2008-06-27
Economie et écologie : un même combat
A mon sens, écologie et économie, cela devrait être le même combat. Si l’on tend à opposer ces deux notions, c’est au nom d’une conception déformée de la science économique et d’une récupération outrageusement politique de l’écologie.La définition stricte de la science économique est à ce propos sans équivoque: l’économie, c'est la « gestion des ressources rares ». L’économie, c’est donc une « écologie sociale » ; c’est l’écologie de la société dans le sens où les phénomènes économiques et sociaux obéissent aussi à une sorte d’écosystème complexe et fragile qu’il est dangereux de déséquilibrer au nom d'une vision mécanique de l'économie sur laquelle se fondent la plupart des modèles macroéconomiques.
L’économie, c’est donc l’art de gérer la rareté. La première des raretés, qui détermine toutes les autres et nous oblige à faire des choix, c’est le temps. Chaque être humain est doté d’un capital temps limité, et son intelligence le poussera à en faire le meilleur usage possible, étant entendu que le temps perdu se rattrape difficilement. L'homme est donc poussé par une recherche naturelle de l'efficacité (productivité du travail): comment rendre le travail plus productif (et moins pénible) afin d'économiser notre temps consacré au travail ? Toute l’évolution technologique est orientée en ce sens.
La deuxième rareté: ce sont les contraintes naturelles. J’emploie à dessein le terme de « contrainte » plutôt que de « ressource ». En effet, on s’effraie aujourd’hui à propos de l’épuisement des réserves de pétrole comme l’on craignait au XIX° siècle de manquer de charbon. A l’époque où Rockefeller entrevoit le potentiel économique du pétrole, cette matière était considérée comme un « déchet naturel ». A l’état brut, le pétrole n’avait aucune valeur. Aujourd’hui encore, ce sont tous les dérivés du pétrole qui ont une valeur économique. Pour l’instant, compte tenu de l’état de la technologie, les carburants sont issus du pétrole mais ce n’est pas une donnée immuable comme le montre le développement des biocarburants.
Autrement dit, c’est la valeur ajoutée (et le terme « ajoutée » est fondamental : ajoutée par le travail humain, l’unique ressource rare) qui confère une valeur aux matières brutes.
De déchet naturel, le pétrole est devenu « or noir » à partir du moment où un innovateur quelque part en Europe a déposé un brevet sur le moteur à explosion. Et l’on dépose chaque jour des milliers de brevets dans le monde notamment sous l’effet de la compétition économique.
C'est bien le rôle de l'innovation technologique que de chercher à économiser le facteur qui est le plus cher. L’enjeu actuel est de faire en sorte que l’activité humaine consomme de moins en moins de ressources naturelles et de facteurs environnementaux. Il faut donc encourager les innovations impulsées par les signaux du marché. Car lorsque les processus de marché fonctionnent bien (ou ne sont pas empêchés de fonctionner), la rareté se traduit par un prix élevé en vertu du principe élémentaire « tout ce qui est rare est cher ». En économisant le facteur le plus coûteux, l’entreprise économise du même coup la matière la plus rare, celle qu’il s’agit précisément de préserver. C’est pour cela qu’elle innove.
Pour que ce mécanisme économique élémentaire fonctionne, il faut donc accepter de mettre un prix aux choses, et notamment à la nature. Car les gaspillages - et les pillages - commencent précisément à partir du moment où l'on neutralise les phénomènes économiques, en faisant croire que certaines ressources sont gratuites comme si elles existaient en quantités illimitées.
On dit que l'éléphant est menacé à cause de la valeur commerciale de l’ivoire. Pourtant la vache n’est pas menacée à cause de la valeur commerciale du lait ou de sa viande pas plus que le poulet n’est en voie de disparition à cause de la valeur commerciale des œufs ou de sa viande. Le problème n’est pas la valeur commerciale en soi ; le problème n’est pas l’activité marchande en soi ; le problème réside dans la définition des droits de propriété [1]. Le rôle de l’Etat est de mettre en place les institutions qui permettent de définir, garantir et protéger les droits de propriété, non de s’échiner à rendre tout gratuit.
