2008-05-09
La vérité sur l'inflation
L’inflation est un impôt déguisé tandis que la dette est un impôt reporté. Les acteurs de l’économie travaillent pour obtenir un revenu disponible lequel permet d’acquérir les biens et services (marchands et publics) qui sont précisément le fruit de ce travail. Alors à quel moment tout cela se dérègle-t-il ?Si le travail ne produit pas de biens et services demandés par les ménages, le revenu distribué est l’équivalent d’une « monnaie de singe » : il ne permettra pas d’acquérir les biens et services qui n’ont pas été produits. Le travail ne consiste donc pas à occuper les gens mais à créer de la richesse.
Si l’impôt payé par les ménages ne sert pas à produire ou entretenir les biens et services publics sans lesquels les acteurs de l’économie ne pourraient remplir leurs propres objectifs, encore une fois, l’amputation du revenu disponible par l'impôt ne correspond à aucune contrepartie. Il en résulte que le revenu disponible des ménages est rongé, soit par la dépréciation de la valeur de la monnaie dans le premier cas, soit par des finances publiques déséquilibrées (c’est-à-dire un détournement de l’impôt) dans le second cas.
La perte de pouvoir d’achat ne peut avoir d’autres origines. Il existe bel et bien une flambée du prix des matières premières et de l’énergie, due notamment à la montée en puissance de l’Asie après des années de croissance à deux chiffres. Cependant, cette montée des prix est compensée par la baisse des prix réels sur les autres postes de consommation des ménages français, postes qui occupent une place grandissante avec la montée du niveau de vie (biens d’équipements, produits manufacturés, services, loisirs). Les prix s’ajustent en fonction de l’offre et de la demande sur les marches respectifs, mais il n’y a aucune raison pour que les positions d’offre et de demande évoluent dans la même direction sur les différents marchés.
La perte de pouvoir d’achat provient donc d’une perte dans le revenu lui-même, ou d’une dégradation de la valeur de la monnaie dont la fonction est de stocker ce revenu en vue de son usage pour les transactions quotidiennes. Or qui a le pouvoir de contrôler la monnaie ? Qui a le pouvoir légal d’amputer le revenu disponible par le jeu de la loi de finance ?
Le revenu disponible des ménages français est fondamentalement amputé par le jeu des dérèglements dont l’Etat reste in fine à l’origine. En se mêlant de redistribuer le revenu au-delà d’un certain seuil fatidique, c’est la machine productive elle-même qu’il met en panne. Dans ce processus, l’Etat français a laissé filer à la fois la dette (un impôt différé), la dépense publique (un impôt existant) et la pression fiscale sans avoir en contrepartie une offre accrue de biens et services publics utiles et efficaces alors qu’il compromet sur le territoire la production des biens et services marchands qui composent le panier de la ménagère. L’Euro a beau être fort par rapport au dollar, ce n’est que l’expression d’un taux de change qui ne donne aucune indication sur la valeur réelle d’une monnaie à l’intérieur du territoire où elle a cours forcé. Le fait est qu’avec la même quantité d’euros, un ménage français peut acquérir de moins en moins de biens et services tandis qu’avec la même quantité de travail, il reçoit moins d’euros une fois tous les prélèvements acquittés.
Et ce processus concerne à la fois la sphère des biens et services publics comme privés. Car malgré l’accroissement incontestable de la pression fiscale directe et indirecte, les ménages français voient leur accès aux biens et services publics se réduire faute de moderniser et d’adapter le secteur public, en quantité comme en qualité. Pourtant, Chantal Brunel évoque l’idée d’augmenter la TVA d’un point, passant de 19,6 à 20,6. Sur sa lancée, elle fait un rapide calcul mental pour dire qu’une telle mesure rapporterait les milliards à l’Etat nécessaires pour financer ses réformes. Là est bien l’erreur et l’illusion scientiste de la plupart de ceux qui nous dirigent et dont le pouvoir aveugle. Cela me rappelle l’argument de la gauche à l’époque des nationalisations de François Mitterrand : il fallait nationaliser l’intégralité du système bancaire français afin de donner des moyens à la politique industrielle volontariste dont le gouvernement de l’époque (conseillé par Jacques Attali, expert en économie) n’était pas peu fier. Résultat : sorties du secteur marchand, nos banques furent fragilisées et les moyens financiers se sont évanouis.
