2008-06-19
Un mouvement libéral doit trouver toute sa place
Dans le contexte du bipartisme s’affirmant en France, un mouvement libéral doit sans doute trouver toute sa place dans notre pays. Au pays de l’Etat-providence, le libéralisme a longtemps servi de repoussoir, mais jamais de politique. En même temps, les français sont désormais convaincus que le modèle français est à bout de souffle et que le statuquo est désormais intenable. C’est pourquoi ils ont porté au pouvoir le candidat de la réforme de l’Etat. Cependant, la réforme n’est pas par essence libérale, surtout si elle se traduit par un accroissement du niveau général des prélèvements, ce qui serait fatale à notre économie.
Dans le passé récent, le débat sur la constitution européenne fut le point culminant de cette « libéralo-phobie », de cette hystérie anti-libérale savamment mise en musique par des média jamais neutres. Tandis que les partisans du « Non » désignaient le projet de constitution européenne comme un texte ultra-libéral, les promoteurs du traité constitutionnel l’ont présenté comme un bouclier contre la « mondialisation libérale » susceptible de préserver le modèle et l’identité européenne. Et ce clivage a transcendé les grands partis politiques tandis que les partis d’extrême droite et d’extrême gauche se rejoignaient dans un « non » aussi clair que monolithique.
Dans le passé récent, le débat sur la constitution européenne fut le point culminant de cette « libéralo-phobie », de cette hystérie anti-libérale savamment mise en musique par des média jamais neutres. Tandis que les partisans du « Non » désignaient le projet de constitution européenne comme un texte ultra-libéral, les promoteurs du traité constitutionnel l’ont présenté comme un bouclier contre la « mondialisation libérale » susceptible de préserver le modèle et l’identité européenne. Et ce clivage a transcendé les grands partis politiques tandis que les partis d’extrême droite et d’extrême gauche se rejoignaient dans un « non » aussi clair que monolithique.
Peu de gens auront remarqué qu’il existait aussi un « non » libéral face à la tentation régulatrice de Bruxelles. Peu de gens se sont demandés ce que recouvrait l'identité européenne ?
Aujourd’hui le non irlandais met à nouveau en péril la construction européenne. Est-ce à dire que les irlandais sont d’ingrats anti-européens sans reconnaissance aucune pour les subventions européennes dont ils auraient abondamment tirées parti ? Mais quel pays européen n’a pas profité de la manne européenne alors que l’agriculture française doit tout à l’Europe. La différence est que l’Irlande, le dragon de l’Europe, en a profité pour mettre en œuvre des réformes libératrices que nous avons tant de peine à réaliser chez nous. L’Espagne a connu le même processus qui lui a permis de rattraper la France dans de nombreux domaines.
La tentation est grande de nous refaire le coup de Maastricht, faisant passer pour d’indécrottables anti-européens ceux qui s’opposaient à l’euro. Mais ceux qui émettaient des doutes sur l’Euro à cette époque ne s’opposaient pas à l’euro en tant que monnaie européenne, mais à l’euro en tant que monnaie unique.
Ceux qui rejettent le traité européen ne s’opposent pas à l’Europe, mais s’opposent sans doute à la logique constructiviste d’un tel traité, qui pervertit l’idée même de Constitution. En effet, alors qu’une constitution est un principe éminemment libéral visant à limiter le pouvoir de celui qui détient le monopole de la violence légitime, à savoir l’Etat, les rédacteurs de la constitution européenne proposent un texte complexe qui débouche sur une extension sans limite des prérogatives d’un super-Etat européen en germe, structure étatique venant s’ajouter à la complexité institutionnelle déjà énorme dans l’hexagone.
La tentation est grande de nous refaire le coup de Maastricht, faisant passer pour d’indécrottables anti-européens ceux qui s’opposaient à l’euro. Mais ceux qui émettaient des doutes sur l’Euro à cette époque ne s’opposaient pas à l’euro en tant que monnaie européenne, mais à l’euro en tant que monnaie unique.
Ceux qui rejettent le traité européen ne s’opposent pas à l’Europe, mais s’opposent sans doute à la logique constructiviste d’un tel traité, qui pervertit l’idée même de Constitution. En effet, alors qu’une constitution est un principe éminemment libéral visant à limiter le pouvoir de celui qui détient le monopole de la violence légitime, à savoir l’Etat, les rédacteurs de la constitution européenne proposent un texte complexe qui débouche sur une extension sans limite des prérogatives d’un super-Etat européen en germe, structure étatique venant s’ajouter à la complexité institutionnelle déjà énorme dans l’hexagone.
La méconnaissance de la philosophie et l’éthique libérales empêche de bien mesurer le sens de cette profonde évolution. C’est que les idées libérales ont un accès très limité aux média sinon pour être défigurées et diabolisées tandis que l’on ne peut pas dire que l’Education Nationale et l’université soient porteuses d’une culture libérale qui fut pourtant à la source du mouvement des Lumières en Europe qui a grandement nourri la naissance des sociétés modernes et démocratiques dans lesquelles nous vivons aujourd’hui dans une prospérité jamais égalée.
Les français savent aussi que toutes les expériences tentées en dehors de l’économie de marché se sont soldées par de terrifiants échecs et pas seulement sur le plan économique, mais sur le plan humain et social aussi. L’ouverture internationale – et certainement pas la fermeture et la protection - fut un élément moteur de la croissance des échanges internationaux sans laquelle l’Europe n’aurait jamais pu atteindre le niveau de vie qu’elle a aujourd’hui. Pareillement, sans cette ouverture, l’Asie n’aurait jamais pu connaître le décollage économique qu’elle connaît aujourd’hui. Certes ce décollage inquiète mais l’Europe aurait-elle préférer voir déferler des millions d’immigrés asiatiques fuyant des pays condamnés au sous-développement alors qu’elle a déjà beaucoup de mal à intégrer l’immigration en provenance d’Afrique ? De ce point de vue, il est heureux que l’Asie sorte de la pauvreté même si beaucoup de chemin reste à parcourir. Mais elle ne le doit ni au socialisme, ni aux plans quinquennaux ! Il n’est plus loin le temps où l’Afrique connaitra un tel sursaut alors que les nouvelles générations ont soif d’entreprendre et de prendre en main la destinée de leurs propres pays, rejetant une compassion humanitaire qui n’a jamais déclenché le moindre développement durable et sérieux.
Beaucoup de pays se rendent compte aujourd’hui qu’il valait mieux être dans la sphère d’influence américaine (pour bénéficier de la protection de l’OTAN, des fonds Marshall et des institutions du GATT) après la seconde guerre mondiale que dans celle de l’U.R.S.S. et du COMECON. Et les pays qui ont été coupé en deux (Allemagne, Corée) mesurent à quel point il est impossible de mettre sur le même plan le libéralisme et le communisme, et combien il est ridicule de les renvoyer dos à dos.
Il faut donc se féliciter que la croissance se diffuse dans le monde et elle se diffuse à partir du moment où l’on met en œuvre un certain nombre de réformes fondamentalement inspirées par des principes issus du libéralisme. Au passage, on remarquera qu’il ne peut y avoir de politique sociale, culturelle, étrangère, diplomatique…ambitieuse sans croissance économique. Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et seule une prospérité retrouvée et durable permet de retrouver ces moyens. La France découvre cruellement qu’elle ne peut tenir son rang international sans une armée forte et efficace, mais qu’il faut d’énormes moyens financiers pour moderniser une armée. La France est sans doute le pays qui se donne les ambitions les plus démesurées à un moment où les moyens manquent, à défaut d’avoir une économie dynamique. Et le pays s’use à gérer la pénurie et la précarité. Il a besoin d’une ambition plus grande. Dans les années 80, les USA et l’Angleterre ont retrouvé le chemin d’une prospérité durable et sans inflation une fois accomplies ces réformes, et aucun pays ne peut en faire l’économie. Encore faut-il des hommes et femmes politiques pour avoir le courage de le dire et de le faire.
Les français savent aussi que toutes les expériences tentées en dehors de l’économie de marché se sont soldées par de terrifiants échecs et pas seulement sur le plan économique, mais sur le plan humain et social aussi. L’ouverture internationale – et certainement pas la fermeture et la protection - fut un élément moteur de la croissance des échanges internationaux sans laquelle l’Europe n’aurait jamais pu atteindre le niveau de vie qu’elle a aujourd’hui. Pareillement, sans cette ouverture, l’Asie n’aurait jamais pu connaître le décollage économique qu’elle connaît aujourd’hui. Certes ce décollage inquiète mais l’Europe aurait-elle préférer voir déferler des millions d’immigrés asiatiques fuyant des pays condamnés au sous-développement alors qu’elle a déjà beaucoup de mal à intégrer l’immigration en provenance d’Afrique ? De ce point de vue, il est heureux que l’Asie sorte de la pauvreté même si beaucoup de chemin reste à parcourir. Mais elle ne le doit ni au socialisme, ni aux plans quinquennaux ! Il n’est plus loin le temps où l’Afrique connaitra un tel sursaut alors que les nouvelles générations ont soif d’entreprendre et de prendre en main la destinée de leurs propres pays, rejetant une compassion humanitaire qui n’a jamais déclenché le moindre développement durable et sérieux.
Beaucoup de pays se rendent compte aujourd’hui qu’il valait mieux être dans la sphère d’influence américaine (pour bénéficier de la protection de l’OTAN, des fonds Marshall et des institutions du GATT) après la seconde guerre mondiale que dans celle de l’U.R.S.S. et du COMECON. Et les pays qui ont été coupé en deux (Allemagne, Corée) mesurent à quel point il est impossible de mettre sur le même plan le libéralisme et le communisme, et combien il est ridicule de les renvoyer dos à dos.
Il faut donc se féliciter que la croissance se diffuse dans le monde et elle se diffuse à partir du moment où l’on met en œuvre un certain nombre de réformes fondamentalement inspirées par des principes issus du libéralisme. Au passage, on remarquera qu’il ne peut y avoir de politique sociale, culturelle, étrangère, diplomatique…ambitieuse sans croissance économique. Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et seule une prospérité retrouvée et durable permet de retrouver ces moyens. La France découvre cruellement qu’elle ne peut tenir son rang international sans une armée forte et efficace, mais qu’il faut d’énormes moyens financiers pour moderniser une armée. La France est sans doute le pays qui se donne les ambitions les plus démesurées à un moment où les moyens manquent, à défaut d’avoir une économie dynamique. Et le pays s’use à gérer la pénurie et la précarité. Il a besoin d’une ambition plus grande. Dans les années 80, les USA et l’Angleterre ont retrouvé le chemin d’une prospérité durable et sans inflation une fois accomplies ces réformes, et aucun pays ne peut en faire l’économie. Encore faut-il des hommes et femmes politiques pour avoir le courage de le dire et de le faire.
Les mouvements libéraux doivent rappeler aux français que le libéralisme ne se propose pas de démanteler l’Etat mais de restaurer l’Etat de droit, afin qu’il retrouve une efficacité dans les domaines où son action est irremplaçable, et une légitimité aux yeux de tous les français. Car l’Etat de droit est le garant des droits et devoirs qui doivent être les mêmes pour tous pour être légitimes alors que l’Etat-providence pour les uns (qui distribue d'une main voyante) génère toujours un Etat-vampire pour les autres (qui prélève d'une autre main plus insidieuse). Ce sont les défaillances institutionnelles qui nourrissent les dérèglements de l’économie, entraînant à la fois un rejet de la politique et une peur de l’économique.
Les mouvements libéraux doivent dire que le libéralisme n’est pas « la loi du plus fort » mais la remise à l’endroit du principe élémentaire de subsidiarité qui consiste à rendre à l’individu la responsabilité qui lui incombe dans les choix qui le concerne directement, pour déléguer aux échelons supérieurs (famille, commune, département, région, Etat, Europe) les choix à caractère plus collectifs. La liberté n’a aucun sens sans la prise de responsabilité de la même manière que les droits ne peuvent exister sans les devoirs qui en sont la contrepartie nécessaire et naturelle. Depuis son origine, le libéralisme se fonde sur la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature humaine elles-mêmes et dont les institutions se doivent de garantir la reconnaissance et la protection, et non de « droits sociaux » aux contours indéfinis qui réduisent l’Etat au statut de « guichet unique » et l’individu au rang d’assujetti.
Les mouvements libéraux doivent montrer aux français que le libéralisme ne se réduit aucunement à un économisme, encore moins à un matérialisme tout entier tourné à la course à la consommation de biens matériels. C’est au contraire une philosophie, une éthique et une morale qui impliquent de prendre en compte toutes les dimensions de l’homme et de la société avec un objectif d'épanouissement personnel qui ne confond pas l'être et l'avoir.