On affirme aussi que la biodiversité est menacée à cause de l’activité humaine. Mais ce n’est considérer qu’une partie du phénomène. L’activité agricole a aussi contribué à accroître la biodiversité. Parmi les espèces de fruits et de légumes que nous consommons chaque jour, très peu existait à l’état naturel. L’homme est à l’origine de la création de nouvelles espèces. Il est donc plus exact de dire que l’activité humaine transforme la nature ; et que cette transformation entraîne l’épuisement de certaines ressources, le renouvellement d’autres ressources mais qu’elle permet aussi de créer de nouvelles richesses. C’est absolument inévitable. C’était déjà vrai à l’ère du néolithique où survivaient tant bien que mal quelques milliers d’individus ; c’est a fortiori vrai aujourd’hui alors que vivent plus de 6 milliards d’individus sur la planète.
La biodiversité naturelle n’est pas toujours une bonne chose pour l’être humain. Le virus de la peste, de la malaria et tant d’autres cadeaux empoisonnés de la nature font partie de la biodiversité que l’homme s’est acharné à éradiquer. Et il est heureux que ces créatures soient menacées de disparition car leur développement constituait une menace pour l’homme lui-même. Dans le discours écologique primaire, il y l’idée communément admise que la protection de la nature s’impose comme une évidence et que l’homme est un animal nuisible qui constitue une menace pour la nature.
L’homme existe avec la nature mais mène aussi un combat permanent contre la nature. Dans certains cas, au nom de la protection de l’homme, c’est la nature elle-même qui constitue une menace. Dans ce combat ancestral contre les risques naturels, la science (c’est la capacité humaine unique à produire de la connaissance) constitue le meilleur allié pour l’homme.
L’homme existe avec la nature mais mène aussi un combat permanent contre la nature. Dans certains cas, au nom de la protection de l’homme, c’est la nature elle-même qui constitue une menace. Dans ce combat ancestral contre les risques naturels, la science (c’est la capacité humaine unique à produire de la connaissance) constitue le meilleur allié pour l’homme.
Comments:
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Les écologistes emploient les mêmes armes et les mêmes arguments éculés que les marxistes en leur temps pour justifier leur appel à la destruction de notre système capitaliste, véritable enfer de la condition humaine à leurs yeux.
Ces gens-là ont vraiment un problème mental, et je crains malheureusement que de tenter de les convaincre de l'absurdité de leur raisonnement ne relève plus du domaine psychiatrique que de celui de l'argumentation raisonnée.
Maintenant une chose est sûre, l'écologie est une chose trop importante pour la laisser entre les mains de nos marxistes reconvertis quand on sait ce qu'il est advenu de la protection de l'environnement dans tous les pays socialistes...
Content d'être de retour parmi vous
tous amis libéraux !
Ces gens-là ont vraiment un problème mental, et je crains malheureusement que de tenter de les convaincre de l'absurdité de leur raisonnement ne relève plus du domaine psychiatrique que de celui de l'argumentation raisonnée.
Maintenant une chose est sûre, l'écologie est une chose trop importante pour la laisser entre les mains de nos marxistes reconvertis quand on sait ce qu'il est advenu de la protection de l'environnement dans tous les pays socialistes...
Content d'être de retour parmi vous
tous amis libéraux !
"Pensez-vous qu'un jour les parlementaires libéraux sortiront de leur silence ?"
On ne peut faire un quelconque pronostic. En l'état, il est manifeste que non car toute tentative d'aller à contre-courant se solderait par une éviction... Il y a trop de groupes de pression qui ont intérêt à ce que rien ne change! Ils font et feront donc tout pour bloquer toute évolution...