Alors qu’il faut aux économistes des milliers d’équations et une batterie d’hypothèses concernant les paramètres de ces équations (notamment les fameuses élasticités) pour évaluer l’effet de la fiscalité ou des dépenses publiques sur le niveau global de l’activité, les responsables politiques raisonnent comme si l’univers économique était statique, sortant de leur chapeau des chiffres aux allures de vérités incontestables.
Certes, un impôt nouveau permet de lever des milliards d’euros. Mais ces milliards ne tombent pas du ciel ; ils sont ôtés aux acteurs de l'économie ? Et est-on certain que les milliards que l’Etat pense encaisser seront retournés à l’économie sous forme de services publics efficients ? Et quand l’Etat évoque un « manque à gagner » lors d’une éventuelle baisse d’impôts, ne peut-on pas imaginer un instant que l’Etat n’est pas le seul agent dans l’économie ? Ainsi, ce « manque à gagner » ne disparait pas dans un trou noir sous prétexte qu’il n’est pas aux mains des hauts fonctionnaires. Chaque euro rendu aux acteurs de l’économie est susceptible de permettre l’activité dans le secteur marchand, qu’il soit épargné, investi ou consommé, et donc la création des richesses.
C’est d’ailleurs les milliards prélevés par l’Etat sur le PIB qui semble s’engouffrer dans un trou noir lorsque l’on entend les lycéens et professeurs crier au manque de moyens alors que le ministère de l’éducation nationale dispose du poste budgétaire le plus important du budget de l’Etat. La sagesse veut que l’on confie le moins d’argent possible à ceux qui l’utilisent le plus mal. Et à chaque fois que l’on s’écarte de ce principe de sage gouvernance, l’inflation n’est pas loin.
Comments:
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"Chantal Brunel évoque l’idée d’augmenter la TVA d’un point, passant de 19,6 à 20,6."
Si Sarkosy à fait une telle chute dans les sondages, c'est parce qu'il à perdue toutes les voies de droite, car seul un socialiste peu apprécier sa politique.
Le coté positif de la situation, c'est que les " 36% " d'opinions qui lui sont favorable, ne peut être que le résultat qu'un déplacement de socialistes qui ont quitté le PS.
Si il continue à se prendre pour miterand, alors des surprises sont à prévoir en 2012.
Si Sarkosy à fait une telle chute dans les sondages, c'est parce qu'il à perdue toutes les voies de droite, car seul un socialiste peu apprécier sa politique.
Le coté positif de la situation, c'est que les " 36% " d'opinions qui lui sont favorable, ne peut être que le résultat qu'un déplacement de socialistes qui ont quitté le PS.
Si il continue à se prendre pour miterand, alors des surprises sont à prévoir en 2012.
Très bon billet introductif à l'économie monétaire
cependant cela se complique par le rôle de la banque centrale européenne et le fait que l'euro est une monnaie à la fois partagée par des cancres (France), des boiteux (l'Italie, et je parle de la gouvernance du pays pas des habitants ;)) et des bons élèves.
Etant curieux de nature et si vous acceptez un nouvel étudiant attardé j'aimerai assez Mr Caccomo que vous nous éclairiez sur le rôle et la problématique de l'épargne en temps de crise... je suis peut être moutonnier mais la situation Française me m'incite guère à consommer et je ne crois pas être le seul d'où l'idée pour moi que la fameuse "relance par la consommation" à un sacré coup dans l'aile
cependant cela se complique par le rôle de la banque centrale européenne et le fait que l'euro est une monnaie à la fois partagée par des cancres (France), des boiteux (l'Italie, et je parle de la gouvernance du pays pas des habitants ;)) et des bons élèves.
