2008-06-06

 

Voie sans issue

Le prix du pétrole augmente. Les professionnels manifestent, bloquent la circulation, le gouvernement lâche des aides. Mais il en est de même lorsque survient une intempérie ou autre aléa climatique inévitable.
Comme le gouvernement ne peut se procurer de l’argent qu’en prélevant sur les acteurs économiques, ces aides aboutiront à un accroissement de la charge fiscale contre laquelle se révolteront à nouveau demain les professionnels. Autrement dit, les français sont en train de s’étrangler eux-mêmes par l’intermédiaire des hommes politiques qu’ils conduisent aux affaires.
La situation est folle et ubuesque mais voilà bien un des dangers de la démocratie lorsque les compétences de l’Etat et ses champs d’intervention légitime ne sont pas encadrés par une Constitution concise et claire.
Imaginez que j’étrangle une personne au point qu’elle parvient à peine à respirer. Constatant qu’elle est sur le point de succomber (alors que j’ai tout de même besoin de lui), je décide d’introduire dans sa bouche un tuyau qui envoie de l’air (une niche fiscale) pour l’aider à respirer. C’est absurde. Il suffirait que je cesse de l’étrangler. C’est ce que ne comprennent jamais tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis 40 ans (un héritage de 68 ?). On multiplie les tuyaux et les intraveineuses au point que les prétendus remèdes et aides sont sur le point d’achever le malade qui, sans toutes ces interventions, avait un corps en parfaite santé.

Comments:
Le débat actuel sur les niches fiscales est terriblement révélateur : tous les médiatiques crient au scandale mais tous s'abstiennent de dénoncer le scandale initial, le père des scandales, l'Etat-prédateur, envahissant, dépensier, gaspilleur, qui pressure, qui essore, qui fait rendre gorge.

«La situation est folle et ubuesque mais voilà bien un des dangers de la démocratie lorsque les compétences de l’Etat et ses champs d’intervention légitime ne sont pas encadrés par une Constitution concise et claire.»

Les Britanniques n'ont pas de constitution et leurs institutions sont plus libérales que les nôtres (même si, malgré les années thatcheriennes, ils ont gardé un système social très socialiste).

Je crois que l'illibéralisme est très fortement ancré en France et que la constitution actuelle et les pratiques politiques en sont le symptôme, non la cause, bien que, dans un cercle vicieux, ils se renforcent l'un l'autre..

Hayek écrivit qu'un des drames du libéralisme est d'avoir été propagé par le peuple d'Europe qui avait le moins l'habitude de la liberté.

«On multiplie les tuyaux et les intraveineuses au point que les prétendus remèdes et aides sont sur le point d’achever le malade qui, sans toutes ces interventions, avec un corps en parfaite santé.»

Oh là, malheureux ! Ennemi de la solidarité, affameur de l'exclu, vassal du grand capital, libéral, ultra forcément ultra, vous oubliez le mérite insigne de ce système : il achète à bon compte (puisque c'est aux frais des contribuables) importance, pouvoir et popularité à nos politiciens.


A rapprocher de JF Revel : «La plupart des gouvernements européens, dans leur politiques dites, par antiphrase, “de l’emploi”, s’obstinent à lancer sur l’eau un bateau trop lourd pour flotter. Après quoi, ils se ruinent en remorquages, renflouages, sauvetages pour tenter de remonter le navire à la surface et dédommager les naufragés. La pire des cécités est la cécité volontaire. Non seulement on refuse de prendre acte des réussites du libéralisme quand il réussit, mais on lui impute des malheurs auxquels il est étranger.»

Il est approprié de rappeler la philosophie socialiste selon R. Reagan : «Si ça bouge, taxe ; si ça bouge encore, règlemente ; si ça ne bouge plus, subventionne.»
 
Pour ce qui est des Britanniques, je puis vous dire (y vivant depuis 1986) que la 3eme voie de Blair, c'est plus d'impots pour plus de depenses, sans resultat autre que de ruiner le pays et augmenter les couts de fonctionement de l'etat (80% des depenses supplementaires a servi a augmenter les salaires!).