Les mouvements libéraux doivent dire que le libéralisme n’est pas « la loi du plus fort » mais la remise à l’endroit du principe élémentaire de subsidiarité qui consiste à rendre à l’individu la responsabilité qui lui incombe dans les choix qui le concerne directement, pour déléguer aux échelons supérieurs (famille, commune, département, région, Etat, Europe) les choix à caractère plus collectifs. La liberté n’a aucun sens sans la prise de responsabilité de la même manière que les droits ne peuvent exister sans les devoirs qui en sont la contrepartie nécessaire et naturelle. Depuis son origine, le libéralisme se fonde sur la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature humaine elles-mêmes et dont les institutions se doivent de garantir la reconnaissance et la protection, et non de « droits sociaux » aux contours indéfinis qui réduisent l’Etat au statut de « guichet unique » et l’individu au rang d’assujetti.
Les mouvements libéraux doivent montrer aux français que le libéralisme ne se réduit aucunement à un économisme, encore moins à un matérialisme tout entier tourné à la course à la consommation de biens matériels. C’est au contraire une philosophie, une éthique et une morale qui impliquent de prendre en compte toutes les dimensions de l’homme et de la société avec un objectif d'épanouissement personnel qui ne confond pas l'être et l'avoir.
Car la liberté et la responsabilité ne se divisent pas : elles sont à la fois une et multiple, diverses et indivisibles.
Pour toutes ces raisons, il nous faut espérer qu’un mouvement libéral prenne toute sa place dans notre pays, en se proposant d’assumer les idées libérales, héritage du siècle des Lumières et dont la France a donné les plus belles plumes et les plus grands auteurs. Notre échiquier politique comprend un parti communiste, une ligue communiste révolutionnaire alors que l’expérience historique nous a montré comment la mise en œuvre des principes communistes aboutit à une négation des valeurs qui fondent l’idéal humaniste.
Alors, pourquoi serait-il illégitime d’offrir aux électeurs de ce pays une voix libérale ? Nous formons le vœu qu’un tel mouvement, issu du rassemblement des multiples chapelles libérales, saura faire émerger de la société civile elle-même ces hommes et femmes dont notre pays a tellement besoin pour relever les défis d'aujourd’hui.
Pour toutes ces raisons, il nous faut espérer qu’un mouvement libéral prenne toute sa place dans notre pays, en se proposant d’assumer les idées libérales, héritage du siècle des Lumières et dont la France a donné les plus belles plumes et les plus grands auteurs. Notre échiquier politique comprend un parti communiste, une ligue communiste révolutionnaire alors que l’expérience historique nous a montré comment la mise en œuvre des principes communistes aboutit à une négation des valeurs qui fondent l’idéal humaniste.
Alors, pourquoi serait-il illégitime d’offrir aux électeurs de ce pays une voix libérale ? Nous formons le vœu qu’un tel mouvement, issu du rassemblement des multiples chapelles libérales, saura faire émerger de la société civile elle-même ces hommes et femmes dont notre pays a tellement besoin pour relever les défis d'aujourd’hui.
Comments:
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Billet très impressionnant, sur lequel je suis heureux de réagir, car cela fait plusieurs semaines que je me pose justement la question de la promotion concrète de la liberté en France.
Comme JLC, nous sommes évidemment nombreux à souhaiter que les idées libérales progressent puis triomphent en France comme elles l'ont fait dans de nombreux pays.
JLC parle d'un "mouvement libéral". Force est de constater, et merci de me compléter ou me contredire si je me trompe, que les forces libérales sont pour l'instant bien dispersées.
Petit catalogue :
-"Alternative libéral" est un parti numériquement faible, et qui en plus vient de subir une scission avec le départ d'Aurélien Véron, et la création du "Parti libéral démocrate", encore plus groupusculaire
-de nombreux universitaires, journalistes et penseurs de talents, comme JLC, Pascal Salin, Thierry Desjardins, Michel de Ponçins... j'en oublie beaucoup
-des think tanks et associations, comme Liberté Chérie, Contribuables associés...
-un syndicat libéral est en cours de constitution, j’ai été approché pour y contribuer
-un certain nombre de membres de l'UMP et de l'UDF se revendiquent comme libéraux. Reconnaissons qu'ils ont une audience vraiment faible au sein de leurs partis respectifs
-j'hésite à ajouter Bertrand Delanoé au PS... mieux vaut en rire...
-et surtout beaucoup d'individus de bonne volonté qui voudraient bien... mais ne savent pas forcément quoi faire ni comment le faire. Ceux-là sont bien sûr les futurs héros de la cause de la liberté.
De mon point de vue, il y a deux grands axes à développer : la réflexion et l'action. Tout comme il est indispensable de vaincre au niveau de la pensée, il faut également que les réformes proposées puissent être mise en œuvre.
Milton Friedman rapporte qu'il a pris conscience de sa vocation d'intellectuel libéral lorsqu'un de ses mentors lui a dit qu'il serait plus utile dans le combat de la pensée que dans le combat politique direct.
Je pense pour ma part que selon la personnalité de chacun, la part "action" l'emportera sur la part "réflexion" et réciproquement.
JLC est pour l'instant à fond dans le pôle "réflexion", et c'est absolument indispensable. Côté "action", j'ai bien l'impression que nous avons un sérieux déficit en France, puisque ni les membres des partis libéraux, ni les libéraux au sein des grands partis n'arrivent vraiment à faire avancer les choses.
Notons que N Sarkozy a repris l'idée selon laquelle les français travaillent jusqu'au 1er juillet pour l'État lors du face à face avec S Royal. C'est une idée qui a été poussée continuellement par "Contribuables associés", ce qui prouve la pertinence du combat des idées.
Alors la question de l’engagement personnel de chacun reste posée. Certains se tourneront plus vers le combat de la pensée, d’autres vers le combat politique direct, mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne sert à rien de se plaindre que rien n’avance si nous ne sommes pas prêts à « mouiller la chemise ».
N'hésitez pas à venir en discuter sur mon blog.
Comme JLC, nous sommes évidemment nombreux à souhaiter que les idées libérales progressent puis triomphent en France comme elles l'ont fait dans de nombreux pays.
JLC parle d'un "mouvement libéral". Force est de constater, et merci de me compléter ou me contredire si je me trompe, que les forces libérales sont pour l'instant bien dispersées.
Petit catalogue :
-"Alternative libéral" est un parti numériquement faible, et qui en plus vient de subir une scission avec le départ d'Aurélien Véron, et la création du "Parti libéral démocrate", encore plus groupusculaire
-de nombreux universitaires, journalistes et penseurs de talents, comme JLC, Pascal Salin, Thierry Desjardins, Michel de Ponçins... j'en oublie beaucoup
-des think tanks et associations, comme Liberté Chérie, Contribuables associés...
-un syndicat libéral est en cours de constitution, j’ai été approché pour y contribuer
-un certain nombre de membres de l'UMP et de l'UDF se revendiquent comme libéraux. Reconnaissons qu'ils ont une audience vraiment faible au sein de leurs partis respectifs
-j'hésite à ajouter Bertrand Delanoé au PS... mieux vaut en rire...
-et surtout beaucoup d'individus de bonne volonté qui voudraient bien... mais ne savent pas forcément quoi faire ni comment le faire. Ceux-là sont bien sûr les futurs héros de la cause de la liberté.
De mon point de vue, il y a deux grands axes à développer : la réflexion et l'action. Tout comme il est indispensable de vaincre au niveau de la pensée, il faut également que les réformes proposées puissent être mise en œuvre.
Milton Friedman rapporte qu'il a pris conscience de sa vocation d'intellectuel libéral lorsqu'un de ses mentors lui a dit qu'il serait plus utile dans le combat de la pensée que dans le combat politique direct.
Je pense pour ma part que selon la personnalité de chacun, la part "action" l'emportera sur la part "réflexion" et réciproquement.
JLC est pour l'instant à fond dans le pôle "réflexion", et c'est absolument indispensable. Côté "action", j'ai bien l'impression que nous avons un sérieux déficit en France, puisque ni les membres des partis libéraux, ni les libéraux au sein des grands partis n'arrivent vraiment à faire avancer les choses.
Notons que N Sarkozy a repris l'idée selon laquelle les français travaillent jusqu'au 1er juillet pour l'État lors du face à face avec S Royal. C'est une idée qui a été poussée continuellement par "Contribuables associés", ce qui prouve la pertinence du combat des idées.
Alors la question de l’engagement personnel de chacun reste posée. Certains se tourneront plus vers le combat de la pensée, d’autres vers le combat politique direct, mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne sert à rien de se plaindre que rien n’avance si nous ne sommes pas prêts à « mouiller la chemise ».
N'hésitez pas à venir en discuter sur mon blog.
Très belle déclaration mais nécessairement stérile pour l'instant (mais c'est une pierre posée pour plus tard).
Je m'explique : plus de la moitié des Français touchent plus de la moitié de leurs revenus de l'Etat, sous une forme ou sous une autre.
Parmi cette masse, il y a l'armée des politiciens et des fonctionnaires plus ou moins hauts.
Il est donc certain que nous sommes en présence d'un corps de bataille plus que suffisant pour bloquer toute tentative de réduire la place de l'Etat-mamma dans la société.
L'Etat ne sera donc pas réformé, faute de réformes, c'est la chute de l'empire romain que vous avez déjà décrite, je m'en souvens.
Je m'explique : plus de la moitié des Français touchent plus de la moitié de leurs revenus de l'Etat, sous une forme ou sous une autre.
Parmi cette masse, il y a l'armée des politiciens et des fonctionnaires plus ou moins hauts.
Il est donc certain que nous sommes en présence d'un corps de bataille plus que suffisant pour bloquer toute tentative de réduire la place de l'Etat-mamma dans la société.
L'Etat ne sera donc pas réformé, faute de réformes, c'est la chute de l'empire romain que vous avez déjà décrite, je m'en souvens.
@ Pierre-Antoine : je constate qu'une génération (spontanée ou formée par les Madelin, Salin et autres Garello ?) a bien repris en main la flamme libérale en France : JL Caccomo, M Laine, Cécile Philippe, V Bénard, le bureau de Liberté Chérie et d'autres.
Tous se retrouvent dans la réflexion, théorique ou plus militante, ou dans l'action. L'indépendance de chacun est essentielle, mais tout autant que la coopération.
Depuis plusieurs années, je crois fermement à ce mouvement de coordination qui est en train de se mettre en place, respectueuse de l'espace de chacun.
Contribuables Associés a aidé au lancement de Liberté Chérie en organisant la grande manifestation de 2003, Liberté Chérie a lancé la Journée de la Liberté en 2006, Douce de Franclieu a réussi de belles opérations rassemblant les auteurs libéraux etc.
Le jour où les libéraux apolitiques sauront coopérer avec ceux qui sont engagés sur la scène politique (Réformateurs de l'UMP, centre, AL ou Parti Libéral Démocrate qui devrait vite grandir une fois lancé), ils parviendront sans doute à gagner en visibilité comme la gauche a su le faire pendant des décennies.
La LCR est un parti groupusculaire, "numériquement faible". Cela ne l'a pas empêché de prendre le leadership de la gauche anticapitaliste, au point de bouleverser le PS. Après que leurs idées aient bien imprégné le discours général, influençant même des personnalités de droite.
Les libéraux ont un bel avenir devant eux, pourvu qu'ils admettent leurs faiblesses et la nécessité d'une stratégie dans la durée.
Tous se retrouvent dans la réflexion, théorique ou plus militante, ou dans l'action. L'indépendance de chacun est essentielle, mais tout autant que la coopération.
Depuis plusieurs années, je crois fermement à ce mouvement de coordination qui est en train de se mettre en place, respectueuse de l'espace de chacun.
Contribuables Associés a aidé au lancement de Liberté Chérie en organisant la grande manifestation de 2003, Liberté Chérie a lancé la Journée de la Liberté en 2006, Douce de Franclieu a réussi de belles opérations rassemblant les auteurs libéraux etc.
Le jour où les libéraux apolitiques sauront coopérer avec ceux qui sont engagés sur la scène politique (Réformateurs de l'UMP, centre, AL ou Parti Libéral Démocrate qui devrait vite grandir une fois lancé), ils parviendront sans doute à gagner en visibilité comme la gauche a su le faire pendant des décennies.
La LCR est un parti groupusculaire, "numériquement faible". Cela ne l'a pas empêché de prendre le leadership de la gauche anticapitaliste, au point de bouleverser le PS. Après que leurs idées aient bien imprégné le discours général, influençant même des personnalités de droite.
Les libéraux ont un bel avenir devant eux, pourvu qu'ils admettent leurs faiblesses et la nécessité d'une stratégie dans la durée.
En ce qui me concerne je suis prêt à me lancer dans l'aventure, la situation s'empirant de jour en jour, il devient urgent de se faire entendre !
On commence quand ?
On commence quand ?
Je m'interroge sur la pertinence d'un parti libéral :
En effet, le libéralisme traverse tous les partis (très faiblement, je vous l'accorde) et la grille de lecture française est totalement obsolète :
notre droite est conservatrice sur les questions sociétales et libérale sur les questions économiques. La gauche, au contraire, est libérale sur les questions de société (pas jusqu'à ouvrir des coffee shops), mais conservatrice en économie.
