obama a révélé sa vraie nature élitiste en déclarant que les habitants de l'Amérique profonde, face aux difficultés économiques, étaient devenus "amers" et se réfugiaient dans la religion, la possession des armes à feu et la haine des immigrés! Bref, des Néanderthals, quoi! C'était dans une réunion privée, mais grâce à internet...
L'Emigré:
"Le travailleur français passe pour être le meilleur à condition d’être embauché hors de France."
"La France est un pays où deux adultes consentants peuvent tout faire ensemble, sauf travailler l’un pour l’autre."
(Charles Gave)
"Le travailleur français passe pour être le meilleur à condition d’être embauché hors de France."
"La France est un pays où deux adultes consentants peuvent tout faire ensemble, sauf travailler l’un pour l’autre."
(Charles Gave)
Pour conclure sur Marcuse : Les demi-habiles croient au charabia pour paraitre plus intelligents qu'ils ne sont.
Je complexais vis-à-vis de la sociologie. Un jour, j'ai fait l'effort de comprendre Bourdieu. Je suis guéri : l'enflure des mots voilait une pensée creuse.
On en revient à une phrase de Saint-Exupréy (ou de Einstein ?) : l'intelligence, ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter, c'est quand il n'y a plus rien à retirer.
Quant au libéralisme, ses racines chrétiennes sont évidentes. La césure se fait plutôt entre catholicisme et protestantisme.
Mais le plus moins libéral des pays chrétiens (la France ? :-) ) est plus libéral que le plus libéral que le plus libéral des pays musulmans (la Turquie ?).
Je complexais vis-à-vis de la sociologie. Un jour, j'ai fait l'effort de comprendre Bourdieu. Je suis guéri : l'enflure des mots voilait une pensée creuse.
On en revient à une phrase de Saint-Exupréy (ou de Einstein ?) : l'intelligence, ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter, c'est quand il n'y a plus rien à retirer.
Quant au libéralisme, ses racines chrétiennes sont évidentes. La césure se fait plutôt entre catholicisme et protestantisme.
Mais le plus moins libéral des pays chrétiens (la France ? :-) ) est plus libéral que le plus libéral que le plus libéral des pays musulmans (la Turquie ?).
Nous évoquions il y a quelque temps la grande liberté d'information que permet internet.
Voici une chaine du web où vous entendrez des choses que nous n'oserons jamais les medias traditionnels :
http://www.reichmantv.com/
Voici une chaine du web où vous entendrez des choses que nous n'oserons jamais les medias traditionnels :
http://www.reichmantv.com/
Certes le libéralisme est chez nous considéré comme la philosophie politique des gangsters. La morale des loups dans la bergerie, des individualistes sans foi ni loi. Et la main invisible, c'est celle du pickpocket, rien de plus.
Et il est vrai que les êtres sans scrupule, sans conscience, qui profitent et abusent de nos régimes de liberté, pullulent (comme partout), au point que certains rêvent toujours d'établir une dictature morale, policière, égalitaire, communiste, islamique, ou autre.
Les participants à ce blog le savent, le libéralisme, loin d'être la morale du "tout est permis", est d'abord une éthique fondée sur la responsabilité personnelle. Et d'accord en cela avec JLC, s'il y a une transcendance dans la pensée libérale, elle se niche au coeur du sujet lui-même, dans sa conscience critique.
Et il est vrai que les êtres sans scrupule, sans conscience, qui profitent et abusent de nos régimes de liberté, pullulent (comme partout), au point que certains rêvent toujours d'établir une dictature morale, policière, égalitaire, communiste, islamique, ou autre.
Les participants à ce blog le savent, le libéralisme, loin d'être la morale du "tout est permis", est d'abord une éthique fondée sur la responsabilité personnelle. Et d'accord en cela avec JLC, s'il y a une transcendance dans la pensée libérale, elle se niche au coeur du sujet lui-même, dans sa conscience critique.
Certes le libéralisme est chez nous considéré comme la philosophie politique des gangsters. La morale des loups dans la bergerie, des individualistes sans foi ni loi. Et la main invisible, c'est celle du pickpocket, rien de plus.
Et il est vrai que les êtres sans scrupule, sans conscience, qui profitent et abusent de nos régimes de liberté, pullulent (comme partout), au point que certains rêvent toujours d'établir une dictature morale, policière, égalitaire, communiste, islamique, ou autre.
Les participants à ce blog le savent, le libéralisme, loin d'être la morale du "tout est permis", est d'abord une éthique fondée sur la responsabilité personnelle. Et d'accord en cela avec JLC, s'il y a une transcendance dans la pensée libérale, elle se niche au coeur du sujet lui-même, dans sa conscience critique.
Et il est vrai que les êtres sans scrupule, sans conscience, qui profitent et abusent de nos régimes de liberté, pullulent (comme partout), au point que certains rêvent toujours d'établir une dictature morale, policière, égalitaire, communiste, islamique, ou autre.
Les participants à ce blog le savent, le libéralisme, loin d'être la morale du "tout est permis", est d'abord une éthique fondée sur la responsabilité personnelle. Et d'accord en cela avec JLC, s'il y a une transcendance dans la pensée libérale, elle se niche au coeur du sujet lui-même, dans sa conscience critique.
Liberté de parole?
En France, en ce moment a lieu un procès en sorcellerie contre Sylvain Gouguenheim qui met en cause le rôle des Arabes dans la transmission du savoir grec dans son livre: Aristote au Mont-Saint-Michel.
