2008-06-11

 

Le syndrome de l'équipe de France

C’est à chaque fois la même ritournelle. A l’approche d’une compétition internationale de football au plus haut niveau, c’est comme si l’équipe de France était déjà en finale sinon sur le podium des vainqueurs ultimes avant même que la compétition commence. Il est normal et sympathique de soutenir l’équipe de son pays ; mais cela ne veut pas dire de tomber dans l’aveuglement franchouillard qui nous conduit souvent, notamment en matière économique, culturelle, sportive, scientifique et artistique, à surestimer nos capacités.
Et puis à l’issue du premier match, un match nul dans tous les sens du terme, c’est le doute qui ronge la France du foot.
Encore une fois, on aimerait voir les footballeurs briller sur les stades en créant du jeu, en marquant des buts et en offrant du plaisir et de la joie à ces millions de supporter qui s’identifient un instant à l’aventure de leur équipe. Le problème est bien que les joueurs ont tendance à devenir plus des « peoples » que des sportifs, alignant des salaires (mais peut-on encore parler de salaires ?) bien disproportionnés par rapport à leurs performances sur le terrain. Mais les salaires des joueurs de football, comme des stars du show-biz, n’émeuvent guère les commentateurs qui préfèrent montrer du doigt les revenus des grands patrons du CAC 40. Mais je m’égare sans doute quoique le football est devenu un show-business, c’est-à-dire une industrie qui, à ce titre, obéit qu’on le veuille ou non aux lois du marché. Les joueurs de foot gagnent beaucoup d’argent parce que des millions de personne se déplacent dans les stades pour acheter leurs billets et assister aux matchs de foots.
Mais on sait aussi que les lois du marché sont bien tordues au pays des statuts et des avantages acquis. Dans le sport comme dans l’industrie, un champion du monde n’est pas un statut définitivement acquis ; c’est une position qu’il faut défendre à chaque compétition. L’Italie championne du monde l’a vécu à ses dépends face aux Pays-Bas.
Souhaitons que l’équipe de France retrouve l’étincelle du génie qui lui permettra de rester dans la compétition. Le moral du pays en a bien besoin.

Comments:
¡El fútbol es el opio del pueblo!
 
si c'est pour au final nous rejouer l'air frelaté de la France Black Blanc Beur de 1998... je préfère que l'on sorte au premier tour.
La France a désormais l'équipe qu'elle mérite, de gros egos mis en face de leur responsabilité (et de la mondialisation du jeux, à savoir que l'Europe aussi dispose de très bons joueurs, on semble le découvrir)
Abandon, renoncement ou sursaut d'orgueil ?
Wait and see
 
Je me permets de vous rappeller que "quoique" est suivi comme "bien que" par le subjonctif en français - désolé de paraître quelque peu pédant...

Pour en revenir à votre sujet, comment peut-il en être autrement puisque nous sommes depuis longtemps dans l'ère du "bling-bling" qui supplante tout le reste? Mais n'est-ce pas là justement la conséquence de ce besoin de "croire" que l'on retrouve chez nombre de nos concitoyens au point de les rendre dogmatiques et de les empêcher imperméables (bien souvent) aux faits qui ne vont pas dans le "bon" sens?

Et puis aveugler les foules avec du paraître et des flons flons, n'est-ce pas également le moyen le plus efficace de leur éviter de se poser trop de questions?
 
Insinueriez-vous que le football a remplacé le communisme ?

Blague à part, ce syndrome est aussi valable dans un sport que j'aime beaucoup : le tennis. Quand les Français gagnent, c'est normal, ce sont les plus forts. Mais quand ils perdent, ce n'est jamais leur faute : c'est l'arbitre qui fait mal son boulot, c'est la température du stade qui n'est pas correcte, c'est le public qui ne soutient pas assez les joueurs. Or ce n'est pas l'arbitre qui joue le match, pas plus que le public ou la température, ce sont les joueurs. S'ils sont mauvais, ils ont deux options : travailler encore plus pour améliorer leurs performances ou passer le relai à d'autres.

En économie, j'ai l'impression que c'est exactement l''inverse qui se passe. Quand une entreprise gagne des marchés et fait des bénéfices, ce n'est jamais normal, il faut donc la faire cracher au bassinet. Quand elle coule, c'est normal, c'est dû aux défaillances du marché et là on justifie toujours l'intervention étatique.
 
EXCLUSIF - EXCLUSIF - EXCLUSIF

La France, dernier bastion du communisme

CUBA ABANDONNE L'EGALITARISME

François Hollande, Olivier Besancenot et 50 professeurs de l'Ecole des hautes études en sciences sociales signent une pétition dans Libé, le Monde et les Inrocks pour fustiger Raul Castro, qui vient de pactiser avec l'ultra-libéralisme.

"Au nom de la producti­vité, Raul Castro a décrété la fin de «l'égalitarisme» salarial", se sont-ils indignés.

"«Le travailleur gagnera ce qu'il est capable de produire» , a souligné le vice-ministre du Travail, Carlos Mateu", ce qui montre bien que les social-traîtres cubains abandonnent les pauvres à la rapacité capitaliste.

"Le numéro deux du gouvernement, José Ramon Machado Ventura, est même monté au créneau en clamant qu'il ne fallait «pas avoir peur des hauts salaires»", a souligné François Hollande. "Alors que moi", rappelle-t-il, "j'ai toujours bien expliqué que je n'aimais pas les riches".