Alors ?
M. Cantenot illustre son blog par des photos de JPII, Aznar, Reagan et Thatcher : ne serait-il pas plutôt conservateur ?
Le coeur du problème serait-il pas la volonté d'intégrer le clivage classique français gauche/droite ?
Et de ne voir le libéralisme que d'un coté, pour combattre l'autre.
La gauche française, pétrie de constructivisme, n'est libérale que par obligation de bienpensance (mariage homo, etc.). La droite est l'héritière assez directe des libéraux historiques, mais son fond catholique la rend paternaliste et sa morale est figée dans une posture conservatrice.
n'est-ce pas l'héritage d'Hayek qui pensait dur comme fer que le libéralisme avait nécessairement besoin de la morale protestante. Est-ce pour autant que les libéraux devraient être protestants ? je vous renvoie vers ‘la solutuion libérale’ de G Sorman, qui anlyse finement la part conservatrice d’Hayek (et donc ses aspects antilibéraux – il est d’une homophobie notoire) et ses répercussions.
D'autre part, faut-il être libéral pour mener une politique libérale ? Certes non : Thatcher, Reagan, ont prouvés que le pragmatisme suffit ! L'Espagne a amorcé ses réformes libérales sous un gouvernement socialiste !
Alors, ils défendraient quoi, nos libéraux français ? le pragmatisme, une bonne gestion des finances publiques, le droit de chacun de vivre comme il l’entend ? Quelle révolution !
Pour ma part, le problème n’est pas l’existence ou non d’un parti libéral, mais l’incurie notoire de nos dirigeants. F Boizard, dont le blog est toujours excellent, nous fait toucher le fond du problème : à qui profite le crime ?
En effet, le libéralisme traverse tous les partis (très faiblement, je vous l'accorde) et la grille de lecture française est totalement obsolète :
notre droite est conservatrice sur les questions sociétales et libérale sur les questions économiques. La gauche, au contraire, est libérale sur les questions de société (pas jusqu'à ouvrir des coffee shops), mais conservatrice en économie.
Alors ?
M. Cantenot illustre son blog par des photos de JPII, Aznar, Reagan et Thatcher : ne serait-il pas plutôt conservateur ?
Le coeur du problème serait-il pas la volonté d'intégrer le clivage classique français gauche/droite ?
Et de ne voir le libéralisme que d'un coté, pour combattre l'autre.
La gauche française, pétrie de constructivisme, n'est libérale que par obligation de bienpensance (mariage homo, etc.). La droite est l'héritière assez directe des libéraux historiques, mais son fond catholique la rend paternaliste et sa morale est figée dans une posture conservatrice.
n'est-ce pas l'héritage d'Hayek qui pensait dur comme fer que le libéralisme avait nécessairement besoin de la morale protestante. Est-ce pour autant que les libéraux devraient être protestants ? je vous renvoie vers ‘la solutuion libérale’ de G Sorman, qui anlyse finement la part conservatrice d’Hayek (et donc ses aspects antilibéraux – il est d’une homophobie notoire) et ses répercussions.
D'autre part, faut-il être libéral pour mener une politique libérale ? Certes non : Thatcher, Reagan, ont prouvés que le pragmatisme suffit ! L'Espagne a amorcé ses réformes libérales sous un gouvernement socialiste !
Alors, ils défendraient quoi, nos libéraux français ? le pragmatisme, une bonne gestion des finances publiques, le droit de chacun de vivre comme il l’entend ? Quelle révolution !
Pour ma part, le problème n’est pas l’existence ou non d’un parti libéral, mais l’incurie notoire de nos dirigeants. F Boizard, dont le blog est toujours excellent, nous fait toucher le fond du problème : à qui profite le crime ?
Merci à tous pour vos commentaires emplis d'exigence. Commentaire particulièrement intéressant de Paceo qui ne manque pas de stimuler la réflexion.
Bien-sûr la réflexion n'a de sens que si elle nourrit l'action. On souffre trop de gens qui agissent sans penser et sans pensée.
Bien-sûr la réflexion n'a de sens que si elle nourrit l'action. On souffre trop de gens qui agissent sans penser et sans pensée.
«Parti libéral» ne serait-il pas un oxymore ?
Bien sûr, je ne suis pas de ces fâcheux qui confondent, volontairement quelquefois, libéralisme et égoïsme.
Le but d'un parti politique n'est pas d'imposer ses idées, il est de prendre le pouvoir et d'exercer sa politique (ce qui est différent : on voit tous les jours des partis sans idées qui ont le pouvoir et presque une politique).
Il me semble qu'il y a dans la conquête du pouvoir (avec tous les compromis avec les groupes de pression que cela suppose) une incompatibilité avec le libéralisme, qui renvoie tant de choses à la responsabilité individuelle.
Je pense qu'il y a des raisons profondes pour qu'un parti libéral ne soit jamais assez puissant pour remporter les élections seules.
D'ailleurs, je ne connais de parti libéral qui ait conquis le pouvoir (quelqu'un a des contre-exemples ?). Mais, je connais des partis libéraux-conservateurs (Reagan, Thatcher), des partis libéraux-socialisme (Irlande, NZ).
Bien sûr, ces partis ont joué de leur conservatisme ou de leur socialisme pour avancer des politiques essentiellement libérales.
Si on admet mon hypothèse qu'un parti libéral ne peut remporter les élections seul, il existe des stratégies alternatives :
> jouer le parti charnière, centriste, celui qui fait et défait les majorités. Le système électoral français (majoritaire uninominal à deux tours) est justement conçu pour décourager ces manœuvres (c'est pourquoi la tentative de F. Bayrou était et est toujours condamné à échouer).
> l'autre possibilité, plus adapté au système français, est le courant au sein d'un parti de gouvernement. Les différentes tentatives au sein du RPR puis de l'UMP ont échoué, essentiellement faute d'hommes de valeur suffisamment nombreux, mais je pense que c'est néanmoins le bon choix.
Mais, vous l'avez compris, puisque je radote, je pense que rien ne sera possible avant la banqueroute, qui peut se faire attendre.
Bon courage.
Bien sûr, je ne suis pas de ces fâcheux qui confondent, volontairement quelquefois, libéralisme et égoïsme.
Le but d'un parti politique n'est pas d'imposer ses idées, il est de prendre le pouvoir et d'exercer sa politique (ce qui est différent : on voit tous les jours des partis sans idées qui ont le pouvoir et presque une politique).
Il me semble qu'il y a dans la conquête du pouvoir (avec tous les compromis avec les groupes de pression que cela suppose) une incompatibilité avec le libéralisme, qui renvoie tant de choses à la responsabilité individuelle.
Je pense qu'il y a des raisons profondes pour qu'un parti libéral ne soit jamais assez puissant pour remporter les élections seules.
D'ailleurs, je ne connais de parti libéral qui ait conquis le pouvoir (quelqu'un a des contre-exemples ?). Mais, je connais des partis libéraux-conservateurs (Reagan, Thatcher), des partis libéraux-socialisme (Irlande, NZ).
Bien sûr, ces partis ont joué de leur conservatisme ou de leur socialisme pour avancer des politiques essentiellement libérales.
Si on admet mon hypothèse qu'un parti libéral ne peut remporter les élections seul, il existe des stratégies alternatives :
> jouer le parti charnière, centriste, celui qui fait et défait les majorités. Le système électoral français (majoritaire uninominal à deux tours) est justement conçu pour décourager ces manœuvres (c'est pourquoi la tentative de F. Bayrou était et est toujours condamné à échouer).
> l'autre possibilité, plus adapté au système français, est le courant au sein d'un parti de gouvernement. Les différentes tentatives au sein du RPR puis de l'UMP ont échoué, essentiellement faute d'hommes de valeur suffisamment nombreux, mais je pense que c'est néanmoins le bon choix.
Mais, vous l'avez compris, puisque je radote, je pense que rien ne sera possible avant la banqueroute, qui peut se faire attendre.
Bon courage.
"notre droite est [...] libérale sur les questions économiques."
Ah?
Je trouve pour ma part que sur les questions économiques, les conservateurs sont... conservateurs (sans toutefois être aussi anti-libérale que la gauche socialo-communiste, je vous l'accorde). Et donc protectionnistes et interventionnistes, presqu'autant dans les faits que dans leurs discours: "lutte contre les délocalisations", protection contre les produits étrangers etc.
Ceux qui ont cru le contraire ont été bernes et sont aujourd'hui déçus, et j'ose espérer qu'ils ont enfin compris qu'on ne peut espérer de reformes libérales de la part du parti conservateur français.
"La droite est l'héritière assez directe des libéraux historiques".
Je ne crois pas. La "lignée libérale" s'est malheureusement éteinte, ou plutôt dissoute dans les "lignées" conservatrices et socialistes. Au 19eme, le clivage était fort entre conservateurs, socialistes et libéraux. Aujourd'hui seuls les 2 premiers groupes et leurs variantes ont subsiste, et le clivage droite/gauche est devenu la construction mentale de référence pour les Français. Et comme vous le soulignez, le libéralisme ne peut trouver sa place dans ce clivage.
Mais cette lignée libérale renait aujourd'hui et peut-être que la France, berceau du libéralisme, deviendra a nouveau son étendard... bien que j'en doute fortement.
Soutenons donc toute initiative permettant de faire avancer les idées libérales dans un pays si réfractaire a celles-ci.
Je constate cependant que le peu de libéraux qui ont voulu s'engager dans la création d'un parti ont trouve le moyen de se scinder en deux groupes, incapables de s'entendre malgré la très grande similitudes de leurs idées.
Pour ma part, des lors qu'un parti authentiquement libéral (pas uniquement sur les questions économiques ou uniquement sur les questions societales), ouvert a toutes les sensibilités libérales (de droite comme de gauche), démocratique et ayant a sa tête des personnes sachant "faire de la politique" et porter les idées libérales sans déclencher l'aversion, je pense que pour la première fois de ma vie j'adhérerai a ce parti et y aurait une participation active.
Pour l'instant, j'attends toujours...
PS: désolé s'il manque des accents, je suis sous Windows la, et c'est excessivement pénible de faire des accents sur un clavier américain sous l'OS de Microsoft...
Ah?
Je trouve pour ma part que sur les questions économiques, les conservateurs sont... conservateurs (sans toutefois être aussi anti-libérale que la gauche socialo-communiste, je vous l'accorde). Et donc protectionnistes et interventionnistes, presqu'autant dans les faits que dans leurs discours: "lutte contre les délocalisations", protection contre les produits étrangers etc.
Ceux qui ont cru le contraire ont été bernes et sont aujourd'hui déçus, et j'ose espérer qu'ils ont enfin compris qu'on ne peut espérer de reformes libérales de la part du parti conservateur français.
"La droite est l'héritière assez directe des libéraux historiques".
Je ne crois pas. La "lignée libérale" s'est malheureusement éteinte, ou plutôt dissoute dans les "lignées" conservatrices et socialistes. Au 19eme, le clivage était fort entre conservateurs, socialistes et libéraux. Aujourd'hui seuls les 2 premiers groupes et leurs variantes ont subsiste, et le clivage droite/gauche est devenu la construction mentale de référence pour les Français. Et comme vous le soulignez, le libéralisme ne peut trouver sa place dans ce clivage.
Mais cette lignée libérale renait aujourd'hui et peut-être que la France, berceau du libéralisme, deviendra a nouveau son étendard... bien que j'en doute fortement.
Soutenons donc toute initiative permettant de faire avancer les idées libérales dans un pays si réfractaire a celles-ci.
Je constate cependant que le peu de libéraux qui ont voulu s'engager dans la création d'un parti ont trouve le moyen de se scinder en deux groupes, incapables de s'entendre malgré la très grande similitudes de leurs idées.
Pour ma part, des lors qu'un parti authentiquement libéral (pas uniquement sur les questions économiques ou uniquement sur les questions societales), ouvert a toutes les sensibilités libérales (de droite comme de gauche), démocratique et ayant a sa tête des personnes sachant "faire de la politique" et porter les idées libérales sans déclencher l'aversion, je pense que pour la première fois de ma vie j'adhérerai a ce parti et y aurait une participation active.
Pour l'instant, j'attends toujours...
PS: désolé s'il manque des accents, je suis sous Windows la, et c'est excessivement pénible de faire des accents sur un clavier américain sous l'OS de Microsoft...
@mateo
"Pour ma part, des lors qu'un parti authentiquement libéral (pas uniquement sur les questions économiques ou uniquement sur les questions societales), ouvert a toutes les sensibilités libérales (de droite comme de gauche), démocratique et ayant a sa tête des personnes sachant "faire de la politique" et porter les idées libérales sans déclencher l'aversion, je pense que pour la première fois de ma vie j'adhérerai a ce parti et y aurait une participation active."