Etant curieux de nature et si vous acceptez un nouvel étudiant attardé j'aimerai assez Mr Caccomo que vous nous éclairiez sur le rôle et la problématique de l'épargne en temps de crise... je suis peut être moutonnier mais la situation Française me m'incite guère à consommer et je ne crois pas être le seul d'où l'idée pour moi que la fameuse "relance par la consommation" à un sacré coup dans l'aile
Denis,
vous dites avec raison que les principaux pays qui forment le noyau dur de la zone euro ne constituent pas une "zone monétaire optimale", pour reprendre l'expression de Mundell. En cas, ils ne peuvent partager une monnaie unique.
Quant à l'épargne, je partage votre avis. J'ai écrit à propos de la relance par la consommation que je considère être une lubbie keynésienne.
Les utilisations possibles du revenu disponibles des ménages appartiennent aux ménages. Ce sont donc des arbitrages micro-économiques dont l'Etat n'a pas à se mêler, en particulier le choix entre l'épargne et la consommation.
Et l'épargne permet en effet de transférer du revenu des périodes de vaches grasses aux périodes de vaches maigres.
vous dites avec raison que les principaux pays qui forment le noyau dur de la zone euro ne constituent pas une "zone monétaire optimale", pour reprendre l'expression de Mundell. En cas, ils ne peuvent partager une monnaie unique.
Quant à l'épargne, je partage votre avis. J'ai écrit à propos de la relance par la consommation que je considère être une lubbie keynésienne.
Les utilisations possibles du revenu disponibles des ménages appartiennent aux ménages. Ce sont donc des arbitrages micro-économiques dont l'Etat n'a pas à se mêler, en particulier le choix entre l'épargne et la consommation.
Et l'épargne permet en effet de transférer du revenu des périodes de vaches grasses aux périodes de vaches maigres.
"Le travail ne consiste donc pas à occuper les gens mais à créer de la richesse." JLC.
Après 30 ans de socialisme appauvrissant et malgré les échecs cuisants et dramatiques des économies planifiées, l'idée qui consiste à croire que tout travail crée de la richesse, est une idée profondément ancrée dans les esprits.
Un médecin m'expliquait récemment que la Sécu était certainement budgétivore et gaspilleuse de ressources, mais que dans l'ensemble son activité contribuait à faire tourner la "machine économique" ! Un militaire disait la même chose concernant les dépenses de l'armée. Un politique surabondait à propos des investissements de sa région : cela donne du travail aux gens... donc cela... crée de la richesse.
Saugrenu paradoxe, car des activités, même efficacement conduites, peuvent être nulles voire destructrices d'un point de vue économique. Paradoxe cependant partagé par de nombreux concitoyens complètement éloignés de la notion d'efficience.
Après 30 ans de socialisme appauvrissant et malgré les échecs cuisants et dramatiques des économies planifiées, l'idée qui consiste à croire que tout travail crée de la richesse, est une idée profondément ancrée dans les esprits.
Un médecin m'expliquait récemment que la Sécu était certainement budgétivore et gaspilleuse de ressources, mais que dans l'ensemble son activité contribuait à faire tourner la "machine économique" ! Un militaire disait la même chose concernant les dépenses de l'armée. Un politique surabondait à propos des investissements de sa région : cela donne du travail aux gens... donc cela... crée de la richesse.
Saugrenu paradoxe, car des activités, même efficacement conduites, peuvent être nulles voire destructrices d'un point de vue économique. Paradoxe cependant partagé par de nombreux concitoyens complètement éloignés de la notion d'efficience.
Et encore des vérités bonnes à dire par JLC et infos, décidément si ce blog n'existait pas il faudrait l'inventer !
La "relance par la consommation" m'a toujours semblé être une lubie interventionniste.
Je ne sais plus où j'ai lu l'histoire des deux gars, tous les deux ayant reçu un gros héritage.
Le premier claque sans penser à demain, il est évidemment ami de tous les commerçants du quartier, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien. Il a soutenu l'économie par la consommation, mais ça n'a qu'un temps.
L'autre épargne et investit avec parcimonie. On le traite de pingre, mais lui soutient l'économie de manière beaucoup plus efficace et durable que le premier.
J'ai un ami qui a investi dans un portefeuille d'actions de sociétés non cotés, à fort potentiel, comme de petites sociétés pétrolières ou bio-technologiques. Voilà quelqu'un qui a compris comment vraiment soutenir l'économie, lui n'aura pas trop de souci à se faire quand le système de retraite français aura explosé. Mais bien sûr les belles âmes diront qu'il ferait mieux de "consommer pour soutenir l'activité du pays".
