2008-05-12
Vive le blog
Tandis qu’un article de Marianne vient s’en prendre à Facebook, j’entendais hier sur une grande radio un journaliste fustiger la mode des blogs [voir lien]. Vous rendez-vous compte, tout le monde peut exprimer ses pensées. La vulgarité en somme ! Très étrange, cette attitude des grands médias à se positionner dans une posture de gauche bon chic bon genre qui se donne le droit de parler pour le peuple et au nom du peuple et de ses prétendus idéaux, mais qui s’offusque dès que le peuple cherche à s’exprimer par lui-même.Cela rappelle aussi le courroux de l’Eglise à l’encontre de l’invention de Gutenberg. Il y a fort à parier que ce ressentiment à l’encontre d’internet et des nouveaux services qu’il propose vient probablement du fait que toutes ces nouveautés nous échappent et viennent d’outre-Atlantique. En quelques années, qui furent pour nous des années de marasme, les USA ont donné naissance à Microsoft, Google, Yahoo, les blogs, Dailymotion, Facebook ou encore Myspace.com. Et ce n'est que le début. Toujours au départ, des idées extravagantes donnant naissance à des petites entreprises qui sont devenues, avec le succès, des empires planétaires. Peu de pays sont capables de s'inscrire dans une telle dynamique.
Pendant ce temps, notre pays ressasse des querelles ancestrales et s’enfonce dans le passé, symptôme prévisible des nations qui ne comprennent plus le progrès, se complaisant à quitter la scène de l’histoire. On ne peut pas innover, prendre des risques, créer des richesses sans un minimum de confiance dans l’homme et l’avenir. A écouter les débats qui agitent l’hexagone dans un immobilisme effrayant, il semble que nous ayons définitivement perdu cette confiance.
Bien-sûr, comme toutes les innovations, internet est à l’image de l’homme, on y trouve le pire comme le meilleur. On peut l’utiliser pour s’instruire ou pour s’abrutir. On peut faire avec ce nouvel outil les meilleures comme les pires choses. Mais cela est vrai depuis la nuit des temps : on peut maîtriser le feu pour cuire les aliments ou pour brûler la maison de son voisin. Ne feignons pas de découvrir les évidences.
On peut bien trouver ridicule cette mode qui consiste à avoir son propre blog. Oui, c’est très puéril, égocentrique, tout ce que l’on veut… Mais avaler sagement les vérités officielles dont nous assomment les mêmes éditorialistes pendant des décennies, est-ce une meilleure chose ? Faire confiance les yeux fermés à une presse par laquelle les journalistes préfèrent étaler leur propre opinion personnelle que donner une information fiable, est-ce si instructif ? Après tout, les mêmes intellectuels autoproclamés se plaignent que les gens ne lisent plus, n’achètent plus les journaux et se complaisent dans la médiocrité. Quel jugement péremptoire !
Le foisonnement de blogs, de forums, d’espaces de débats et de controverses, de sites de communautés thématiques montre combien les gens peuvent être motivés et passionnés sur tous les sujets. D’ailleurs, s’il n’y avait pas internet, il est fort probable que les français n’auraient plus guère d’accès à la philosophie libérale alors que les médias officiels et l’éducation nationale colportent une caricature du libéralisme qui tient plus de la propagande et de l’endoctrinement que de l’enseignement et de la culture.
Personnellement, les blogs, les listes de diffusion, les sites web m’ont permis d’entrer en contact avec des lecteurs, de créer une communauté avec ceux qui se retrouvent dans mes écrits, de diminuer une solitude intellectuelle, de m’ouvrir des perspectives de collaboration passionnante alors que les grands médias fermaient leurs portes et que les grands éditeurs ignoraient tout simplement mes écrits. Parallèlement, l’université tend à devenir un lieu où l’académisme et la pensée conformiste exercent une telle pression sur les carrières que les vrais débats y sont exclus. On y fait plus de la recherche, on clone la pensée. La recherche, l’imagination, la création, c’est bien ailleurs que cela se passe : là où la liberté reste préservée.
Enfin, quand j’entends Olivier Besancenot, la coqueluche des médias, se plaindre qu’on ne lui donne jamais la parole (mais quel fut son score aux dernières présidentielles ?), je remercie encore ces génies d’outre-Atlantique pour avoir inventé ces outils qui sont désormais à notre disposition. Je peux me défouler en m’exprimant et cela calme ma colère intérieure. C’est puéril…mais cela fait du bien.
