<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467</id><updated>2012-01-31T18:58:32.437+01:00</updated><title type='text'>Chroniques en liberté</title><subtitle type='html'>Pour partager la réflexion et créer la discussion par-delà les clivages, les frontières et les étiquettes.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>407</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3877479640122565964</id><published>2012-01-18T22:59:00.000+01:00</published><updated>2012-01-18T23:01:31.269+01:00</updated><title type='text'>Réformes et promesses de campagne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans le monde ouvert et turbulent tel qu’on le connaît aujourd’hui, le sens et l’objectif de véritables réformes devraient être une diminution du niveau global des prélèvements tant il est acquis qu’au-delà d’une certaine pression fiscale (le poids des impôts) et sociale (le poids des charges) que nous avons allègrement dépassé, c’est toute l’économie qui risque l’implosion, emportée par de puissants effets d’éviction qui sont l’équivalent économique des trous noirs cosmiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même qu’une dette soutenable est une dette stable, des finances publiques maîtrisées se doivent d’être stabilisées. L’inflation qui ronge insidieusement le pouvoir d’achat, que l’on prétend préserver par ailleurs, provient en dernière instance d’une multiplication des prélèvements. Que ces prélèvements soient directs, indirects ou ponctionnés à la source, ils amputent toujours et seulement le revenu disponible des ménages, produisant le même effet qu’une monnaie dépréciée par l’inflation. En effet, si des prélèvements de toute sorte s’abattent sur votre revenu au moment où on vous le distribue (impôt sur le revenu) ou au moment où vous l’utilisez (taxes), le pouvoir d’achat et les capacités d’épargne sont irrémédiablement compromis. Ce sont alors que les deux principaux moteurs de la croissance – la consommation et l’investissement - qui sont ainsi atteints. &lt;strong&gt;C’est pourquoi si l’on admet que l’inflation est un impôt déguisé, il est tout aussi vrai de considérer que l’impôt est aussi une inflation déguisée.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte, la réforme consiste à baisser cette pression générée par des prélèvements à la dérive. Or pour stopper structurellement la dérive des prélèvements, il faut réduire la progression des dépenses publiques dans la mesure où les prélèvements constituent les recettes publiques permettant de financer les dépenses publiques. Tel est le véritable sens d’une réforme. Or qu’entend-on aujourd’hui ? Pour financer les réformes en cours, il faut s’attendre à une hausse des taxes (ou la création de nouvelles taxes comme la T.V.A. sociale) et des impôts.&lt;br /&gt;Hélas, la progression prévisible des prélèvements est plus le signe inquiétant et la conséquence de l’absence de réformes que de sa mise en œuvre. Encore une fois, nous restons prisonniers de ce contresens qui conduit à considérer que l’équilibre des finances publiques est menacé par la faiblesse de la croissance alors que c’est notre incapacité structurelle à maîtriser les finances publiques qui compromet encore et toujours le retour de notre croissance. Reconnaissons cependant que le gouvernement actuel met tout en œuvre pour éviter une hausse des prélèvements directs, période électorale oblige. Mais qu’en sera-t-il au lendemain des élections ? Il y a fort à parier qu’en l’absence d’une véritable rupture avec les pratiques politiques qui se sont enracinées chez nous depuis plus de vingt années, que le futur président décide de mettre en œuvre de nouveaux prélèvements pour financer sa politique. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3877479640122565964?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3877479640122565964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3877479640122565964' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3877479640122565964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3877479640122565964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2012/01/reformes-et-promesses-de-campagne.html' title='Réformes et promesses de campagne'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2717095357568375078</id><published>2009-11-02T17:01:00.002+01:00</published><updated>2009-11-02T17:06:56.185+01:00</updated><title type='text'>A quoi servent les économistes ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Su8Ck52vszI/AAAAAAAAAlk/wVvu5aczR18/s1600-h/expert-comptable.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399537311269499698" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Su8Ck52vszI/AAAAAAAAAlk/wVvu5aczR18/s200/expert-comptable.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Eternelle question, éternelle polémique : à quoi servent les experts, et plus particulièrement, les économistes ? A l’occasion de l’attribution du prix Nobel d’économie, cette interrogation déclenche à chaque fois la même polémique : l’économie est-elle une science ? Si c’est une science, pourquoi existe-t-il tant d’avis divergents et contradictoires ? &lt;strong&gt;Remarquons au passage que le débat est le propre de la science (et de la politique)&lt;/strong&gt;. On ne discute pas une idéologie ou les commandements d’une religion : on y adhère ou pas, on y croit ou pas ; mais cela ne se discute pas. Les sciences – qu’elles soient naturelles, exactes ou sociales - progressent dans le débat et la contradiction. Car la science est ouverte : ce qui semblait impossible hier peut devenir banal demain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cependant, l’économie est traversée d’enjeux qui la dépassent. L’économiste doit-il pour autant participer aux débats publics au risque d’endosser un discours partisan ou au contraire rester au-dessus de la mêlée et prendre le risque de n’être jamais entendu ou pris au sérieux ? [1]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce débat, déjà très ancien, a débouché en France sur une proposition de réforme de l’enseignement de la science économique face au constat de désaffection par les étudiants des filières de sciences économiques, au profit notamment des filières de formation plus appliquées en gestion et management (qui font le succès des écoles de commerce ou des I.A.E.). La critique majeure concerne l’évolution de la science économique vers une modélisation toujours plus abstraite qu’elle ne devient compréhensible que par les seuls experts alors même que les questions économiques interpellent chaque jour le citoyen. Et justement parce que le débat public baigne de considérations économiques, la science économique se doit d’être compréhensible par l’homme ordinaire, mieux intégrée aux débats publics et plus susceptible d’influencer les politiques [2]. Toutes les sciences utilisent la modélisation mais la modélisation n’est jamais neutre. Pourtant la modélisation oriente la décision et l’on oublie trop souvent que les résultats des modèles sont tributaires des hypothèses que l’on adopte pour les construire.&lt;br /&gt;Or, depuis ses origines, l’économie modélisée se présente le plus souvent comme une technique de planification (à l’instar des matrices Léontieff en U.R.S.S.) ou de régulation, apportant de l’eau au moulin du dirigisme (planification autoritaire) ou de l’interventionnisme (régulation incitative).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par exemple, la théorie contemporaine de la croissance économique s’appuie sur des modèles très élaborés qui mettent en scène un « régulateur bienveillant » dont l’objectif est de corriger les défaillances du marché. On aura compris que l’Etat moderne s’identifie totalement à ce « planificateur bienveillant ». Pourtant, ces modèles reposent sur deux hypothèses cruciales qui tendent à devenir des postulats si l’on n’y prend garde : d’une part, que les défaillances observées sont bien imputables au marché ; d’autre part, que l’agent régulateur bienveillant existe réellement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour peu que l’on étudie sérieusement le fonctionnement de l’économie sur le terrain, l’on mesurera la fragilité de telles hypothèses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les polémiques qui traversent la science économique opposent ceux qui considèrent que la « main invisible » n’existe pas à ceux qui considèrent que le « planificateur bienveillant » est une chimère.&lt;br /&gt;Sans doute faut-il se résigner à admettre que ni la main invisible ni le planificateur bienveillant n’existent, ce qui n’empêche nullement le monde économique de tourner. Et pourtant elle tourne avait dit Galilée en son temps ! Et si le monde économique tourne, il faut bien développer les instruments adéquats pour le comprendre. Ou alors il tournera sans nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Les réflexions de dix économistes sur ces questions déjà bien anciennes ont été réunies dans un ouvrage publié par Daniel Klein, professeur d’économie à Santa Clara University, en Californie sous le titre &lt;em&gt;What Do Economists Contribute ?&lt;/em&gt; New York University Press, 1999.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Lemieux P. « A quoi servent les économistes », &lt;em&gt;Le Figaro-Economie&lt;/em&gt; du 19 janvier 2001. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2717095357568375078?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2717095357568375078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2717095357568375078' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2717095357568375078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2717095357568375078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/11/quoi-servent-les-economistes.html' title='A quoi servent les économistes ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Su8Ck52vszI/AAAAAAAAAlk/wVvu5aczR18/s72-c/expert-comptable.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5815142910094080360</id><published>2009-10-28T14:00:00.003+01:00</published><updated>2009-10-28T14:04:06.116+01:00</updated><title type='text'>De l'origine des revenus</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SuhAfWIAasI/AAAAAAAAAlc/6xjqzsE0e2M/s1600-h/msaidf_1142528444077_MAINTIEN_DU_REVENU.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397635060662823618" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SuhAfWIAasI/AAAAAAAAAlc/6xjqzsE0e2M/s200/msaidf_1142528444077_MAINTIEN_DU_REVENU.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Le revenu global d’un pays est nécessairement la contrepartie de sa production de la même manière que le revenu de Robinson Crusoë est nécessairement le fruit de son labeur et de la plus ou moins grande générosité de la nature. En ce sens, au niveau agrégé de l’économie nationale, le revenu national et le produit national sont deux dimensions d’une même grandeur. Au niveau individuel, le revenu économique est la contrepartie de la contribution de l’agent à l’effort global de production. Dans une économie en nature, le produit et le revenu sont identiques. Dans une économie monétaire, l’agent économique doit recevoir sous forme monétaire l’exacte contrepartie de ce qu’il a produit. Cependant, dans la réalité, l’estimation exacte de cette grandeur est problématique. Si on interroge n’importe quel individu, il estimera toujours que son revenu est insuffisant et qu’il ne gagne pas ce qu’il mérite réellement. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans l’économie moderne, la production est un phénomène socialisé dans le sens où, en raison de la division sectorielle toujours plus fine du travail – entre les entreprises et dans l’entreprise elle-même -, personne ne peut plus produire isolément sans le concours des autres acteurs économiques (privés et publics).&lt;br /&gt;Les principaux acteurs du système économique moderne sont ceux qui apportent les facteurs de production (capital, travail, matières premières, compétences) et ceux qui les combinent à l’intérieur d’une entreprise (l’entrepreneur). La mobilisation des facteurs de production dans l’entreprise donne lieu à la création et à la distribution d’un revenu économique. Ainsi, le processus de production de richesses est dans le même temps un processus de répartition des richesses, sous la forme de distribution directe et indirecte de revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le revenu, qui ne dépend d’aucun effort productif, est considéré comme une rente. Toutes les autres formes de revenu renvoient à un acte économique. Ainsi, les &lt;strong&gt;salaires&lt;/strong&gt; rémunèrent le travail, ce dernier pouvant être manuel, physique et/ou intellectuel. Les &lt;strong&gt;intérêts&lt;/strong&gt; rémunèrent l’apport des capitaux via le système bancaire (financement indirect). Les &lt;strong&gt;dividendes&lt;/strong&gt; rémunèrent l’apport des capitaux via les marchés financiers (financement direct). Ces revenus sont essentiels car sans apport de capitaux, l’activité ne pourrait être financée et aucun emploi ne pourrait alors être créé. Enfin, les &lt;strong&gt;profits&lt;/strong&gt; rémunèrent l’entrepreneur.&lt;br /&gt;A partir du moment où l’on admet que tous ces revenus sont le fruit d’une décision et d’un acte économiques, ils sont tous nécessaires et légitimes. Si un travailleur ne reçoit pas un salaire à la hauteur de sa productivité, il y a un risque de démotiver le travailleur qui pourra quitter l’entreprise à la moindre proposition salariale plus intéressante. Ce turn-over représente un coût pour l’entreprise dans la mesure où un travailleur expérimenté contribue à la performance globale de l’entreprise. Plus le travailleur est compétent, plus il mobilise un capital humain qu’il a dû lui-même acquérir au terme d’un processus de formation souvent long et coûteux. Mais le risque inverse est aussi périlleux de surpayer un salarié en raison d’une mauvaise évaluation de sa compétence réelle.&lt;br /&gt;De la même manière, un acteur économique doit payer des intérêts s’il veut pouvoir emprunter de l’argent, s’il veut être crédible au sens littéral du terme (obtenir du crédit). Honorer le service de la dette fait partie intégrante de la crédibilité qui permet à l’entreprise de lever des fonds. Ne pas payer ses dettes contribue à mettre en péril tout le système d’intermédiation sans lequel on ne pourrait financer l’investissement, ce qui implique de bien évaluer les demandeurs de crédit. C’est pour cette même raison que l’entreprise côtée en bourse doit aussi distribuer des dividendes si elle veut garder la confiance de ses actionnaires, sans laquelle elle ne pourrait augmenter son capital. Les fonctionnaires doivent recevoir un traitement qui reflète leur capacité à faire fonctionner un service public sans lequel l’économie marchande ne pourrait fonctionner (notamment les services liés à la sécurité, la paix et la justice qui garantissent le bon fonctionnement d'un Etat de droit). Dans la mesure où le financement de ces traitements passe par la fiscalité, l’efficacité du service public est une condition essentielle d’une fiscale juste et efficiente. Dans le cas inverse, les agents économiques seront soumis à des prélèvements croissants tout en risquant de faire face à des services publics insuffisants ou défaillants.&lt;br /&gt;Enfin, sans des profits suffisants, aucun entrepreneur ne se lancerait dans ce processus hautement risqué de combinaison et recombinaison des facteurs. Ce processus d’allocation des facteurs au sein d’organisation productive efficiente est pourtant au cœur du fonctionnement même de l’économie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une question essentielle demeure : le législateur est-il en mesure de fixer les salaires, de contrôler les profits, de réguler les taux d’intérêts ou encore les dividendes sans mettre en péril l’équilibre économique duquel émerge nécessairement la formation de toutes formes de revenus ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5815142910094080360?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5815142910094080360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5815142910094080360' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5815142910094080360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5815142910094080360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/de-lorigine-des-revenus.html' title='De l&apos;origine des revenus'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SuhAfWIAasI/AAAAAAAAAlc/6xjqzsE0e2M/s72-c/msaidf_1142528444077_MAINTIEN_DU_REVENU.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1622844360150323229</id><published>2009-10-19T14:02:00.002+02:00</published><updated>2009-10-19T14:06:04.844+02:00</updated><title type='text'>Le complot libéral</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StxVlx_8ZKI/AAAAAAAAAlM/NybmvKYVBjM/s1600-h/387764.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5394280561248068770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StxVlx_8ZKI/AAAAAAAAAlM/NybmvKYVBjM/s200/387764.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les pourfendeurs de la pensée unique ne se rendent-ils pas compte qu’ils sont précisément les agents et les promoteurs de ladite pensée unique ? Qu'ils soient chroniqueurs, humoristes, journalistes, politologues, experts officiels, ils sont partout, sur tous les plateaux de télévision, sur les ondes radios et distillent en permanence la pensée convenue et conformiste qui consiste à réciter tous les couplets de l’antilibéralisme. Se croyant originaux et impertinents, ils se conforment en fait tous au même moule. Ils croient dépasser les bornes et jouent à merveille le rôle de gardien de la pensée conforme. Car le conformiste est anti-libéral.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le milieu académique, c’est encore plus flagrant. Il existe notamment un débat récurrent consistant à dénoncer la formalisation outrancière de la science économique en y voyant le signe de l’hégémonie de la «pensée ultra-libérale». C’est un des traits singuliers de la pensée conformiste que de voir un « complot libéral » partout, notamment camouflé dans les équations des modèles macroéconomiques. Les mathématiques seraient le cheval de troie du grand satan libéral.