Bref, c'est pas joyeux en ce moment.

Ici ou en France, le socialisme/etatisme aboutit aux memes resultats. Le seul espoir ici, et il est mince, c'est que la "droite" est quand meme un peu liberale (dans le vrai sens, meme si autoritaire), contrairement a la droite francaise (qui est autoritaire est plus d'etre etatiste).

Le seul espoir, c'est la branlee (excusez le terme, mais c'est exactement ca) que ce sont pris les socialos recemment dans des elections locales et une partielle.

Il y a encore quelques mois, parler de baisses d'impots etait semble t il un anatheme, valant le bannissement et les huees. Et puis les tories ont annonce qu'ils augmenteraient le plafond des droits de succession de facon tres importante, et soudainement, ils sont montes en fleche dans les sondages. Maintenant, meme la gauche parle de baisse d'impots! En France, on appelle encore ca "faire des cadeaux"...
 
"Pour ce qui est des Britanniques, je puis vous dire (y vivant depuis 1986) que la 3eme voie de Blair, c'est plus d'impots pour plus de depenses, sans resultat autre que de ruiner le pays et augmenter les couts de fonctionement de l'etat (80% des depenses supplementaires a servi a augmenter les salaires!)."


Mais franchement !

C'est normal !

Blair est un socialiste !





Que pouvez vous attendre d'autre d'un socialisme que d'augmenter les impots, les déficits, la ruine, le désordre et la pauvrété !

M'enfin ! Fallait pas s'attendre à autre chose d'une politique socialiste !

:-)
 
Ce message a été supprimé par l'auteur.
 
Mais c'est ce qu'on appelle l'énergie du désespoir!
Mais de toute façon, comment attendre de ce personnel politique une autre façon de penser puisqu'ils sortent tous peu ou prou du même moule! Et puis c'est certain, le capitalisme, c'est le mal absolu... c'est bien pour ça qu'ils sont les derniers à utiliser les nouvelles technologies et à profiter des facilités que celles-ci leur offrent!
 
Fisking Tony Blair : un article, en français malgré de titre, expliquant que Tony Blair fait du «managerialisme» et non du libéralisme.

Dans toutes ces questions économico-politiques de haute volée, il est quelquefois bon de se ramener au terre-à-terre.

La vie quotidienne d'un politicien français de quelque importance est d'un luxe inouï : hôtel particulier, souvent classé, personnel dévoué en permanence, escorte, priorités, passe-droits etc ...

Qui voudrait courir le risque de perdre une de ces places dorées ?

C'est à ne pas perdre de vue quand on essaie de comprendre pourquoi les politiciens français sont si opposés au libéralisme.

Le libéralisme, c'est la remise en cause des positions acquises, la fin des petits arrangements entre copains.

Pire, la diminution du nombre de places.

Bref, l'horreur absolue.

De plus, les politiciens sont souvent politiciens parce qu'ils ne sont bons à rien d'autre.(Michael Crichton, descendant d'une longue lignée de scientifiques, explique que, dans sa famille, la politique y est méprisée, car on y fait de la politique quand on est trop bête pour faire des sciences.)

Il ne faut pas oublier quand on entend un politicien déblatérer sur la «solidarité» qu'il y va, certes, du bonheur du peuple, mais aussi de sa voiture avec chauffeur et de son appartement de fonction.
 
Une etude Sofres sur les trentenaires (donc la generation Mitterand) vient de sortir.
A la question "pensez-vous que l'Etat Francais est pas assez/assez/trop present?" 67% des trentenaires repondent pas assez.

Il n'y a aucun espoir dans ce pays, la jeunesse est encore plus etatiste que les aines, evolution qui va a l'envers des autres pays.
 
Je suis trentenaire, ma génération est à pleurer. C'est la génération mitterand, cette enquête confirme que le matraquage de l'éducation nationale, de la tv, a bien fonctionné.

En tant que libéral, je suis un véritable ovni auprès de mon entourage.
 
Ce message a été supprimé par l'auteur.
 