Personnellement, les blogs, les listes de diffusion, les sites web m’ont permis d’entrer en contact avec des lecteurs, de créer une communauté avec ceux qui se retrouvent dans mes écrits, de diminuer une solitude intellectuelle, de m’ouvrir des perspectives de collaboration passionnante alors que les grands médias fermaient leurs portes et que les grands éditeurs ignoraient tout simplement mes écrits. Parallèlement, l’université tend à devenir un lieu où l’académisme et la pensée conformiste exercent une telle pression sur les carrières que les vrais débats y sont exclus. On y fait plus de la recherche, on clone la pensée. La recherche, l’imagination, la création, c’est bien ailleurs que cela se passe : là où la liberté reste préservée.
Enfin, quand j’entends Olivier Besancenot, la coqueluche des médias, se plaindre qu’on ne lui donne jamais la parole (mais quel fut son score aux dernières présidentielles ?), je remercie encore ces génies d’outre-Atlantique pour avoir inventé ces outils qui sont désormais à notre disposition. Je peux me défouler en m’exprimant et cela calme ma colère intérieure. C’est puéril…mais cela fait du bien.
Comments:
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Il y a une petite erreur dans votre article :dailymotion est d'origine française, le précurseur et le leader de ce type de service: youtube est lui bien americain ...
sinon tres bon article comme toujours ...
sinon tres bon article comme toujours ...
Comme toujours votre article est très juste.
Les prétendus journalistes (je parle en particulier des éditorialistes politiques), qui ne sont que des agrégés de propos de comptoir, des docteurs ès à peu près, qui passent leur vie à ressasser les mêmes poncifs, qui ont appris l'économie dans les Inrrockuptibles, etc. etc.; ces gens-là ne supportent pas l'idée qu'on mette en cause leur monopole de la parole publique. Les blogs, c'est trop libéral pour eux : c'est la loi de l'offre et de la demande : ceux qui sont lus le sont parce qu'ils ont quelque chose à dire. Ces petits marquis du psittacisme bobo-bolcho-convenu, préfèrent les rentes de situation : une fois en place ils estiment avoir le droit pendant 50 ans de répéter jour après jour la même chose et de définir les canons du politiquement correct.
Aujourd'hui, il n'y a que deux espaces d'expression pour les libéraux : les grandes revues (je pense notamment à "Commentaire") ou les blogs.
Je me souviens d'un édito de BHL il y a un an de ça qui faisait le même reproche aux blogs : il ne pouvait suporter l'idée que l'on puisse trouver des gens inconnus qui disent des choses plus intelligentes (et surtout nouvelles) que les éternels pseudo-intellectuels qui nous bassinent depuis des décennies avec leurs immuables ratiocinations de gauche bienpensante.
Merci pour votre blog, qui constitue un souffle d'oxigène!
Les prétendus journalistes (je parle en particulier des éditorialistes politiques), qui ne sont que des agrégés de propos de comptoir, des docteurs ès à peu près, qui passent leur vie à ressasser les mêmes poncifs, qui ont appris l'économie dans les Inrrockuptibles, etc. etc.; ces gens-là ne supportent pas l'idée qu'on mette en cause leur monopole de la parole publique. Les blogs, c'est trop libéral pour eux : c'est la loi de l'offre et de la demande : ceux qui sont lus le sont parce qu'ils ont quelque chose à dire. Ces petits marquis du psittacisme bobo-bolcho-convenu, préfèrent les rentes de situation : une fois en place ils estiment avoir le droit pendant 50 ans de répéter jour après jour la même chose et de définir les canons du politiquement correct.
Aujourd'hui, il n'y a que deux espaces d'expression pour les libéraux : les grandes revues (je pense notamment à "Commentaire") ou les blogs.
Je me souviens d'un édito de BHL il y a un an de ça qui faisait le même reproche aux blogs : il ne pouvait suporter l'idée que l'on puisse trouver des gens inconnus qui disent des choses plus intelligentes (et surtout nouvelles) que les éternels pseudo-intellectuels qui nous bassinent depuis des décennies avec leurs immuables ratiocinations de gauche bienpensante.