Trentenaires, épargnez tout de suite au maximum, ou mieux : expatriez-vous, car si vous attendez de l'Etat français qu'il vous couvre le jour venu, vous avez du souci à vous faire !
La "relance par la consommation" m'a toujours semblé être une lubie interventionniste.
Je ne sais plus où j'ai lu l'histoire des deux gars, tous les deux ayant reçu un gros héritage.
Le premier claque sans penser à demain, il est évidemment ami de tous les commerçants du quartier, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien. Il a soutenu l'économie par la consommation, mais ça n'a qu'un temps.
L'autre épargne et investit avec parcimonie. On le traite de pingre, mais lui soutient l'économie de manière beaucoup plus efficace et durable que le premier.
J'ai un ami qui a investi dans un portefeuille d'actions de sociétés non cotés, à fort potentiel, comme de petites sociétés pétrolières ou bio-technologiques. Voilà quelqu'un qui a compris comment vraiment soutenir l'économie, lui n'aura pas trop de souci à se faire quand le système de retraite français aura explosé. Mais bien sûr les belles âmes diront qu'il ferait mieux de "consommer pour soutenir l'activité du pays".
Trentenaires, épargnez tout de suite au maximum, ou mieux : expatriez-vous, car si vous attendez de l'Etat français qu'il vous couvre le jour venu, vous avez du souci à vous faire !
Les libéraux qui ont gagné des élections se sont toujours placés d'une manière ou d'une autre sur le terrain de la morale.
Le faux libéral dit : «La "solidarité" étatique, c'est généreux mais inefficace.» Le vrai libéral dit : «La "solidarité" étatique, ce n'est pas généreux, c'est immoral.»
Comme vous avez pu remarquer à certains de mes commentaires, je suis, considérant cette analyse, partagé entre pessimisme et optimisme sur l'avenir de la France.
Certes, la propagande collectiviste domine les medias, les instances de pouvoir et, drame parmi les drames, l'école.
Mais tout homme est capable de se forger une morale individualiste, au hasard des rencontres, des lectures, des amitiés et du murissement des expériences.
Après tout, Montaigne, Stendhal, Tocqueville ou Bastiat sont encore en vente libre (il est vrai que l'école, dans sa grande ruse, plutôt que d'interdire les mauvais livres, veille à ce que les enfants ne sachent plus lire, ce qui résout radicalement le problème du pouvoir subversif de la littérature.)
C'est une source d'optimisme.
Nous verrons je ne crois pas que la veine libérale, qui existe, quoiqu'en dise, dans la culture française soit tarie.
Le faux libéral dit : «La "solidarité" étatique, c'est généreux mais inefficace.» Le vrai libéral dit : «La "solidarité" étatique, ce n'est pas généreux, c'est immoral.»
Comme vous avez pu remarquer à certains de mes commentaires, je suis, considérant cette analyse, partagé entre pessimisme et optimisme sur l'avenir de la France.
Certes, la propagande collectiviste domine les medias, les instances de pouvoir et, drame parmi les drames, l'école.
Mais tout homme est capable de se forger une morale individualiste, au hasard des rencontres, des lectures, des amitiés et du murissement des expériences.
Après tout, Montaigne, Stendhal, Tocqueville ou Bastiat sont encore en vente libre (il est vrai que l'école, dans sa grande ruse, plutôt que d'interdire les mauvais livres, veille à ce que les enfants ne sachent plus lire, ce qui résout radicalement le problème du pouvoir subversif de la littérature.)
C'est une source d'optimisme.
Nous verrons je ne crois pas que la veine libérale, qui existe, quoiqu'en dise, dans la culture française soit tarie.
Cher Jean-Louis,
Henri Guaino, illuminé bien connu des médias résidant rue du fg Saint Honoré, lit ce blog et vous a répondu (je crois que ça se passe de commentaires) :
«Reuters 09.05.08 | 17h59
PARIS (Reuters) - Henri Guaino estime que la société française va mal et que l'inflation actuelle, avec des salaires qui n'augmentent pas, crée une situation explosive qui ne tient pas, selon lui, à la politique du gouvernement.