Pensez-vous qu'un jour les parlementaires libéraux sortiront de leur silence ?
Oui Patchan, il s'agit bien d'une nouvelle forme de Foi et contre l'irrationnel, les arguments scientifiques n'ont que peu de prise comme j'ai pu le constater sur un autre blog... malheureusement!
@ Jean-louis
Pourriez-vous, s'il vous plaît, me fournir des info sur l'évolution (l'accroissement plus exactement) des dépenses de l'éducation nationale? J'ai déjà trouvé divers documents mais j'aimerais en obtenir d'autres si vous en connaissez. Merci par avance.
On ne peut faire un quelconque pronostic. En l'état, il est manifeste que non car toute tentative d'aller à contre-courant se solderait par une éviction... Il y a trop de groupes de pression qui ont intérêt à ce que rien ne change! Ils font et feront donc tout pour bloquer toute évolution...
Pensez-vous qu'un jour les parlementaires libéraux sortiront de leur silence ?
Oui Patchan, il s'agit bien d'une nouvelle forme de Foi et contre l'irrationnel, les arguments scientifiques n'ont que peu de prise comme j'ai pu le constater sur un autre blog... malheureusement!
@ Jean-louis
Pourriez-vous, s'il vous plaît, me fournir des info sur l'évolution (l'accroissement plus exactement) des dépenses de l'éducation nationale? J'ai déjà trouvé divers documents mais j'aimerais en obtenir d'autres si vous en connaissez. Merci par avance.
parlementaires et libéraux ?
Mais c'est impossible ! Pour la simple raison qu'un parlementaire est un politicien et que les politiciens n'ont de cesse de chercher a augmenter leurs pouvoirs, et donc multiplier les procédures admnistratives, les restrictions, les censures, les formulaires administratifs avant de tout centraliser entre leurs mains.
Ce qui va à l'encontre du libéralisme !
Il n'y a que dans les rencontres amoureuses qu'on a encore du libéralisme... pour combien de temps ?
Mais c'est impossible ! Pour la simple raison qu'un parlementaire est un politicien et que les politiciens n'ont de cesse de chercher a augmenter leurs pouvoirs, et donc multiplier les procédures admnistratives, les restrictions, les censures, les formulaires administratifs avant de tout centraliser entre leurs mains.
Ce qui va à l'encontre du libéralisme !
Il n'y a que dans les rencontres amoureuses qu'on a encore du libéralisme... pour combien de temps ?
Jean-Louis, tu soulignes à juste titre l'importance CAPITALE d'une bonne définition des droits de propriété sur les ressources naturelles pour assurer leur bonne gestion (et plus généralement la garantie des droits de propriété est indispensable au développement économique, comme l'a expliqué Hernando de Soto).
Ce fondement du libéralisme est trop souvent oublié, parfois même par certains économistes plus ou moins libéraux, avec à chaque fois son lot de conséquences néfastes, que ce soit pour l'économie ou pour l'environnement.
Par exemple, les sociétés qui exploitent la forêt amazonienne ne sont pas propriétaires des parcelles exploitées. C'est l'État qui leur accorde un droit d'exploitation. Conséquence: le renouvellement de la forêt leur importe peu. Si elles en étaient propriétaires, elles feraient tout pour assurer le renouvellement de leur bien. Les marxistes de tous poils et autres alter-comprenants s'empressent de voir dans la destruction de la forêt amazonienne un excès de "l'ultra-néo-libéralisme", alors que c'est justement la gestion anti-libérale ce cette ressource qui est la cause de sa destruction.
Les fondements du libéralisme sont la liberté, la responsabilité et la propriété. Pas de liberté sans propriété ou sans responsabilité.
Se pose dès lors la question de la propriété des ressources naturelles. Qui doit les octroyer? Pour ma part, je pense que ce devrait être l'État, n'en déplaise a nos amis libertariens. A qui les octroyer? Selon quelles modalités? Un système d'enchères? Qu'en penses-tu Jean-Louis?