Merci pour votre blog, qui constitue un souffle d'oxigène!
Merci Pierre-Emmanuel,
Quelle bonne nouvelle. Je ne le savais pas. Merci encore ! j'aimerai me tromper plus souvent (dans ce sens du moins).
Quelle bonne nouvelle. Je ne le savais pas. Merci encore ! j'aimerai me tromper plus souvent (dans ce sens du moins).
merci aussi à Gauchiste repenti. Sans internet,notre dialogue serait impossible et aucun de nous ne soupçonnerait notre existence mutuelle.
En fait, pour les créateurs de dailymotion c'est encore mieux que ça...
Je crois me souvenir que Dailymotion a été inventé par deux informaticiens français expatriés à New York.
Je crois me souvenir que Dailymotion a été inventé par deux informaticiens français expatriés à New York.
J'ai moi aussi constaté cette réaction très frappante de nombreux journalistes français: il suffit de prononcer le mot blog devant eux pour qu'ils prennent des mines dégoûtées, comme si l'on avait mis une araignée dans leur potage, comme s'ils prenaient un long bâton pour éloigner un étron intempestif.
Il s'agit bien évidemment d'une réaction de jalousie primaire. Le monopole du blablatage dépourvu de sens et d'intérêt ne leur appartient plus.
Bien entendu, ils sont aussi fous de rage de s'apercevoir que les informations les plus importantes pour comprendre les évolutions du monde, les analyses les plus lucides, les mieux écrites, les plus cultivées, se trouvent désormais bien souvent sur le Web, sous les doigts de personnes dont le journalisme n'est pas le métier.
Je n'ai pas constaté cette réaction de dépit dans d'autres pays. Le profond corporatisme de la France, composante essentielle de son anti-libéralisme, en est bien évidemment la cause.
Il s'agit bien évidemment d'une réaction de jalousie primaire. Le monopole du blablatage dépourvu de sens et d'intérêt ne leur appartient plus.
Bien entendu, ils sont aussi fous de rage de s'apercevoir que les informations les plus importantes pour comprendre les évolutions du monde, les analyses les plus lucides, les mieux écrites, les plus cultivées, se trouvent désormais bien souvent sur le Web, sous les doigts de personnes dont le journalisme n'est pas le métier.
Je n'ai pas constaté cette réaction de dépit dans d'autres pays. Le profond corporatisme de la France, composante essentielle de son anti-libéralisme, en est bien évidemment la cause.
@ GR:
"Des agrégés de propos de comptoir qui ont appris l'économie dans les Inrockuptibles."
Hahahahaha!
"Des agrégés de propos de comptoir qui ont appris l'économie dans les Inrockuptibles."
Hahahahaha!
Quelqu'un a parlé de la Revue Commentaire.
N'ayant d'autre lien avec Commentaire que d'être un abonné fidèle, je me permets d'en faire un peu de publicité.
Si vous croyez que la pensée française est monopolisée par les hérauts du dogme socialiste, vous vous trompez, seuls les medias le sont (Besancenot chez Drucker ! Il y a un seuil au-delà duquel le ridicule n'irrite plus mais suscite la joie).
N'ayant d'autre lien avec Commentaire que d'être un abonné fidèle, je me permets d'en faire un peu de publicité.
Si vous croyez que la pensée française est monopolisée par les hérauts du dogme socialiste, vous vous trompez, seuls les medias le sont (Besancenot chez Drucker ! Il y a un seuil au-delà duquel le ridicule n'irrite plus mais suscite la joie).
En effet, Commentaire est une revue qui sort du lot.
Etonnant de voir ce beau monde condamner la Chine qui écrase la liberté d'expression au Tibet, mais qui s'effarouche dès que cette liberté d'expression est utilisée chez nous par le commun des mortels.
Etonnant de voir ce beau monde condamner la Chine qui écrase la liberté d'expression au Tibet, mais qui s'effarouche dès que cette liberté d'expression est utilisée chez nous par le commun des mortels.
A mon sens, internet est décrié par les pseudo-intellectuels en france (avec encore plus de virulence vis-à-vis des blogs et des sites du web 2.0) pour deux raisons essentielles:
1) C'est l'incarnation même de l'esprit libéral:
chaque citoyen peut venir, aussi bien commenter les propos d'un journaliste qui ose se confronter à la critique, que présenter ses propres réflexions et analyses.