Souhaitez-vous exclure de ce parti les anarcho-capitalistes?
Si oui pourquoi?
"Pour ma part, des lors qu'un parti authentiquement libéral (pas uniquement sur les questions économiques ou uniquement sur les questions societales), ouvert a toutes les sensibilités libérales (de droite comme de gauche), démocratique et ayant a sa tête des personnes sachant "faire de la politique" et porter les idées libérales sans déclencher l'aversion, je pense que pour la première fois de ma vie j'adhérerai a ce parti et y aurait une participation active."
Souhaitez-vous exclure de ce parti les anarcho-capitalistes?
Si oui pourquoi?
quel bonheur de lire les chronique de notre ami Jean-Louis Caccomo, qui nous distille la connaissance à une analyse pertinente de notre mal sociétal actuel. Plûtot qu'un "mouvement" libéral, je m'avance à introduire la notion de conscience individuelle libérale, cette attitude libératrice façe à une pensée unique et formatisée par les médias de l'éducation, de la politque, et des organisations de l'information. C'est vrai qu'il faudrait une fédéralisation des intelligences du libéralisme vrai, celui qui encourage et récompense les initiatives de l'entrepreneur dans les biens et services, récompense l'esprit de l'innovation pour l'humanisation des échanges et des valeurs, à partir de la première cellule économique vitale : l'individu Hors l'ensemble des plateaux de débats d'idées ont tous comme corrolaire que sans état ou un gouvernement fort, notre société serait un désordre ou une anarchie incontrôlable : surenchère des lois et règlementations en mille feuilles que plus personne comprends mais malheureusement accepte. Or la complexité sociale et économique actuelle rend l'économie complètement létargique.. La décision individuelle est confiée aux administrations d'état desquelles on attends tout (revendications, grêves, protectionnisme social, etc) Or l'assujetissement "volontaire" à cette conformité imposée est le contraire du courage des actions d'entreprenariat individuelles vitales. La difficultée est que un esprit libéral cherche à s'affranchir des autorités de pouvoir illégitimes sur sa propre vie, sur ses propres choix. Tout mouvement demande un leadership représentatif des courants de pensées. Le défi est que ce leader ne prenne pas "le pouvoir" mais le rende au contraire à l'initiative des acteurs de la création des valeurs. Ce personnage reste à inventer, car si il exitait on le verrait. La dérèglementation et la simplification administrative de la société repose non seulement sur la responsabilité et l'éthique individuelle, mais avant tout sur sa prise de conscience. Le pouvoir actuel qui n'a pas la performance économique nécéssaire repose sur une idéologie, une construction mentale issue de l'éducation et la culture d'idée. Promouvoir le libéralisme, c'est promouvoir l'exemple des réussites individuelles économiques hors intervention étatiques. Les formes élémentaires du capitalisme individuel. Ce qui est justement tabou de parler sur les plateaux politiques, parce que parler de la réussite individuelle c'est introduire la notion de non utilité d'une grande partie de l'appareil d'état. Et ce qui est insidieux et trompeur, c'est l'intrumentalisation par l'état de s'approprier le talent ou le génie de certains entrepreneurs comme dans l'industrie du luxe par exemple pour le prestige de l'exeption culturelle française. C'est à dire véhiculer dans le grand public ce rôle protectionniste de l'état corollaire à la réussite économique dans le marché. Cette image prestige-pouvoir, qui colle à l'identité d'une élite au pouvoir, et qui sert de "graal" de la réussite sociale. C'est cette image là que le libéralisme doit démonter et remplacer dans l'opinion publique. Mais je suis sûr que l'augmentation exponentielle des prix des produits pétroliers est contrebalancée par l'augmentation exponentielle de l'intelligence et du génie humain qui non seulement à une facultée d'adaptation à l'environnement (hostile) mais créative dans des solutions alternatives à son évolution vers un monde meilleur.
@ "Paceo" qui a écrit :
"M. Cantenot illustre son blog par des photos de JPII, Aznar, Reagan et Thatcher : ne serait-il pas plutôt conservateur ?"
D'abord merci pour votre visite sur mon blog.
Sur mon "conservatisme", je vous invite d'abord à vous méfier des étiquettes vite collées, des petits pions bien ronds dans les petites cases bien carrées, qui sont plutôt l'apanage des esprits étroits et apeurés. Je note que vous employez le conditionnel, et même doublement, donc vous avancez que je pourrais être conservateur avec circonspection et me laissez le bénéfice du doute, ce qui est à votre honneur.
Sur le fond, en tant que catholique convaincu, mes positions en matière de questions de société peuvent évidemment apparaître "conservatrice" aux yeux de certains libéraux, que j'aurais envie de qualifier de "libertaire", mais ce mot est pour moi trop connoté péjorativement, et je pense que ceux qui défendent la liberté ne peuvent se payer le luxe de se déchirer sur les mots pour le plaisir.
Je tiens à faire remarquer que, contrairement à ce que croient trop de libéraux, beaucoup de catholiques soutiennent à fond la liberté économique et l'État minimum. C'est une tradition qui remonte au XIXème siècle, et qui est aujourd'hui entretenue par des personnalités comme Michel de Ponçins ou Charles Gave.
L'Èglise catholique fut et est toujours à la pointe du combat contre les intrusions de l'État dans la vie des individus, puisque depuis qu'elle existe, elle est un "corps intermédiaire" majeur dans la vie du monde. Il n'y a qu'à voir la violence déployée par les républicains français, pendant la Révolution ou au début du XXème siècle, pour voir la gêne causée par cette institution sur la route de l'État omnipotent que nous connaissons aujourd'hui en Europe.
Si donc j'adhère pleinement à l'enseignement de l'Église en matière morale, cette même adhésion en matière économique et sociale n'est pas du tout incompatible avec un soutien total à l'économie libre, expression que je préfère à celle de libéralisme, et qui est prônée, faut-il le rappeler, par Jean-Paul II lui-même dans l'encyclique "Centisimus annus" paragraphe 42 :
"En revenant maintenant à la question initiale, peut-on dire que, après l'échec du communisme, le capitalisme est le système social qui l'emporte et que c'est vers lui que s'orientent les efforts des pays qui cherchent à reconstruire leur économie et leur société ? Est-ce ce modèle qu'il faut proposer aux pays du Tiers-Monde qui cherchent la voie du vrai progrès de leur économie et de leur société civile ?
La réponse est évidemment complexe. Si sous le nom de « capitalisme » on désigne un système économique qui reconnaît le rôle fondamental et positif de l'entreprise, du marché, de la propriété privée et de la responsabilité qu'elle implique dans les moyens de production, de la libre créativité humaine dans le secteur économique, la réponse est sûrement positive, même s'il serait peut-être plus approprié de parler d'« économie d'entreprise », ou d'« économie de marché », ou simplement d'« économie libre ».
Mais si par « capitalisme » on entend un système où la liberté dans le domaine économique n'est pas encadrée par un contexte juridique ferme qui la met au service de la liberté humaine intégrale et la considère comme une dimension particulière de cette dernière, dont l'axe est d'ordre éthique et religieux, alors la réponse est nettement négative."
Si donc l'on souhaite absolument me placer dans les "libéraux-conservateurs", et bien j'assume, même si pour moi, "conserver" les valeurs humaines fondamentales comme la dignité humaine et la protection de la vie humaine de la conception à la mort naturelle n'est pas un conservatisme, mais plutôt une idée qui fait progresser la condition humaine.
"M. Cantenot illustre son blog par des photos de JPII, Aznar, Reagan et Thatcher : ne serait-il pas plutôt conservateur ?"
D'abord merci pour votre visite sur mon blog.
Sur mon "conservatisme", je vous invite d'abord à vous méfier des étiquettes vite collées, des petits pions bien ronds dans les petites cases bien carrées, qui sont plutôt l'apanage des esprits étroits et apeurés. Je note que vous employez le conditionnel, et même doublement, donc vous avancez que je pourrais être conservateur avec circonspection et me laissez le bénéfice du doute, ce qui est à votre honneur.
Sur le fond, en tant que catholique convaincu, mes positions en matière de questions de société peuvent évidemment apparaître "conservatrice" aux yeux de certains libéraux, que j'aurais envie de qualifier de "libertaire", mais ce mot est pour moi trop connoté péjorativement, et je pense que ceux qui défendent la liberté ne peuvent se payer le luxe de se déchirer sur les mots pour le plaisir.
Je tiens à faire remarquer que, contrairement à ce que croient trop de libéraux, beaucoup de catholiques soutiennent à fond la liberté économique et l'État minimum. C'est une tradition qui remonte au XIXème siècle, et qui est aujourd'hui entretenue par des personnalités comme Michel de Ponçins ou Charles Gave.
L'Èglise catholique fut et est toujours à la pointe du combat contre les intrusions de l'État dans la vie des individus, puisque depuis qu'elle existe, elle est un "corps intermédiaire" majeur dans la vie du monde. Il n'y a qu'à voir la violence déployée par les républicains français, pendant la Révolution ou au début du XXème siècle, pour voir la gêne causée par cette institution sur la route de l'État omnipotent que nous connaissons aujourd'hui en Europe.
Si donc j'adhère pleinement à l'enseignement de l'Église en matière morale, cette même adhésion en matière économique et sociale n'est pas du tout incompatible avec un soutien total à l'économie libre, expression que je préfère à celle de libéralisme, et qui est prônée, faut-il le rappeler, par Jean-Paul II lui-même dans l'encyclique "Centisimus annus" paragraphe 42 :
"En revenant maintenant à la question initiale, peut-on dire que, après l'échec du communisme, le capitalisme est le système social qui l'emporte et que c'est vers lui que s'orientent les efforts des pays qui cherchent à reconstruire leur économie et leur société ? Est-ce ce modèle qu'il faut proposer aux pays du Tiers-Monde qui cherchent la voie du vrai progrès de leur économie et de leur société civile ?
La réponse est évidemment complexe. Si sous le nom de « capitalisme » on désigne un système économique qui reconnaît le rôle fondamental et positif de l'entreprise, du marché, de la propriété privée et de la responsabilité qu'elle implique dans les moyens de production, de la libre créativité humaine dans le secteur économique, la réponse est sûrement positive, même s'il serait peut-être plus approprié de parler d'« économie d'entreprise », ou d'« économie de marché », ou simplement d'« économie libre ».
Mais si par « capitalisme » on entend un système où la liberté dans le domaine économique n'est pas encadrée par un contexte juridique ferme qui la met au service de la liberté humaine intégrale et la considère comme une dimension particulière de cette dernière, dont l'axe est d'ordre éthique et religieux, alors la réponse est nettement négative."
Si donc l'on souhaite absolument me placer dans les "libéraux-conservateurs", et bien j'assume, même si pour moi, "conserver" les valeurs humaines fondamentales comme la dignité humaine et la protection de la vie humaine de la conception à la mort naturelle n'est pas un conservatisme, mais plutôt une idée qui fait progresser la condition humaine.
@ fboizard qui a écrit :
"L'autre possibilité, plus adapté au système français, est le courant au sein d'un parti de gouvernement. Les différentes tentatives au sein du RPR puis de l'UMP ont échoué, essentiellement faute d'hommes de valeur suffisamment nombreux, mais je pense que c'est néanmoins le bon choix."
Plus j'y réfléchis, plus je me dis que les difficultés extrêmes rencontrées par les libéraux pour peser dans le débat et l'action politiques devraient les pousser à investir les "partis de gouvernement" plutôt que de chercher à tout prix à constituer un et maintenant plusieurs partis libéraux. Si l'un ou l'autre se sent de force à "noyauter" (ça serait vraiment drôle) le PS aux côtés du nouveau converti au libéralisme Bertrand Delanoé (un peu d'humour ne fait pas de mal), alors je lui tire mon chapeau.
Je pense de mon côté que le succès peut venir d'une ou de plusieurs fortes personnalités qui sauront faire comprendre à l'UMP que son intérêt est d'être à la pointe du combat pour la liberté, plutôt que d'en rester à des vieilles lunes dirigistes. L'échec de la droite aux dernières municipales tient d'ailleurs pour moi en grande partie au fait qu'elle n'a pas su avoir un discours qui tranche avec le paternalisme insupportable de la gauche, comme on a pu le voir à Paris, où Mme de Panafieu a été battue faute de proposer un programme vraiment alternatif. Gauche ou droite, c'était la surenchère aux subventions et nouvelles infrastructures publiques, alors qu'un projet UMP fondé sur une réduction drastique des dépenses de la ville de Paris aurait pu faire la différence, mais je peux bien sûr me tromper complètement.
Que constate-t-on pour nos deux plus grands exemples de dirigeants ayant fait faire des progrès décisifs à la liberté économiques dans leurs pays, à savoir M Thatcher et R Reagan ?