Si j'ai bien compris ce que sont les niches fiscales, je pense qu' entres autres, c'est l'endroit précis ou se trouve toute cette bourgeoisie gauchiste, bien comptent et bien conscient de la complexité des lois derrière lesquelles ils s'abritent, et qui exerce de ce fait "une position dominante". (une variante du monopole).

Je ne sais pas, mais je trouve que la "niches fiscales", c'est bien un truc de gauchistes, mais je me fait peut être des idées, en tout cas, sur quoi je suis d'accord, c'est que les niches fiscales ne devrait pas avoir à exister, car tout cela correspond à une perte d'énergie plus que considérable que l'on pourrait éviter... alors que ceux qui veulent foutre dehors les capitaux, le fassent alors franchement, fin de l'hypocrisie fiscale.

Autrement pour la vison du type qui étranglerait par exemple son entraineur, et qui pousse jusqu'à lui mettre un tuyau pour le faire respirer, est tout à fait juste, cette histoire d'un gasoil à 0.40€, alors qu'il coute aujourd'hui 0.80€ est criante, j'ai vraiment eu la même sensation il y à quelques jours, ce n'est pourtant pas nouveau, mais là, c'est plus criant, c'est plus visible, plus risible. L'avantage de la situation, c'est qu'il y à plus de matière pour la prises de consciences individuelles.

En fait, si on ne permet plus à un type de mettre un tuyau dans la gorge de son entraineur pour continuer de l'étrangler, soit il le tue immédiatement, soit il enlève ses mains...
 
"Le libéralisme, c'est la remise en cause des positions acquises, la fin des petits arrangements entre copains." FBoizard.

Excellent.
 
Chapeau
 
Je souscris sans réserve aux commentaires faits par les uns et les autres.
Je désespère quelque peu lorsque je vois une ministre de la Culture défendre des positions que Jack Lang n'aurait sans doute pas eues et que, de l'autre côté de l'échiquier politique, j'entends une ancienne candidate à la présidentielle parler de bien commun à propos des bénéfices de Total!

La simple idée que l'Homme n'agit généralement que sous la contrainte ne semble pas les atteindre le moins du monde.
Donc, que sur cette base, la hausse des prix des carburants, aussi dramatique qu'elle soit sur le court terme pour certaines professions - j'insiste sur le certaines, au sens de celles qui râlent et non des salariés et autres professionnels libéraux qui se retrouvent avec les mêmes problèmes - est un moyen très efficace de tenter de régler ces questions à moyen et long terme, car ces prix rendent attractifs de nouveaux investissements en économies d'énergie, énergies alternatives et aussi nouveaux champs pétroliers.
Pour une fois, le moins démagogique de tous m'a paru être le Président lorsqu'il a dit : il faut dire aux Français que cela ne va pas s'arranger.
Cette question ne peut pas être résolu à court terme. J'espère seulement que nous sauront faire un effort que nos pères n'ont pas sur faire dans les années 1970 en terme de rigueur et de refus de l'inflation. C'est plus douloureux à court terme, mais plus rentable à long terme. (Là, je reconnais que j'ai un doute).

Pour mémoire, sans premier choc pétrolier, il n'aurait pas été possible d'exploiter les pétroles de la mer du Nord.
Aujourd'hui, avec un baril à plus de $ 100 - donc même en défalquant d'éventuelles spéculations - , il y a de nombreuses énergies qui deviennent rentables et surtout de nouveaux champs pétrolifères que le sont aussi.
D'après certaines connaissances géologique, la méditerranée contient beaucoup de pétrole, mais il faut forer à 7000m et traverser une épaisse et dure couche de sel. Pas rentable avec un baril à $ 25, avec un baril à plus de $ 100 si. La seule condition est de laisser les pétroliers, donc Total, avec leurs bénéfices pour qu'ils puissent réinvestir dans de telles entreprises.

Mais penser que les industriels savent mieux que quiconque ce qui est rentable à long terme est impensable pour tous nos hommes politiques - et beaucoup de Français aussi -.
Il suffit pourtant de regarder l'état des finances publiques françaises pour avoir une idée de la capacité de prévoyance et d'anticipation de nos décideurs...