Laisser les citoyens penser par eux-même et exprimer quels sont leur propres choix c'est la première étape du déclin pour ceux qui prétendent savoir mieux que nous les choix qu'il faut faire pour notre bonheur. Bientôt ces "maitres à penser" seront au chômage ...
2) la seconde raison me semble trop souvent oubliée: Internet à de la mémoire!!
Avant, quand un intellectuel auto-proclamé ou un politicien disait des âneries, cela disparaissait bien vite au fur et à mesure que les quotidiens, hebdomadaires, et mensuels rejoignaient leur destination finale: la poubelle.
Aujourd'hui, il suffit de quelques minutes sur un moteur de recherche pour retrouver des vidéo, des discours, et autres analyses datant de plusieurs années.
Un homme politique dit une énormité devant une caméra? il ne faut que quelques heures pour que la vidéo se répande et entre dans le top des vidéo les plus vues.
Une candidate à la présidentielle croit s'exprimer en off? il ne faut que quelques jours pour que la vidéo faisant un carton sur internet en vienne à être diffusée et commentée lors des journaux télévisés nationaux!
Certains "intellectuels" ou élus viennent nous dire que internet c'est big-brother ... peut-être mais c'est surtout un oeil qui les regarde à eux ... c'est pour cela que leur réaction est si virulente! la peur change de camp.
Et enfin, comme vous le dites si bien monsieur caccomo, internet c'est la diffusion de l'information de façon non-partisane.
Avant, les "intellectuels" pouvaient nous raconter une histoire borgne! ils pouvaient nous montrer les victimes du nazisme et nous raconter que c'est à cause du libéralisme tout en nous cachant les victimes du communisme!
Il suffit de se souvenir du branle-bas de combat médiatico-politique lors de la sortie en france du livre noir du communisme.
Sur internet les morts du communisme compte pour autant que les autres. Impossible de les cacher. impossible de mentir sur leur existence ... et ceux qui continuent à nier se couvrent de ridicule.
C'est cela qui fait peur à nos journalistes. Il ne peuvent plus nous raconter de belles histoires. Ils doivent choisir entre nous informer réellement, ... ou disparaitre.
1) C'est l'incarnation même de l'esprit libéral:
chaque citoyen peut venir, aussi bien commenter les propos d'un journaliste qui ose se confronter à la critique, que présenter ses propres réflexions et analyses.
Laisser les citoyens penser par eux-même et exprimer quels sont leur propres choix c'est la première étape du déclin pour ceux qui prétendent savoir mieux que nous les choix qu'il faut faire pour notre bonheur. Bientôt ces "maitres à penser" seront au chômage ...
2) la seconde raison me semble trop souvent oubliée: Internet à de la mémoire!!
Avant, quand un intellectuel auto-proclamé ou un politicien disait des âneries, cela disparaissait bien vite au fur et à mesure que les quotidiens, hebdomadaires, et mensuels rejoignaient leur destination finale: la poubelle.
Aujourd'hui, il suffit de quelques minutes sur un moteur de recherche pour retrouver des vidéo, des discours, et autres analyses datant de plusieurs années.
Un homme politique dit une énormité devant une caméra? il ne faut que quelques heures pour que la vidéo se répande et entre dans le top des vidéo les plus vues.
Une candidate à la présidentielle croit s'exprimer en off? il ne faut que quelques jours pour que la vidéo faisant un carton sur internet en vienne à être diffusée et commentée lors des journaux télévisés nationaux!
Certains "intellectuels" ou élus viennent nous dire que internet c'est big-brother ... peut-être mais c'est surtout un oeil qui les regarde à eux ... c'est pour cela que leur réaction est si virulente! la peur change de camp.
Et enfin, comme vous le dites si bien monsieur caccomo, internet c'est la diffusion de l'information de façon non-partisane.
Avant, les "intellectuels" pouvaient nous raconter une histoire borgne! ils pouvaient nous montrer les victimes du nazisme et nous raconter que c'est à cause du libéralisme tout en nous cachant les victimes du communisme!
