2008-05-19

 

Sondage : opinion ou raison

Selon un récent sondage, 94 % des français pensent que les prix vont augmenter cette année. Dans la même enquête, ils mettent la lutte contre l’inflation au troisième rang de leur préoccupation, loin devant la réduction des déficits ou les mesures prises en faveur de la compétitivité (Politique Magazine n° 62, p. 18).
Ne voient-ils donc pas que ce sont les mêmes politiques qui aboutissent conjointement à l’accumulation de déficits et à la dégradation de la compétitivité dont les effets sont précisément de nourrir l’inflation ? Mais comment peut-on exprimer un raisonnement à travers un sondage puisqu’il s’agit de répondre à des questions par avance formatées et dont les réponses sont par avance interprétées ?
Si on demande aux français s'ils veulent des universités gratuites de grande qualité, la santé pour tous dans les meilleures conditions, une justice efficace et juste, une grande majorité répondra sans doute oui. Mais si on demande aux français s'ils veulent payer plus d'impôts - notamment pour pouvoir disposer de ces services publics -, la même majorité dira non. L'économie n'est pas une question d'opinion. D'ailleurs, quand on demande aux jeunes ce qu'ils veulent faire plus tard, ils sont nombreux à vous dire qu'ils veulent gagner de l'argent. Mais quand on leur demande s'ils veulent travailler, ils sont beaucoup moins nombreux...

Le sondage fabrique une opinion publique qui est un concept purement abstrait et artificiel. Mais opinion n’est pas raison. Ni l’opinion de celui qui aura fait les questions, ni l’opinion de celui qui aura répondu, ni l’opinion de celui qui interprète les réponses ne sont de nature à former une explication juste de l’inflation.
Et pourtant, les machines à sonder l’opinion jouent à fond dans les couloirs de l’Elysée, pariant sur une remontée de la popularité du président au détriment du premier ministre. Ne voit-on pas qu’une telle vision de la politique contribue à réduire les décideurs au rang de réactifs sans horizon, gouvernant sans prévoir, agissant sans anticiper, et surtout bradant les principes en vue de séduire l’opinion comme s’ils étaient éternellement en campagne électorale. La tyrannie du sondage transforme ceux qui sont en charge de piloter l’Etat en agents prisonniers du court-termisme et de l’asymétrie d’information, ce qui est précisément ce que les experts reprochent aux agents privés – animés par leurs seuls intérêts égoïstes – pour justifier l’intervention grandissante dans l’économie et la société de l’Etat qui serait au-dessus de ces limites.

Comments:
De nombreux paramètres, qui détachent les sondages d'une situation vraie, interviennent dans les réponses que font les sondés.

Ceci explique que les sondés peuvent en toute sincérité affirmer au sondage une opinion démentie par leurs comportements. La différence entre les sondages d'intention de vote et les résultats des élections est bien connue.

Cette pierre d'achoppement fondamentale permet de comprendre pourquoi la «démocratie d'opinion», c'est-à-dire sondagière, actuelle est à la fois moins efficace et surtout beaucoup plus dangereuse que la démocratie représentative «pure» (si tant est qu'elle ait jamais existé).

Les politiciens, n'ayant guère de scrupules, ont appris à exploiter cet écart entre opinion et réalité.

Les écologistes y sont passés maitres. Insignifiants électoralement, ils réussissent à imposer leurs idées par l'intermédiaire de l'opinion.

Or, quand on regarde la «vraie vie», c'est-à-dire le comportement des Français, qui sont bien forcés d'arbitrer et de faire des choix, on s'aperçoit que, contrairement à leur opinion déclarée, l'écologie n'est pas en tête de leurs préoccupations.

Les écologistes jouent admirablement de cette différence, amplifiant le «oui» des sondages, et argumentant que le «non» des comportement nécessite une rééducation (dans des camps ?).
 
A ce sujet, sur le site du figaro, est posée la question suivante :
"Ségolène Royal a-t-elle raison d'être candidate aujourd'hui à la tête du PS ?"
J'ai répondu oui car, selon moi, l'absence de crédibilité de l'ex-candidate contribue à favoriser une décadence du PS qui semble de plus en plus inévitable.
Par contre, j'ai été très étonné de constater que plus de 75% des gens, a priori à majorité de droite, avait voté non. Sans doute se sont-ils placé d'un point de vue socialiste ?
De tels sondages me semblent particulièrement inexploitables.
 