Quid d'un droit de propriété éventuel sur les animaux sauvages? Un animal qui n'aurait pas vu le jour du fait de l'action humaine peut-il être la propriété légitime de quelqu'un? Ou doit-on se contenter de définir un droit de propriété sur le territoire sur lequel ils se trouvent, alors que c'est parfois impossible dans l'état actuel des choses (les eaux internationales ne sont la propriété de personne par exemple)ou qu'il est parfois impossible de forcer les déplacements des animaux à un territoire donné?
Mais peut-être devrais-je d'abord lire ce pdf qui a l'air intéressant: http://www.perc.org/pdf/ps32.pdf
Jean-Louis, penses-tu qu'il s'agisse là d'un des seuls domaine non-régalien où l'intervention de l'État est souhaitable, voire nécessaire?
Enfin, il reste la question de la responsabilité du pollueur. D'un point de vue libéral, la pollution est une atteinte au droit de propriété d'autrui (que ce soit la propriété du corps: atteinte à la santé, ou celle de biens matériels: pollution d'un site). Les libéraux conviendront donc que le pollueur doit dédommager ses victimes. Or, à plus ou moins long terme la pollution de "fluides non contraints" (l'air par exemple) se répartit sur la quasi-totalité de la surface du globe. Il me parait difficile d'envisager un dédommagement de l'ensemble de la population mondiale. Précisons que ce ne sont pas forcément les ressources rares ou en voie de raréfaction qui polluent, l'information-prix ne peut donc être la solution.
Quelle serait donc la solution respectueuse des droits de l'homme? Les marchés de droits à polluer sont-ils une solution efficace?
Merci d'avance, Jean-Louis.
Ce fondement du libéralisme est trop souvent oublié, parfois même par certains économistes plus ou moins libéraux, avec à chaque fois son lot de conséquences néfastes, que ce soit pour l'économie ou pour l'environnement.
Par exemple, les sociétés qui exploitent la forêt amazonienne ne sont pas propriétaires des parcelles exploitées. C'est l'État qui leur accorde un droit d'exploitation. Conséquence: le renouvellement de la forêt leur importe peu. Si elles en étaient propriétaires, elles feraient tout pour assurer le renouvellement de leur bien. Les marxistes de tous poils et autres alter-comprenants s'empressent de voir dans la destruction de la forêt amazonienne un excès de "l'ultra-néo-libéralisme", alors que c'est justement la gestion anti-libérale ce cette ressource qui est la cause de sa destruction.
Les fondements du libéralisme sont la liberté, la responsabilité et la propriété. Pas de liberté sans propriété ou sans responsabilité.
Se pose dès lors la question de la propriété des ressources naturelles. Qui doit les octroyer? Pour ma part, je pense que ce devrait être l'État, n'en déplaise a nos amis libertariens. A qui les octroyer? Selon quelles modalités? Un système d'enchères? Qu'en penses-tu Jean-Louis?
Quid d'un droit de propriété éventuel sur les animaux sauvages? Un animal qui n'aurait pas vu le jour du fait de l'action humaine peut-il être la propriété légitime de quelqu'un? Ou doit-on se contenter de définir un droit de propriété sur le territoire sur lequel ils se trouvent, alors que c'est parfois impossible dans l'état actuel des choses (les eaux internationales ne sont la propriété de personne par exemple)ou qu'il est parfois impossible de forcer les déplacements des animaux à un territoire donné?
Mais peut-être devrais-je d'abord lire ce pdf qui a l'air intéressant: http://www.perc.org/pdf/ps32.pdf
Jean-Louis, penses-tu qu'il s'agisse là d'un des seuls domaine non-régalien où l'intervention de l'État est souhaitable, voire nécessaire?