&lt;br /&gt;Pourtant, le besoin de mesure, de formalisation et d’abstraction de la science économique est en grande partie le résultat de la volonté de planification et d’expérimentation de politiques économiques et de réglementations. Pour prévoir et évaluer les rentrées fiscales liées à l’adoption d’un nouvel impôt, encore faut-il disposer d’un modèle macroéconomique fondé sur des hypothèses très précises. Ceux qui modélisent ont toujours la prétention, pour ne pas dire la vanité, de contrôler les phénomènes économiques et sociaux. Et ils iront jusqu’à s’en prendre aux individus réels si ces derniers ne se comportent pas comme leurs équations l’auraient prévu. Voyez comment le pouvoir politique s’en prend aux restaurateurs qui n’ont pas joué le jeu de la répercussion de la baisse de la TVA dans le prix des menus parce que les modèles avaient sans doute prévu un tel effet. Mais un chercheur ne construit pas un modèle en fonction des résultats qu’il désire ; il se doit de formaliser une réalité qui lui est extérieure et qui échappe à sa volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le programme de recherche actuel de la «nouvelle micro-économie» est d’établir qu’il n'est pas optimal de laisser des individus libres de prendre des décisions en fonction de leurs intérêts privés. Et toute la formalisation est orientée en ce sens. Un chercheur qui tenterait de prendre une direction opposée ne trouverait plus de financement ni de laboratoire d’accueil.&lt;br /&gt;Pourtant, nous sommes à la limite du scientisme car l’intention est contenue dans les hypothèses : exit la main invisible. D’ailleurs, pour le prix Nobel Joseph Stiglitz, si elle est invisible cette fameuse main, c’est probablement qu’elle n’existe pas ! Si les physiciens raisonnaient ainsi, alors les ondes ou les trous noirs n’existeraient pas.&lt;br /&gt;Les manuels modernes d’économie présentent « les défaillances du marché » comme des postulats que l’on ne saurait remettre en question, et qui rendent l’action publique autant indispensable que providentielle. Car c’est bien connu que l’action publique n’est frappée d’aucune de ces défaillances inhérentes à l’action privée… Et l’économiste qui prendrait le risque de prétendre le contraire ne peut plus prétendre faire carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La «nouvelle théorie du commerce international s'inscrit dans cet élan similaire pour démontrer que l’on ne saurait faire confiance au libre-échange pour obtenir des échanges internationaux harmonieux. Il n’aura en effet échappé à personne que les négociations collectives organisées sous l’égide de l’O.M.C., qui voient s’affronter les corporatismes nationaux au risque de dégénérer en guerre économique larvée, constituent un modèle d’harmonie internationale. Rappelons que l’OMC est issue d’une transformation du G.A.T.T. Mais les missions du GATT étaient claires : il s’agissait d’abaisser les tarifs douaniers - ce qui a été accompli essentiellement dans l’industrie - en vue de fluidifier le commerce international. L’OMC prétend « réguler » le commerce entre les nations en imposant des normes qualitatives (environnementales, sociales, sanitaires) qui font ressurgir les tentations protectionnistes. Mais la définition de pareilles normes est bien plus problématique et leur généralisation est perçue par les pays moins avancés comme un protectionnisme déguisé mis en œuvre par les pays développés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pareillement, la «nouvelle économie du travail» montre que le chômage n’est pas le résultat d’entrave au libre fonctionnement du marché. Les théoriciens ont alors inventé le concept de «chômage d’équilibre» selon lequel le chômage résulte du jeu des décisions d’agents rationnels. Il en découle qu’il n’est pas « optimal » pour la collectivité de laisser des individus rationnels s’entendre autour d’un contrat de travail librement négocié en vertu de ces imperfections concurrentielles qui aboutissent à générer du chômage structurel. Là aussi, les négociations collectives encadrées par les partenaires sociaux – qui n’ont qu’un seul leitmotiv : la grève générale - constituent sans doute un modèle qui nous permet d’éviter ce chômage imputable aux forces du marché et il n’aura échappé à personne que le « dialogue social » à la française est un modèle d’harmonie collective. Enfin, la «nouvelle théorie de la croissance» repose sur des modèles dynamiques dits de « croissance endogène » qui font de l’Etat un «planificateur bienveillant» indispensable à la régulation d’ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques exemples montrent que, loin d’assister à une hégémonie de la pensée libérale dans les milieux académiques, c’est à un retour en force des conceptions interventionnistes – relookées sous le vernis de fondements microéconomiques savants et de bons sentiments – que nous assistons depuis plus de 25 ans. Et les derniers prix Nobel d’économie (Stiglitz, Krugman, Williamson et Ostrom) confirment cette tendance lourde. Dans ce contexte, il est pour le moins cocasse de parler de libéralisme triomphant. Le libéralisme recule - et ses ennemis s’en réjouissent - sans doute parce que les hommes ne sont plus à la hauteur des valeurs exigeantes qu’il implique. Les « idiots utiles » nous racontent que le capitalisme n’obéit à aucune valeur ni morale. En fait, l’économie ne fonctionne plus quand les hommes oublient les valeurs qu’une économie de liberté et de responsabilité implique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1622844360150323229?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1622844360150323229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1622844360150323229' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1622844360150323229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1622844360150323229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/le-complot-liberal.html' title='Le complot libéral'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StxVlx_8ZKI/AAAAAAAAAlM/NybmvKYVBjM/s72-c/387764.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3597191641594014060</id><published>2009-10-13T15:15:00.002+02:00</published><updated>2009-10-13T15:18:29.083+02:00</updated><title type='text'>Intelligence économique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StR9sUdJ4oI/AAAAAAAAAlE/1fASGtKNHPQ/s1600-h/cg94_even180_economie_economie_inte.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5392072854228034178" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StR9sUdJ4oI/AAAAAAAAAlE/1fASGtKNHPQ/s200/cg94_even180_economie_economie_inte.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Le directeur de la C.I.A a dit un jour à l’occasion d’une conférence : « le renseignement est le plus vieux métier du monde ». Quelqu’un dans l’assistance lui rétorqua : « non, c’est la prostitution ! ». Alors il répondit : « vous avez raison, mais encore faut-il savoir où sont les prostituées ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis des millénaires, les rois, les reines, les empereurs et les généraux ont cherché à mettre au point des moyens de communication efficaces pour gouverner leur pays ou commander leurs armées. Dans le même temps, ils étaient conscients des risques encourus si leurs messages tombaient entre les mains de l’ennemi. C’est la crainte de ces interceptions qui fut à l’origine du développement des codes et des chiffres, qui sont des techniques utilisées pour déguiser un message afin d’en brouiller le sens. On doit à Jules César le fameux chiffre qui porte son nom.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le souci de confidentialité a entraîné les nations à créer des services secrets, chargés d’assurer la sécurité des communications par l’invention et la mise en œuvre des meilleurs codes possibles. Parallèlement, les décodeurs ennemis s’acharnèrent à briser les codes. Ces activités ont donné naissance aux « services d’intelligence ». Il est remarquable de constater que l’affrontement séculaire entre les concepteurs de code d’un côté et les briseurs de codes de l’autre côté a nourrit une formidable avancées des sciences (notamment des mathématiques) et des techniques. Dans ce domaine aussi, c’est souvent la compétition, voire l’affrontement, qui constitue un puissant stimulant pour la créativité et l’innovation. L’issue de la seconde guerre mondiale a tenu à la capacité des services secrets alliés à briser le système de chiffrage nazi (fondé sur l’utilisation de la machine « Enigma », sans doute la première machine électromécanique à coder).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intelligence économique a donc une origine militaire. L’intelligence militaire fut très tôt basée sur la technique du &lt;strong&gt;cryptage&lt;/strong&gt;. Le cryptage est le seul moyen de protéger notre intimité, ou de garantir aujourd’hui le succès des marchés électroniques. Mais la demande croissante et légitime du public en matière de cryptage – protection de la vie privée – se heurte à la nécessité d’appliquer les lois et d’assurer la sécurité nationale. Le débat autour du secret bancaire illustre ce propos. Le secret bancaire est une aspiration légitime des titulaires de comptes (personne n’apprécie que l’on fouille dans ses comptes au nom de la transparence) et un service fondamental offert par la banque à ses clients de la même manière que le secret médical est ce qui permet de créer une relation de confiance entre le médecin et son patient. Mais le secret bancaire permet aussi de couvrir des activités illicites contre lesquelles les Etats ont le devoir de lutter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des décennies, la police et les services secrets ont utilisé des écoutes pour déjouer les plans des terroristes ou lutter contre la criminalité organisée, mobilisant des techniques de plus en plus sophistiquées dont l’Etat avait le monopole. Mais les hommes de pouvoir peuvent invoquer la raison d’Etat pour pratiquer des écoutes bien illégitimes et détourner ces outils à des fins personnelles. C’est pourquoi les défenseurs des droits individuels poussent à l’usage répandu du cryptage pour préserver l’intimité de nos vies privées. Pareillement, les entreprises (notamment les banques) réclament un cryptage sûr pour le développement de leurs propres réseaux d’informations et pour protéger leurs informations sensibles. Ainsi, les acteurs privés peuvent disposer librement des outils autrefois réservés aux seuls services secrets.&lt;br /&gt;De leurs côtés, les forces de l’ordre font pression sur les gouvernements pour qu’ils restreignent l’usage privé du codage. Au nom de la lutte contre le blanchiment de l’argent sale ou de la fraude (évasion ?) fiscale, les services du fisc défendent des arguments similaires.&lt;br /&gt;Il y a toujours un arbitrage difficile : à quoi attribuons-nous le plus de prix, au respect de notre vie privée ou à une police (une sécurité) plus efficace ? On retrouve le dilemme plus fondamental entre liberté et sécurité qui reste un équilibre toujours précaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les militaires considèrent que la première guerre mondiale fut la guerre des chimistes, parce que le gaz moutarde et le chlore y furent employés pour la première fois. De la même manière, la deuxième guerre mondiale avait été celle des physiciens, en raison du recours ultime à la bombe atomique. S’il devait y avoir une troisième guerre mondiale, elle serait la guerre des mathématiciens, dans la mesure où ces derniers contrôleront la prochaine arme de guerre déterminante : l’information. En tout cas, l’information est déjà l’argument de la compétition économique et l’instrument de l’intelligence économique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3597191641594014060?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blog.latribune.fr/blogpascal/' title='Intelligence économique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3597191641594014060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3597191641594014060' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3597191641594014060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3597191641594014060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/intelligence-economique.html' title='Intelligence économique'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StR9sUdJ4oI/AAAAAAAAAlE/1fASGtKNHPQ/s72-c/cg94_even180_economie_economie_inte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6564101518096511900</id><published>2009-10-07T16:54:00.002+02:00</published><updated>2009-10-07T17:02:56.577+02:00</updated><title type='text'>Et l'homme dans tout cela ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Ssyr5hnXQAI/AAAAAAAAAk8/lwXXCAz7qxQ/s1600-h/wire_visage_56.png"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389871858820005890" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Ssyr5hnXQAI/AAAAAAAAAk8/lwXXCAz7qxQ/s200/wire_visage_56.png" /&gt;&lt;/a&gt;Dès que l’économiste tente d’ouvrir la bouche, on lui renvoie immanquablement à la figure « &lt;em&gt;et l’homme dans tout cela ! &lt;/em&gt;» ou encore « &lt;em&gt;vous évacuez la dimension humaine&lt;/em&gt; ». Cet argument est tellement systématique que l’on ne prend même plus le temps de bien écouter l’économiste.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Même si la théorie économique moderne a pris une forme totalement formalisée, il ne faut pas oublier qu’elle reste une science humaine par excellence. D’ailleurs, le langage mathématique est aussi le propre de l’homme (et il imbibe les disciplines les plus diverses comme l’architecture, la musique, la peinture ou la physique). Cependant, l’objet d’étude de l’économie ne saurait être un atome désincarné.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’économie s’intéresse à l’homme, en prenant notamment en compte ce qu’il y a de plus fondamental dans la condition humaine : la conscience de soi (rationalité, décision, apprentissage), la capacité à innover et créer (c’est quasiment unique dans le monde vivant) et enfin l’appropriation : le sentiment de posséder légitimement les fruits de son travail&lt;/strong&gt;. Toute organisation sociale ou politique qui ne tient pas compte de ces dimensions, ou qui prend les risques de les neutraliser, devient totalitaire, et donc littéralement inhumaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La conscience de soi implique la prise de conscience de sa propre mortalité&lt;/strong&gt;. On se rend compte que notre temps est compté, donc il faut faire des choix. D’où la division du travail qui implique l’échange (ce qui oblige l’homme à vivre en société). C’est de cette prise de conscience qui vient la rareté, et donc la valeur, et les prix. Les prix ne sont que la traduction chiffrée du fait qu’il nous faut faire des choix (à quel prix), ce qui conduit à hiérarchiser nos priorités. En ce sens, l’argent c’est du temps (et non l’inverse). Le pouvoir d’achat, c’est le pouvoir d’acheter le temps des autres, car je ne peux pas tout faire tout seul (sauf à réduire considérablement mon niveau de vie). Car je n’ai tout simplement pas assez de temps devant moi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La conscience de soi implique aussi la rationalité&lt;/strong&gt;. C’est une caractéristique humaine par excellence. L’araignée tisse sa toile en obéissant à un programme génétique. Le papillon de nuit se jette dans le feu, l’autre papillon le suit et se jette aveuglément. L’homme ne sait rien faire a priori, si ce n’est apprendre. S’il met le doigt dans le feu, il se brûle et en retire donc une information : c’est l’apprentissage. Il inventera une torche. C’est par l’apprentissage que le pré-homme a acquis la maîtrise du langage, des outils, de l’agriculture, de la chasse, qu’il est devenu homo sapiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme est un créateur, un innovateur. L’araignée tisse toujours la même toile depuis des millions d’années. L’homme apprend sans cesse, et en apprenant, il innove sans cesse. Le premier homme a du se sentir bien démuni, bien handicapé face à la férocité des fauves, la vitesse des antilopes ou la puissance des mammouths. C’est ce handicap qui l’a poussé à innover. Car l’homme est le seul à détenir cette aptitude, qui lui permet d’apprendre pour s’adapter, transformant un handicap en innovation. La théorie économique en devenant une théorie de la croissance (&lt;em&gt;La Richesse des Nations&lt;/em&gt;, l’ouvrage fondateur d’Adam Smith), en s’intéressant à la dynamique de l’économie, a mis l’innovation au cœur de ses analyses.  Car n’oublions jamais que ce n’est pas la pauvreté qu’il s’agit d’expliquer (la pauvreté, c’est l’état naturel qui s’impose à l’homme), mais la richesse qui est contre-nature, qui est exceptionnel (et que l’on peut perdre si l’on ne comprend plus comment fonctionne l’économie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Enfin, le sentiment de propriété est lié à la conscience de soi&lt;/strong&gt;. L’homme a spontanément senti qu’il était le propriétaire légitime des fruits de son travail. En partant à la chasse pour chercher sa nourriture, l’homme mettait sa vie en jeu. Il pouvait lui-même devenir le gibier de prédateurs plus dangereux.&lt;br /&gt;Ainsi, lorsqu’il revenait sain et sauf avec du gibier, il l’avait payé en prenant le risque (le prix du danger et de sa sueur). L’appropriation découle de l’énergie dépensée dans le travail et du risque encouru à cette occasion. Ce sentiment légitime et naturel de propriété est un des éléments qui conditionne grandement les choix et les comportements des individus. Ainsi, les systèmes politiques qui respectent et protègent le droit de propriété encourage les gens à produire des richesses. Bien-sûr, pour protéger la propriété, il faut un environnement juridique et institutionnel adapté (contrat, justice, police), et donc un certain environnement en termes de biens publics. Pour financer ce bien public, il faut donc prélever des impôts dans une certaine mesure. &lt;strong&gt;Ces impôts seront justes et légitimes dans la mesure où ils permettent de financer un appareil permettant de protéger le fruit du travail. Ils seront par contre ressenti comme une spoliation à partir du moment où les impôts pillent les fruits du travail eux-mêmes&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En ce sens, la propriété est intimement liée à la liberté&lt;/strong&gt;. Dans la mesure où l’esclave ne s’appartient pas lui-même, les fruits de son travail ne lui appartiennent pas. Il est dégradé de sa condition d’homme libre. Or, l’homme est par nature un être libre dans la mesure où ses choix vont grandement dicter sa vie. Les animaux agissent par instinct, les hommes doivent faire des choix. Dans les pays totalement collectivisés, où la propriété privée n’est pas autorisée, les hommes sont libérés du fardeau et de la responsabilité de devoir faire des choix : parce qu’ils ne maîtrisent plus leur vie. Ils ne sont plus libres. C’est le propre des sociétés totalitaires dans lesquelles l’économie est totalement planifiée et contrôlée par l’Etat ou le Parti unique. Mais ces sociétés se heurtent à une aspiration profonde, ancrée au cœur de la condition humaine : l’être humain ne peut se passer de la liberté, et donc de la propriété de soi, et donc de la propriété des fruits de son travail. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’où l’idée centrale d’une Constitution dans les pays libres : protéger l’individu des risques d’abus de pouvoir par l’Etat. Protéger la démocratie d’elle-même : après tout, Hitler est arrivé au pouvoir &lt;em&gt;démocratiquement&lt;/em&gt;. Or, la loi de la majorité est une loi dangereuse dont il faut précieusement cantonner l’application (c’est donc à la Constitution de fixer les règles du jeu). On ne saurait généraliser la démocratie dans l’entreprise, à l’université, ou dans les familles sans propager du même coup le chaos. &lt;strong&gt;Il se trouve que la réflexion sur les droits de propriété, les incitations, les signaux du marché, la frontière entre biens publics et biens privés est un aspect essentiel de la théorie économique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;On le voit, l’homme dans ses aspirations les plus grandes, mais aussi parfois les plus contradictoires, est au cœur de la réflexion économique. Encore faut-il se donner la peine de bien comprendre toute la portée de ses enseignements.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6564101518096511900?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6564101518096511900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6564101518096511900' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6564101518096511900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6564101518096511900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/et-lhomme-dans-tout-cela.html' title='Et l&apos;homme dans tout cela ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Ssyr5hnXQAI/AAAAAAAAAk8/lwXXCAz7qxQ/s72-c/wire_visage_56.png' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5016144080655392641</id><published>2009-09-28T16:32:00.001+02:00</published><updated>2009-09-28T16:33:56.779+02:00</updated><title type='text'>La dictature du marché</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SsDJPrLFh6I/AAAAAAAAAk0/I9PEK92MRmc/s1600-h/offre-demande.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 150px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386526425459558306" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SsDJPrLFh6I/AAAAAAAAAk0/I9PEK92MRmc/s200/offre-demande.gif" /&gt;&lt;/a&gt; Personne n’aime la « dictature du marché ». Pourtant, c’est une loi cruciale de l’économie. Personne n’aime vieillir, pourtant c’est une loi de la vie.&lt;br /&gt;La dictature du marché est cependant préférable à la dictature du producteur ou même à celle du consommateur (sans parler de la dictature du prolétariat). Car la loi du marché, c’est la loi de personne car tout le monde y participe à sa manière. &lt;strong&gt;Neutraliser la loi du marché, c’est donc privilégier un côté du marché au détriment de l’autre&lt;/strong&gt;. Mais au nom de quoi un côté serait-il plus légitime que l’autre ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En effet, si le producteur avait tout pouvoir, alors il nous imposerait ses volumes de production, sa qualité et ses prix, sans que le consommateur ait son mot à dire. C’est le pouvoir de monopole qui est une position dominante, qui débouche toujours sur un abus de position dominante. Certes, il revendiquerait un prix « raisonnable » pour se garantir des revenus « raisonnables ». Mais qu’est-ce qui pourrait limiter sa raison et freiner ses ambitions s’il ne rencontre pas l’obstacle de la concurrence ? &lt;strong&gt;Ainsi, si l’on privilégie la loi du producteur, on sombre dans la surproduction&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Mais, la loi du consommateur n’est pas plus préférable. Si l’on écoute le consommateur, il voudrait consommer la meilleure qualité possible au prix le plus faible, voire sans payer du tout. Telles sont bien les exigences de l’usager du service public. S’il avait tout pouvoir, le consommateur serait pareil à un enfant capricieux. Après tout, pour certains biens qui ne sont pas comme les autres et dont la liste s’allonge sans cesse, le consommateur voudrait les meilleurs services du monde sans débourser un sou, à l’instar de ce qui se passe dans la santé, la justice ou l’éducation. Mais si le consommateur ne paie rien, les producteurs ne pourront être rémunérés de sorte que les producteurs n’offriront rien. &lt;strong&gt;Ainsi, si l’on privilégie la loi du consommateur, on s’installe dans la pénurie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché existe précisément pour sortir de cette impasse dans laquelle on a vite fait de retomber à partir du moment où l’on cherche à contourner les lois du marché. Et c’est à ceux qui prétendent qu’il existe une autre voie d’en apporter la preuve. Car si le marché n’est pas parfait (rien n’est parfait en ce bas monde), il a le mérite d’exister, ce qui n’est pas la moindre de ses qualités.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5016144080655392641?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5016144080655392641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5016144080655392641' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5016144080655392641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5016144080655392641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/la-dictature-du-marche.html' title='La dictature du marché'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SsDJPrLFh6I/AAAAAAAAAk0/I9PEK92MRmc/s72-c/offre-demande.gif' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3198574387695748149</id><published>2009-09-23T09:04:00.004+02:00</published><updated>2009-09-23T15:46:31.484+02:00</updated><title type='text'>Arnaques et trahisons</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrnIlWmJORI/AAAAAAAAAks/Ujn2PHt7LYU/s1600-h/44008787.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5384555373544421650" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 127px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrnIlWmJORI/AAAAAAAAAks/Ujn2PHt7LYU/s200/44008787.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les escapades de DSK au FMI, les tribulations de Julien Dray, les relations dangereuses entre le PS et l’UNEF, les urnes bourrées du PS et, dans le passé, les chaussures de Roland Dumas, les écoutes illégales de François Mitterrand ou les milliards partis en fumée d’une banque française nationalisée par la gauche. Comme le pense tout haut Daniel Cohn-Bendit, arnaques et trahison font la tradition du PS, et le titre d’un livre qui ne manque pas de faire du bruit.&lt;br /&gt;On me rétorquera que l’on peut trouver la même chose à droite. J’en conviens aisément car le pouvoir corrompt. Mais quand les magouilles viennent de la gauche, ces pratiques sont d’autant plus inexcusables que les hommes et femmes politiques de gauche se font toujours les champions de la vertu et de la bonne conscience, toujours prêts à donner aux autres des leçons de morale citoyenne tellement ils sont persuadés de détenir le monopole des valeurs. C'est un peu comme ces étudiants de l'ultragauche qui arrachent les affiches de leur adversaire en nous administrant des leçons de tolérance démocratique. Les magouilles à droite ne sont pas plus excusables pour autant.&lt;br /&gt;C’est pour limiter ces dérives, inhérentes à la conquête du pouvoir, que la philosophie libérale se montre particulièrement attachée au principe de la séparation des pouvoirs. Par exemple, il ne faut pas mettre entre les mêmes mains le pouvoir de lever des impôts et le pouvoir de créer de la monnaie. Le pouvoir déprave celui qui en abuse et l'abus du pouvoir monétaire déprécie la monnaie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est en ce sens que la philosophie libérale est un humanisme. Elle ne se fait pas trop d’illusion sur l’homme : il est capable du meilleur surtout s’il vit dans un environnement qui le pousse à tirer le meilleur de lui-même, sinon il peut être capable du pire. Et le pire nait souvent de l’excès de pouvoir [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant ce constat, comment croire les responsables politiques de tout bord quand ils nous exhortent de « moraliser le capitalisme » ? Il faudrait, avant toute chose, moraliser le monde politique. Cependant, ces pratiques, inextricablement liées au fonctionnement interne des partis politiques, posent un problème de fond à l’heure où le principe de régulation revient dans toutes les bouches. Car qui seront les régulateurs sinon des personnes issues précisément de ces organisations dont on peut penser que seuls survivront et parviendront au sommet ceux qui auront été plus agiles que les autres ? Les pourfendeurs de la loi du marché dans le monde économique sont aussi ceux qui sont les acteurs d’une compétition autrement plus effroyable et impitoyable qui n’obéit à aucune règle sinon celle du « pas vu, pas pris ». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a cependant une différence énorme entre le système politique français et le système politique américain. Aux USA, si un homme politique est pris en flagrant délit d’arnaques, sa carrière est finie et il devra se retirer de la scène politique. Ce fut le cas de Nixon après l’affaire du Watergate ou, plus près de nous, de Bill Clinton. Et les médias réellement indépendants sont à l’affût de ces dérapages. Ce processus de sélection n’existe pas chez nous de sorte que la confiance entre les électeurs et les élus n’existent plus tandis que la classe politique peine à se renouveler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Dans la sphère économique, le pouvoir de production des entreprises est borné pour le pouvoir de choix – le pouvoir d’achat au sens fort du terme – des consommateurs que permet la concurrence. Bien-sûr, les producteurs aimeraient imposer leur prix aux consommateurs et déterminer ainsi leur revenu, et c’est pourquoi personne n’aime la concurrence, surtout pas les producteurs toujours à l’affût de marchés captifs. Et nous sommes tous producteurs. Pourtant, en tant que consommateur, personne n’aime voir son choix contraint ou limité. Et nous sommes tous consommateurs. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3198574387695748149?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3198574387695748149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3198574387695748149' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3198574387695748149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3198574387695748149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/arnaques-et-trahisons.html' title='Arnaques et trahisons'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrnIlWmJORI/AAAAAAAAAks/Ujn2PHt7LYU/s72-c/44008787.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8809597421056055468</id><published>2009-09-19T18:37:00.002+02:00</published><updated>2009-09-19T18:45:00.141+02:00</updated><title type='text'>Consommation collective ou les pièges de la gratuité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrUJprGZUgI/AAAAAAAAAkk/PmJBxy9zZKk/s1600-h/pression+fiscale038.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383219541140132354" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 96px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrUJprGZUgI/AAAAAAAAAkk/PmJBxy9zZKk/s200/pression+fiscale038.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le gouvernement actuel, tout comme ses prédécesseurs, est à l’affût de la moindre rentrée fiscale tellement il peine à contenir les dépenses publiques. En ce domaine, on fait feu de tout bois. Si l'’évasion fiscale en Suisse est montrée du doigt, l’épargne des français est particulièrement visée avec la proposition de surtaxer les revenus de l’épargne. Ce n’est pourtant pas en tarissant la pompe à capitaux que l’on relancera l’économie. Qu’on l’appelle capitaliste ou pas, l’économie aura toujours besoin de capitaux privés pour nourrir les investissements productifs qui fondent toute relance durable et saine. Si les financements publics sont nécessaires, ils ne doivent pas se faire au détriment de l’investissement privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a toujours un grand danger pour les responsables politiques à s’avancer sur le terrain économique. Il y a en effet une chose fondamentale qui semble échapper à l’opinion commune : &lt;strong&gt;plus la sphère des biens gratuits s’agrandit, et plus la vie est chère et l’économie fragilisée&lt;/strong&gt;. Il n’est pas aisé d’admettre que la gratuité généralisée rend la vie chère. Mais ce n’est qu’un paradoxe apparent : comme la gratuité n’existe pas, c’est que l’inflation est forcément déguisée ou que les prélèvements sont eux-mêmes camouflés pour être rendus « indolores ». Ils n’en restent pas moins des prélèvements : ce n’est pas parce que l’on ne sent plus le goût du poison que ce n’est plus du poison.&lt;br /&gt;Que sont en effet les biens et services dits « gratuits » ? Ce sont finalement tous ces biens et services extrêmement coûteux que l’on veut faire payer par les autres (et les autres font le même raisonnement) comme l’éducation, la santé ou la retraite. C’est ce qu’on appelle la consommation collective. Mais qu’est-ce que la consommation collective ?&lt;br /&gt;Imaginez que, lorsque vous consommez de l’électricité, c’est votre voisin qui reçoit la facture parce que vous avez piraté son compteur. Ce que vous ne savez pas, c’est que votre voisin a fait la même chose à votre insu. La conséquence est un dérapage de la dépense qui entraîne à son tour un dérapage des prélèvements pour régler la facture collective. C’est ce processus de déresponsabilisation qui explique les dérives récurrentes du budget de la sécurité sociale et de l’Etat.&lt;br /&gt;Comme le pouvoir d’achat des ménages est dévoré par la montée des prélèvements de toute sorte, les ménages demandent de plus en plus de biens et services « gratuits » et le domaine de la consommation collective s’agrandit encore, celui-là même qui est à l’origine de l’inflation des prélèvements. &lt;strong&gt;Autrement dit, nous tirons tous sur la corde qui nous étrangle&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Les ménages ne s’aperçoivent plus que c’est précisément ce processus qui ronge leur pouvoir d’achat car les prélèvements leurs sont occultés. En effet, les responsables politiques s’efforcent de rendre les prélèvements « indolores », ce qu’il convient précisément de ne jamais faire si l’on veut que les gens réagissent, si l’on veut inverser les comportements et stopper le processus. Ainsi, les prélèvements sociaux sont retenus à la source (charges, RDS ; CSG) d’où l’illusion de gratuité des biens et services sociaux tandis que les prélèvements fiscaux basculent sur la fiscalité indirecte (TVA) d’où l’illusion de gratuité des biens et services publics.&lt;br /&gt;On ne voit plus dans quelle proportion l’Etat prélève du revenu pour financer les biens dits « gratuits ». On ne voit plus que cette proportion devenue énorme est de nature à briser les ressorts de la création des richesses. &lt;strong&gt;Pourtant, malgré cette masse croissante de prélèvements, le secteur public n’a jamais assez de moyens si l’on en croit ses représentants, notamment parce que l’Etat élargit sans cesse le champ de ses prérogatives en nourrissant un processus de collectivisation particulièrement inquiétant&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’origine, l’argent public, c’est d’abord la part de la richesse privée que le ménage consent à laisser à la collectivité. C’est ainsi que les choses furent inscrites dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Celle-ci énonce au passage les droits et devoirs du contribuable car contribuer au bien commun consiste précisément à faire acte de citoyenneté. Aujourd’hui, on assiste à une inversion des termes : l’argent privé, c’est la part de la richesse que l’Etat consent à ne plus nous prendre, c’est ce qui reste lorsque les contributions publiques ont été acquittées. Au nom d’une conception démagogique du « social » et de solidarité, et sur fond d’ignorance impardonnable – voire de négation même - des lois de l’économie, tous les gouvernements ont étendu la sphère de la gratuité sans dire que la gratuité est un concept qui nous coûte cher à tous.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8809597421056055468?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8809597421056055468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8809597421056055468' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8809597421056055468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8809597421056055468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/consommation-collective-ou-les-pieges.html' title='Consommation collective ou les pièges de la gratuité'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrUJprGZUgI/AAAAAAAAAkk/PmJBxy9zZKk/s72-c/pression+fiscale038.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6089300007686167130</id><published>2009-09-16T09:30:00.002+02:00</published><updated>2009-09-16T09:32:47.764+02:00</updated><title type='text'>Quand la lucidité économique se cache dans le polar</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrCUTIN7cEI/AAAAAAAAAkc/SAPsuARuyYk/s1600-h/168650_2697297.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381964611052073026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 121px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrCUTIN7cEI/AAAAAAAAAkc/SAPsuARuyYk/s200/168650_2697297.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On ne compte plus les ouvrages prétendument sérieux qui saluent le retour de Marx ; ils pullulent dans les rayons des librairies universitaires. Il y a bien longtemps que je n’attends plus d’éclairage pertinent de la part de ce type de livres dont les auteurs pensent que le degré d’intelligence se mesure à la capacité de dénigrement. Je préfère me ressourcer dans les grands auteurs qui ont fait la splendeur passée de la pensée économique. Puis, pour me divertir, j’apprécie de me jeter dans un roman. Et je ne pensais pas trouver dans un polar une analyse économique limpide que j’ai peine à retrouver chez les pourfendeurs du capitalisme, qui mélangent tout tellement leur haine l’emporte sur la raison.&lt;br /&gt;Mais les progrès de la science ne sont-ils pas en partie redevables à la science-fiction ? La science n’a-t-elle pas progressé grâce à l’imaginaire, terreau de l’innovation ?