L'un comme l'autre ont du mener des combats terribles au sein de leur parti respectif pour faire triompher leurs idées. Les mémoires de M Thatcher sont à cet égard très instructives : dès la victoire acquise en 1979, des leaders conservateurs apeurés lui ont demandé d'en rabattre sur les réformes libérales drastiques qu'elle entendait bien mettre en oeuvre envers et contre tout. Mais je vous le demande : qui se souvient aujourd'hui de ces petits messieurs ?
La France peut parfaitement emprunter ce chemin, mais bien sûr cela demandera un effort considérable à ceux et celles qui oseront défier le dogme dirigiste, tout comme l'ont osé ceux qui ont gagné aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Chili, en Estonie, et dans d'autre pays de l'Est européen.
Je crois à la fois aux fortes individualités et aux humbles efforts de ceux qui ont plus de difficultés à se mettre en avant. Mais M Thatcher et R Reagan nous rappelle que le nombre ne fait rien à l'affaire, c'est la détermination et la qualité personnelle qui font la différence, le soutien populaire ne tardant pas à suivre, souvent contre les "élites" beaucoup plus réticentes aux réformes radicales.
Alors y a-t-il des volontaires pour prendre d'assaut la "forteresse UMP" sans perdre leur âme d'amoureux de la liberté ? ;)
"L'autre possibilité, plus adapté au système français, est le courant au sein d'un parti de gouvernement. Les différentes tentatives au sein du RPR puis de l'UMP ont échoué, essentiellement faute d'hommes de valeur suffisamment nombreux, mais je pense que c'est néanmoins le bon choix."
Plus j'y réfléchis, plus je me dis que les difficultés extrêmes rencontrées par les libéraux pour peser dans le débat et l'action politiques devraient les pousser à investir les "partis de gouvernement" plutôt que de chercher à tout prix à constituer un et maintenant plusieurs partis libéraux. Si l'un ou l'autre se sent de force à "noyauter" (ça serait vraiment drôle) le PS aux côtés du nouveau converti au libéralisme Bertrand Delanoé (un peu d'humour ne fait pas de mal), alors je lui tire mon chapeau.
Je pense de mon côté que le succès peut venir d'une ou de plusieurs fortes personnalités qui sauront faire comprendre à l'UMP que son intérêt est d'être à la pointe du combat pour la liberté, plutôt que d'en rester à des vieilles lunes dirigistes. L'échec de la droite aux dernières municipales tient d'ailleurs pour moi en grande partie au fait qu'elle n'a pas su avoir un discours qui tranche avec le paternalisme insupportable de la gauche, comme on a pu le voir à Paris, où Mme de Panafieu a été battue faute de proposer un programme vraiment alternatif. Gauche ou droite, c'était la surenchère aux subventions et nouvelles infrastructures publiques, alors qu'un projet UMP fondé sur une réduction drastique des dépenses de la ville de Paris aurait pu faire la différence, mais je peux bien sûr me tromper complètement.
Que constate-t-on pour nos deux plus grands exemples de dirigeants ayant fait faire des progrès décisifs à la liberté économiques dans leurs pays, à savoir M Thatcher et R Reagan ?
L'un comme l'autre ont du mener des combats terribles au sein de leur parti respectif pour faire triompher leurs idées. Les mémoires de M Thatcher sont à cet égard très instructives : dès la victoire acquise en 1979, des leaders conservateurs apeurés lui ont demandé d'en rabattre sur les réformes libérales drastiques qu'elle entendait bien mettre en oeuvre envers et contre tout. Mais je vous le demande : qui se souvient aujourd'hui de ces petits messieurs ?
La France peut parfaitement emprunter ce chemin, mais bien sûr cela demandera un effort considérable à ceux et celles qui oseront défier le dogme dirigiste, tout comme l'ont osé ceux qui ont gagné aux États-Unis, en Grande-Bretagne, au Chili, en Estonie, et dans d'autre pays de l'Est européen.
Je crois à la fois aux fortes individualités et aux humbles efforts de ceux qui ont plus de difficultés à se mettre en avant. Mais M Thatcher et R Reagan nous rappelle que le nombre ne fait rien à l'affaire, c'est la détermination et la qualité personnelle qui font la différence, le soutien populaire ne tardant pas à suivre, souvent contre les "élites" beaucoup plus réticentes aux réformes radicales.
Alors y a-t-il des volontaires pour prendre d'assaut la "forteresse UMP" sans perdre leur âme d'amoureux de la liberté ? ;)
Rassurez-vous, je ne veux pas spammer ce billet, mais j'avoue qu'il me donne tellement matière à réflexion que je ne peux pas m'empêcher de continuer à écrire.
Quelqu'un a-t-il une bonne connaissance de la "Droite libre", mouvement associé à l'UMP, dirigé par Rachid Kaci, et dont le blog regorge d'idées et d'initiatives intéressantes ?
Si l'UMP a déjà en son sein un groupe franchement libéral, il est pertinent d'au moins savoir de quoi il retourne.
Quel est l'impact réel de ce mouvement au sein de l'UMP ? Pourquoi est-il quasiment absent des grands médias ?
Pourquoi est-il si peu cité (mais je suis peut-être moi-même dans ma bulle) dans les cercles libéraux ?
Autant de questions pour lesquels vous avez peut-être des réponses qui m'intéressent.
Quelqu'un a-t-il une bonne connaissance de la "Droite libre", mouvement associé à l'UMP, dirigé par Rachid Kaci, et dont le blog regorge d'idées et d'initiatives intéressantes ?
Si l'UMP a déjà en son sein un groupe franchement libéral, il est pertinent d'au moins savoir de quoi il retourne.
Quel est l'impact réel de ce mouvement au sein de l'UMP ? Pourquoi est-il quasiment absent des grands médias ?
Pourquoi est-il si peu cité (mais je suis peut-être moi-même dans ma bulle) dans les cercles libéraux ?
Autant de questions pour lesquels vous avez peut-être des réponses qui m'intéressent.
@Bibi33
Non, pas du tout, bien au contraire. J'ai bien précisé que je souhaitais un parti libéral regroupant toutes les sensibilités libérales.
Même si je ne suis pas anarcap (je suis libéral social), il est toujours intéressant de lire leurs écrits, qui offre bien souvent une vision différente des choses, rafraîchissante dirais-je.
J'avais lu dans un commentaire sur un blog, au sujet des anarcaps, qu'ils étaient "à la politique ce que l'étude d'une fonction aux limites est aux mathématiques." J'avais bien aimé la parabole.
Cependant, nombreux sont les anarcaps qui rechignent à militer au sein d'un parti, car le but d'un parti est la prise du pouvoir, ce qui est contraire aux idées anarcaps.
Non, pas du tout, bien au contraire. J'ai bien précisé que je souhaitais un parti libéral regroupant toutes les sensibilités libérales.
Même si je ne suis pas anarcap (je suis libéral social), il est toujours intéressant de lire leurs écrits, qui offre bien souvent une vision différente des choses, rafraîchissante dirais-je.
J'avais lu dans un commentaire sur un blog, au sujet des anarcaps, qu'ils étaient "à la politique ce que l'étude d'une fonction aux limites est aux mathématiques." J'avais bien aimé la parabole.
Cependant, nombreux sont les anarcaps qui rechignent à militer au sein d'un parti, car le but d'un parti est la prise du pouvoir, ce qui est contraire aux idées anarcaps.
A la question ;
"mais... où sont les libéraux ?"
Finalement Pierre Antoine, le libéralisme, c'est un peu comme Dieu, tu le vois pas, et pourtant tu as l'impression de le voir partout.
je me pose la même question que toi, et j'ai beaucoup de mal à me l'expliquer, certainement le refus du pouvoir comme le dit Matéo, alors que le peuple veut un "élu tout puissant" pour régler leurs problèmes personnels, avec le libéralisme, la démarche n'est pas la même.
"mais... où sont les libéraux ?"
Finalement Pierre Antoine, le libéralisme, c'est un peu comme Dieu, tu le vois pas, et pourtant tu as l'impression de le voir partout.
je me pose la même question que toi, et j'ai beaucoup de mal à me l'expliquer, certainement le refus du pouvoir comme le dit Matéo, alors que le peuple veut un "élu tout puissant" pour régler leurs problèmes personnels, avec le libéralisme, la démarche n'est pas la même.
@Esteban :
C'est très juste. On sent bien, à la teneur des propos exprimés sur ce blog, qu'il est évidemment délicat pour des libéraux de s'impliquer en politique, puisque, contrairement aux socialistes, ils ne veulent en faire que pour limiter au maximum les pouvoirs des politiques.
C'est donc une violence que les libéraux doivent se faire, mais une violence nécessaire.
Bien sûr, ma pente est de me lancer dans la dynamique de la création d'entreprises, de fondations, d'associations, et tous ces corps intermédiaires qui justement pourraient fleurir à loisir si le "big government" ne prétendait pas tout faire tout seul.
Mais précisément, il faut les deux : l'action de la société civile pour montrer qu'elle se débrouille très bien, et même beaucoup mieux que l'Etat, et l'action politique, pour avoir le pouvoir de limiter les pouvoirs.
C'est un chemin de crête, exigeant, mais l'action politique du libéral a cependant un très gros avantage sur ses collègues dirigistes : la politique ne sera jamais le tout de sa vie et son gagne-pain. Ou alors ça veut qu'il a abandonné en route ses convictions libérales, ce qui malheureusement peut arriver, surtout quand on est baigne dans un milieu où la plupart des membres sont là "pour la soupe".
Nous devons je pense abandonner courageusement nos réticences, et accepter d'aller "au charbon", comme le font MM. Madelin, Kaci, et tant d'autres, souvent dans l'ombre.
Sinon nous n'avons pas le droit de nous plaindre de l'omniprésence des dirigistes dans la vie politique française.
C'est très juste. On sent bien, à la teneur des propos exprimés sur ce blog, qu'il est évidemment délicat pour des libéraux de s'impliquer en politique, puisque, contrairement aux socialistes, ils ne veulent en faire que pour limiter au maximum les pouvoirs des politiques.
C'est donc une violence que les libéraux doivent se faire, mais une violence nécessaire.
Bien sûr, ma pente est de me lancer dans la dynamique de la création d'entreprises, de fondations, d'associations, et tous ces corps intermédiaires qui justement pourraient fleurir à loisir si le "big government" ne prétendait pas tout faire tout seul.
Mais précisément, il faut les deux : l'action de la société civile pour montrer qu'elle se débrouille très bien, et même beaucoup mieux que l'Etat, et l'action politique, pour avoir le pouvoir de limiter les pouvoirs.
C'est un chemin de crête, exigeant, mais l'action politique du libéral a cependant un très gros avantage sur ses collègues dirigistes : la politique ne sera jamais le tout de sa vie et son gagne-pain. Ou alors ça veut qu'il a abandonné en route ses convictions libérales, ce qui malheureusement peut arriver, surtout quand on est baigne dans un milieu où la plupart des membres sont là "pour la soupe".
Nous devons je pense abandonner courageusement nos réticences, et accepter d'aller "au charbon", comme le font MM. Madelin, Kaci, et tant d'autres, souvent dans l'ombre.
Sinon nous n'avons pas le droit de nous plaindre de l'omniprésence des dirigistes dans la vie politique française.
"Sinon nous n'avons pas le droit de nous plaindre de l'omniprésence des dirigistes dans la vie politique française."
C'est malheureux d'avoir à le dire, mais les Français sont encore trop riches pour comprendre le libéralisme, on était, et on est encore dans une société de gaspillage à faire rougir de honte la définition même, du mot "Economie", avec un litre de diésel à 1.50€, tu trouves encore des types qui accélèrent bêtement.
Je pense que les Français porteront de plus en plus attention à la liberté, au fur et à mesure qu'ils la perdrons, et je pense que le prix de l'énergie qui augmente, va nous dégonfler la tête.
C'est malheureux d'avoir à le dire, mais les Français sont encore trop riches pour comprendre le libéralisme, on était, et on est encore dans une société de gaspillage à faire rougir de honte la définition même, du mot "Economie", avec un litre de diésel à 1.50€, tu trouves encore des types qui accélèrent bêtement.
Je pense que les Français porteront de plus en plus attention à la liberté, au fur et à mesure qu'ils la perdrons, et je pense que le prix de l'énergie qui augmente, va nous dégonfler la tête.
«Je pense que les Français porteront de plus en plus attention à la liberté, au fur et à mesure qu'ils la perdrons»
J'estime au contraire, que les organes de la liberté s'atrophient à mesure qu'ils sont négligés.
Etre libre, pour beaucoup, c'est pénible. Suivre le troupeau, gueuler quand les autres gueulent, c'est une forme de confort.
J'ai eu cet après-midi une conversation assez marrante : j'expliquais à un ami pilote (conversation de bar d'aéroclub) que la France n'a jamais été aussi peu polluée depuis le début de l'ère industrielle.
Bien sûr, la pollution étant multidimensionnelle, on peut soutenir que j'ai tort, mais ce que mon interlocuteur a admis, c'est sa réticence à détacher de la majorité, du «mainstream», diu discours catastrophiste à la mode.