Enfin, il reste la question de la responsabilité du pollueur. D'un point de vue libéral, la pollution est une atteinte au droit de propriété d'autrui (que ce soit la propriété du corps: atteinte à la santé, ou celle de biens matériels: pollution d'un site). Les libéraux conviendront donc que le pollueur doit dédommager ses victimes. Or, à plus ou moins long terme la pollution de "fluides non contraints" (l'air par exemple) se répartit sur la quasi-totalité de la surface du globe. Il me parait difficile d'envisager un dédommagement de l'ensemble de la population mondiale. Précisons que ce ne sont pas forcément les ressources rares ou en voie de raréfaction qui polluent, l'information-prix ne peut donc être la solution.
Quelle serait donc la solution respectueuse des droits de l'homme? Les marchés de droits à polluer sont-ils une solution efficace?
Merci d'avance, Jean-Louis.
@erdav
Les parlementaires libéraux sont 3 à se battre en duel et le seul droit que leur donne leur parti, c'est celui de se la fermer, donc non, je ne pense pas qu'ils sortiront un jour de leur silence, et même si un jour ils le feraient personne ne les entendraient.
@quimboiseur
Si j'étais personnellement au pouvoir, je ferai tout pour diminuer la sphère d'influence de l'État et donc pour diminuer mon propre pouvoir, alors je me dis que c'est possible qu'un jour des politiques en fassent autant. Diminuer son propre pouvoir peut tout a fait être "rentable" (je ne parle pas forcement au niveau financier): la satisfaction de voir les résultats obtenus (et de se les attribuer ;) ) peut avoir plus d'importance que le pouvoir lui-même pour certaines personnes, même s'il est vrai qu'elles sont peu nombreuses.
De plus, les exemples de politiciens ayant appliqué des reformes libérales et donc diminué le pouvoir des politiques sont nombreux.
Ton assertion me parait donc fausse.
Les parlementaires libéraux sont 3 à se battre en duel et le seul droit que leur donne leur parti, c'est celui de se la fermer, donc non, je ne pense pas qu'ils sortiront un jour de leur silence, et même si un jour ils le feraient personne ne les entendraient.
@quimboiseur
Si j'étais personnellement au pouvoir, je ferai tout pour diminuer la sphère d'influence de l'État et donc pour diminuer mon propre pouvoir, alors je me dis que c'est possible qu'un jour des politiques en fassent autant. Diminuer son propre pouvoir peut tout a fait être "rentable" (je ne parle pas forcement au niveau financier): la satisfaction de voir les résultats obtenus (et de se les attribuer ;) ) peut avoir plus d'importance que le pouvoir lui-même pour certaines personnes, même s'il est vrai qu'elles sont peu nombreuses.
De plus, les exemples de politiciens ayant appliqué des reformes libérales et donc diminué le pouvoir des politiques sont nombreux.
Ton assertion me parait donc fausse.
@quimboisuer
Profession de foi électorale de 1846
Frédéric Bastiat
À Messieurs les électeurs de l'arrondissement de Saint-Séver (1846).
Profession de foi électorale de 1846
Frédéric Bastiat
À Messieurs les électeurs de l'arrondissement de Saint-Séver (1846).
@Mateo
"pour diminuer mon propre pouvoir"
Mais franchement quel homme politique irait dans le sens de diminuer son pouvoir ? C'est impensable ! C'est impossible !
Déja pour acquérir le pouvoir, il faut le vouloir, il faut se prostituer pour ça, il faut y consacrer sa vie, il faut aimer le pouvoir !
Et croyez vous qu'une fois qu'il l'a obtenu il veut le lacher ?
Mais regardez Mugabe ! Apres 28 ans au pouvoir, à 84 ans, il ne veut pas le lacher une seule seconde !
Et regardez Chirac, après 12 ans au pouvoir, il aurait encore voulu y rester.
Et Sarkozy ? A peine élu en 2007, il pensait (et pense toujours) à 2012 !