"L'État ne va pas changer seul la donne mondiale", dit le conseil spécial de Nicolas Sarkozy dans une interview diffusée vendredi par France 24.
Néanmoins, Henri Guaino considère que "la société française va mal depuis longtemps" et que "le malaise est profond", raison qui, dit-il, l'a motivé à entrer en politique.
"Il y a une crise morale et non pas seulement une crise de moral. Effectivement, le climat n'est pas bon. Il est encore moins bon aujourd'hui, et cela ne tient pas à la politique du gouvernement, même si le gouvernement va être responsable des réponses qu'il apporte à cette situation", dit-il.
"Aujourd'hui, on a une situation mondiale, internationale, un contexte extrêmement préoccupant. On le voit bien", ajoute Henri Guaino en insistant sur "la crise du capitalisme financier."
Selon lui, on se retrouve avec une situation très paradoxale par rapport à l'inflation des années 70 parce que "les salaires n'augmentent pas ou très peu" et "sont tirés vers le bas par la situation du marché du travail mondial".
"En face, les prix, eux, augmentent. La vie devient de plus en plus chère et les salaires restent en retard sur la hausse des prix. C'est une inflation très particulière et, évidemment, cette situation est explosive, notamment en France parce que, depuis 20 ou 30 ans, les salaires stagnent", explique-t-il.
Prié de dire si la situation ne témoigne pas d'une impuissance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, il répond que "les gouvernements, et le gouvernement français en particulier, vont être jugés sur la capacité à être à la hauteur de l'histoire".
"Face au changement, la réponse est de changer. Ce n'est pas changer pour changer. C'est changer pour essayer de relever les défis du moment. Il n'y a pas d'autres solutions", répète-t-il.»
Henri Guaino, illuminé bien connu des médias résidant rue du fg Saint Honoré, lit ce blog et vous a répondu (je crois que ça se passe de commentaires) :
«Reuters 09.05.08 | 17h59
PARIS (Reuters) - Henri Guaino estime que la société française va mal et que l'inflation actuelle, avec des salaires qui n'augmentent pas, crée une situation explosive qui ne tient pas, selon lui, à la politique du gouvernement.
"L'État ne va pas changer seul la donne mondiale", dit le conseil spécial de Nicolas Sarkozy dans une interview diffusée vendredi par France 24.
Néanmoins, Henri Guaino considère que "la société française va mal depuis longtemps" et que "le malaise est profond", raison qui, dit-il, l'a motivé à entrer en politique.
"Il y a une crise morale et non pas seulement une crise de moral. Effectivement, le climat n'est pas bon. Il est encore moins bon aujourd'hui, et cela ne tient pas à la politique du gouvernement, même si le gouvernement va être responsable des réponses qu'il apporte à cette situation", dit-il.
"Aujourd'hui, on a une situation mondiale, internationale, un contexte extrêmement préoccupant. On le voit bien", ajoute Henri Guaino en insistant sur "la crise du capitalisme financier."
Selon lui, on se retrouve avec une situation très paradoxale par rapport à l'inflation des années 70 parce que "les salaires n'augmentent pas ou très peu" et "sont tirés vers le bas par la situation du marché du travail mondial".
"En face, les prix, eux, augmentent. La vie devient de plus en plus chère et les salaires restent en retard sur la hausse des prix. C'est une inflation très particulière et, évidemment, cette situation est explosive, notamment en France parce que, depuis 20 ou 30 ans, les salaires stagnent", explique-t-il.
Prié de dire si la situation ne témoigne pas d'une impuissance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, il répond que "les gouvernements, et le gouvernement français en particulier, vont être jugés sur la capacité à être à la hauteur de l'histoire".
"Face au changement, la réponse est de changer. Ce n'est pas changer pour changer. C'est changer pour essayer de relever les défis du moment. Il n'y a pas d'autres solutions", répète-t-il.»