&lt;br /&gt;En tout cas, je ne peux résister à la tentation de reprendre intégralement les propos lumineux que Tom Clancy met dans la bouche d’un de ses personnages de roman :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Nous avons tous en mémoire les campagnes électorales pour le Congrès. Les candidats nous disaient : « votez pour moi, parce que pour chaque dollar d’impôts prélevé, un dollar et vingt cents reviennent à ce district. » Vous rappelez-vous ces promesses ?&lt;br /&gt;Mais ils oubliaient de vous dire un certain nombre de choses. Primo, qui a jamais prétendu que vous dépendiez du gouvernement, d’un point de vue financier ? C’est le contraire : le gouvernement n’existe pas si vous ne lui donnez pas votre argent. Secundo, le déficit du gouvernement signifie que chaque district reçoit plus en subventions fédérales qu’il ne verse en impôts fédéraux, je veux dire en impôts fédéraux directs. Ceux-là même que vous pouvez voir. Donc ces candidats se vantaient de dépenser davantage d’argent qu’ils n’en avaient. Si votre voisin vous avoue qu’il tire des chèques sur votre compte personnel, vous ne pensez pas que vous allez prévenir la police ?&lt;br /&gt;Nous savons tous que le gouvernement prélève plus que ce qu’il donne. Mais il s’en cache bien. Le déficit du budget fédéral signifie que chaque fois que vous empruntez de l’argent, cela vous coûte plus cher que ça ne devrait. Et pourquoi donc ? Parce que le gouvernement emprunte lui-même tant d’argent que ça fait monter les taux d’intérêt.&lt;br /&gt;Et donc, mesdames et messieurs, chaque mensualité pour une maison ou pour une voiture, chaque paiement par carte de crédit est aussi un impôt. Et le gouvernement vous offre parfois un avantage fiscal sur les intérêts de vos emprunts. C’est gentil de sa part ! Il vous l’offre sur des sommes que vous n’auriez pas dû payer, et ensuite il vous dit que vous récupérez davantage que ce que vous avez versé !&lt;br /&gt;Quelqu’un, ici, est assez crédule pour gober ça ? Mesdames et messieurs, je ne suis pas un politicien et je ne suis pas ici aujourd’hui pour soutenir l’un ou l’autre de vos candidats aux sièges vacants de la Maison du peuple. Je suis simplement là pour vous demandez de penser un peu à tout cela…&lt;/em&gt; » in &lt;strong&gt;Tom Clancy, Sur Ordre, Tome 2, page367-368&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même veine, le roman de Michael Crichton, intitulé « &lt;em&gt;Etat d’urgence&lt;/em&gt; », met en scène une intrigue qui est un prétexte pour jeter un pavé dans le débat – mais le débat est-il encore possible ?- autour de réchauffement climatique. En effet, pour les écologistes, la question du changement climatique n’est plus une hypothèse mais un postulat ! Par définition, un postulat ne se discute pas. Et l’opinion de s’aligner… Les éléments que Crichton introduit dans ses dialogues renvoient tous à des documents scientifiques réels, référencés et publiés dans les revues académiques reconnues (bibliographie à l’appui). Mais ce n’est qu’un roman. Dans le passé, un certain Jean de La Fontaine devait mettre en scène des animaux pour tenter de faire passer des vérités qui n’étaient pas bonne à dire à ses contemporains.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6089300007686167130?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6089300007686167130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6089300007686167130' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6089300007686167130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6089300007686167130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/quand-la-lucidite-economique-se-cache.html' title='Quand la lucidité économique se cache dans le polar'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrCUTIN7cEI/AAAAAAAAAkc/SAPsuARuyYk/s72-c/168650_2697297.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5474886321259248343</id><published>2009-09-13T22:56:00.001+02:00</published><updated>2009-09-13T22:58:30.587+02:00</updated><title type='text'>Les apotres de l'intolérance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sq1cyV_wlrI/AAAAAAAAAkU/7heAMPvi5tw/s1600-h/ALeqM5iU81mdMIH8a-MjnVQiYeFX26_8OA.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381059149745395378" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 138px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sq1cyV_wlrI/AAAAAAAAAkU/7heAMPvi5tw/s200/ALeqM5iU81mdMIH8a-MjnVQiYeFX26_8OA.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pourquoi les personnalités de droite s’obstinent-t-elles à tenter de conquérir leur légitimité à gauche, à faire l’ouverture à gauche, à tenter de pactiser avec les apôtres de l’intolérance, les talibans de la bonne conscience. C’est sans doute l’expression persistante du syndrome de la (mauvaise ?) conscience mal-à-droite, ingénieusement exploitée par une gauche autant cynique qu’elle peut être moralisatrice.&lt;br /&gt;Après Frédéric Mitterrand, le ministre du budget Woerth s’est donc rendu à la fête de l’humanité pour participer à un « débat ». Peut-on débattre avec les communistes ? La réponse ne tarda pas : le débat a été annulé au bout d'une demi-heure et les militants se sont mis à entonner L'Internationale. Pendant ce temps, les artistes chantaient sur les scènes de la fête de l’Huma au nom de la tolérance et de la diversité. Bientôt, la fête de l’humanité deviendra comme le salon de l’agriculture, l’endroit où tout le gotha politique devra se rendre puisque les médias y ont élu domicile. Moins le parti communiste a d’électeurs et plus il est populaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les communistes et l’extrême gauche en général obéissent à un schéma de pensée qui interdit précisément de penser, et encore moins de débattre. Rappelez-vous le fameux « &lt;em&gt;on préfère avoir tord avec Sartre qu’avoir raison avec Aron&lt;/em&gt; ». Ils savent cependant entretenir une illusion de débat car ce sont des virtuoses de la parole – de la parlotte ? – comme en témoignent les monologues des intellectuels de gauche ou les AG interminables dans les campus bloqués qui s’apparent à de véritables messes destinées à distiller la bonne parole et à mettre à l’index les hérétiques. La discussion n’est autorisée que si elle reste à l’intérieur de cadres stricts qui sont les piliers de la conscience communiste, tels les commandements d’une religion qui ne souffre aucune dissidence.&lt;br /&gt;Ils ont donc le droit de donner des leçons de tolérance, d’ouverture et de démocratie mais ils ne tolèrent ni la contradiction, ni la liberté d’expression. Comment feindre de s’en étonner puisque tous les pays qui ont appliqué à la lettre le programme communiste sont devenus des prisons ? &lt;strong&gt;Le communisme prône la dictature du prolétariat&lt;/strong&gt;. On ne peut être plus clair. Dans ces conditions, la démocratie est un concept « bourgeois » qu’il s’agira de dépasser à l’occasion de l’effondrement annoncé et espéré du capitalisme.&lt;br /&gt;Sur le campus, les militants d’extrême gauche arrachent les affiches fraîchement collées par les syndicats qui ne partagent pas le même bord. Pourtant, les panneaux d’affichage sont ouverts à tous les syndicats, sans aucune discrimination. En démocratie, oui. Pas dans l’univers communiste. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5474886321259248343?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5474886321259248343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5474886321259248343' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5474886321259248343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5474886321259248343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/les-apotres-de-lintolerance.html' title='Les apotres de l&apos;intolérance'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sq1cyV_wlrI/AAAAAAAAAkU/7heAMPvi5tw/s72-c/ALeqM5iU81mdMIH8a-MjnVQiYeFX26_8OA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4076957380494846855</id><published>2009-09-10T08:36:00.002+02:00</published><updated>2009-09-10T08:37:44.969+02:00</updated><title type='text'>La patate chaude</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqiemwC29OI/AAAAAAAAAkM/y8IL4xtjSFU/s1600-h/s%C3%A9cu033.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 183px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379724143463167202" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqiemwC29OI/AAAAAAAAAkM/y8IL4xtjSFU/s200/s%C3%A9cu033.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Le déficit de l’assurance-maladie va plonger à 9,4 milliards d’euros cette année contre 4,4 milliards en 2008. En réponse, le gouvernement envisage une hausse du forfait hospitalier. C’est aussi dans ce but que la contribution sociale généralisée (C.S.G.) avait été créée en 1990. Mais la création de nouveaux prélèvements conduit à créer de nouveaux droits, surtout lorsque ces prélèvements sont plus ou moins déguisés (car on nous dit que les prélèvements à la source sont « sans douleur »), de sorte que les déficits, loin de se résorber, s’amplifient.&lt;br /&gt;Si gouverner c’est prévoir, notre pays n’est plus gouverné depuis plus de 30 ans. Les différents gouvernements se contentent de reconduire un pacte social imposé par décret à l’issue de la seconde guerre mondiale, et dont les règles du jeu sont contrôlées par des partenaires sociaux qui échappent à toute sanction. Le gouvernement français doit affronter aujourd’hui un problème qu’un autre gouvernement français avait annoncé résolu quelques années auparavant. En tout cas, ce n’est pas faute d’avoir écrit depuis des années qu’il ne servait à rien de boucher des trous en inventant de nouveaux prélèvements ou en augmentant les prélèvements existants, c’est-à-dire en accentuant précisément les causes fondamentales qui conduisent aux déficits structurels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de dire que la santé (ou l’éducation, la culture…) n’est pas un bien – et un service - comme les autres, on finit par le croire. On finit par croire que la santé est un droit acquis, que le système de santé est gratuit, qu’il ne nécessite aucun arbitrage, aucun investissement, aucune formation, aucun effort de recherche. Et on installe les conditions de la pénurie structurelle : l’offre sera tarie, faute d’être entretenue et renouvelée, alors même que l’on déchaîne une demande infinie en promettant la gratuité pour tous ou le remboursement systématique. La lumière du soleil est gratuite parce qu’elle tombe du ciel, ne nécessitant aucune intervention humaine [1].&lt;br /&gt;La collectivité découvre la facture de biens et services que les membres de cette collectivité voudraient obtenir gratuitement. Et cette facture, personne ne veut la voir. Ce serait indécent, antisocial. C’est un peu comme dans le jeu de la patate chaude, chacun veut s’en débarrasser tant elle nous brûle les mains. Personne ne veut voir la facture que tout le monde contribue pourtant à faire grossir. Mais le tapis ne cache plus la poussière aujourd’hui. Et l’on ne voit pas très bien comment l’Etat pourra se porter au secours de la sécurité sociale alors que les comptes publics ne sont pas dans une meilleure situation que les compte sociaux, sauf à réinventer une nouvelle usine à gaz destinée à camoufler un prélèvement supplémentaire, qui ne fera que reporter le problème, mais non le résoudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des biens et services que nous consommons, ou que nous désirons consommer, nécessite d’être pensés, conçus, fabriqués et distribués, autant d’étapes qui nécessitent de l’investissement, du travail rémunéré et de l’activité humaine. Qu’ils soient publics ou privés, cela ne change pas le fait qu’il faudra payer la facture d’une manière ou d’une autre. Soit le ménage paie directement en tant que client, soit indirectement en tant que contribuable ou assuré. La façon dont la facture sera supportée par les ménages n’est pas neutre car si le client est roi, le contribuable a rarement son mot à dire. C’est pourquoi il ne faut pas trop vite se précipiter dans le processus qui consiste à transformer des biens et services privés en biens et services publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[1] Ce n’est plus le cas de l’eau potable ou de l’air pur dont la production nécessite des activités (des industries) de retraitement.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4076957380494846855?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4076957380494846855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4076957380494846855' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4076957380494846855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4076957380494846855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/la-patate-chaude.html' title='La patate chaude'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqiemwC29OI/AAAAAAAAAkM/y8IL4xtjSFU/s72-c/s%C3%A9cu033.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6802191370967597293</id><published>2009-09-04T15:19:00.003+02:00</published><updated>2009-09-04T15:28:49.891+02:00</updated><title type='text'>La sélection à l'université : une nécessaire mise au point</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqEUGHeP6eI/AAAAAAAAAkE/aeubVaRelbM/s1600-h/amphi-d-de-lille-2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377601525374773730" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqEUGHeP6eI/AAAAAAAAAkE/aeubVaRelbM/s200/amphi-d-de-lille-2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Le terme « sélection » est un véritable mot-tabou non seulement à l’université mais dans l’univers de l’éducation nationale. Sa simple évocation déchaîne les passions et les polémiques. Comment souvent, les polémiques surgissent à propos de termes dont la définition est si vague qu’ils finissent par devenir des étiquettes fâcheuses dont la fonction n’est plus de signifier mais de mobiliser et de marquer [1].&lt;br /&gt;Si l’on veut que les masters professionnels délivrés dans nos universités soient reconnus par le monde professionnel, il ne faut pas craindre la sélection, au risque d’encourir le reproche – voir le crime – d’être « élitiste ».&lt;br /&gt;Encore faut-il définir l’élitisme dont il est question ici. &lt;strong&gt;Je suis élitiste dans le sens où je m’intéresse aux étudiants qui veulent s’en sortir et qui s’en donnent les moyens en s’investissant dans leurs études&lt;/strong&gt;. Pour eux, je ferai tout mon possible. Les études sont une chance, les études sont un droit mais elles sont aussi un devoir, surtout quand le coût global de ces études est pour une grande partie pris en charge par la collectivité. L’étudiant est donc redevable envers cette collectivité (et ce n’est pas l’inverse comme le croient trop souvent certains étudiants farfelus). Il peut honorer sa dette en réussissant ces études, concrétisant ainsi les espoirs que la collectivité, ses parents et ses professeurs auront mis en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais je ne suis pas élitiste dans le sens où je considère que ce type d’étudiant peut provenir de tous les horizons et de tous les milieux&lt;/strong&gt;. Il est donc stupide d’avoir des préjugés en la matière. On peut être issu de bonne famille mais être fainéant, stupide ou profiteur. On peut être d’origine modeste et être travailleur, motivé et doué. Mais on peut être aussi de milieux modestes et être néanmoins fainéant, stupide ou profiteur. La condition sociale n’explique pas tout et n’excuse pas tous les comportements. En parfait économiste, je considère que chacun est responsable de ses actes. Il ne faut donc pas réserver l’université à un milieu particulier. En ce sens, la démocratisation des études est une excellente évolution car elle permet d'élargir le panel de sélection. &lt;strong&gt;Mais ouvrir le panel de sélection ne veut pas dire supprimer la sélection.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, si la sélection a priori est condamnable, il existe néanmoins une sélection a posteriori. Aucune discrimination fondée sur la religion, la couleur de la peau, l’aspect physique, la couleur politique ne saurait être légitime ni efficace. &lt;strong&gt;Encore une fois, les talents et les compétences peuvent provenir et surgir de partout&lt;/strong&gt;. C’est pourquoi la Silicon Valley est aussi un véritable melting-pot. Je ne peux pas savoir par avance qui va travailler, qui sera un bon étudiant.&lt;br /&gt;Par contre, il y aura toujours des bons et des mauvais étudiants, des étudiants qui auront travaillé et d’autres pas, ceux qui auront des compétences réelles et d’autres des compétences plus limitées ou inexistantes. C’est pourquoi la sélection s’impose a posteriori mais uniquement sur la base d’une réelle évaluation des compétences et des motivations.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est la condition essentielle pour que les diplômes aient un sens et une valeur effective sur le marché du travail. Et ce n'est un service à rendre à personne que de distribuer à tout le monde des diplômes qui auraient perdu toute valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] &lt;em&gt;C’est aussi le cas du terme « libéral ». Je me suis entendu dire un jour que j’étais "un libéral dans le mauvais sens du terme" tandis que mon interlocuteur était "un libéral dans le bon sens du terme". On oublie que, quand les mots ont plusieurs sens, alors ils n’ont plus de sens.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6802191370967597293?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6802191370967597293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6802191370967597293' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6802191370967597293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6802191370967597293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/la-selection-luniversite-une-necessaire.html' title='La sélection à l&apos;université : une nécessaire mise au point'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqEUGHeP6eI/AAAAAAAAAkE/aeubVaRelbM/s72-c/amphi-d-de-lille-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4391977080952183971</id><published>2009-09-01T10:36:00.003+02:00</published><updated>2009-09-01T10:40:28.262+02:00</updated><title type='text'>Voie sans issue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpzdqJmSVHI/AAAAAAAAAj8/Uv60aRGaysw/s1600-h/frederic_bastiat_1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376415771374277746" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 170px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpzdqJmSVHI/AAAAAAAAAj8/Uv60aRGaysw/s200/frederic_bastiat_1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le prix du pétrole augmente ou le prix des fruits et légumes diminue, les professionnels concernés manifestent, bloquent la circulation ou saccagent des rayons de supermarchés… et le gouvernement lâche des aides à ceux qui sauront se faire entendre en attirant les projecteurs médiatiques. Et il en est de même lorsque survient une intempérie, une épidémie ou autre aléa climatique inévitable.