Il suffit de se souvenir du branle-bas de combat médiatico-politique lors de la sortie en france du livre noir du communisme.
Sur internet les morts du communisme compte pour autant que les autres. Impossible de les cacher. impossible de mentir sur leur existence ... et ceux qui continuent à nier se couvrent de ridicule.
C'est cela qui fait peur à nos journalistes. Il ne peuvent plus nous raconter de belles histoires. Ils doivent choisir entre nous informer réellement, ... ou disparaitre.
Les anti-libéraux sont cohérents vis-à-vis d'internet.
La liberté, quand c'est la leur, ils sont pour. C'est la liberté des autres qui les dérangent.
La liberté, quand c'est la leur, ils sont pour. C'est la liberté des autres qui les dérangent.
Il est a noté qu'une des sociétés pionnières dans le secteur des sites d'enchères en ligne était française et a créer : Ibazar.
Mais grâce à la règlementation française sur le commerce ce site ne pu se développer et finalement il a été racheté par ebay.
Mais grâce à la règlementation française sur le commerce ce site ne pu se développer et finalement il a été racheté par ebay.
bibi33,
On n'aime pas ce qui marche en France alors ceux qui veulent vraiment réussir par eux-mêmes sont obligés de fuir.
En France, c'est à croire que l'on adore tout ce qui est en difficulté, les entreprises en difficulté, les lycées en difficulté, les collégiens en difficulté. Et on plus on les subventionne, plus ils se multiplient.
Par contre, les pionniers dérangent. Quand en plus, ils réussissent, cela a la fâcheuse tendance à confirmer les égarements des autres.
On n'aime pas ce qui marche en France alors ceux qui veulent vraiment réussir par eux-mêmes sont obligés de fuir.
En France, c'est à croire que l'on adore tout ce qui est en difficulté, les entreprises en difficulté, les lycées en difficulté, les collégiens en difficulté. Et on plus on les subventionne, plus ils se multiplient.
Par contre, les pionniers dérangent. Quand en plus, ils réussissent, cela a la fâcheuse tendance à confirmer les égarements des autres.
Mr cacomo, vous oubliez que par dessus tout la france aime les pauvres et c'est pour cela qu'elle s'évertue à en produire tant.
@sam
Dire qu'internet est un lieu d'expression non-partisane, je ne suis pas du tout d'accord. La plupart des blogs sont engagés et c'est très bien comme ça. Mais il y a deux différences par rapport à l'establishment médiatique :
- ils ne prétendent pas à l'objectivité et ne recourent pas en permanence à l'argument d'autorité.
- surtout, ils sont en permanence soumis à la critique et, comme le fait l'ami Caccomo, ils répondent à leurs lecteurs quand ceux-ci ne sont pas d'accord avec eux (même s'il est vrai que la plupart des lecteurs d'un blog sont globalement d'accord avec son auteur).
La vrai différence, c'est que la loi du marché sélectionne les blogs qui n'ont rien à dire et qui périclitent rapidement et ceux qui méritent d'être lus car ils DISENT des choses; A l'inverse, la plupart des "commentateurs professionnels" jouissent d'une véritable rente de situation et peuvent pendant des décennies répéter les mêmes poncifs tout en prétendant au titre de penseurs. Qu'on puisse encore accorder de l'intérêt au blabla insipide des JFK, BHL ou Sollers en dit long sur le déclin intellectuel de notre pays (le seul vrai déclin à vrai dire, bien plus grave encore que le déclin économique). Ce sont TOUJOURS les mêmes qui disent TOUJOURS les mêmes choses dans les MEMES médias (à quelques exceptions notables : Jean-Louis Bourlanges, Jacques Julliard, Luc Ferry et quelques autres célébrités qui sortent un peu des discours convenus et bienpensants).
Il faudrait inventer une formule de journal ou de revue qui offriraient AU CAS PAR CAS leurs colonnes à des blogueurs inconnus qui disent des choses un peu nouvelles. Allez faisons une pétition : on veut une chronique de Caccomo dans "Le monde"! "Le Monde selon Caccomo"!!!!
Dire qu'internet est un lieu d'expression non-partisane, je ne suis pas du tout d'accord. La plupart des blogs sont engagés et c'est très bien comme ça. Mais il y a deux différences par rapport à l'establishment médiatique :
- ils ne prétendent pas à l'objectivité et ne recourent pas en permanence à l'argument d'autorité.