J'estime au contraire, que les organes de la liberté s'atrophient à mesure qu'ils sont négligés.
Etre libre, pour beaucoup, c'est pénible. Suivre le troupeau, gueuler quand les autres gueulent, c'est une forme de confort.
J'ai eu cet après-midi une conversation assez marrante : j'expliquais à un ami pilote (conversation de bar d'aéroclub) que la France n'a jamais été aussi peu polluée depuis le début de l'ère industrielle.
Bien sûr, la pollution étant multidimensionnelle, on peut soutenir que j'ai tort, mais ce que mon interlocuteur a admis, c'est sa réticence à détacher de la majorité, du «mainstream», diu discours catastrophiste à la mode.
Etre libre, pour beaucoup, c'est pénible. Suivre le troupeau, gueuler quand les autres gueulent, c'est une forme de confort
SVP, ne suivez pas vous même ce chemin que vous reprochez à d'autres, utilisez votre bâton de pélerin à d'autres fins !
Savez-vous ? Oui, il y a pléthore de gens qui n'en peuvent plus du dirigisme, de l'etatisme, du collectivisme,
oui, il y a beaucoup de gens qui hurlent en silence, qui se sentent bien trop à l'étroit dans cette France UMPS, celle De Mitterrand ou de Sarkozy (si semblables).
Il y a aussi beaucoup de français, complètement paumés, qui ne savent rien, parce que personne ne leur a demandé d'apprendre, et parce qu'ils ne sont pas de ceux qui cherchent et savent apprendre tout seuls,
mais ils ne demandent que cela !
de la même façon qu'ils ont appris l'Etat providence, parce que c'est le seul modèle enseigné, mais ils sont capables d'entendre autre chose, en tout cas, ils sont capables de s'adapter, comme tous les peuples !
Moi, je suis petit indépendant, je n'adhère nulle part, et je n'ai même pas de blog ! J'ai su pourtant aller chercher des Bastiat ou (plus facile) des Salin ! Je ne suis pas le seul ! Ne croyez pas cela,
je ne suis pas le seul non plus à ne plus supporter la main tendue généralisée en seule réponse,
regardez donc le verre à moitié plein, ne commencez pas à blablater sur l'état de la société française, ou alors vous ne ferez jamais rien !
Je trouve un peu de souffle dans mon métier, pour peu que je rêve un peu,
je trouve du souffle en lisant vos blog ; dont le votre (la lime) ou celui de JLC, chroniques en Liberté,
je lis aussi contribuables.fr (et le Cri),
Je lis aussi Rioufol, Ne cede malis, T.& alii
eh........... Bien d'autres, JP Chevallier, la lettre de Garello, etc, et encore d'avantage,
accrochez-vous, si vous commencez à pratiquer le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein,
si vous commencez à regarder les tares de la société française sans chercher à réagir autrement que par le défaitisme et la constatation vaine,
alors, tout sera réellement vain,
alors il ne restera plus que l'exil,
SVP, ne suivez pas vous même ce chemin que vous reprochez à d'autres, utilisez votre bâton de pélerin à d'autres fins !
Savez-vous ? Oui, il y a pléthore de gens qui n'en peuvent plus du dirigisme, de l'etatisme, du collectivisme,
oui, il y a beaucoup de gens qui hurlent en silence, qui se sentent bien trop à l'étroit dans cette France UMPS, celle De Mitterrand ou de Sarkozy (si semblables).
Il y a aussi beaucoup de français, complètement paumés, qui ne savent rien, parce que personne ne leur a demandé d'apprendre, et parce qu'ils ne sont pas de ceux qui cherchent et savent apprendre tout seuls,
mais ils ne demandent que cela !
de la même façon qu'ils ont appris l'Etat providence, parce que c'est le seul modèle enseigné, mais ils sont capables d'entendre autre chose, en tout cas, ils sont capables de s'adapter, comme tous les peuples !
Moi, je suis petit indépendant, je n'adhère nulle part, et je n'ai même pas de blog ! J'ai su pourtant aller chercher des Bastiat ou (plus facile) des Salin ! Je ne suis pas le seul ! Ne croyez pas cela,
je ne suis pas le seul non plus à ne plus supporter la main tendue généralisée en seule réponse,
regardez donc le verre à moitié plein, ne commencez pas à blablater sur l'état de la société française, ou alors vous ne ferez jamais rien !
Je trouve un peu de souffle dans mon métier, pour peu que je rêve un peu,
je trouve du souffle en lisant vos blog ; dont le votre (la lime) ou celui de JLC, chroniques en Liberté,
je lis aussi contribuables.fr (et le Cri),
Je lis aussi Rioufol, Ne cede malis, T.& alii
eh........... Bien d'autres, JP Chevallier, la lettre de Garello, etc, et encore d'avantage,
accrochez-vous, si vous commencez à pratiquer le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein,
si vous commencez à regarder les tares de la société française sans chercher à réagir autrement que par le défaitisme et la constatation vaine,
alors, tout sera réellement vain,
alors il ne restera plus que l'exil,
"J'estime au contraire, que les organes de la liberté s'atrophient à mesure qu'ils sont négligés."
@ FBoizard :
Il y à certainement des dizaines de raisons qui expliquent le "manque de portée" des messages libéraux, une des raisons est cette division insupportable entre entrepreneurs / salariés, qui fait que les salariés en général, ne comprennent rien à rien en matière de liberté ; ( droits < contrepartie > devoirs )... c'est de l' Hébreux... si je puis dire.
A aujourd'hui, ce sont les libertés des entrepreneurs qui sont attaquées, et par ricoché, la situation des salariés dans leurs entreprises, mais à aucun moment, et en général, le salarié se sent concerné par la lapidation des libertés de ceux qui les font travailler, il faut lire que dans ce système socialo-communiste, le salarié est Roi, c'est à dire, total-déresponsabilisé.
Et un "total-déresponsabilisé", n'est pas à même de comprendre le libéralisme.
"Moi, je suis petit indépendant, je n'adhère nulle part, et je n'ai même pas de blog ! J'ai su pourtant aller chercher des Bastiat ou (plus facile) des Salin ! Je ne suis pas le seul ! Ne croyez pas cela".
@Alain :
Je crois qu'il serait impressionnant de constater la proportion de salariés qui savent ce que paye en charge un indépendant, et de savoir à partir de combien d'euros, celui-ci est reconnue par notre société de gauchistes... et fier de l'être, ils sont des milliers à ne même pas savoir qu'un indépendant donne l'équivalent de son salaire... ça c'est un gros problème, pour être plus précis, ils le savent tous, mais n'en ont aucune espèce de conscience.
Pour que le libéralisme pénètre les esprits, il faut que l'individu soit dans une situation responsable, ainsi les œuvres de Bastiat seront à sa porté.
Ce n'est pas tant la population qui est débile, c'est notre système qui en fabrique.
@ FBoizard :
Il y à certainement des dizaines de raisons qui expliquent le "manque de portée" des messages libéraux, une des raisons est cette division insupportable entre entrepreneurs / salariés, qui fait que les salariés en général, ne comprennent rien à rien en matière de liberté ; ( droits < contrepartie > devoirs )... c'est de l' Hébreux... si je puis dire.
A aujourd'hui, ce sont les libertés des entrepreneurs qui sont attaquées, et par ricoché, la situation des salariés dans leurs entreprises, mais à aucun moment, et en général, le salarié se sent concerné par la lapidation des libertés de ceux qui les font travailler, il faut lire que dans ce système socialo-communiste, le salarié est Roi, c'est à dire, total-déresponsabilisé.
Et un "total-déresponsabilisé", n'est pas à même de comprendre le libéralisme.
"Moi, je suis petit indépendant, je n'adhère nulle part, et je n'ai même pas de blog ! J'ai su pourtant aller chercher des Bastiat ou (plus facile) des Salin ! Je ne suis pas le seul ! Ne croyez pas cela".
@Alain :
Je crois qu'il serait impressionnant de constater la proportion de salariés qui savent ce que paye en charge un indépendant, et de savoir à partir de combien d'euros, celui-ci est reconnue par notre société de gauchistes... et fier de l'être, ils sont des milliers à ne même pas savoir qu'un indépendant donne l'équivalent de son salaire... ça c'est un gros problème, pour être plus précis, ils le savent tous, mais n'en ont aucune espèce de conscience.
Pour que le libéralisme pénètre les esprits, il faut que l'individu soit dans une situation responsable, ainsi les œuvres de Bastiat seront à sa porté.
Ce n'est pas tant la population qui est débile, c'est notre système qui en fabrique.
" Alors il ne restera plus que l'exil "
Pour répandre le libéralisme, il faut lever les voiles, dans les deux sens du terme.
Les fuites de capitaux ont mis en échec la théorie socialo-communiste... tout va bien sur le papier, jusqu'au moment ou la vache à lait franchi la manche, ou l'océan pour trouver meilleurs pâturages, voila ce que ces guignols n'arrivent pas à prévoir encore aujourd'hui.
Et lever le voile de l'inconscience collective pour un citoyen responsable, dissocier l'argent du travail, c'est donner au salarié son salaire brut de pomme. A quant une manifestation salariale qui réclame d'abord le fruit de son travail.
Pour répandre le libéralisme, il faut lever les voiles, dans les deux sens du terme.
Les fuites de capitaux ont mis en échec la théorie socialo-communiste... tout va bien sur le papier, jusqu'au moment ou la vache à lait franchi la manche, ou l'océan pour trouver meilleurs pâturages, voila ce que ces guignols n'arrivent pas à prévoir encore aujourd'hui.
Et lever le voile de l'inconscience collective pour un citoyen responsable, dissocier l'argent du travail, c'est donner au salarié son salaire brut de pomme. A quant une manifestation salariale qui réclame d'abord le fruit de son travail.
ils sont des milliers à ne même pas savoir qu'un indépendant donne l'équivalent de son salaire ...ça c'est un gros problème, pour être plus précis, ils le savent tous, mais n'en ont aucune espèce de conscience.
Oh, ne vous inquiétez pas, ils ont bien conscience, disons qu' ici, il s'agit plutôt d'un déni de conscience, ....C'est tellement plus simple de nous faire endosser le rôle de sales capitalistes (sic), de sales (petits) patrons (re-sic), ça leur permet, à "eux" de continuer de vivre dans leur rêve, ils adaptent juste la réalité à leurs fantasmes,
C'est bon, je connais tout cela par coeur,
allez lire les forums du Monde, des comme cela, ils s'en ramasse des pleines brouettes,
Je suis d'accord, le système fabrique la bêtise, et pire, cette bêtise parait toujours croitre et se nourrir, c'est tous les jours un peu plus visible, un peu plus palpable,
mais vous dites
Pour que le libéralisme pénètre les esprits, il faut que l'individu soit dans une situation responsable
Soit ! Mais pas seulement, je connais quelques indépendants, donc responsables, qui vivent de plus en plus mal mais qui mettent cela sur le dos du mondialisme, du libéralisme ou pire de l'ultra-libéralisme (fichtre ! )
Pourquoi ?
Parce que faute de connaissances !
Ils sont courageux, bosseurs, mais tellement englués dans le système qu'ils ne se posent pas les bonnes questions ou trop peu,
ils ne savent pas le véritable sens du libéralisme,
personne ne leur a jamais correctement appris,
moi je l'apprend toute seule, certes (enfin j'essaye, par instinct en fait, par révolte aussi) mais c'est pas le cas de tous, loin de là ! On le sait bien !
C'est pour cela que je dis qu'il ne faut pas que les economistes libéraux, les journalistes, les politiques, des groupes comme liberté chérie, ou les bloggueurs etc baissent les bras, se découragent,
sinon c'est définitivement foutu !
Je ne peux rien faire moi, je ne suis rien ! J'essaye de faire passer le peu que je sais, je prête des bouquins de Salin ou de Bastiat ou de hayek, je fait passer le Cri (dsl, je ne devrais pas le dire) partout où je le peux, je file les liens des blogs, ou des articles,
je me refuse de baisser les bras,
Avec des chiffres et des raisonnements simples on arrive toujours à quelque chose,
il y a toujours quelque chose qui accroche la mémoire, individuelle, mais aussi collective,
Oh, ne vous inquiétez pas, ils ont bien conscience, disons qu' ici, il s'agit plutôt d'un déni de conscience, ....C'est tellement plus simple de nous faire endosser le rôle de sales capitalistes (sic), de sales (petits) patrons (re-sic), ça leur permet, à "eux" de continuer de vivre dans leur rêve, ils adaptent juste la réalité à leurs fantasmes,
C'est bon, je connais tout cela par coeur,
allez lire les forums du Monde, des comme cela, ils s'en ramasse des pleines brouettes,
Je suis d'accord, le système fabrique la bêtise, et pire, cette bêtise parait toujours croitre et se nourrir, c'est tous les jours un peu plus visible, un peu plus palpable,
mais vous dites
Pour que le libéralisme pénètre les esprits, il faut que l'individu soit dans une situation responsable
Soit ! Mais pas seulement, je connais quelques indépendants, donc responsables, qui vivent de plus en plus mal mais qui mettent cela sur le dos du mondialisme, du libéralisme ou pire de l'ultra-libéralisme (fichtre ! )
Pourquoi ?