Comme l'espagnol Serafin Fanjul, (professeur d'Arabe à l'université de Madrid)auteur du livre La chimère d'Al-Andalus, il est attaqué en le qualifiant d'extrême-droite. Mais Rosa María Rodríguez Magda a obtenu un prix en Espagne avec son essai «Inexistente Al Ándalus. De cómo los intelectuales reinventan el Islam», (inexistente Al-Andalus. sur comment les intelectuels re-inventent l'Islam)
(Al-Andalus est le nom de Espagne sous l'occupation musulmane)
ainsi va la liberté de parole!
saludos, alauda
En France, en ce moment a lieu un procès en sorcellerie contre Sylvain Gouguenheim qui met en cause le rôle des Arabes dans la transmission du savoir grec dans son livre: Aristote au Mont-Saint-Michel.
Comme l'espagnol Serafin Fanjul, (professeur d'Arabe à l'université de Madrid)auteur du livre La chimère d'Al-Andalus, il est attaqué en le qualifiant d'extrême-droite. Mais Rosa María Rodríguez Magda a obtenu un prix en Espagne avec son essai «Inexistente Al Ándalus. De cómo los intelectuales reinventan el Islam», (inexistente Al-Andalus. sur comment les intelectuels re-inventent l'Islam)
(Al-Andalus est le nom de Espagne sous l'occupation musulmane)
ainsi va la liberté de parole!
saludos, alauda
salut,
merci beaucoup pour cet article très clair et lucide. Le sentiment que tu y exprimes m'est familier : j'en ai lu des pseudo livres de réflexions, faussés par l'idéologie. En lisant "Libéralisme" de Salin, on comprend ce qu'est un vrai penseur.
La discussion qui suit l'article est très intéressante également.
à bientôt
merci beaucoup pour cet article très clair et lucide. Le sentiment que tu y exprimes m'est familier : j'en ai lu des pseudo livres de réflexions, faussés par l'idéologie. En lisant "Libéralisme" de Salin, on comprend ce qu'est un vrai penseur.
La discussion qui suit l'article est très intéressante également.
à bientôt
Merci Lomig et bienvenu,
L'ouvrage de Salin, comme tous ss livres, est un bijou de clarté, qui n'a d'équivalent que son illustre maître, Bastiat.
L'ouvrage de Salin, comme tous ss livres, est un bijou de clarté, qui n'a d'équivalent que son illustre maître, Bastiat.
"A force d’être gavé par Althusser, Gramsci, Marcuse, Rosa Luxemburg et Marx,"
Si telle est une partie de la nourriture intellectuelle des jeunes économistes académiques, on comprend mieux la difficulté que l'on a à dialoguer avec beaucoup`d'entre eux, indépendemment de leur nourriture Keynésienne néoclassique mathématique. Les pôvres!
À rapprocher de ces paroles d'Andrew Alexander du Daily Mail (dans un autre contexte)
"I have known and argued with many of these "experts", often blessed with what people call first-class minds - they have all struck me as intellectually obstinate, all victims of fashionable thought and what they were taught at university, all short on intellectual curiosity."
Si telle est une partie de la nourriture intellectuelle des jeunes économistes académiques, on comprend mieux la difficulté que l'on a à dialoguer avec beaucoup`d'entre eux, indépendemment de leur nourriture Keynésienne néoclassique mathématique. Les pôvres!
À rapprocher de ces paroles d'Andrew Alexander du Daily Mail (dans un autre contexte)
"I have known and argued with many of these "experts", often blessed with what people call first-class minds - they have all struck me as intellectually obstinate, all victims of fashionable thought and what they were taught at university, all short on intellectual curiosity."
salut,
oui j'ai cité Salin, et j'ai failli rajouter Bastiat, car c'est en fait grâce aux ouvrages disponibles sur bastiat.org que j'ai découvert la pensée libérale. A mon avis par un très grand penseur.
à bientôt, très content d'avoir découvert ton blog
oui j'ai cité Salin, et j'ai failli rajouter Bastiat, car c'est en fait grâce aux ouvrages disponibles sur bastiat.org que j'ai découvert la pensée libérale. A mon avis par un très grand penseur.
à bientôt, très content d'avoir découvert ton blog
fboizard : "Les demi-habiles croient au charabia pour paraitre plus intelligents qu'ils ne sont."
Ou, pour reprendre St-Augustin, "Un peu de science peut parfois éloigner de Dieu mais beaucoup de science ramène vers Lui".
C'est un peu le problème des sciences humaines dans notre Education Nationale. On apprend aux jeunes à bachoter avec quelques concepts de la philo, de l'économie, de l'histoire, au point qu'ils s'imaginent que ce léger revêtement, cette fine croute de discours rabâché, ce gargarisme intellectuel, peut faire office de pensée.
Ensuite, à l'Université, le prof honnête et rigoureux, doit opérer tout un travail de déconstruction pour restaurer l'humilité et la simplicité qui président au véritable travail de connaissance.
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Ou, pour reprendre St-Augustin, "Un peu de science peut parfois éloigner de Dieu mais beaucoup de science ramène vers Lui".
C'est un peu le problème des sciences humaines dans notre Education Nationale. On apprend aux jeunes à bachoter avec quelques concepts de la philo, de l'économie, de l'histoire, au point qu'ils s'imaginent que ce léger revêtement, cette fine croute de discours rabâché, ce gargarisme intellectuel, peut faire office de pensée.
Ensuite, à l'Université, le prof honnête et rigoureux, doit opérer tout un travail de déconstruction pour restaurer l'humilité et la simplicité qui président au véritable travail de connaissance.
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