Danièle Mitterrand a confié son "dégoût" devant "cette trahison des forces de gauche".

Jack Lang, de retour de Marrakech, a déclaré: "Personnellement, je suis passé de l'ombre à la lumière depuis le 10 mai 1981. Je suis atterré de voir que certains ont choisi de faire le chemin inverse".

Alain Badiou prépare une édition remaniée de son essai-phare, qui s'intitulera "De quoi Sarkozy et Raul Castro sont-ils le nom". Il y fait des révélations inédites sur les liens entre la famille Castro et les Croix-de-Feu.

Ignacio Ramonet n'a pu être joint. Il vient d'être hospitalisé à l'unité de soins psychiatriques de l'hôpital du Val-de-Grâce pour un accès de dépression foudroyant.

http://tiny.cc/FEOzv
 
Betrand Delanoë a déclaré: "Je suis libéral, mais faut quand même pas pousser."
 
Le Monde publie un éditorial intitulé: "Cuba abandonne l'égalitarisme, la France s'interroge".
 
Un groupe de députés UMP appelle à l'élargissement de l'Union européenne à Cuba.
 
Ah! mes pauvres chéris! Qe la réalité est dure! Les paradis socialistes sont pleins de ronces et d'autres mauvaises herbes à l'aube du XXIème siècle! Courage! l'île-goulag ferme-t-elle? Non. L'harcelement aux disidents continue! Carlos Alberto Montaner est la cible. André Glucksmann est le seul français qui a signé le manifeste de soutien à l'écrivain cubain.
http://www.libertaddigital.com/noticias/kw/castro/cuba/montaner/kw/noticia_1276332558.html
Saludos, Alauda
 
Si j'ai bien tout compris, je crois que l'équipe de France va bientôt être éliminée de l'Euro 2008, mais ça ne sera pas de notre faute, mais celle des méchants étrangers, Hollandais dans ce cas, qui ne sont pas fair-play.

La métaphore de Jean-Louis était décidément bien choisie.
 
100% d'accord avec le dernier post de Robert Marchenoir. Il y en assez du jeunisme ambiant : les jeunes ont toujours raison parce qu'ils sont jeunes. On doit être davantage à leur écoute. Il faut un salaire étudiant. C'est dur d'être jeune en 2008. Tu m'étonnes! C'était tellement plus facile en 1914, en 1940 ou en 1960...
 
Je parlais du dernier post de l'ami Marchenoir concernant l'article précédent : "voie sans issue"
 
Très bonne info de R.Marchenoir.
Cuba sera à présent le symbole d'un paradis perdu.

Je crois vraiment que la situation du pays frise le ridicule, nous vivons un grand moment de "n'importe quoi".

Finalement, si les Irlandais ont dit "non" a cette Europe socialo-communiste, ils ont bien eut raison, car à Bruxelles aussi, ils prônent l'égalitarisme.
 
"Tu m'étonnes! C'était tellement plus facile en 1914, en 1940 ou en 1960..."

Ils ont un peu tendance à l'oublier...
à les voir, on ne peut pas imaginer qu'il y eut existé des générations dans de plus pire situations, qu'eux.
 
A propos des réformes libérales dans le monde dont nous a parler Robert.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/06/03/01003-20080603ARTFIG00006-les-reformes-cosmetiques-du-lider-minimo.php

ça alors...

Je relève cependant une remarque du journaliste :

"Mais malgré leur importance symbolique, ces mesures restent largement virtuelles, car peu de gens ont les moyens de se payer ces produits de luxe dans un pays où chaque famille possède encore un carnet de rationnement."

Croyez vous que l'on apprend "la connerie" dans les écoles de journalisme ?
 
http://www.lefigaro.fr/
international/2008/06/03/
01003-20080603ARTFIG00006-
les-reformes-cosmetiques-du-
lider-minimo.php

(sans espaces)
 
Cela montre que l'homme et particulièrement le français est paradoxal, il fustige les patrons qui sont responsables de milliers d'emploi et qui contribuent à la richesse de la France, on critique à mi-mesure des footballeurs idôlatrés qui touchent des salaires faramineux en rapport à ce qu'il rapporte à leur pays. Les premiers ne font pas rêver contrairement aux seconds.

Cela me fait penser à tous ceux qui critiquent la mondialisation et qui pour rien au monde n' échangeraient les trois jouets fabriqués en Chine pour un seul fabriqué en France voire en Europe.
 
La France éliminée piteusement : bravo Jean-Louis.
 
Rappelez-vous lorsque les bleus sont devenus des champions du monde, c'était le prétexte pour vanter la réussite du modèle social français blanc, black, beur. A mon sens, cette instrumentalisation politique du sport français est la principale cause de notre échec.
Au lendemain de la bérésina de l'Europe, pourquoi ne pas mettre en cause cette même propagande qui a conduit à utiliser le football à des fins autres que purement sportives ?
 
Non, non, Jean-Louis, vous biaisez.

C'est vous qui avez porté la poisse à l'équipe de France, d'où un syllogisme évident :

1) JLC porte la poisse à l'équipe de France.

2) JLC est libéral.

3) La défaite de l'équipe de France est de la faute des libéraux.
 
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