Parce que faute de connaissances !
Ils sont courageux, bosseurs, mais tellement englués dans le système qu'ils ne se posent pas les bonnes questions ou trop peu,
ils ne savent pas le véritable sens du libéralisme,
personne ne leur a jamais correctement appris,
moi je l'apprend toute seule, certes (enfin j'essaye, par instinct en fait, par révolte aussi) mais c'est pas le cas de tous, loin de là ! On le sait bien !
C'est pour cela que je dis qu'il ne faut pas que les economistes libéraux, les journalistes, les politiques, des groupes comme liberté chérie, ou les bloggueurs etc baissent les bras, se découragent,
sinon c'est définitivement foutu !
Je ne peux rien faire moi, je ne suis rien ! J'essaye de faire passer le peu que je sais, je prête des bouquins de Salin ou de Bastiat ou de hayek, je fait passer le Cri (dsl, je ne devrais pas le dire) partout où je le peux, je file les liens des blogs, ou des articles,
je me refuse de baisser les bras,
Avec des chiffres et des raisonnements simples on arrive toujours à quelque chose,
il y a toujours quelque chose qui accroche la mémoire, individuelle, mais aussi collective,
Un long texte d'appel et de rassemblement JLC.
Prépare toi à un long marathon. La dernière tentative sérieuse a été celle d'Alain Madelin. Moins de 3% aux élections présidentielles. Pourtant un gros travail avait été faite par l'équipe compétente - économiquement - et enthousiaste d'Euro 92 avec Henri Lepage. AM a aussi été éjecté comme ministre des Finances.
Je pense comme FB :
On ne sortira de cette situation que par des crises.
Il y a trop de gens dépendent de l'État pour une partie substantielle de leur revenu. Il existe une typologie de l'État selon qu'il est contrôlé par les propriétaires, par les usagers-consommateurs de ses services, ou par ses employés. En France ce sont ses employés qui contrôlent l'État.
On vient au libéralisme soit par goût de la liberté associé à l'acceptation de la responsabilité, soit par éducation économique appliquée à l'observation.
Le premier point n'est pas courant. Ce serait rapé pour la prochaine génération qui penserait à près de 70% selon un sondage récent que l'État n'en fait pas assez. L'EN a fait son travail. La proportion n'est sans doute pas différente de celle de la population générale. Stabilité.
Également, bon nombre de libéraux pensent que le libéralisme doit se faire avec l'État. L'État doit décréter le libéralisme. Alors que le libéralisme ne peut être qu'une opposition au pouvoir. Au mieux l'État ne peut qu'être contraint à prendre quelques mesures libérales. La tendance naturelle de l'État, comme de tout monopole, ne peut être que d'accroître son pouvoir.
Le deuxième point, l'éducation économique, est très mal parti dans notre pays où l'énorme majorité des dits économistes, gens très intelligents et habiles, ont la tête bourrée d'informations économiques qu'ils régurgitent en les tissant selon leurs tropismes sociaux. Ils sont déficients, voire nuls, en théorie économique, en proie à un crétinisme avancé dans ce domaine aggravé par un abrutissement de leur jugement dû à une adoration d'un outil mathématique inadapté au sujet. (La visite de blogs d'économistes, à de très rares exceptions, est édifiante. Patrick Artus a égrené quelques perles ce matin lundi 23 sur France Q. Entendu par bribes. Exemple sur demande.)
Hayek avait remarqué que plus en plus de gens passent leurs vies dans de grandes organisations loin des mécanismes de marché et comprennent de moins en moins ces derniers. Les anciens parlaient autrefois du "gouvernement qui fait marcher la planche à billets" quand les prix montaient. Aujourd'hui leurs enfants et petits enfants, à la comprennette économique étouffée par les formes modernes du crédit et de la finance, répètent sentencieusement : "inflation par les coûts, par la demande, par les matières premières...". Ils ne comprennent plus qu'en l'absence de création de monnaie tous les prix ne pas peuvent augmenter ; si ça monte d'un côté, cela doit baisser de l'autre ; il faut choisir.
Prépare toi à un long marathon. La dernière tentative sérieuse a été celle d'Alain Madelin. Moins de 3% aux élections présidentielles. Pourtant un gros travail avait été faite par l'équipe compétente - économiquement - et enthousiaste d'Euro 92 avec Henri Lepage. AM a aussi été éjecté comme ministre des Finances.
Je pense comme FB :
On ne sortira de cette situation que par des crises.
Il y a trop de gens dépendent de l'État pour une partie substantielle de leur revenu. Il existe une typologie de l'État selon qu'il est contrôlé par les propriétaires, par les usagers-consommateurs de ses services, ou par ses employés. En France ce sont ses employés qui contrôlent l'État.
On vient au libéralisme soit par goût de la liberté associé à l'acceptation de la responsabilité, soit par éducation économique appliquée à l'observation.
Le premier point n'est pas courant. Ce serait rapé pour la prochaine génération qui penserait à près de 70% selon un sondage récent que l'État n'en fait pas assez. L'EN a fait son travail. La proportion n'est sans doute pas différente de celle de la population générale. Stabilité.
Également, bon nombre de libéraux pensent que le libéralisme doit se faire avec l'État. L'État doit décréter le libéralisme. Alors que le libéralisme ne peut être qu'une opposition au pouvoir. Au mieux l'État ne peut qu'être contraint à prendre quelques mesures libérales. La tendance naturelle de l'État, comme de tout monopole, ne peut être que d'accroître son pouvoir.
Le deuxième point, l'éducation économique, est très mal parti dans notre pays où l'énorme majorité des dits économistes, gens très intelligents et habiles, ont la tête bourrée d'informations économiques qu'ils régurgitent en les tissant selon leurs tropismes sociaux. Ils sont déficients, voire nuls, en théorie économique, en proie à un crétinisme avancé dans ce domaine aggravé par un abrutissement de leur jugement dû à une adoration d'un outil mathématique inadapté au sujet. (La visite de blogs d'économistes, à de très rares exceptions, est édifiante. Patrick Artus a égrené quelques perles ce matin lundi 23 sur France Q. Entendu par bribes. Exemple sur demande.)
Hayek avait remarqué que plus en plus de gens passent leurs vies dans de grandes organisations loin des mécanismes de marché et comprennent de moins en moins ces derniers. Les anciens parlaient autrefois du "gouvernement qui fait marcher la planche à billets" quand les prix montaient. Aujourd'hui leurs enfants et petits enfants, à la comprennette économique étouffée par les formes modernes du crédit et de la finance, répètent sentencieusement : "inflation par les coûts, par la demande, par les matières premières...". Ils ne comprennent plus qu'en l'absence de création de monnaie tous les prix ne pas peuvent augmenter ; si ça monte d'un côté, cela doit baisser de l'autre ; il faut choisir.
@paceo
Offre toi la lecture directe de Hayek. Ne fais pas confiance à des analyses fines de deuxième ou troisième main.
Ainsi Hayek a dit exactement le contraire de ce que tu lui attribues :
"n'est-ce pas l'héritage d'Hayek qui pensait dur comme fer que le libéralisme avait nécessairement besoin de la morale protestante."
Droit, Législation et Liberté, La Présomption Fatale, Épilogue, note 44 :
Long before Calvin, the Italian and Dutch commercial towns had practised and later the Spanish Schoolmen codified the rules which made the modern market economy possible. See in this connection particularly H. M. Robertson, Aspects of the Rise of Economic Indivisualism (Cambridge, 1933), a book which, if it had not appeared at a time when it practically remained unknown in Germany, should have disposed once and for all of the Weberian myth of the Protestant source of capitalist ethics. He shows that if any religious influences were at work, it was much more the Jesuits than the Calvinists who assisted the rise of the ‘capitalist spirit’.
Longtemps avant Calvin, les villes commerçantes italiennes et hollandaises avaient pratiqué les règles codifiées plus tard par par les Scolastiques espagnols, règles qui ont rendu possible l'économie moderne de marché. Voir à ce sujet, spécialement H.M. Robertson ... ce livre, s'il n'avait été publié à une époque qui le fit demeurer pratiquement inconnu en Allemagne, aurait démoli une fois pour toutes le mythe wébérien de l'origine protestante de la morale capitaliste. L'auteur montre que s'il y a eu des influences religieuses à l'oeuvre dans l'affaire, ce furent bien davantage les Jésuites que les Calvinistes qui aidèrent dans son essor "lesprit capitaliste".
Plus je relis Hayek plus l'admire et plus je me rends compte que j'avais sauté à pieds joints par dessus des points importants dits en peu de phrases. (Longues parfois. Hayek peut être énervant même si son vocabulaire est clair. Il faut souvent entrer dans son mode d'expression. Parfois on se dit "ça y est, il recommence à penser en allemeand et à écrire en anglais." Si tu connais un peu ces deux langues, tu comprendras.)
Commence par les textes du "vieil" Hayek (Il a écrit sur plus de soixante ans) : Droit, Législation et Liberté, La Présomption Fatale, et quelques textes fondamentaux d'un plus jeune Hayek "l'Usage de la Connaissance dans la Société", "La Concurrence comme processus de Découverte", "Pourquoi je ne suis pas un Conservateur". Ils sont en ligne. Après tu dévideras le fil si tu accroches.
Bonne lecture.
Offre toi la lecture directe de Hayek. Ne fais pas confiance à des analyses fines de deuxième ou troisième main.
Ainsi Hayek a dit exactement le contraire de ce que tu lui attribues :
"n'est-ce pas l'héritage d'Hayek qui pensait dur comme fer que le libéralisme avait nécessairement besoin de la morale protestante."
Droit, Législation et Liberté, La Présomption Fatale, Épilogue, note 44 :
Long before Calvin, the Italian and Dutch commercial towns had practised and later the Spanish Schoolmen codified the rules which made the modern market economy possible. See in this connection particularly H. M. Robertson, Aspects of the Rise of Economic Indivisualism (Cambridge, 1933), a book which, if it had not appeared at a time when it practically remained unknown in Germany, should have disposed once and for all of the Weberian myth of the Protestant source of capitalist ethics. He shows that if any religious influences were at work, it was much more the Jesuits than the Calvinists who assisted the rise of the ‘capitalist spirit’.
Longtemps avant Calvin, les villes commerçantes italiennes et hollandaises avaient pratiqué les règles codifiées plus tard par par les Scolastiques espagnols, règles qui ont rendu possible l'économie moderne de marché. Voir à ce sujet, spécialement H.M. Robertson ... ce livre, s'il n'avait été publié à une époque qui le fit demeurer pratiquement inconnu en Allemagne, aurait démoli une fois pour toutes le mythe wébérien de l'origine protestante de la morale capitaliste. L'auteur montre que s'il y a eu des influences religieuses à l'oeuvre dans l'affaire, ce furent bien davantage les Jésuites que les Calvinistes qui aidèrent dans son essor "lesprit capitaliste".
Plus je relis Hayek plus l'admire et plus je me rends compte que j'avais sauté à pieds joints par dessus des points importants dits en peu de phrases. (Longues parfois. Hayek peut être énervant même si son vocabulaire est clair. Il faut souvent entrer dans son mode d'expression. Parfois on se dit "ça y est, il recommence à penser en allemeand et à écrire en anglais." Si tu connais un peu ces deux langues, tu comprendras.)
Commence par les textes du "vieil" Hayek (Il a écrit sur plus de soixante ans) : Droit, Législation et Liberté, La Présomption Fatale, et quelques textes fondamentaux d'un plus jeune Hayek "l'Usage de la Connaissance dans la Société", "La Concurrence comme processus de Découverte", "Pourquoi je ne suis pas un Conservateur". Ils sont en ligne. Après tu dévideras le fil si tu accroches.
Bonne lecture.
quittes à être caricatural je suis assez pessimiste sur les chances de voir le libéralisme triompher...
la démocratie est le pire régime à l'exception de tous les autres or et pour reprendre textuellement et imparfaitement un dessin vu sur un site pro libéral "la démocratie est un régime où 3 loups et 2 agneaux votent librement pour savoir ce qu'il aura à diner..." On touche aux limites du système et à la dilution des idées entre le bas peuple et celui (omniscient ?) porté au pouvoir contre leur gré ou grâce à leur vote mais au prix de nécessaires (?) compromis (compromissions ?)