J'aimerais farire remarquer que la logique monaitarisme exposé ci dessus s'inscrit dans une logique ecologique ! Alors que cette iéde est souvent vu comme antilibéral,car communiqué par des anti libérau.En fait elle est au contraire trés libertarienne !
Songons à l'effet d'une politique quantitativiste :
-Restriction maximal de capitaux à investire,alors limiités à l'epargne volontaire(et non forcé par l'inflation résultent du crédit).
-Donc les capitaux iraient sur ce qui es le plus rentable : Les nouvelles technologie,et non l'industrie lourde !
-Résultat : Décroissance des secteurs polluants,croissance accéléré des technos vertes.
Songons à l'effet d'une politique quantitativiste :
-Restriction maximal de capitaux à investire,alors limiités à l'epargne volontaire(et non forcé par l'inflation résultent du crédit).
-Donc les capitaux iraient sur ce qui es le plus rentable : Les nouvelles technologie,et non l'industrie lourde !
-Résultat : Décroissance des secteurs polluants,croissance accéléré des technos vertes.
Pour prolonger la discussion amorcée il y a quelque temps sur le libéralisme, le socialisme et le nazisme, je signale que le blog Incarnation a déterré un texte très intéressant de Jacques Ellul. Ce dernier se demandait, dès 1945, si en définitive Hitler n'avait pas gagné.
http://tiny.cc/Quvvb
Petit extrait: "Il est assez remarquable de constater que là encore nous avons dû suivre les traces d'Hitler. Pour réaliser la mobilisation totale de la nation, tout l'Etat doit avoir en mains tous les ressorts financiers et économiques vitaux, et placer à la tête de tout des techniciens qui deviennent les premiers dans la nation."
http://tiny.cc/Quvvb
Petit extrait: "Il est assez remarquable de constater que là encore nous avons dû suivre les traces d'Hitler. Pour réaliser la mobilisation totale de la nation, tout l'Etat doit avoir en mains tous les ressorts financiers et économiques vitaux, et placer à la tête de tout des techniciens qui deviennent les premiers dans la nation."
Vraiment très intéressant !
Malheureusement je crois que peut d'entre nous sommes conscients de cette triste vérité...je me demande si les citoyens sous Hitler étaient tout comme aujourd'hui persuadés de vivre dans un monde merveilleux empli de partage et de générosité...
Malheureusement je crois que peut d'entre nous sommes conscients de cette triste vérité...je me demande si les citoyens sous Hitler étaient tout comme aujourd'hui persuadés de vivre dans un monde merveilleux empli de partage et de générosité...
remarquable cette article sur la victoire d'Hitler. Merci
a rapprocher du fait que (l'article y fait très indirectement allusion) d'Allemagne d'avant 33 est devenue nazi car, dès Bismark, la vision de l'état comme solution sociale aux malheurs de l'individu fait déjà partie de l'esprit allemand.
C'est d'ailleurs cela le plus inquiétant: que se passera t il quand l'état français deviendra incapable d'assumer financièrement son rôle: croit on que le gens comprendront et deviendront libéraux?
Je pense que ce qui se passe en Russie est très prédictif: les gens sont prêt à tolérer n'importe quoi pour que l'état les défende.
Seul un peuple graduellement habitué à la liberté économique et qui se nettoie de la dépendance économique peut ne pas tomber dans le piège.
Merci encore pour ce lien.
Merci à Jean Louis pour ce lumineux article sur l'inflation et la dette
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a rapprocher du fait que (l'article y fait très indirectement allusion) d'Allemagne d'avant 33 est devenue nazi car, dès Bismark, la vision de l'état comme solution sociale aux malheurs de l'individu fait déjà partie de l'esprit allemand.
C'est d'ailleurs cela le plus inquiétant: que se passera t il quand l'état français deviendra incapable d'assumer financièrement son rôle: croit on que le gens comprendront et deviendront libéraux?
Je pense que ce qui se passe en Russie est très prédictif: les gens sont prêt à tolérer n'importe quoi pour que l'état les défende.
Seul un peuple graduellement habitué à la liberté économique et qui se nettoie de la dépendance économique peut ne pas tomber dans le piège.
Merci encore pour ce lien.
Merci à Jean Louis pour ce lumineux article sur l'inflation et la dette
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