Cordialement.

PS: chapeau à Franck pour sa phrase
"Le libéralisme, c'est la remise en cause des positions acquises, la fin des petits arrangements entre copains." et idem à Jean-Louis pour sa métaphore du malade.
 
Votre métaphore avec Homer qui étrangle Bart est sympathique, mais pas tout à fait conforme à la réalité.

Car ceux qui réclament des aides ne sont pas ceux qu'on étrangle. Il manque un personnage sur votre dessin : Lisa. Imaginons qu'elle soit à côté de son père et qu'elle lui réclame une friandise. Si Homer lui répond "ok, mais je dois étrangler Bart encore plus fort", Lisa n'en sera pas bouleversée pour autant...

Voici ce qu'on nomme abusivement "solidarité" : faire pressurer les autres par le biais d'un intermédiaire, l'Etat, car le faire soi-même serait trop dangereux.
 
@ ghostdog
exact, il faut souligner le rôle sordide de nombreux intermédiaires (l'état ou des collectivité pseudo publiques se cachent derrière) et tout ça pour que certain ne se salissent pas les mains.
J'ai la chance de revenir de Pologne (Cracovie) et on sent qu'ils y tout compris tout comme j'avais senti cette dynamique en Irlande lors de leur "explosion" libérale.
Un ancien premier ministre parlait avec trémolo de son ancien continent moi je vois un vieux pays et des mentalités de condamnés !
Je suis tombé sur une brève annonçant une possible hausse du salaire de 50% des fonctionnaires pour parer la vie chère, conscient de ma chance mais surtout de mes devoirs j'ai bien envie de la leur cracher à la...
et serai heureux de pas bénéficier de ce nouveaux pillage en règle.
 
Comme je suis à la fois narcissique et généreux :-) je vous renvoie à un vieil article de mon blog sur la micropolitique :

La micropolitique de Madsen Pirie

Le lien dans cet article vers le fichier n'est plus valable mais il suffit de taper dans Gougle "Micopolitique Madsen Pirie" pour le retrouver.
 
Je viens de relire l'article en question écrit en octobre 2006, et ma foi, je suis assez content de moi : la conclusion n'était pas mal vue. (Si je ne me lance pas des fleurs, qui le fera ?).

Bonne journée à tous.
 
@fboizard
je ne vous lance pas des fleurs je vous les offre (cela fait moins mal) mais, de toute manière, vous ne manquez pas de zélateurs.
A lire l'article en question je ne peux que regretter de faire partie du diplodocus étatique et me répéter cette maxime "l'intelligence d'un groupe décroit selon le carré de son nombre..."
 
Citation

"Je décrirais plutôt la globalisation comme la liberté pour mon groupe d'investir où il veut pour le délai qu'il veut, de produire ce qu'il veut, de rechercher ses matières premières où il veut et de vendre ses produits où il veut, en s'embarrassant le moins possible des droits des travailleurs et des accords sociaux."

Percy Barnevik
PDG de ABB, membre du groupe de Bilderberg et de l'European Round Tab
 
Ce message a été supprimé par l'auteur.
 
Ne connaissant pas votre blog à l'époque, je n'avais pas laisser de commentaires, bien que le livre de Maidsen Pirie ait fait le tour du laboratoire de recherche dans lequel je travaillais alors.
Le collègue économiste - un misesien microéconomique avec lequel "on ne peut jamais discuté" , dixit tous le syndicaliste du labo qui voyait systématiquement ses raisonnements détruits - l'a immédiatement adopté.
A titre de lecture - c'est un pavé - il y a le buchanan & Tullock "Calculus of consent" qui montre combien l'échange de voix est au coeur dela régulation étatique.

Cordialement.
 
Oups, désolé pour la grammaire de mon précédent post! Horreur !
 