L'aveu d'impuissance n'est cependant pas un refus de s'engager.
la démocratie est le pire régime à l'exception de tous les autres or et pour reprendre textuellement et imparfaitement un dessin vu sur un site pro libéral "la démocratie est un régime où 3 loups et 2 agneaux votent librement pour savoir ce qu'il aura à diner..." On touche aux limites du système et à la dilution des idées entre le bas peuple et celui (omniscient ?) porté au pouvoir contre leur gré ou grâce à leur vote mais au prix de nécessaires (?) compromis (compromissions ?)
L'aveu d'impuissance n'est cependant pas un refus de s'engager.
Voilà quelques exemples nécessaires pour soutenir la naissance d'un grand parti libéral soutenu par un large noyau d'électeurs :
- rapprocher la notion de capital avec celle du travail en responsabilisant les français. Le fonctionnariat, mais également le salariat occupent une part trop importante dans la création de richesses. Lorsque l'on ne sait pas quel va être son revenu à la fin du mois, lorsque l'on gère son propre argent cela change les choses...
- impliquer de manière plus importante les entreprises dans la processus décisionnel. Entre les idées générales ( mêmes libérales ) et le terrain il existe un fossé qu'il convient de combler.
- inclure enfin des hommes et des femmes de la société civile dans le réseau politique.
- communiquer encore et encore sur le rôle du libéralisme dans la construction de nos sociétés occidentales, mais aussi sur ses limites.
Mais le chemin est long....
- rapprocher la notion de capital avec celle du travail en responsabilisant les français. Le fonctionnariat, mais également le salariat occupent une part trop importante dans la création de richesses. Lorsque l'on ne sait pas quel va être son revenu à la fin du mois, lorsque l'on gère son propre argent cela change les choses...
- impliquer de manière plus importante les entreprises dans la processus décisionnel. Entre les idées générales ( mêmes libérales ) et le terrain il existe un fossé qu'il convient de combler.
- inclure enfin des hommes et des femmes de la société civile dans le réseau politique.
- communiquer encore et encore sur le rôle du libéralisme dans la construction de nos sociétés occidentales, mais aussi sur ses limites.
Mais le chemin est long....
Je pense qu'il est temps d'organiser une action originale, style défiler avec des pancartes avec des caricatures montrant les débilités du système que nous vivons au quotidien, qui mettent la France sur la paille:administration, taxes de toutes sortes, gâchis de l'argent public, racket de l'Etat etc
On peut même imaginer que les médias se déplaceraient, ça changeraient leurs manchettes continuelles sur les sans papiers, sans abris, etc Bien sûr il faudrait le faire le samedi, parce la semaine je bosse !
On peut même imaginer que les médias se déplaceraient, ça changeraient leurs manchettes continuelles sur les sans papiers, sans abris, etc Bien sûr il faudrait le faire le samedi, parce la semaine je bosse !
Tout à fait d'accord pour une manifestation, mais quelles incohérences du système entendez vous désigner et de quelle manière ? Si chacun dit ce qu'il souhaite voir aborder, sur ce blog, on pourrait faire un tri pour faire émerger les solutions libérales les plus urgentes à mettre en œuvre.
J'ai bien peur qu'une telle manifestation ne soit au mieux un coup d'épée dans l'eau.
Surtout que du côté médiatique, on essayera de montrer qu'il s'agit d'une manifestation marginale de priviligiés aigris et réactionnaires.
Les marges de manoeuvre sont restreintes dans ce pays.
Surtout que du côté médiatique, on essayera de montrer qu'il s'agit d'une manifestation marginale de priviligiés aigris et réactionnaires.
Les marges de manoeuvre sont restreintes dans ce pays.
Le plus gros tord que peut procurer un parti, qui se dit vouloir défendre des idées libérales, au libéralisme, c'est qu'il défende, sous prétexte d'électoralisme à mon avis mal fondé, des mesures qui n'ont rien de libérales.
Car comme l'a rappelé Paceo, le libéralisme des Reagan et Thatcher et ceux qui les imitent aujourd'hui, c'est d'abord du bon sens.
Et pour faire sens aujourd'hui et voir en France l'émergence d'un parti libéral, serait de voir un groupe de députés ayant encore 4 ans de mandats, quitter leurs partis pour créer un groupe parlementaire libéral.
Il y a un certain nombre de députés qui sont acquis au libéralisme car ils savent que pour faire simplement repartir la croissance il importe avant tout de libérer les individus et donc supprimer des pans entiers de nos lois qui ne sont que liberticides. Ils sont sous l'étouffoir des oligarchies de leurs partis de gouvernements et n'y restent que pour ne pas être privés d'investitures à postuler souvent à la seule chose qu'ils savent faire, être des politiciens !
Et il y a des personnalités ne seraient-ce parmi les réformateurs de l'UMP. Ils savent bien que leurs "courants" ne seront jamais entendu mais au contraire étouffés et chaque fois qu'un d'entre eux serait capable de rameuter les autres on lui donne un maroquin ou un Secrétariat énième à l'UMP ou ailleurs et des avantages et il se "calme".
Mais nécessité faisant loi, j'ai bon espoir qu'une bonne conjonction planétaire ou autre apparaisse bientôt et nous ouvre une belle fenêtre de tir pour satisfaire nos espoirs. Les autres voies me semblent utopiques.
Car comme l'a rappelé Paceo, le libéralisme des Reagan et Thatcher et ceux qui les imitent aujourd'hui, c'est d'abord du bon sens.
Et pour faire sens aujourd'hui et voir en France l'émergence d'un parti libéral, serait de voir un groupe de députés ayant encore 4 ans de mandats, quitter leurs partis pour créer un groupe parlementaire libéral.
Il y a un certain nombre de députés qui sont acquis au libéralisme car ils savent que pour faire simplement repartir la croissance il importe avant tout de libérer les individus et donc supprimer des pans entiers de nos lois qui ne sont que liberticides. Ils sont sous l'étouffoir des oligarchies de leurs partis de gouvernements et n'y restent que pour ne pas être privés d'investitures à postuler souvent à la seule chose qu'ils savent faire, être des politiciens !
Et il y a des personnalités ne seraient-ce parmi les réformateurs de l'UMP. Ils savent bien que leurs "courants" ne seront jamais entendu mais au contraire étouffés et chaque fois qu'un d'entre eux serait capable de rameuter les autres on lui donne un maroquin ou un Secrétariat énième à l'UMP ou ailleurs et des avantages et il se "calme".
Mais nécessité faisant loi, j'ai bon espoir qu'une bonne conjonction planétaire ou autre apparaisse bientôt et nous ouvre une belle fenêtre de tir pour satisfaire nos espoirs. Les autres voies me semblent utopiques.
Salut à tous,
merci pour ce beau texte, et bravo à tous les commentateurs pour la discussion très intéressante.
Pour réagir sur la fin, il me semble que le libéralisme tel qu'il est présenté par Pascal Salin dans "libéralisme" est en mesure de rallier pas mal de monde, parce qu'il est concret et intelligent. Simple et universel. C'est ça le libéralisme.
Oui, il y l'action, et la réflexion. Et il y a aussi, je crois, la pédagogie. Nous vivons dans un pays où la déformation systématique cotoie la propagande. Il faut enseigner l'économie. Il faut faire la pédagogie du libéralisme, et il faut enfin, continuellement, contredire toujours ceux qui mentent.
il y a du travail ; c'est plaisant de voir que l'on n'est pas seul. Nous n'avons pas le choix. Le libéralisme est le seul humanisme possible.
merci pour ce beau texte, et bravo à tous les commentateurs pour la discussion très intéressante.
Pour réagir sur la fin, il me semble que le libéralisme tel qu'il est présenté par Pascal Salin dans "libéralisme" est en mesure de rallier pas mal de monde, parce qu'il est concret et intelligent. Simple et universel. C'est ça le libéralisme.
Oui, il y l'action, et la réflexion. Et il y a aussi, je crois, la pédagogie. Nous vivons dans un pays où la déformation systématique cotoie la propagande. Il faut enseigner l'économie. Il faut faire la pédagogie du libéralisme, et il faut enfin, continuellement, contredire toujours ceux qui mentent.
il y a du travail ; c'est plaisant de voir que l'on n'est pas seul. Nous n'avons pas le choix. Le libéralisme est le seul humanisme possible.
Jean-Louis, dois-je lire au travers de ce texte que tu as enfin envie de t'impliquer dans AL ?
Car tu n'es pas sans ignorer qu'il existe déjà un parti libéral en France ?
Au fait, en parlant d'ignorance, tu as fait combien au test "êtes vous un libéral qui s'ignore ?" sur le site www.questiondeliberte.fr ?
Je suis très curieux.
Car tu n'es pas sans ignorer qu'il existe déjà un parti libéral en France ?
Au fait, en parlant d'ignorance, tu as fait combien au test "êtes vous un libéral qui s'ignore ?" sur le site www.questiondeliberte.fr ?
Je suis très curieux.
Je ne résiste pas d'ajouter qu'au moins chez Alternative Libérale, le seul parti authentiquement libéral français, on sait faire rire les journalistes de l'humanité :
http://www.humanite.fr/2008-06-24_Politique_Etes-vous-un-liberal-qui-s-ignore
http://www.humanite.fr/2008-06-24_Politique_Etes-vous-un-liberal-qui-s-ignore
JPO,
Les tests depistages ne m'inspirent guère et je crois savoir qu'ils ciblent les libéraux qui s'ignorent. Serai-je de ceux là ?
La réflexion est une affaire plus profonde, plus personnelle et presque mystique. Et c'est pourquoi il est complexe de l'articuler au fonctionnement d'un parti politique, lesquels vont vérifier si l'on pense dans la ligne du parti, faire passer des tests... Quand je parlais de mouvement, je pense plutôt à un fait de société plus profond, basé sur la prise de conscience de chacun.
Les tests depistages ne m'inspirent guère et je crois savoir qu'ils ciblent les libéraux qui s'ignorent. Serai-je de ceux là ?
La réflexion est une affaire plus profonde, plus personnelle et presque mystique. Et c'est pourquoi il est complexe de l'articuler au fonctionnement d'un parti politique, lesquels vont vérifier si l'on pense dans la ligne du parti, faire passer des tests... Quand je parlais de mouvement, je pense plutôt à un fait de société plus profond, basé sur la prise de conscience de chacun.
@ Caccomo : je citais le test pour te provoquer un peu.
Pour revenir en deux mots sur ce truc que tu méprises, : il s'agit justement d'un outil pour s'ouvrir sur l'extérieur et casser les représentations collectives et ça marche très bien !
Les citoyens lambdas, contrairement à ce que l'on croit, ne sont pas tous fonctionnaires, n'ont pas tous le temps d'écrire et de lire des blogs et de se plonger dans un acte "mystique" de réflexion. Il leur faut des partis politiques avec des guidelines.
Le problème du libéralisme en France, c'est qu'il est réservé à l'élite de l'élite. Il a, depuis 20 ans, surtout des think tank et des docteurs honoris causa.... Et pas vraiment de mouvement populaire, tel que tu sembles vouloir le décrire. D'où la nécessité de casser parfois des images et des a priori.
Parfois à te lire cher Jean-Louis, et à lire certains autres penseurs libéraux qui ont critiqué, et/ou ignoré l'action d'AL, je pense à la chanson de Brassens : "Sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde"
Pour revenir en deux mots sur ce truc que tu méprises, : il s'agit justement d'un outil pour s'ouvrir sur l'extérieur et casser les représentations collectives et ça marche très bien !
Les citoyens lambdas, contrairement à ce que l'on croit, ne sont pas tous fonctionnaires, n'ont pas tous le temps d'écrire et de lire des blogs et de se plonger dans un acte "mystique" de réflexion. Il leur faut des partis politiques avec des guidelines.
Le problème du libéralisme en France, c'est qu'il est réservé à l'élite de l'élite. Il a, depuis 20 ans, surtout des think tank et des docteurs honoris causa.... Et pas vraiment de mouvement populaire, tel que tu sembles vouloir le décrire. D'où la nécessité de casser parfois des images et des a priori.
Parfois à te lire cher Jean-Louis, et à lire certains autres penseurs libéraux qui ont critiqué, et/ou ignoré l'action d'AL, je pense à la chanson de Brassens : "Sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde"
Je viens de relire cet excellent billet, et l'intéressante discussion qui avait suivi...
Le point fondamental, pour qui aime l'action, et pour ceux qui veulent voir les choses changer, est la question : faut-il un parti libéral, ou faut-il des courants libéraux dans les grands partis ? Faut-il rester radical, humaniste, ou peut-on se "compromettre" d'une dose d'utilitarisme pour mettre concrètement en oeuvre les idées libérales, qui nous sont si chères ?
je n'ai pas la réponse.
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Le point fondamental, pour qui aime l'action, et pour ceux qui veulent voir les choses changer, est la question : faut-il un parti libéral, ou faut-il des courants libéraux dans les grands partis ? Faut-il rester radical, humaniste, ou peut-on se "compromettre" d'une dose d'utilitarisme pour mettre concrètement en oeuvre les idées libérales, qui nous sont si chères ?
je n'ai pas la réponse.
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