&lt;br /&gt;Comme le gouvernement ne peut se procurer de l’argent qu’en prélevant sur les acteurs économiques, ces aides aboutiront à un accroissement de la charge fiscale contre laquelle se révolteront à nouveau demain les professionnels, les ménages ou les citoyens. &lt;strong&gt;Autrement dit, les français sont en train de s’étrangler eux-mêmes par l’intermédiaire des hommes politiques qu’ils conduisent aux affaires et contre lesquels ils manifestent ensuite&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La situation est folle et ubuesque mais voilà bien un des dangers de la démocratie lorsque les compétences de l’Etat et ses champs d’intervention légitime ne sont pas strictement encadrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez que j’étrangle une personne au point qu’elle parvient à peine à respirer. Constatant qu’elle est sur le point de succomber (alors que j’ai tout de même besoin de lui), je décide d’introduire dans sa bouche un tuyau qui envoie de l’air (une niche fiscale) pour l’aider à respirer. Evidemment, la situation est absurde : il suffirait que je cesse de l’étrangler. Et pourtant, c’est ce que nous faisons collectivement. On multiplie les tuyaux et les intraveineuses au point que les prétendus remèdes et aides sont sur le point d’achever le malade qui, sans toutes ces interventions, avec un corps en bien meilleure santé.&lt;br /&gt;Le corps économique et social de la France souffre d’être martyrisé par un Etat étrangleur lui-même piloté par un gouvernement prisonnier des revendications corporatistes émanant de tout bord. Mais l’inégalable Frédéric Bastiat avait déjà prévu tout cela en dénonçant en son temps les funestes illusions [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Voir &lt;a href="http://bastiat.org/fr/funestes_illusions.html"&gt;http://bastiat.org/fr/funestes_illusions.html&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4391977080952183971?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://bastiat.org/fr/funestes_illusions.html' title='Voie sans issue'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4391977080952183971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4391977080952183971' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4391977080952183971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4391977080952183971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/voie-sans-issue.html' title='Voie sans issue'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpzdqJmSVHI/AAAAAAAAAj8/Uv60aRGaysw/s72-c/frederic_bastiat_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8534116694086847290</id><published>2009-08-29T12:35:00.003+02:00</published><updated>2009-08-29T12:39:30.057+02:00</updated><title type='text'>Qui se ressemble... se déchire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpkEjEUoDEI/AAAAAAAAAj0/A2sbB0DhPAA/s1600-h/photo_1251537353517-1-0-225x149.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375332630745582658" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 132px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpkEjEUoDEI/AAAAAAAAAj0/A2sbB0DhPAA/s200/photo_1251537353517-1-0-225x149.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Olivier Besancenot a créé le nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour rassembler l’extrême-gauche. Il faudrait qu’il nous dise en quoi son anticapitalisme se distingue de l’anticapitalisme du parti communiste. Martine Aubry a pris la direction du parti socialiste pour tenter de rassembler tous les socialistes au sein de ce même parti modernisé. Là encore, tous les leaders du PS se retrouvent pour condamner et fustiger le capitalisme non régulé, mais ils n’arrivent pas à s’entendre pour construire un programme ensemble. Il faudrait aussi qu’ils nous définissent le socialisme car, vidé de son socle idéologique formulé clairement par Karl Marx, ce terme se réduit à une étiquette illisible. Pour avoir étudié les grands auteurs et les textes fondateurs de la pensée socialiste, j’ai cru comprendre que le socialisme était une doctrine par nature anticapitaliste. Alors qu’est-ce qui différencie le NPA, le PC et le PS ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute, les uns sont-ils encore et toujours des révolutionnaires qui croient au grand soir, à l’agonie du capitalisme et à l’avènement brutal d’un monde post-capitaliste tandis que les autres se proposent de réformer, d’encadrer et de réglementer le capitalisme, non de le renverser faute d’une alternative crédible. Mais c’est précisément ce que fait déjà la droite française aux affaires, et c’est bien là le défi pour la gauche française.&lt;br /&gt;Dans le passé, cette dichotomie entre révolutionnaires et réformateurs fut à l’origine de l’éclatement historique de la gauche française entre PS et PC. Cet éclatement a fait lui-même écho à la division qui s’est produite à l’occasion de la révolution soviétique entre mencheviks et bolcheviks. &lt;strong&gt;L’histoire a montré que cette division fut une véritable fracture : pour les révolutionnaires, les réformateurs ne pouvaient être que des traîtres à la solde des bourgeois&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;En 2009, les esprits n’ont guère changé, contribuant à rendre improbable la cohésion d’un PS éclaté et impossible le rassemblement d’une gauche dispersée. En effet, pour l’aile gauche du PS, une alliance avec le Modem serait considérée comme une trahison. Il faut cependant avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que le microcosme libéral est pareillement fragmenté en de nombreuses chapelles lesquelles sont dirigées par ceux qui pensent avoir la vision la plus juste de ce que devrait être un monde en conformité avec l’idéal libéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces divisions fratricides montrent qu’il est plus facile de rassembler les hommes et les femmes en étant contre quelque chose (anti-Sarkozy, anti-mondialisation ou anticapitaliste) que de se retrouver ensemble autour d’un projet commun. La contestation permet d’agglomérer les mécontents et les déçus, c’est-à-dire au fond chacun de nous car nous ne sommes jamais satisfaits de notre propre sort. Tout le monde s’accorde à trouver le monde actuel détestable. Et ce consensus se retrouve à chaque époque : les contemporains n’aiment jamais leur temps présent. Pourtant, à chaque époque, on regarde le passé avec un œil nostalgique et le futur avec un œil apeuré. Qui n’a pas entendu à table, quand les familles se réunissent ou dans les dîners en ville, l’incontournable sentence qui vient clore toute discussion : « &lt;em&gt;le monde ne tourne pas rond, le monde va mal…&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Et c’est vrai que le monde est perfectible car c’est la nature humaine elle-même qui est perfectible et faillible. &lt;strong&gt;La vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue si tout était réglé d’avance dans une perfection qui nous serait imposée et sur laquelle nous n’aurions aucune prise&lt;/strong&gt;. Nous serions telles les fourmis dans la fourmilière, prisonnier d’un ordre social inscrit dans une mécanique génétique. C’est le meilleur des mondes. A force de se plaindre en permanence, c’est bien ce qui risque de nous arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès qu’il s’agit de proposer un monde meilleur, un « &lt;em&gt;monde à visage humain&lt;/em&gt; », chacun a sa petite idée de ce qu’il devrait être. Et bien entendu, personne n’a la même, d’où les ambitions personnelles, la quête du pouvoir politique et les divisions intestines qu’elles engendrent nécessairement, notamment dans les familles politiques qui se proposent de changer le monde. Hitler (au nom du national-socialisme), Staline (bolchévik), Mao ou Pol Pot (au nom du communisme) se croyaient tous bienfaiteurs de l’humanité, ce qui leur a permis de commettre sans le moindre scrupule les pires crimes au nom même de l’avènement d’un monde nouveau et meilleur. La révolution française elle-même a débouché sur une période de terreur. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs car, pour les révolutionnaires, la fin justifie tous les moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il pour autant ne jamais agir ? Evidemment, non. Pour ma part, j’aspire à vivre dans des sociétés au sein desquelles chacun de nous devrait avoir la possibilité de construire son propre « monde meilleur », à son échelle et en fonction de ses propres critères d’épanouissement, sans l’imposer aux autres, l’Etat de droit faisant respecter les règles du jeu et les valeurs communes qui sont inscrites dans la Constitution fondatrice. Il est bien trop risqué de déléguer cette quête du bonheur à un quelconque gouvernement, aussi bien intentionné et honnête soit-il. C’est d’ailleurs pourquoi les pères fondateurs de la Constitution américaine ont pris soin d’y inscrire le droit &lt;em&gt;à la quête&lt;/em&gt; du bonheur, et non le droit au bonheur, qui serait une promesse qu’aucun gouvernement ne peut tenir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8534116694086847290?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8534116694086847290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8534116694086847290' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8534116694086847290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8534116694086847290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/qui-se-ressemble-se-dechire.html' title='Qui se ressemble... se déchire'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpkEjEUoDEI/AAAAAAAAAj0/A2sbB0DhPAA/s72-c/photo_1251537353517-1-0-225x149.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3154170464713204177</id><published>2009-08-26T09:55:00.005+02:00</published><updated>2009-08-26T10:09:12.676+02:00</updated><title type='text'>Le principe de précaution</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpTqxuq9QkI/AAAAAAAAAjk/J77nC518tmQ/s1600-h/Etat+providence+11+05.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 162px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374178395422540354" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpTqxuq9QkI/AAAAAAAAAjk/J77nC518tmQ/s200/Etat+providence+11+05.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Hier le gouvernement nous expliquait qu’il fallait travailler moins pour partager les emplois ; aujourd’hui, il se rend compte qu’il faut travailler plus pour créer de la richesse. Hier le gouvernement nous expliquait que les personnes plus âgées devaient laisser la place aux jeunes actifs, subventionnant les départs anticipés en retraite ; aujourd’hui, il voudrait imposer des quotas d’embauche pour les séniors. Hier le gouvernement voulait limiter l’installation des grandes surfaces ; aujourd’hui, il voudrait inciter l’installation des grandes surfaces. Poussé par les lobbies écologistes, le gouvernement a fait passer des quotas pour développer l’utilisation des biocarburants dans la foulée des accords de Kyoto, quotas qui sont désormais inscrits dans les traités européens (le paquet Climat-Energie). Aujourd’hui, les mêmes sont réticents à produire de l’énergie à partir de denrées agricoles alors que, sur la planète, des populations entières souffrent de la faim. Et je n'ose évoquer le &lt;strong&gt;rapport Teulade&lt;/strong&gt; remis à Mr Jospin, alors premier ministre, qui prévoyait le retour du plein-emploi en France dans un délai imminent, rendant inutile - selon les experts officiellement désignés par le gouvernement de l'époque - toute réforme du système de retraite par répartition... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On pourrait multiplier à l’infini les égarements de cet Etat interventionniste qui prétend réguler l’économie alors que ses représentants n’ont jamais une vision exacte des processus économiques, pensant corriger une erreur en faisant une nouvelle erreur. Bien-sûr, les personnalités qui composent les gouvernements changent par le jeu démocratique. Mais c’est précisément là le risque de politiser l’économie : &lt;strong&gt;ceux qui sont au pouvoir n’ont pas de mémoire et sont poussés à flatter une « opinion publique » qui n’a pas de cervelle (ou dont la cervelle est neutralisée par la propagande moderne)&lt;/strong&gt;. Puis chacun se renvoie ensuite la faute. Il aurait mieux valu ne pas intervenir du tout plutôt que croire qu’une intervention supplémentaire peut corriger les effets destructeurs déclenchés par l’intervention passée.&lt;br /&gt;L’intervention de l’Etat dans l’économie peut se comprendre dans les circonstances exceptionnelles qui appellent des mesures exceptionnelles à l’instar de l’économie de guerre qui appelle un pilotage permanent de l’économie nationale par le gouvernement. Mais la guerre ne doit pas être une situation normale. Ni la crise d’ailleurs. &lt;strong&gt;Pire, la guerre peut résulter d’une intervention permanente de l’Etat dans l’économie : quand l’économie est laissée aux citoyens, il en découle une concurrence bénéfique pour tout le monde. Mais si l’économie devient un champ d’intervention de l’Etat, il en découle des rivalités entre Etats (guerre économique) lesquelles sont toujours les prémisses de conflits plus violents.&lt;/strong&gt; C'est un peu comme la religion qui devrait être une affaire privée : quand elle devient une affaire d'Etat, il en découle des guerres de religions. A certains égards, dès que les doctrines économiques deviennent des enjeux politiques, elles deviennent à leur tour de véritables religions [1].&lt;br /&gt;Certes, en réponse à la crise mondiale en cours, les mesures de relance mises en place par les gouvernements de la plupart des grands pays industrialisés ont permis d'éviter le pire mais elles sont aussi susceptibles de provoquer de nouvelles bulles dans le futur, qui appelleront des corrections comme le craignent déjà un certain nombre d’économistes (scénario en W) [2].&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Imaginez qu’une loi neutralise un marché X. Constatant la pénurie du produit X, le gouvernement impose un rationnement de la consommation tandis qu’il oblige les entreprises à accroitre leur capacité de production. Quelques années plus tard, c’est la surproduction qui éclate puisque les consommateurs ont trouvé des substituts tandis que les investissements produisent leurs effets productifs. Alors le gouvernement se mobilise pour relancer la consommation tandis qu’il impose des quotas aux entreprises pour limiter leur production. Ce changement de cap déboussole en permanence les acteurs économiques.&lt;br /&gt;C'est en fait ce qui se passe dans l'éducation, dans la santé, le logement, l'agriculture, le marché du travail, partout où l'Etat a considéré qu'il pouvait mieux faire que le marché sous le prétexte que ces produits ou services n’étaient pas des marchandises comme les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes des Lumières considéraient qu’il était nécessaire de protéger la démocratie d’elle-même, la quête de la majorité pouvant déboucher sur des programmes politiques toujours plus démagogiques (d’où l’existence des Constitutions). &lt;strong&gt;Et ces programmes conduisent toujours à une extension infinie de l’Etat-Providence laquelle constitue une caricature, sinon une négation, de l’Etat de droit&lt;/strong&gt;. Il faudrait inscrire dans la Constitution un principe de précaution qui dirait en substance : « &lt;em&gt;quand on ne connait pas tous les effets de l’intervention de l’Etat dans l’économie, alors le gouvernement doit s’abstenir d’intervenir dans ces affaires qui relèvent de la sphère privée et de la société civile&lt;/em&gt; ». La volonté d’encadrer les déficits publics afin de stabiliser la dette publique, en fixant une limite constitutionnelle par exemple, procède de cette intention. Après tout, si le gouvernement se permet de rappeler à l’ordre les banques auxquelles il prête de l’argent public, les banques (et autres créanciers) qui financent la dette publique (et les citoyens contribuables) ont sans doute aussi leur mot à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] C'est le cas de la science ou de la connaissance en général. La science ou la connaissance se doit d'être laissée aux chercheurs libres et rigoureux. Dès qu'elle est politisée et détournée pour les intérêts d'un pouvoir politique en place, elle devient propagande. Voir l'affaire Lyssenko en U.R.S.S. Aujourd'hui, la science économique frise le scientisme en développant des modèles sophistiqués qui mettent en scène un Etat régulateur tout puissant (qui détient le modèle du monde) capable de corriger les défaillances du marché.&lt;br /&gt;[2] &lt;em&gt;Ce sont des analyses déjà anciennes développées par les économistes dit post-keynésiens tels Harrod et Domar. Ces derniers ont montré que les politiques de relance de la demande permettent de résorber la crise à court-terme mais en reportant le problème sur les générations futures. En effet, à court-terme, les effets multiplicateurs jouent dans le sens d’un redressement de la demande, mais à long-terme, les effets accélérateurs vont agir sur l’offre, générant à nouveau un décalage global entre l’offre et la demande, résultant précisément des mesures de relance initiale. Bien-sûr, les keynésiens de l’époque en déduisaient que le capitalisme n’étaient pas viables, rejoignant le pronostic marxiste tandis que les libéraux (Von Mises, Hayek) en déduisaient que les politiques économiques n’étaient pas efficaces à terme.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3154170464713204177?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3154170464713204177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3154170464713204177' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3154170464713204177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3154170464713204177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/le-principe-de-precaution.html' title='Le principe de précaution'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpTqxuq9QkI/AAAAAAAAAjk/J77nC518tmQ/s72-c/Etat+providence+11+05.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-893180431480876414</id><published>2009-08-24T10:33:00.002+02:00</published><updated>2009-08-24T10:35:33.406+02:00</updated><title type='text'>Mondialisation</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpJQjy53UFI/AAAAAAAAAjc/nrkSloc1PqU/s1600-h/img36.