- surtout, ils sont en permanence soumis à la critique et, comme le fait l'ami Caccomo, ils répondent à leurs lecteurs quand ceux-ci ne sont pas d'accord avec eux (même s'il est vrai que la plupart des lecteurs d'un blog sont globalement d'accord avec son auteur).
La vrai différence, c'est que la loi du marché sélectionne les blogs qui n'ont rien à dire et qui périclitent rapidement et ceux qui méritent d'être lus car ils DISENT des choses; A l'inverse, la plupart des "commentateurs professionnels" jouissent d'une véritable rente de situation et peuvent pendant des décennies répéter les mêmes poncifs tout en prétendant au titre de penseurs. Qu'on puisse encore accorder de l'intérêt au blabla insipide des JFK, BHL ou Sollers en dit long sur le déclin intellectuel de notre pays (le seul vrai déclin à vrai dire, bien plus grave encore que le déclin économique). Ce sont TOUJOURS les mêmes qui disent TOUJOURS les mêmes choses dans les MEMES médias (à quelques exceptions notables : Jean-Louis Bourlanges, Jacques Julliard, Luc Ferry et quelques autres célébrités qui sortent un peu des discours convenus et bienpensants).
Il faudrait inventer une formule de journal ou de revue qui offriraient AU CAS PAR CAS leurs colonnes à des blogueurs inconnus qui disent des choses un peu nouvelles. Allez faisons une pétition : on veut une chronique de Caccomo dans "Le monde"! "Le Monde selon Caccomo"!!!!
JLC a écrit : "Cela rappelle aussi le courroux de l’Eglise à l’encontre de l’invention de Gutenberg."
Un petit préjugé anti-catholique chez notre universitaire préféré ? ;)
On trouve ceci sur le site "Typographie" :
"Le Pape Léon X promulga la bulle «Inter sollicitudines» le 14 mai 1515. Cette Bulle incluait un éloge de «l’art d’imprimer, qui, grâce à la faveur divine, a été inventé, ou plutôt amélioré et perfectionné, surtout à notre époque»."
C'est peut-être plutôt la pratique de la censure que vise notre cher JLC, auquel cas il peut maintenant se réjouir de ce que le fameux "Index" ait été supprimé.
D'autre part, remarquons que, malgré ses réticences initiales, l'Eglise a accepté que l'intégralité de la Bible soit soumise à la critique textuelle et historique scientifique et ce, dans la première moitié du XXème siècle. Un gros bémol, donc, sur le prétendu décalage de la doctrine de l'Eglise catholique avec le monde moderne. Remarquons que, pour l'instant, ce travail scientifique reste à faire pour le Coran.
Sur les possibilités incroyables d'Internet, il n'y a vraiment que les ennemis de la liberté qui peuvent pleurnicher une fois de plus, furieux qu'ils sont de ne plus avoir le monopole de la parole publique.
Saluons Robert Kahn et Vinton Cerf, qui ont mis au point les fondements d'Internet.
Saluons également Tim Berners-Lee (un anglais) et Robert Cailliau (belge) qui ont eu l'idée géniale du web : pages, serveur, navigateur. (Les génies ne sont donc pas tous d’outre-Atlantique...)
Sans eux, pas de blog, pas libre parole, toujours la Pravda et la pensée unique.
Un petit préjugé anti-catholique chez notre universitaire préféré ? ;)
On trouve ceci sur le site "Typographie" :
"Le Pape Léon X promulga la bulle «Inter sollicitudines» le 14 mai 1515. Cette Bulle incluait un éloge de «l’art d’imprimer, qui, grâce à la faveur divine, a été inventé, ou plutôt amélioré et perfectionné, surtout à notre époque»."
C'est peut-être plutôt la pratique de la censure que vise notre cher JLC, auquel cas il peut maintenant se réjouir de ce que le fameux "Index" ait été supprimé.
D'autre part, remarquons que, malgré ses réticences initiales, l'Eglise a accepté que l'intégralité de la Bible soit soumise à la critique textuelle et historique scientifique et ce, dans la première moitié du XXème siècle. Un gros bémol, donc, sur le prétendu décalage de la doctrine de l'Eglise catholique avec le monde moderne. Remarquons que, pour l'instant, ce travail scientifique reste à faire pour le Coran.