Vous ne comprenez pas que le pouvoir est une drogue et qu'une fois qu'on y a gouté on ne peut plus s'en passer !
Un politicien qui limite son pouvoir c'est comme un
un junkie qui essaierait de limiter sa dose de drogue, c'est comme dire à un pyromane d'éteindre un incendie...
C'est un non sens totale !
"pour diminuer mon propre pouvoir"
Mais franchement quel homme politique irait dans le sens de diminuer son pouvoir ? C'est impensable ! C'est impossible !
Déja pour acquérir le pouvoir, il faut le vouloir, il faut se prostituer pour ça, il faut y consacrer sa vie, il faut aimer le pouvoir !
Et croyez vous qu'une fois qu'il l'a obtenu il veut le lacher ?
Mais regardez Mugabe ! Apres 28 ans au pouvoir, à 84 ans, il ne veut pas le lacher une seule seconde !
Et regardez Chirac, après 12 ans au pouvoir, il aurait encore voulu y rester.
Et Sarkozy ? A peine élu en 2007, il pensait (et pense toujours) à 2012 !
Vous ne comprenez pas que le pouvoir est une drogue et qu'une fois qu'on y a gouté on ne peut plus s'en passer !
Un politicien qui limite son pouvoir c'est comme un
un junkie qui essaierait de limiter sa dose de drogue, c'est comme dire à un pyromane d'éteindre un incendie...
C'est un non sens totale !
@quimboiseur
Votre assertion est fausse, l'histoire l'a montré.
Bibi a donné l'exemple de Bastiat, on pourrait aussi prendre l'exemple de Mart Laar en Estonie ou les reformes faites en Nouvelle Zélande.
Ce n'est pas parce-que quelque chose est rare que c'est impossible.
La reconnaissance, la gloire ou que sais-je encore sont des "drogues" toutes aussi puissantes que le pouvoir. Les hommes agissent selon des raisons qui leur sont propres.
Sarkozy est un conservateur, un constructiviste donc, comment s'étonner qu'une fois arrivé au pouvoir il ait fait en sorte d'augmenter le pouvoir de l'État.
Et puis, dire "certains hommes ont augmenté leur pouvoir une fois arrivés au pouvoir donc tous ceux qui arrivent au pouvoir augmentent leur pouvoir", c'est... non je ne dirai pas le mot, vous risqueriez de mal le prendre.
Votre assertion est fausse, l'histoire l'a montré.
Bibi a donné l'exemple de Bastiat, on pourrait aussi prendre l'exemple de Mart Laar en Estonie ou les reformes faites en Nouvelle Zélande.
Ce n'est pas parce-que quelque chose est rare que c'est impossible.
La reconnaissance, la gloire ou que sais-je encore sont des "drogues" toutes aussi puissantes que le pouvoir. Les hommes agissent selon des raisons qui leur sont propres.
Sarkozy est un conservateur, un constructiviste donc, comment s'étonner qu'une fois arrivé au pouvoir il ait fait en sorte d'augmenter le pouvoir de l'État.
Et puis, dire "certains hommes ont augmenté leur pouvoir une fois arrivés au pouvoir donc tous ceux qui arrivent au pouvoir augmentent leur pouvoir", c'est... non je ne dirai pas le mot, vous risqueriez de mal le prendre.
" Mais franchement quel homme politique irait dans le sens de diminuer son pouvoir ? C'est impensable ! C'est impossible ! "
Pas si sur que toi, être élu, c'est avant tout la conséquence d'un programme auquel les citoyens on adhérés en majorité, tout est une question d'attente de l'électeur, comme pour le marché, ce qui est important, c'est la demande, à partir de là, l'offre ne tarde pas à arriver. En fait, on à pas besoin d'un polytechnicien pour libérer le peuple.