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 193px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373445881296539730" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpJQjy53UFI/AAAAAAAAAjc/nrkSloc1PqU/s200/img36.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le commerce, qui a enrichi les citoyens en Angleterre, a contribué à les rendre libres, et cette liberté a étendu le commerce à son tour&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voltaire&lt;/strong&gt; (1694-1778)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meilleurs experts et les pires charlatans ont presque tout dit à propos de la « mondialisation ». En France, c’est l’intarissable fond de commerce de tous ceux qui se sont attribués le monopole de la pensée légitime et de l’engagement militant. La « mondialisation » est tour à tour considérée comme moteur de la croissance économique mondiale, responsable du développement des inégalités entre pays riches et pays pauvres, facteur d’éclatement des identités nationales et d’homogénéisation de la planète, la cause de tous nos malheurs et la chance du nouveau millénaire : il ne se passe plus un jour sans que la « mondialisation » soit convoquée au tribunal de la « conscience citoyenne » !&lt;br /&gt;Il existe, dans l’opinion publique française, un fort courant de sympathie pour les idées et les mouvements antimondialisation. Catherine Picar, coauteur d’une proposition de loi visant à interdire les sectes en France, expliquait dans un passé tout récent : « &lt;em&gt;Il y a, avec les sectes, un vent de déstabilisation des démocraties. Tout cela va de pair avec l’impérialisme américain, l’OMC, le libéralisme avancé (sic !)&lt;/em&gt; » [1]. Associer l’O.M.C au libéralisme avancé est révélateur des confusions qui règnent sur les esprits contemporains alors que l’O.M.C est une organisation interétatique qui se propose précisément de réguler le commerce, devenant du même coup l’instrument d’un protectionnisme déguisé et l’arène de tous les patriotismes économiques. Or, le patriotisme économique est le premier pas vers la guerre économique, l’antithèse de l’échange libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dénonciation permanente, qui frise la diabolisation, de la mondialisation s’apparente plus à la théorie du complot qu’à une analyse rigoureuse. Considérons tout d’abord un constat de base : les phénomènes économiques n’ont pas de nationalité. La vie des hommes en société est impulsée par deux tendances lourdes qui sont intimement liées à la nature profonde de l’homme : la tendance à échanger d’une part ; la recherche de l’efficacité qui induit l’évolution inéluctable des techniques d’autre part. Ces deux tendances sont intimement liées car la volonté et la nécessité même de faire des échanges reposent sur un souci d’efficacité dans la mesure où il est peu efficace de vouloir faire tout soi-même. Cela est vrai pour un individu, une famille, un village… ou un pays. Les communautés humaines (familles, villes, pays) et les organisations (entreprises, associations, fondations) sont nées de cette nécessité.&lt;br /&gt;Depuis la nuit des temps (et cela n’a pas commencé avec la révolution industrielle qui a seulement vu s’accélérer un processus enclenché dès le néolithique), l’homme a donc recherché à améliorer ses conditions de vie en réaction à la nature fondamentalement hostile de son environnement naturel. Cette tendance est le moteur des innovations techniques et de l’amélioration des conditions matérielles de vie quel que soit le découpage géopolitique qui a prévalu dans le monde. Les régimes politiques qui ont contrarié cette tendance séculaire au nom de l’immobilisme, consacré en modèle, n’ont connu que tyrannie et misère.&lt;br /&gt;Ainsi, la dénonciation systématique de la « mondialisation » et l’utilisation même d’un tel vocable permettent d’esquiver les véritables questions alors qu’elle traduit une méprise – sinon une incompréhension profonde – sur l’essence même des phénomènes économiques et sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] &lt;em&gt;Agence France-Presse, le 29 mai 2001.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-893180431480876414?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/893180431480876414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=893180431480876414' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/893180431480876414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/893180431480876414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/mondialisation.html' title='Mondialisation'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpJQjy53UFI/AAAAAAAAAjc/nrkSloc1PqU/s72-c/img36.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-109313645981321851</id><published>2009-08-22T10:23:00.004+02:00</published><updated>2009-08-22T19:51:34.832+02:00</updated><title type='text'>Autopsie d'un malaise persistant</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpAvfDxNc4I/AAAAAAAAAjU/WlijNk0N_rU/s1600-h/photo_1250938577548-1-0.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 133px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372846566087160706" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpAvfDxNc4I/AAAAAAAAAjU/WlijNk0N_rU/s200/photo_1250938577548-1-0.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 124px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372700961722440386" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/So-rDxPdmsI/AAAAAAAAAjM/Aufyj2J-YNI/s200/65623.jpg" /&gt;La fièvre sociale est désormais un rituel qui fait parti du paysage hexagonal, tout comme les voitures brûlées dans les quartiers sensibles, rituel subi par l’ensemble des français contraints de prendre leur mal en patience dans l’attente de jours plus sombres. Après la canicule estivale, la rentrée sera « chaude ». La multiplication des actes de « violences sociales » - pudiquement appelés « mouvements sociaux » - n'est nullement à l’honneur d’un pays si prompt à donner des leçons de dialogue social et de morale citoyenne au nom d’un modèle qui se veut supérieur à tous les autres. Ces méthodes, qui s’apparentent plus à du vandalisme qu’à l’expression citoyenne, montrent que la France est malade d’elle-même, victime de son modèle agonisant dont elle ne parvient même pas à envisager de sortir. Car ce modèle permet tout sauf le dialogue et la concertation.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notre pays change dans le conflit, la lutte et la violence. A la limite, l’Etat providence défie l’Etat de droit. Nous avons connu tour à tour des mouvements de contestations contre la réforme de la retraite, la réforme de l’assurance-maladie ou encore celle des universités et de l’éducation nationale. Après avoir dit « non » à un projet de constitution européenne dont la France fut grandement l’inspiratrice, c’est le CPE qui à mis les jeunes dans la rue. Le seul mot d’ordre et de rassemblement consiste, en ces occasions bruyantes de manifestation du mécontentement, à faire le procès de la « mondialisation » et du libéralisme. Quand les banques ou les traders gagnent de l’argent, ils sont montrés du doigt. Quand ils perdent de l’argent, ils sont vilipendés. Après des siècles d’activités bancaires, c’est à croire que l’on ne comprend toujours pas le métier de la banque et de la finance. &lt;strong&gt;On oublie que la croissance économique ne serait pas possible sans l’intermédiation bancaire ou les activités financières&lt;/strong&gt;. Les salaires des patrons du CAC 40 suscitent l’effroi et l’indignation hypocrite tandis que les cachets des footballeurs ou des peoples du star-system suscitent l’admiration. Des salariés bloquent leurs usines ou des étudiants bloquent des universités, et c’est l’expression normale d’un droit social chèrement acquis. La direction d’une entreprise ferme une usine faute de bénéficier des conditions de sécurité que l’on est en droit d’attendre dans un Etat de droit, et la justice sanctionne ladite direction accusée d’enfreindre la liberté du travail. Les agriculteurs bloquent la circulation et saccagent des rayons dans des supermarchés. Et les médias trouvent ces actions sympathiques...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deux poids, deux mesures.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pendant que le monde est en train de changer profondément avec l’émergence de nouvelles puissances économiques, notre pays s’englue dans un processus de guerre sociale permanente. La classe politique dans son ensemble a une part de responsabilité en contribuant à infantiliser le corps électoral. En laissant croire aux français que l’Etat allait prendre en charge tous les aspects de notre vie quotidienne, les politiques ont fini par fabriquer un « citoyen » à la fois passif et de plus en plus exigeant comme un enfant gâté dont les parents seraient devenus esclave : moins j'offre aux autres mais plus j'en demande... le tout en invoquant le mot sacré de « solidarité ». &lt;strong&gt;C’est oublier que la première expression de la solidarité consiste à faire de son mieux, et tout son possible, pour ne pas être à la charge des autres&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La démocratie a besoin du personnel politique ; mais la démocratie a aussi besoin d’individus responsables, innovants et entreprenants. La qualité des seconds fait la grandeur des premiers. Par contre, aucun dirigeant politique ne se grandit en rabaissant les électeurs au rang d’individus assistés et apeurés. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-109313645981321851?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/109313645981321851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=109313645981321851' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/109313645981321851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/109313645981321851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/autopsie-dun-malaise-persistant.html' title='Autopsie d&apos;un malaise persistant'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpAvfDxNc4I/AAAAAAAAAjU/WlijNk0N_rU/s72-c/photo_1250938577548-1-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-914766363399212823</id><published>2009-08-18T09:44:00.002+02:00</published><updated>2009-08-22T20:15:21.176+02:00</updated><title type='text'>Dérapage incontrôlé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SopcFcck5II/AAAAAAAAAjE/8FqwNNSEPRw/s1600-h/DettePubliqueFrancaise.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 152px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371206754197890178" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SopcFcck5II/AAAAAAAAAjE/8FqwNNSEPRw/s200/DettePubliqueFrancaise.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Tout le monde s’accorde pour observer le dérapage structurel de la croissance de l'Etat toujours supérieure à la croissance du reste de l'économie du pays. Les experts officiels et les observateurs internationaux ont tout dit à ce sujet et c’était un thème de la dernière campagne présidentielle. Il n’est point besoin d’être un grand économiste pour comprendre qu’un tel dérapage, quand il n’est jamais corrigé, conduit mécaniquement à un alourdissement de la dette publique et à une diminution du taux de croissance structurel de notre pays de sorte que, prétexter d’attendre le retour de la croissance pour faire les changements qui s’imposent, est tout simplement une impasse. La croissance est devenue structurellement plus faible dans les pays où le poids de l’Etat a dépassé un certain seuil jugé critique. Pire, l’appauvrissement a commencé lorsque qu’il a dépassé un nouveau seuil qui conduit au surendettement.&lt;br /&gt;La communauté des économistes n’est pas par principe contre le rôle de l’Etat dans l’économie, même si des débats aussi légitimes qu’inévitables existent à propos de ses missions prioritaires. Rien ne sert d’être manichéen : la question n’est pas d’être pour ou contre l’intervention de l’Etat. Il s’agit plus judicieusement de juger de l’efficacité à terme de son action et de la soutenabilité des finances publiques. L’Etat aura beau jeu de faire la morale aux banques s’il se met lui-même dans une situation de cessation de paiement.&lt;br /&gt;C’est pourquoi la théorie économique souligne l’importance de l’équilibre et de la stabilité, notamment de la stabilité des prélèvements et dépenses publiques (ou plus précisément de leur part dans le P.I.B), ce qui est une condition de la prospérité durable et non de la relance éphémère. &lt;strong&gt;En l’occurrence, la taille de l’Etat doit croitre en proportion de la taille de l’économie dont il fait inextricablement partie&lt;/strong&gt;. Dans le cas contraire, l’Etat finit par phagocyter de l’intérieur l’économie. Et l’Etat n’a rien à gagner à asphyxier, au risque de la ruiner, l’économie qui le finance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la conjoncture ne change jamais le cap. Quand la croissance est de retour, on nous explique, à grand renfort de propagande médiatique, que les réformes ne sont plus nécessaires (puisque la croissance est là) et que l'Etat se doit d'intervenir pour répartir les fruits de la croissance, cette dernière étant génératrices d'inégalités de performances, et donc d'inégalités de revenus. Rappelez-vous lorsque Jospin était premier ministre, les rapports officiels nous démontraient que la réforme des retraites en particulier, et de la sécurité sociale en général, n’était plus nécessaire grâce au retour de la croissance économique, source de cotisations accrues.&lt;br /&gt;Quand survient une crise (et j'entends parler de crise en France depuis 1973), les mêmes entonnent le refrain de la « fin du capitalisme », de « l'illusion du libéralisme », et l'Etat intervient de plus belle pour réguler et relancer l'économie. Au passage, ce capitalisme que tout le monde décrie, tout le monde cherche à le sauver à la moindre panne de croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, on ne sort jamais d'un alourdissement de l'intervention de l'Etat, que ce soit sous forme d'un accroissement des prélèvements publics ou d'un renforcement de la réglementation. En France, on ne sait pas penser autrement ni agir autrement. Et comme les médias, malgré la multiplicité des chaines, des radios ou des journaux, tout comme l'éducation nationale, formatent nos esprits en ce sens au nom de la morale citoyenne, il est difficile d’aborder la réalité économique sous un autre angle.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-914766363399212823?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090813trib000410035/pascal-salin-a-chaque-crise-l-etat-renforce-ses-pouvoirs.html' title='Dérapage incontrôlé'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/914766363399212823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=914766363399212823' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/914766363399212823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/914766363399212823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/derapage-incontrole.html' title='Dérapage incontrôlé'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SopcFcck5II/AAAAAAAAAjE/8FqwNNSEPRw/s72-c/DettePubliqueFrancaise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6853444789211959699</id><published>2009-07-30T11:28:00.004+02:00</published><updated>2009-07-30T12:07:12.754+02:00</updated><title type='text'>La taxe carbone</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364182967642546178" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 206px; CURSOR: hand; HEIGHT: 103px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SnFn_QiI4AI/AAAAAAAAAi0/jHQK45Id_a4/s200/930ca19a-7af1-11de-8ecb-8c142599dd44.jpg" border="0" /&gt;Qu’un gouvernement de droite confie des rapports à une personnalité de gauche aussi éminente soit-elle, c’est sans doute un élément diabolique de la stratégie d’ouverture initiée par le président Sarkozy qui n’en finit pas de faire couler le parti socialiste. Cependant, je doute que l’on puisse voir un jour le contraire, avec un gouvernement de gauche confiant des responsabilités à des personnalités de droite.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La gauche pratiquera toujours l’ouverture vers l’extrême-gauche tandis que la droite ouvre à sa gauche, mais c’est la droite qui est intolérante d’après les militants de gauche...&lt;br /&gt;En tout cas, il ne faut pas s’étonner du résultat : &lt;strong&gt;quand on confie un rapport à un expert de gauche (qu’il soit compétent ou pas d’ailleurs), la conclusion qui en résultera sera invariablement la même : une nouvelle taxe verra le jour&lt;/strong&gt;. Dans les années 1990, face à la dérive des comptes sociaux, c’est le même Michel Rocard qui fut à l’initiative de la Contribution Sociale Généralisée (C.S.G.). Cette nouvelle taxe avait pour objectif de redresser les comptes de la sécurité sociale. Depuis, les déficits sociaux ont battu de nouveaux records mais nous avons des taxes supplémentaires qui pèsent sur les agents économiques. &lt;strong&gt;Le problème à l’origine de la taxe n’a pas été résolu, mais la taxe est toujours là et elle a été augmentée&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Ce précédent devrait inciter à utiliser avec modération l’arme fiscale en faisant jouer une sorte de principe de précaution fiscale. Mais non, rien n’y fait. Les hommes et femmes politiques manquent cruellement d’imagination. A cours d’idéologie, ils ne savent pas raisonner autrement. Face à un problème, ils convoquent des experts, établissent des rapports et en concluent qu’il faut créer de nouveaux prélèvements, tout en nous assurant bien-sûr que ces prélèvements supplémentaires sont légitimes, « citoyens » et qu’ils ne grèveront jamais le pouvoir d’achat des ménages. Et si vous vous opposez à la taxe « carbone » alors vous passez pour complice pour « crime environnemental ». D’une manière générale, si vous critiquez l’impôt, vous êtes traités de « poujadiste », de sympathisant FN ou de réactionnaire. Pourquoi s’embarrasser d’un débat en ce domaine ? &lt;strong&gt;Pourtant, il ne s’agit pas de critiquer les prélèvements obligatoires en soi, ils sont nécessaires. Mais il s’agit de discuter de leur niveau, de leur légitimité (car s’ils sont légitimes pourquoi les cacher ?) et de leur efficacité réelle&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand l’Etat a besoin d’argent, il prélève plus d'argent car il jouit du monopole de la « violence légitime », ce dernier lui donnant le droit de lever l’impôt. Mais quand un ménage a besoin d’argent, il doit dépenser moins car il ne peut pas décréter des recettes supplémentaires. Reconnaissons que le gouvernement actuel a lancé des réformes – et c’est bien pour cela qu’il a été élu - dans l’objectif d’améliorer le fonctionnement de l’Etat. Il s’agit d’offrir un meilleur service public tout en dépensant moins d’argent public. Et c’est le seul moyen de stopper l’engrenage de la dette publique. Mais les résistances aux réformes sont puissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décisions prises par les agents économiques sont à l’origine des nombreux flux économiques qui font la vitalité et la prospérité d’une nation. &lt;strong&gt;Bien-sûr, l’Etat a son rôle à jouer en offrant des biens et services publics qui sont source d’externalités positives et profitent donc à l’activité économique&lt;/strong&gt;. Il ne s’agit nullement de contester l’action positive de l’Etat. &lt;strong&gt;Mais le financement des biens et services publics passe par des prélèvements publics qui sont eux-mêmes source d’externalités négatives (coin fiscal, fuite des capitaux, développement de l’économie parallèle)&lt;/strong&gt;. L’Etat doit donc veiller à ne pas reprendre d’une main ce qu’il feint de donner de l’autre main. En d’autres termes, le poids des prélèvements obligatoires ne doit pas dépasser un seuil au-delà duquel les externalités positives seraient complètement neutralisées par les effets négatifs de la fiscalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cet équilibre impose de ne jamais frapper plusieurs fois un même flux économique&lt;/strong&gt;. Lorsque le ménage travaille, c’est pour percevoir un revenu (net des charges sociales). A ce titre, il paiera un impôt sur le revenu. Puis 80 % de son revenu disponible sera utilisé pour la consommation. A ce titre, il paiera la T.V.A. On nous dit que c’est une taxe sur la valeur ajoutée. Mais le résultat est là, quelque soit le nom qu’on lui donne. Le ménage a dû supporter trois prélèvements : les charges sociales qui amputent son revenu brut, l’impôt sur le revenu qui ampute son revenu net, et la TVA qui frappe son revenu disponible. Et la partie épargnée du revenu n’échappera pas à un prélèvement que l’on aura pris soin de baptiser « &lt;em&gt;impôt sur le capital&lt;/em&gt; ». Mais ce n’est pas le capital qui paie, c’est le ménage qui voit le rendement de son épargne amoindri par le prélèvement fiscal, lequel rend l’épargne moins attractive. Au total, le flux de revenu, initié par la décision de travailler du ménage, aura été frappé au moins quatre fois par la fiscalité.