Sur les possibilités incroyables d'Internet, il n'y a vraiment que les ennemis de la liberté qui peuvent pleurnicher une fois de plus, furieux qu'ils sont de ne plus avoir le monopole de la parole publique.
Saluons Robert Kahn et Vinton Cerf, qui ont mis au point les fondements d'Internet.
Saluons également Tim Berners-Lee (un anglais) et Robert Cailliau (belge) qui ont eu l'idée géniale du web : pages, serveur, navigateur. (Les génies ne sont donc pas tous d’outre-Atlantique...)
Sans eux, pas de blog, pas libre parole, toujours la Pravda et la pensée unique.
@le gauchiste repenti
Ah je ne suis pas d'accord! Si les blogs, sites, etc, sont clairement partisans; l'internet lui ne l'est pas.
La nuance peut sembler petite, mais c'est justement cette nuance qui fait toute la richesse de l'internet.
Chacun peut y défendre ses opinions, partager ses connaissances, etc ... cela sans aucune censure (sauf dans certains pays) dans les limites du respect de l'autre.
Et c'est à l'internaute de se mettre en quête de l'information, de croiser les sources, de se faire une opinion, etc
mais ce n'est que mon point de vue ;-)
Ah je ne suis pas d'accord! Si les blogs, sites, etc, sont clairement partisans; l'internet lui ne l'est pas.
La nuance peut sembler petite, mais c'est justement cette nuance qui fait toute la richesse de l'internet.
Chacun peut y défendre ses opinions, partager ses connaissances, etc ... cela sans aucune censure (sauf dans certains pays) dans les limites du respect de l'autre.
Et c'est à l'internaute de se mettre en quête de l'information, de croiser les sources, de se faire une opinion, etc
mais ce n'est que mon point de vue ;-)
Et ça continue:
"« L'AFP n'est pas un blog », écrit, de façon péremptoire, Monsieur Christophe Beaudufe, humble président de la modeste Société des journalistes de l'AFP. Monsieur Beaudufe écrit cela dans le quotidien de gauche Le Monde, édition du mercredi 14 mai."
http://www.rebelles.info/
"« L'AFP n'est pas un blog », écrit, de façon péremptoire, Monsieur Christophe Beaudufe, humble président de la modeste Société des journalistes de l'AFP. Monsieur Beaudufe écrit cela dans le quotidien de gauche Le Monde, édition du mercredi 14 mai."
http://www.rebelles.info/
Ce qui me sidère avec les gens de gauche, c'est qu'ils croient toujours avoir pour mission d'éduquer le peuple comme jadis ils devaient éduquer les colonisés. Ils partent du principe qu'eux savent et que nous, pauvre peuple, somme de sombres crétins ignorants.
En attendant, vive les blogs !
En attendant, vive les blogs !
La preuve que les fachos sont à gauche, et non à droite, cette hilarante interview du responsable des blogs du Daily Telegraph de Londres (de droite) par ses confrères du Guardian (de gauche):
http://tiny.cc/TtAW0
On notera les questions du soi-disant journaliste du Guardian, outrageusement orientées, qui adopte d'emblée la posture du kaguébiste de base: pourquoi laissez-vous s'exprimer, dans vos blogs, des lecteurs qui soutiennent le BNP (équivalent local du Front national)? qui expriment des positions anti-féministes? que comptez-vous faire pour les censurer?
La réponse du (vrai) journaliste du Daily Telegraph: "Pour nous, un journal respectable est, entre autres, celui qui ne dicte pas à ses lecteurs ce qu'ils doivent penser."
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http://tiny.cc/TtAW0
On notera les questions du soi-disant journaliste du Guardian, outrageusement orientées, qui adopte d'emblée la posture du kaguébiste de base: pourquoi laissez-vous s'exprimer, dans vos blogs, des lecteurs qui soutiennent le BNP (équivalent local du Front national)? qui expriment des positions anti-féministes? que comptez-vous faire pour les censurer?
La réponse du (vrai) journaliste du Daily Telegraph: "Pour nous, un journal respectable est, entre autres, celui qui ne dicte pas à ses lecteurs ce qu'ils doivent penser."
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