Mon cher Caccomo,
Vous connaissez sans doute le livre de Serge Audier, récemment paru : "Le colloque Lippmann. Aux origines du néo-libéralisme" (éditions le bord de l'eau, 2008). Je serais curieux de connaître votre opinion sur un ouvrage qui me paraît tout à fait intéressant et qui critique de façon convaincante toutes les approximations des contempteurs de l'ultralibéralisme. Sans prendre parti parti pour le libéralisme économique, le livre est très rigoureux et rend enfin accessible le fameux colloque de 1938, souvent cité mais jamais lu.
Libéralement votre.
 
En effet, Ghost Dog, il manque Lisa, celle qui dicte les canons du politiquement correct, et qui conduira à ce qui les mains de Homer se resserrent de plus en plus dans le même temps qu'il introduira toujours plus de tuyau pour ne pas que Bart soit complètement asphyxié.
Cher gauchiste repenti, j'ai honte, mais je ne connais pas le livre de Serge Audier mais je m'en vais combler cette lacune au plus tôt. Vous remerciant pour vos apports.
 
Pour ceux qui avaient encore le moindre doute sur la valeur inestimable de nos hommes politiques français, Madame Royal a dit selon la dépêche AFP :

« Ségolène Royal s'en est pris de nouveau lundi à Total dont les profits sont, selon elle, un "bien collectif". Dans un communiqué, la présidente socialiste de Poitou-Charentes estime qu'il serait "légitime" que le groupe pétrolier "investisse 80% de ses profits pour préparer l'après-pétrole au service de la collectivité à laquelle elle doit une bonne partie de ces profits exceptionnels". Actuellement, déplore-t-elle, ces profits "vont à la rémunération des actionnaires ainsi qu'à la prospection pétrolière".

Il est vrai qu’il est inadmissible que Total cherche à renouveler ses réserves!

Après la "goinfrerie" de Monsieur Delanoé et la participation « citoyenne »de Monsieur Bussereau…
 
analyse fort bien décrite par frederic bastiat au 19° siecle ( ce qu on voit et ce que l on ne voit pas ) et dont vous transposez le style- avec le talent de pédagogue qui vous caractérise - dans une forme contemporaine
 
C'est marrant de voir Mme Royal demander à une entreprise de remplir un rôle citoyen en payant des impôts (ce qu'elle fait déjà puisque Total paie à elle seule un quart de l'impôt sur les bénéfices) alors qu'elle a tout fait l'an dernier pour échapper au sien en essayant de se soustraire à l'ISF. Elle ferait mieux de dénoncer celui qui se goinfre : l'Etat, avec la TIPP.
 
qui sont les goinfres?
de façon habituelle
relire le deuxième commentaire de FB (fisking...)
 
L'Irlande vient de demander à ce que l'Europe arrête de l'étrangler et la laisse respirer un peu.

Ségolène Royal s'en félicite: elle «prend acte» du rejet par l'Irlande du traité européen de Lisbonne «qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons».

Mais, sans reprendre son souffle, elle demande aussitôt à ce que l'Europe resserre sa prise: elle réclame que la France prenne «une initiative pour mettre en place un gouvernement économique capable de réguler les excès du capitalisme financier".

Un gouvernement économique européen. Il ne nous manquait plus que ça. Le gouvernement économique ne marche pas en France, par conséquent il faut persévérer dans cette voie et l'instaurer au niveau européen.

Les Irlandais ne veulent pas de l'oppression bruxelloise, par conséquent il faut l'intensifier.

C'est Michel Rocard qui disait tout récemment que Ségolène Royal n'avait pas le niveau. Elle n'est pas la seule.
 
L'héritage de mai 68 est très à la mode dans les articles en ce moment, ainsi que la mise en cause de toute une génération.
Mais autant que je sache, Giscard, Miterrand, Chirac ne sont pas de la génération 68 et ils sont les grands responsables de la situation actuelle du pays.
Personnellement, j'ai voté blanc pour un certain nombre de scrutins, faute de candidat représentant mes idées.
Aujourd'hui les choses n'ont pas changé, nous avons toujours le choix entre une technocratie socialiste de gauche et une technocratie socialiste de droite.
"Bonnet blanc et blanc bonnet".