En l'occurrence il ne s'agit pas d'un sondage.
Il y à une q méthodologie à respecter pour pouvoir qualifier quelque chose de sondage.
 
@ erdav

"Par contre, j'ai été très étonné de constater que plus de 75% des gens, a priori à majorité de droite, avait voté non. Sans doute se sont-ils placé d'un point de vue socialiste ?"

D'où vous viens donc cet a-priori qui vous permet de dire que les lecteurs du figaro seraient à majorité de droite?

Vous pensez peut-être que le figaro est un journal "de droite" (si tant est que cela veuille dire quelque chose)? Soyons un peu sérieux! Comment se journal pourrait-il être de droite quand plus de la moitié de ses journalistes se revendiquent de gauche?

L'échantillon de lecteur de ce journal qui ont répondu à ce "sondage" (bonne remarque bibi33) sont en fait des socialistes de droite! des collectivistes honteux ... mais collectivistes quand même. Ce sont des personnes qui demandent que l'état intervienne! Mais au lieu de demander qu'il intervienne pour aider les "pauvres" (comme le demandent les socialistes de gauche), ils demandent que l'état intervienne pour aider ou protéger les entreprises.

Le résultat est le même: croissance de l'intervention de l'état dans tous les domaines; et surtout ceux qui ne le regardent pas et où son action est la plus néfaste.

Avec un panel aussi représentatif, il ne faut pas s'étonner du résultat de ce "sondage".

sam
 
843 expatriés pour des raisons fiscales en 2006 !

Sarkozy supprimera-t-il l'ISF ? Non ! Car les sondages et l'opinion sont contre !

Or qu'il fasse de petites reformettes ou de grosses reformes il sera toujours impopulaire... Mais non ! Il tien plus à sa popularité qu'a la réforme de l'Etat !

Nous avons là un politicien et non un homme d'état !

Nous avons là quelqun qui prépare son 2eme mandat présidentiel au lieu de faire quelque chose de concret de son premier mandat...

Mais que cherche-t-il ? Il n'y a donc plus de vie après la présidentielle ? Serait-ce un échec si grand de ne faire qu'UNE seule présidentielle ?

A quoi bon voter pour des gens, si quand ils ont les rennes du pouvoir ne font rien pour ne pas gacher leur ré-élection, ni l'election d'après, ni celle d'après....

Et quand passent-ils à l'action ? Quand prennent-ils des décisions ? Quand changent-ils vraiment les choses ? Quand est ce qu'on supprime l'ISF ?

Meme le gouvernement socialiste d'Espagne vient de supprimer l'ISF. De là à dire que le gouvernement de Sazkozy est plus à gauche que le parti socialiste d'Espagne, il n'y a qu'un pas !

Avons nous réellement un gouvernement de droite ?

Ras le bol de ces politiciens ! 18 milliards d'impots perdus en 10 ans à cause de l'ISF et des discours anti-travail de la gauche. Et après on s'étonne que les déficits explosent !

Et dans ces 18 milliards, on ne comptes pas les emplois perdus, les entreprises perdues, la consommation perdue, etc tout ce qui se trouve dans le sillage de ces grosses fortunes

Source : http://www.lefigaro.fr/impots/2008/05/20/05003-20080520ARTFIG00236-isf-milliards-d-euros-delocalises-en-.php
 
Le lien a été tronqué alors je le donne en petits morceaux

http://www.lefigaro.fr/
impots/2008/05/20/
05003-20080520ARTFIG00236-isf-milliards-d-euros-delocalises-en-.php
 
-d-euros-delocalises-en-.php
 
Notre modèle envoie les signaux dont l'effet est d'attirer les sans-papiers, les faux papiers, les faux étudiants se multiplient avec des inscriptions de complaisance, les diplômes au rabais...tandis que les porteuilles, les patrimoines et les cerveaux s'enfuient.
Personne ne semble en mesure de modifier le système de manière à inverser les signaux et les tendances.
 