&lt;br /&gt;Que l’on ne s’y trompe pas, on peut bien jouer sur les mots en baptisant les taxes et impôts avec des appellations sympathiques ou trompeuses, mais les prélèvements frappent toujours et seulement les foyers fiscaux, donc les ménages. Et plus on doit supporter des prélèvements, moins il devient rationnel de prendre des décisions économiques.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6853444789211959699?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6853444789211959699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6853444789211959699' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6853444789211959699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6853444789211959699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/la-taxe-carbone.html' title='La taxe carbone'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SnFn_QiI4AI/AAAAAAAAAi0/jHQK45Id_a4/s72-c/930ca19a-7af1-11de-8ecb-8c142599dd44.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2506138160714876383</id><published>2009-07-27T15:14:00.005+02:00</published><updated>2009-07-27T18:53:48.769+02:00</updated><title type='text'>Novlangue et décret officiel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sm2oawqJSFI/AAAAAAAAAio/GbVDVXfvpYU/s1600-h/Langue.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5363127908959864914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 194px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sm2oawqJSFI/AAAAAAAAAio/GbVDVXfvpYU/s200/Langue.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au nom de la défense de la langue française, il faudrait remplacer le terme « email » par son équivalent français « courriel » sur les documents officiels. En effet, « email » est la contraction de l’anglais « electronic mailing », signifiant « courrier électronique ». Mais alors, il faudrait ne plus employer le terme « internet » lui-même, issu de la contraction « international network » pour lui préférer son équivalent français « resinter » ou « interres ». Mais que signifie « web » ? Car, dans la foulée de ce nettoyage du vocabulaire, oubliez vos « week-end » et perdez votre « feeling » ; n’achetez plus de « playstation » ou autres « gameboy » à vos enfants ; fini le « camping » et la « baby-sitter » ; et que deviennent nos « stars », nos « managers » et autres « supporters » ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais pourquoi s’arrêter à l’anglais ? Car que faisons-nous des expressions latines, de notre commode post-scriptum et précieux C.V., des casus belli et autre statu-quo ? Supprimons la numération arabe et les lettres grecques de nos mathématiques bien françaises. Il suffit…N’est-ce pas là une sorte d’eugénisme linguistique ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les langues vivent et évoluent par le brassage et l’innovation, non par décret. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout innovateur baptise sa création ; c’est le droit moral du premier arrivant. Le continent américain doit d’ailleurs son nom d’origine européenne au navigateur italien Amerigo Vespucci qui fut le premier à en faire le tour.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le domaine technologique ou scientifique, il est rare que les imitateurs parviennent à rebaptiser les techniques qu’ils adoptent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le même temps, le langage administratif, en se chargeant de tournure alambiquée et d'un vocabulaire opaque, s'apparente à une nov-langue de plus en plus incompréhensible qui est plus un instrument de pouvoir qu'un moyen de communication.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2506138160714876383?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2506138160714876383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2506138160714876383' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2506138160714876383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2506138160714876383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/novlangue-et-decret-officiel.html' title='Novlangue et décret officiel'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sm2oawqJSFI/AAAAAAAAAio/GbVDVXfvpYU/s72-c/Langue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3511652226958934291</id><published>2009-07-15T09:34:00.002+02:00</published><updated>2009-07-15T09:38:23.535+02:00</updated><title type='text'>Démographie et croissance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sl2GzgpfbRI/AAAAAAAAAig/MrjLX7SQE_c/s1600-h/babyboom.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358587351136169234" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sl2GzgpfbRI/AAAAAAAAAig/MrjLX7SQE_c/s200/babyboom.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La théorie économique de la croissance élaborée par R. Solow (Prix Nobel d’économie en 1987) montre l’importance de la démographie comme source de croissance. Dans le modèle économique, il s’agit en fait de la « &lt;strong&gt;démographie active&lt;/strong&gt; », c’est-à-dire de l’évolution de la quantité (effectif) et de la qualité (qualification, compétence, motivation) de la population active.&lt;br /&gt;Certes, une démographie dynamique est la condition nécessaire du renouvellement de la population active, mais elle n’en est en aucune manière la condition suffisante : &lt;strong&gt;c’est bien plus le remplacement des générations d’actifs que le remplacement des générations en tant que telles qui est décisif pour la santé économique d’un pays&lt;/strong&gt;. Si, pour avoir des actifs, il faut mettre au monde de nouvelles générations ou accueillir de nouveaux immigrants, les nouvelles générations et les nouveaux immigrants ne deviennent pas spontanément des actifs, surtout si le système d’éducation, de formation et d'insertion est défaillant. Faire des bébés est une chose, en faire des actifs en est une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que la nature est bien faite. Quand un bébé vient au monde, il y a une bouche (consommation) à nourrir de plus ; mais un bébé normalement constitué est aussi - et heureusement - doté de membres (force de travail) et d’un cerveau (connaissances et compétences). &lt;strong&gt;Chaque être humain est donc dès sa naissance un créateur de richesse potentiel&lt;/strong&gt;. Mais cela n’est qu’une potentialité tandis que les besoins sont immédiats. La société (et les parents) a donc au moins 16 ans pour transformer cette potentialité en un travailleur actif et compétent alors qu’elle représente déjà et tout de suite un consommateur tyrannique et insatisfait. Et tous les jeunes parents savent combien un bébé qui a faim peut être tyrannique ou qu’un enfant capricieux un véritable dictateur…&lt;br /&gt;Les flux migratoires ont aussi des conséquences sur la démographie active à l’intérieur d’un territoire car ils vont modifier le nombre de bouches à nourrir, le nombre de bras et le nombre de cerveaux dans des proportions variables selon les politiques en vigueur dans le pays d’accueil. Dans notre pays, les politiques sociales (financement des retraites, politiques familiales) et migratoires se conjuguent pour mettre en péril la base active de la population totale. Dans ce contexte, ce ne sont ni les naissances nouvelles ni l’immigration qui sont de nature à rééquilibrer notre système de financement des retraites.&lt;br /&gt;Un pays se condamne quand sa population ne se renouvèle pas. En ce sens, les politiques malthusiennes sont à bannir. Mais c’est encore plus grave quand ce sont les générations d’actifs qui sont fragilisées. Avoir des bébés, vivre plus longtemps, accueillir de nouveaux immigrants ne devraient pas être une mauvaise nouvelle. Ce sont des mauvaises nouvelles dans le cadre d’un Etat-Providence dont les politiques aboutissent à démultiplier les bouches dans le même temps qu’elles paralysent les bras et neutralisent les cerveaux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3511652226958934291?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3511652226958934291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3511652226958934291' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3511652226958934291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3511652226958934291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/demographie-et-croissance.html' title='Démographie et croissance'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sl2GzgpfbRI/AAAAAAAAAig/MrjLX7SQE_c/s72-c/babyboom.png' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1589615273400146223</id><published>2009-07-10T14:12:00.002+02:00</published><updated>2009-07-10T14:42:18.494+02:00</updated><title type='text'>La faim dans le monde : les enjeux du commerce international</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Slc3FQRzQaI/AAAAAAAAAiY/I3oUShw113M/s1600-h/attachement_news.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 131px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356810845188997538" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Slc3FQRzQaI/AAAAAAAAAiY/I3oUShw113M/s200/attachement_news.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Les gouvernements des pays riches sont réunis à l'occasion du sommet du G8 pour discuter de l'aide qu'ils comptent apporter aux pays pauvres. Dans ce contexte, ils ont décidé de mobiliser 15 milliards de dollars pour lutter contre la faim dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourtant, dans le même temps et depuis des décennies, ils financent des systèmes de protection de leur propre agriculture qui sont de nature à fausser les règles du jeu du commerce international dans ce secteur vital pour tant de pays en développement qui ne disposent pas d'une industrie ou de secteur des services suffisamment sophistiqués pour enclencher un développement significatif et diversifié. Or, les pays pauvres n'ont pas les moyens de mettre en place et d'entretenir de tels systèmes de protection, ce qui montre bien que le protectionnisme est l'arme des pays riches. Dans un duel, si les deux combattants ne peuvent disposer que d'un seul bouclier, la noblesse impose de ne pas prendre le bouclier pour lutter à armes égales. Hélas, l'image est malheureuse, laissant penser que le commerce est une guerre alors qu'il en est le substitut. Mais le commerce international peut dégénérer en guerre économique si l'on oublie les règles qui fondent l'échange international et qui ont été instituées à Bretton-Woods à l'occasion de la création du G.A.T.T. (devenue l'OMC).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce dossier constitue précisément un blocage dans les négociations de l'organisation mondiale du commerce (O.M.C.). Aujourd'hui, ce sont les pays émergents qui demandent un démantèlement de ces systèmes de protection en vigueur dans les principaux pays industrialisés (Etats-Unis, Europe, Japon).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La meilleure aide que peuvent apporter les pays riches, c'est de cesser ce double jeu. Aucune somme aussi grande soit-elle ne sera jamais suffisante si on ne touche pas à ce système qui dérègle profondément les échanges internationaux. C'est un peu comme le fameux trou de la sécurité sociale, aucune somme ne comblera jamais le trou si on ne modifie pas le système dont le mode de fonctionnement est à l'origine même de déficits abyssaux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 1944, les pays réunis à Bretton-Woods savaient que des échanges libres sont le préalable à un commerce plus équitable et gagnant pour tous ses participants, d'où la signature d'un accord international de libre-échange (G.A.T.T.). A cette époque, personne n'avait oublié que pendant l'entre-deux-guerres, le monde avait sombré dans une profonde dépression sur fond de guerre économique nourrie par le repli sur soi de tous les pays. Personne n'avait oublié que pour préparer la guerre, l'Allemagne hitlérienne avait pris soin de sortir du commerce international pour s'assurer une autonomie (une autarcie) susceptible de la rendre indépendante de ceux qu'elle avait l'intention d'agresser. La confrontation des protectionnismes nationaux conduit à la guerre économique qui est le contraire de l'échange, et qui est souvent le préalable à la guerre tout court. Et dans la guerre économique, seuls sortent vainqueurs les pays qui ont les moyens de lever une armada (barrières douanières, normes).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais, finalement, personne ne sort vainqueur d'une guerre économique. L'économie n'est pas une guerre mais une compétition. Les entreprises sont en compétition pour se disputer des clients non pour les tuer. Aucun pays n'a intérêt à appauvrir ses partenaires qui sont susceptibles d'être des nouveaux marchés.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De ce point de vue, même si elles sont indispensables pour garantir la sécurité et l'hygiène alimentaires ou pour protéger l'environnement, le recours abusif aux normes et aux réglementations est une forme déguisée de protectionnisme dont les premières victimes sont les pays en développement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1589615273400146223?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1589615273400146223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1589615273400146223' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1589615273400146223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1589615273400146223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/la-faim-dans-le-monde-les-enjeux-du.html' title='La faim dans le monde : les enjeux du commerce international'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Slc3FQRzQaI/AAAAAAAAAiY/I3oUShw113M/s72-c/attachement_news.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7432878324427237875</id><published>2009-06-29T17:21:00.005+02:00</published><updated>2009-06-29T17:29:40.587+02:00</updated><title type='text'>La formule magique de la nouvelle théorie économique : le dilemme du prisonnier</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SkjcUHnSjoI/AAAAAAAAAiQ/rhT5ailFwAA/s1600-h/300px-Dice.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352770395329171074" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SkjcUHnSjoI/AAAAAAAAAiQ/rhT5ailFwAA/s200/300px-Dice.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;La microéconomie traditionnelle avait pour but de donner corps à l’intuition selon laquelle le fonctionnement de marchés concurrentiels pouvait être efficace. La théorie des jeux souligne au contraire l’importance des défauts de coordination inhérents aux décisions décentralisées&lt;/em&gt; » [&lt;em&gt;Cahuc P ; La nouvelle microéconomie, collection Repères, La découverte, 1993, p. 23&lt;/em&gt;].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui résume le tournant pris par la « nouvelle économie » depuis quelques années - telle qu’elle se définit elle-même - alors que ce sont les organisations centralisées qui ont fait faillite à l’Est et sont en crise dans les pays de l’Etat-providence.&lt;br /&gt;Mais les nouveaux économistes ne sauraient s’arrêter à ce genre de détail. Ils s’échinent, au contraire, à démontrer que les décisions décentralisées ne peuvent être « optimales ». De telles décisions ne sont sans doute pas optimales (et elles ne le seront jamais) ; mais elles ont le mérite d’exister. C’est une caractéristique majeure ; car les décisions optimales, elles, n’existent pas.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La fonction du marché est d’obliger les acteurs à faire des choix, à prendre des décisions. Et le fonctionnement de l’économie se nourrit de ces choix&lt;/strong&gt;. Les nouveaux économistes n’ont toujours pas intégré l’idée que rien n’est optimal en ce bas monde…Un esprit scientifique a le devoir de s’intéresser à ce qui existe ; et ce qui existe est nécessairement imparfait. Quelle est l’utilité d’un modèle qui décrit un monde optimal mais imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les modèles micro-économiques contemporains partent du principe que nous sommes tous, à notre insu, comme « prisonnier » d’un égoïsme étroit qui nous empêcherait de prendre les décisions qu’un « agent bienveillant » serait alors en droit et en nécessité de prendre à notre place&lt;/strong&gt;. C’est pour détruire la « parabole de la main invisible » proposée par Adam Smith que celle du dilemme du prisonnier fut mise au point par les économistes contemporains.