Dans quelques années, vos enfants vont vous demander pourquoi vous, génération sarko, vous n'avez rien fait et pourquoi vous avez laissé la France dans un tel état !
Que répondrez-vous ? ... J'avais un blog.
Je doute que cette réponse leur suffise, car les résultats seront là, .... accablants.
 
"Vos enfants vont vous demander pourquoi vous, génération Sarko, vous n'avez rien fait et pourquoi vous avez laissé la France dans un tel état." (Spartacus)

Ce stupéfiant argument, fort répandu actuellement, est le symptôme sûr de la fin d'une civilisation.

Dans toutes les générations, chez tous les peuples, à toutes les époques, les enfants n'ont jamais "demandé à leurs parents ce qu'ils ont fait [rayez la mention inutile] de leur pays; de la société; du monde; et pourquoi ils l'ont laissé dans un tel état."

D'abord parce qu'ils se seraient pris une mandale dans la gueule, et que leurs parents leur auraient dit: commence par dire merci pour tout ce que nous t'avons apporté.

Ensuite parce que le pays, la société, le monde dans lequel ils arrivaient, ils le considéraient comme une donnée, un fait, une évidence.

Ils considéraient que s'il y avait quelque chose à changer dans le monde -- et bien sûr qu'ils le pensaient --, c'était à eux de le faire. C'était leur mission. C'était même leur raison de vivre.

Et ils n'avaient l'intention de laisser ce soin à personne -- et surtout pas à leurs parents.

Voilà quel est l'ordre naturel du monde et des générations.

Pas en 2008! Pas en France! Pas dans notre société geignarde, hargneuse, paresseuse, arrogante, gorgée de consumérisme, bouffie d'assistanat, repue de drouadlôm et folle de droits-zopposables!

Dans la France de 2008, les enfants arrivent dans la vie adulte vers 28 ans, après avoir été nourris-logés chez papa-maman jusqu'à l'âge où leur ancêtres, pas si lointains, s'éteignaient sur leur lit de mort.

Et ce, après avoir bénéficié de la Sécurité sociale gratuite grâce à des études bidon jusqu'à l'âge ou le Christ mourait sur la croix -- sans compter les réductions "étudiants" ou "jeunes" qui sont désormais accordées à des branleurs ayant atteint l'âge où Alexandre avait déjà conquis la moitié du monde civilisé.

Ces efforts considérables enfin accomplis, ils arrivent en faisant la gueule dans la "vie active", brandissent leur carte d'ayant-droit, mettent les pieds sous la table, et demandent à leurs parents "pourquoi ils n'ont rien fait et pourquoi ils ont laissé le monde dans un tel état".

Et il se trouve des adultes pour les applaudir, mieux: pour les devancer, et pour mettre ces mots dans leur bouche.

Une telle civilisation arrive au bout de sa route. La phase de décadence est déjà derrière nous. Nous en sommes à la préparation active du suicide.
 
Heureusement que les chinois ont bien vu tout ce "mécanisme vicieux" et savent maintenant comment faire pour faire exploser leur activité économique, laisser les individus contracter librement entre eux.

Alors sachons maintenant regarder ce qui se passe en Chine ou acceptons de disparaître.
 
Libéralisateur, excellente émission sur la Cinq cet après midi sur l'explosion de la Chine. Nous avons sérieusement interet à réagir si nous ne voulons pas être emportés. Remarquez, il n'y a pas besoin de compter sur la Chine pour être emportés, les bêtises que nous ferons devraient suffire...
 
Merci Laglute, je ne vais pas la manquer.
Mais comme l'individu par rapport à la collectivité, il en est du sort des nations.
Les autres ne sont que des références de ce qu'il faut faire ou pas. Mais il ne faut que compter sur soi.
L'avenir de la France sera ce que permettra de faire ses institutions. Libérer le potentiel créatif et de travail des français et notre peuple ne craindra aucun des Goliath de ce monde. Empêchez-le au contraire de s'exprimer par un nivelage sur le bas au nom d'un faux égalitarisme et nous ne serons même pas capable de concourir. Le "train du progrès" s'éloignera de nous, sauf pour les individus de rejoindre ces nouveaux Eldorado !
 
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