A propos de faux papiers et de sans papiers, on a découvert par hasard une filière africaine de faux papiers à Paris

http://www.lefigaro.fr/
actualite-france/
2008/05/20/
01016-20080520ARTFIG00326-
un-supermarche-de-faux-papiers-
decouvert-a-paris.php


Affligeant ! Et c'est ça que la gauche importe massivement tandis qu'on fait fuir massivement des entrepeneurs et des cerveaux !

C'est à vomir !
 
Qui serait d'accord pour qu'on sépare la France en 2 partie ?

D'un coté la droite libérale pourrait faire toutes ses reformes libérales et toute politique ou idée de gauche serait bannie de ce bout du territoire.

D'un autre coté la gauche socialiste pourrait faire toutes ses reformes socialistes et accueillir toute la misère du monde ! Les politiques de droite serait bannies de ce territoire, mais par contre cette partie de la France devrai vivre uniquement sur les impots de sa population, exclusivement et ne plus compter sur les travailleurs de droite !

A votre avis quelle serait le coté de la France le plus riche et le plus prospère, avec plein d'entreprises, d'innovations, d'étudiants, de cerveaux, d'experts et d'artistes ?

Franchement il faut vraiment qu'on se débarrasse de cette gauche !

Meme les gauches Allemandes, Anglaises et Espagnole ne sont pas aussi butées et archaique que la gauche Française !
 
C'est l'histoire de la coupure entre l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'Est ; ou encore de la Corée du nord et de la Corée du sud. L'expérience a été faite, les résultats sont là...mais manifestement, les français ne sont pas réceptifs aux faits tellement ils sont empêtrés d'idéologie.
 
A Quimboiseur : croyez-vous que se "débarrasser" de la gauche serait suffisant? Il faudrait également en faire autant avec une bonne partie de la droite qui a gardé un esprit jacobin centralisateur incompatible avec la liberté d'entreprendre!
Et puis, en créant 2 états l'un à côté de l'autre, que croyez-vous qu'il se passerait? Les pauvres n'auraient de cesse de tenter dans le plus riche des 2 ce qui immanquablement nous ramènerait dans la situation actuelle... le chat qui se mord la queue, malheureusement!
Dernière chose, comment l'état socialiste ferait-il pour vivre car, à n'en pas douter, n'ayant pas misé sur la création de richesse, il se sentirait bien nu pour faire face à la bise... et quand on se trouve acculé, que se passe-t-il bien souvent?
Je vous laisse deviner...

En fait, la situation que vous décrivez dépeint assez clairement ce qui se passe actuellement quand on observe la fuite des "salauds de riches" et des cerveaux, sauf qu'au lieu d'une division, nous assistons à une soustraction...
Pas besoin d'être mathématicien pour voir où cela nous mène...
 
désolé, je viens de noter un oubli ; "de tenter de passer dans l'autre état"
 
En France, visiblement la population se divise déja en 2 catégories : il y a les cigales et il y a les fourmis !

Sauf que quand le bise vient, les fourmis servent toujours de vaches à lait...
 
Le problème numéro 1 de la france vient de là : les hommes politiques de droite ne font plus une politique de droite... Quand à avoir osé comparer Sarkozy aux deux grands que sont Reagan et Thatcher, quelle insulte pour ces deux là. Sarko a clairement fait une campagne pour être élu et non pas réformer. Il va donc planter le pays encore un peu plus. Et malgré tous ses experts en communication, il ne pourra pas masquer son échec. les français étant un peuple intelligent, il vont donc sanctionner ce (je ne sait quel mot utiliser pour qualifier ce type) et sa politique de droite, qui plus est libérale. Et hope, un gouvernement socialiste de droite remplacé par un gouvernement de socialistes de gauche ?
 
Je viens d'écouter la dernière émission de reichmann TV : je vous la conseille très vivement!
C'est tout autant effarant qu'écœurant!
Encore une raison supplémentaire pour adhérer à l'idée de suppression de retraite par répartition qui se prétend juste et équitable mais qui ne l'est plus par suite d'une gestion aberrante...

A voir absolument!
 
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