Autrement, excellent éditot de Jean-Louis, vraiment excellent, je pense aussi que l'écologie est le fil conducteur de l'économie, et que polluer, c'est gâcher.
Pas si sur que toi, être élu, c'est avant tout la conséquence d'un programme auquel les citoyens on adhérés en majorité, tout est une question d'attente de l'électeur, comme pour le marché, ce qui est important, c'est la demande, à partir de là, l'offre ne tarde pas à arriver. En fait, on à pas besoin d'un polytechnicien pour libérer le peuple.
Autrement, excellent éditot de Jean-Louis, vraiment excellent, je pense aussi que l'écologie est le fil conducteur de l'économie, et que polluer, c'est gâcher.
Il y a une différence fondamentale entre l'équilibre écologique et l'équilibre économique.
Dans l'équilibre écologique règne le loi du plus fort, la fameuse "loi de la jungle".
Dans l'équilibre économique libéral règne la loi du consentement mutuel et la protection des Droits fondamentaux.
Il me parait donc périlleux et même maladroit d'établir un parallèle entre ces deux concepts.
Dans l'équilibre écologique règne le loi du plus fort, la fameuse "loi de la jungle".
Dans l'équilibre économique libéral règne la loi du consentement mutuel et la protection des Droits fondamentaux.
Il me parait donc périlleux et même maladroit d'établir un parallèle entre ces deux concepts.
non aldocu
pas d'accord
ce texte est vraiment excellent et un excellent point de départ de réflexion avec plein de points pertinents, et généralement mal compris re : ressources
revois les questions d'évolution "survival of the fittest" fittest : le mieux adapté et n on pas le plus fort ou le plus violent
de concurrence
concurrence passive ou active, lutte ou pas
de niches écologiques
de coopération
de symbiotes
etc. etc,
pas d'accord
ce texte est vraiment excellent et un excellent point de départ de réflexion avec plein de points pertinents, et généralement mal compris re : ressources
revois les questions d'évolution "survival of the fittest" fittest : le mieux adapté et n on pas le plus fort ou le plus violent
de concurrence
concurrence passive ou active, lutte ou pas
de niches écologiques
de coopération
de symbiotes
etc. etc,
Très juste Larry, "la loi de la jungle" n'est pas la loi du plus fort, mais celle de celui qui s'adapte. Il y a là une idée préconçu très forte qui occulte une parallèle fondamentale entre les lois économiques, et les lois écologiques.
Par définition, une économie qui ne respecte pas l'écologie, c'est à dire qui pollue, entraine des conséquences en terme de coup, qui sera à la charge d'un "autre" un jour. Sous prétexte que demain n'existe pas, on remarque, là encore, un déni de conscience, et finalement donc un crime.
Dans un monde libéral, la seule taxe qui à toute sa place, c'est la taxe carbone, l'unique taxe que je défini comme une taxe libérale, une taxe responsable.
Par définition, une économie qui ne respecte pas l'écologie, c'est à dire qui pollue, entraine des conséquences en terme de coup, qui sera à la charge d'un "autre" un jour. Sous prétexte que demain n'existe pas, on remarque, là encore, un déni de conscience, et finalement donc un crime.
Dans un monde libéral, la seule taxe qui à toute sa place, c'est la taxe carbone, l'unique taxe que je défini comme une taxe libérale, une taxe responsable.
Hola! M. Caccomo il devient urgent que vous écriviez un livre du type "Le libéralisme pour les nuls" ou "Le libéralime expliqué à mes enfants" Les socialistes commencent à parler de "libéralisme politique" ce qui se traduit par "anti-stalinisme". Ce matin j'ai entendu Alain Touraine disserter sur la chose. Et hier le socialiste M. Montebourg a dit dans une Tv à propos de Ducasse et de gens comme lui qu'il ne faudrait pas les laisser sortir du pays, que la diplomatie devrait faire pression pour que les nationnalités ne soient pas accordées aux riches fuyards. C'est le goulag. Au sécours, ils vont encore nous voler les mots!
Ha ha ha ! Sacré Montebourg ! Elle est bonne celle là. Un pays qui refuserait l'asile à un entrepreneur dynamique, detenteur d'un savoir faire immense, et accompagné de jolis capitaux bien juteux !
Trop drole !
Trop drole !
Salut Jean-Louis, lisez ce que je viens de trouver sur le site de Reichman http://www.claudereichman.com/articles/allocution.htm
Vous êtes bien courageux, Jean-Louis, j'ai écrit un message dans ce goût sur mon blog et, au bout de quelques jours, j'ai du m'en tenir vis-à-vis de certains commentateurs à la maxime d'Audiard : «Les cons, je leur parle pas, ça les instruit.» Si seulement ça pouvait être vrai ...
Enfin, j'ai entendu sur BFM, radio qu'on ne peut pas taxer de trotkysme effréné, «Olivier Besancenot, l'homme qui monte ?». Si même si BFM, on entend des odes à Besancenot, comment ne pas broyer du noir ?
Enfin, j'ai entendu sur BFM, radio qu'on ne peut pas taxer de trotkysme effréné, «Olivier Besancenot, l'homme qui monte ?». Si même si BFM, on entend des odes à Besancenot, comment ne pas broyer du noir ?
C'est là que tout se joue malheureusement : les médias
Force est de constater que l'on ne peut pas attendre grand chose des parlementaires pour promouvoir un libéralisme qui irait à l'encontre de la caricature que véhicule nos médias français avec tant de vigueur.
Les journalistes détiennent l'avenir de la France !
Force est de constater que l'on ne peut pas attendre grand chose des parlementaires pour promouvoir un libéralisme qui irait à l'encontre de la caricature que véhicule nos médias français avec tant de vigueur.
Les journalistes détiennent l'avenir de la France !
Désolé, j'arrive dans ces commentaires, un peu comme un cheveu sur la soupe... mais avez-vous entendu parler de (ou lu ) cet ouvrage ?
"The Shock doctrine" de Naomie Klein
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein)
Il semble traiter du libéralisme sous un angle franchement malsain.
Je suis curieux d'avoir votre sentiment Mr Caccomo et les vôtres chers contributeurs !
"The Shock doctrine" de Naomie Klein
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein)
Il semble traiter du libéralisme sous un angle franchement malsain.
Je suis curieux d'avoir votre sentiment Mr Caccomo et les vôtres chers contributeurs !
@Denis
re Naomi Klein
du Besancenot enragé, sur fond de théorie du complot,avec une habileté dialectique bien supérieure à celle de notre Olivier national qui n'est pourtant pas mal du tout. Papa Krivine a su choisir son poulain.
Côté vocabulaire il semble que commence en France le même phénomène qui a abouti aux US à la capture du mot liberal par les socialistes. Aux USA les "liberals" sont les socialistes locaux. À suivre le liberal Obama.
re Naomi Klein
du Besancenot enragé, sur fond de théorie du complot,avec une habileté dialectique bien supérieure à celle de notre Olivier national qui n'est pourtant pas mal du tout. Papa Krivine a su choisir son poulain.
Côté vocabulaire il semble que commence en France le même phénomène qui a abouti aux US à la capture du mot liberal par les socialistes. Aux USA les "liberals" sont les socialistes locaux. À suivre le liberal Obama.
Après lecture de la prose de Reichman (lien de patchan74), l'alloctution de Sarkozy de ce soir ne pourra laisser qu'un goût amer.
Jean-Louis, il est étonnant que Claude Reichman ne vous ai pas encore sollicité pour participer à son émission. Ou peut-être l'a-t-il déja fait ?
Merci pour ces nombreux et riches commentaires. Je crois que je vais les digérer progressivement, ce qui alimentera une prochaine chronique pour poursuivre la discussion sur le fond.
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