&lt;br /&gt;Rappelons le principe du « &lt;em&gt;dilemme du prisonnier&lt;/em&gt; ». Deux prisonniers sont accusés d’avoir commis ensemble un délit et sont interrogés séparément. L’officier de police leur fait la proposition suivante : « &lt;em&gt;si tu gardes le silence et si ton complice avoue, tu feras cinq ans de prison. Si vous avouez tous les deux, vous ne ferez que trois ans. Il est possible que ton complice garde le silence. Si tu te tais aussi, il se peut que tu ne fasses qu’un an de prison. En revanche, si ton complice ne dit rien et si tu avoues, on te laisse sortir dans trois mois. Tu vois bien que si ton complice avoue, tu as intérêt à avouer ; et si ton complice se tait, tu as encore intérêt à avouer. Alors pourquoi ne pas avouer tout de suite ?&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît que, si chaque prisonnier poursuit son intérêt personnel, il aura avantage à avouer. Car en gardant le silence, il prend le risque de rester cinq ans en prison. Mais avouer n’est pas dans l’intérêt commun des deux prisonniers : en avouant tous les deux, ils feront trois ans de prison ; alors que s’ils avaient gardé le silence tous les deux, ils n’auraient pris qu’un an de prison.&lt;br /&gt;Cette parabole est interprétée dans un sens bien particulier, montrant notamment que l’intérêt privé n’est pas le meilleur guide pour nos décisions quand ces dernières aboutissent à des résultats contraires à l’intérêt général. Ainsi, ce principe sert de prétexte théorique à une remise en cause fondamentale des décisions décentralisées opérant dans tout processus de marché.&lt;br /&gt;Les nouveaux économistes considèrent qu’ils ont trouvé la formule magique qui leur permet d’affirmer que la « main invisible » de Adam Smith n’existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler du fait qu’il est dans l’intérêt général que des malfaiteurs, dont la culpabilité est établie, restent tous en prison, on voit bien dans cet exemple que l’on ne définit aucunement l’intérêt général. On se contente, tout au plus, de le confondre avec un « &lt;em&gt;intérêt commun&lt;/em&gt; », en l’occurrence à l’intérêt des malfaiteurs. Or l’intérêt des malfaiteurs est, en fait, un &lt;strong&gt;intérêt corporatiste&lt;/strong&gt;, qui a peu de choses à voir avec l’intérêt général (et dans le cas des malfaiteurs, il est même contraire à l’intérêt général). Plus généralement, l’intérêt d’une corporation quelle qu’elle soit n’a jamais fait l’intérêt général. &lt;strong&gt;L’agglomération des intérêts corporatistes aboutit le plus souvent à l’éclatement de la cohésion sociale plutôt qu’à son épanouissement&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais puisque les nouveaux économistes s’amusent à construire des histoires afin de parvenir à leurs conclusions, laissez-moi vous conter une autre histoire. &lt;strong&gt;Que se passerait-il si nos prisonniers étaient Bonnie et Clyde, éperdument amoureux l’un de l’autre ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Par amour pour son partenaire, Bonnie préférerait se dénoncer pour sauver Clyde tandis que Clyde agirait de la même façon pour sauver Bonnie. Au final, nos deux brigands se livreraient tout de même aux autorités en se dénonçant mutuellement. Est-ce à dire que l’amour n’est pas un sentiment « optimal » puisqu’il conduit à prendre des décisions qui vont s’avérer néfastes à nos deux protagonistes ? Dans ce cas, c'est l'altruisme qui n'est pas optimal. Et comment l’Etat prétendra-t-il corriger cette « défaillance » ? Il eut mieux fallu être égoïste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le « dilemme du prisonnier » ne nous apprend rien d’autres qui n’est déjà connu : il peut être dangereux de ne penser qu’à soi comme il peut être suicidaire de ne penser qu’aux autres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7432878324427237875?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7432878324427237875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7432878324427237875' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7432878324427237875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7432878324427237875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/la-formule-magique-de-la-nouvelle.html' title='La formule magique de la nouvelle théorie économique : le dilemme du prisonnier'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SkjcUHnSjoI/AAAAAAAAAiQ/rhT5ailFwAA/s72-c/300px-Dice.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7193812058252575850</id><published>2009-06-22T09:57:00.002+02:00</published><updated>2009-06-22T09:58:54.186+02:00</updated><title type='text'>La crise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sj85id_-8zI/AAAAAAAAAiI/vaLlINvHdF4/s1600-h/crise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350058146670768946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sj85id_-8zI/AAAAAAAAAiI/vaLlINvHdF4/s200/crise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans 1984 le roman d’Orwell, le dictateur (Big Brother) déploie des instruments terrifiants de contrôle social, notamment en assenant à longueur de temps sur les ondes que les frontières du pays sont en guerre. Cette atmosphère de guerre lui donne la possibilité de maintenir la population dans un état de crainte permanente propice à l’installation d’une société totalitaire. La population n’a alors pas d’autres choix que de se tourner vers la protection « bienveillante » d’un Etat qui prend soin dans le même temps de la bâillonner définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, nous ne vivons pas encore dans un tel monde et il ne s’agit pas de nier la réalité de la crise économique. Cependant, sa médiatisation permanente joue un rôle comparable. J’étais étudiant en sciences économiques dans les années 80. Pendant toutes mes années d’études, mes professeurs me parlaient en permanence de la crise…Et cela n’a pas cessé depuis. Ecoutez les sketches de Coluche : la Crise ! Le président Giscard d’Estaing qui perçoit le bout du tunnel en 1979. Mitterrand qui nationalise le système bancaire, déjà l’objet de toutes les diabolisations, pour conduire une politique industrielle volontariste qui devait nous sortir de la crise. Finalement, le chômage explose et la droite revient au pouvoir pour en finir avec la crise…Les gouvernements se succèdent mais la crise est toujours là.&lt;br /&gt;Généralement, les ténors de la politique s’emparent du thème de la crise souvent pour s’étriper entre eux notamment à l’occasion des campagnes électorales, rarement pour expliquer. Ont-ils intérêt à expliquer la crise ? Ont-ils intérêt à résorber la crise ? Voyez comment l’Irlande du « non » à l’Europe s’apprête à voter « oui » maintenant qu’elle est frappée par la crise.&lt;br /&gt;Car toutes les victimes potentielles de la crise se tournent vers l’Etat, et donc vers les responsables politiques qui saluent le retour de la politique dans la vie économique comme s’ils disposaient des outils d’interventions à l’efficacité éprouvée ? Cette situation est pourtant de nature à nous maintenir dans un état de crise permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur en économie que je suis essaie d’appréhender l’économie comme un objet, en essayant d’y trouver des relations logiques et des enchaînements implacables de causes à effets, en dehors de toutes considérations personnelles ou corporatistes, même s’il existe des débats intenses (et des chapelles) entre les économistes. Mais c’est le propre de la science car c’est par le débat que la connaissance progresse malgré tout. L’économiste n’est guère aimé parce qu’il énonce souvent des choses que nous savons tous mais que personne ne veut entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est que l’économie ne peut pas être en crise en permanence même s’il existe une logique du discours permanent de la crise. Les plus grands experts du FMI ou de l’INSEE ne sauraient prévoir l’issue de la crise en cours. Les prévisions du FMI sont régulièrement corrigées, tantôt revues à la baisse, tantôt revues à la hausse. Les économistes sont un peu comme les analystes politiques : ils ont toujours des explications savantes et sophistiquées à fournir après que les phénomènes se soient produits. Non pas que les experts soient incompétents mais le fonctionnement de l’économie est au moins aussi complexe que celui du climat et c’est cette complexité qui rend les phénomènes économiques souvent imprévisibles sinon mystérieux (et les phénomènes météorologiques difficilement prévisibles au-delà de cinq jours).&lt;br /&gt;La connaissance du mouvement des astres n’en modifie pas les trajectoires. Par contre, la connaissance des phénomènes économiques en modifie certainement leur cours. C’est ce que les économistes désignent par « anticipations auto-réalisatrices ». Imaginez que les ménages n’aient plus confiance dans le système bancaire, craignant la faillite de leur banque. Alors ils se précipitent au guichet pour retirer leurs avoirs, provoquant ainsi l’événement malheureux tant redouté et donnant raison à leur décision. Ainsi, le fait de prévoir une crise peut être un élément déclencheur d’une crise. D’un autre côté, le fait de redouter une crise permet de l’éviter aussi. Tout le monde a comparé la crise financière actuelle à la crise de 1929. Pourtant l’effondrement généralisé de 1929 ne s’est pas produit. S’il ne s’est pas (encore) produit, est-ce grâce à l’action coordonnée des autorités monétaires de tous les grands pays qui ont su réagir pour éviter le pire, ou est-ce parce que nous nous sommes trompés en faisant une telle comparaison ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond, nous n’avons aucun moyen de le savoir ce qui est à la fois frustrant pour le chercheur, pour le citoyen et pour ceux qui ont des responsabilités politiques au plus haut niveau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7193812058252575850?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.reforme.net/archive2/article.php?num=3246&amp;ref=2668' title='La crise'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7193812058252575850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7193812058252575850' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7193812058252575850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7193812058252575850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/la-crise.html' title='La crise'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sj85id_-8zI/AAAAAAAAAiI/vaLlINvHdF4/s72-c/crise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8166243423586604588</id><published>2009-06-16T10:12:00.004+02:00</published><updated>2009-06-16T10:17:58.521+02:00</updated><title type='text'>A propos d'orientation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SjdT9O16gmI/AAAAAAAAAiA/m0hWsfW_Diw/s1600-h/orientationgrand.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347835393947107938" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SjdT9O16gmI/AAAAAAAAAiA/m0hWsfW_Diw/s200/orientationgrand.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En cette période du baccalauréat, je voudrais donner quelques conseils d’orientation à mes étudiants, aux étudiants en général et aux futurs étudiants. Ces conseils sont basés sur mon expérience de terrain et sur mon intuition. Et je dirais à mes étudiants ce que je dis à mes propres enfants, sans langue de bois aucune.&lt;br /&gt;Sans faire de démagogie grossière, je considère qu’il n’y a pas de mauvais étudiants en soi, mais qu’il y a trop d’étudiants mal orientés et donc désorientés. Et quand on n’est pas dans la bonne filière, c’est-à-dire celle qui correspond à vos aspirations profondes et pas toujours conscientes, on ne peut pas avoir de bons résultats car on ne prendra aucun plaisir à étudier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier constat. De plus en plus de lycéens restent au lycée après le bac pour faire un BTS. Les BTS sont de très bonnes formations. Ce sont des formations courtes destinées à une insertion professionnelle rapide. De ce point de vue, elles sont très efficaces. Mais il faut veiller à ne pas les détourner de leurs objectifs. En effet, beaucoup de titulaires de BTS désirent s’inscrire en troisième année de licence à l’université (L3). D’une part, la L3 est la fin d’un cycle universitaire qui se compose de L1 et L2. C’est trivial mais pas inutile de rappeler que les programmes de L3 sont pensés en fonction de ce que les étudiants ont vu en L1 et L2. L’expérience montre que les titulaires d’un BTS, même parmi les meilleurs, ont des difficultés à suivre directement en L3. D’autre part, le BTS est délivré par des enseignants du secondaire dans les lycées. On ne peut pas le considérer comme un diplôme universitaire.&lt;br /&gt;Par contre, les lycéens qui décrochent un bac général avec mention et qui ont donc un fort potentiel intellectuel devraient s’inscrire dès la première année dans une formation universitaire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’ailleurs, en ces temps de crise et de mutation, les entreprises accordent de plus en plus d’importance aux capacités d’autonomie, de prise de responsabilité et d’initiative de leurs employés&lt;/strong&gt;. S’il est un lieu où l’autonomie est chaque jour mise à l’épreuve, c’est bien à l’université. C’est vrai que l’autonomie fait peur aux jeunes (et pas seulement aux jeunes…) et c’est d’ailleurs pourquoi ils se tournent vers les grandes écoles ou les BTS où ils seront étroitement encadrés.&lt;br /&gt;Pourtant, pour ceux qui veulent parvenir à des postes de responsabilité, autant se frotter le plus tôt possible à l’autonomie. Cette question doit vraiment intervenir dans le choix des filières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la professionnalisation est devenue un impératif, sachez qu’il n’est pas toujours nécessaire de se professionnaliser trop vite ou trop tôt. Encore une fois, tout est question de filière et d’objectifs. Si certaines personnes n’ont rien à faire à l’université, d’autres pourront y trouver leur voie. Il est tout aussi dommageable de coincer un étudiant qui a un potentiel universitaire dans une filière BTS que d’envoyer à l’université un lycéen qui a un profil de technicien.&lt;br /&gt;Un étudiant qui décroche une licence classique (en lettres, droit, économie et science) peut parfaitement réussir sa professionnalisation en master pro à condition de choisir un master pro en prise sur le marché du travail. Aujourd’hui, l’offre de master pro est considérable [voir guide LAMY 2009 – 17 édition] et il vaut mieux être contrarié par l’embarras du choix que par l’absence de choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, n’oubliez jamais que c’est le candidat qui fait la valeur – et la réputation – d’un diplôme et non l’inverse. Si vous avez d’excellents résultats dans vos études, c’est que vous êtes dans la filière qui vous correspond (vous avez trouvé votre voie !) alors continuez le plus loin possible. Si hélas, vos résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes, il faut vous réorienter. Mais la finalité n’est pas d’accumuler des diplômes. Il n’est pas forcément bien vu de cumuler des masters 2 sur son CV.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8166243423586604588?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.wkf.fr/modules/etudiants/guidecycles/guidecycles.php' title='A propos d&apos;orientation'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8166243423586604588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8166243423586604588' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8166243423586604588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8166243423586604588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/propos-dorientation.html' title='A propos d&apos;orientation'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SjdT9O16gmI/AAAAAAAAAiA/m0hWsfW_Diw/s72-c/orientationgrand.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3091459221372017194</id><published>2009-06-10T11:36:00.006+02:00</published><updated>2009-06-13T09:36:31.747+02:00</updated><title type='text'>Histoire de taux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Si9-vKoQ3sI/AAAAAAAAAh4/1NXfUwwoAP8/s1600-h/4d1fb1260b83e6f040099f7535c07ab4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345630631484251842" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 164px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Si9-vKoQ3sI/AAAAAAAAAh4/1NXfUwwoAP8/s200/4d1fb1260b83e6f040099f7535c07ab4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il existe une grande famille de taux d'intérêt. Intéressons-nous ici à la distinction entre taux court et taux long. En toute logique, le taux d’intérêt à long-terme est supérieur au taux d’intérêt de court-terme. En effet, plus un investissement porte sur une longue-période, plus les risques encourus par l’investissement sont élevés et plus le rendement exigé est important.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors que la banque centrale fixe le taux à court-terme, ce sont les marchés qui déterminent les taux à long-terme de sorte qu’il existe une relation complexe entre les deux qui revient à se demander qui influence qui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan théorique, la réponse à cette question n'est pas simple et renvoie à la théorie monétaire et aux différentes théories de la monnaie proposées par les économistes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En effet, deux effets agissent.&lt;strong&gt; Tout d’abord, les taux à court et à long-terme devraient évoluer dans le même sens en vertu de l’effet de portefeuille&lt;/strong&gt;. Par exemple, si la banque centrale augmente le taux court, les investisseurs délaissent les obligations pour se placer sur des actifs monétaires de court-terme. En conséquence, le cours des obligations chute et donc leur rendement – c’est-à-dire les taux à long-terme – augmentent. Dans ce cas, les taux à long-terme sont sensibles aux taux à court-terme.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais si l’on en croit l’effet Fisher, il y a aussi une relation inverse entre les deux taux en vertu du mécanisme d’anticipation&lt;/strong&gt;. Si la banque centrale relève son taux directeur en vue de lutter contre l’inflation et si cette politique est crédible, les marchés peuvent parier sur une diminution de l’inflation dans le futur, ce qui fait baisser le taux à long-terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce second effet n’est pas inintéressant à méditer au moment où les taux longs semblent repartir à la hausse alors que les banques centrales réduisent les taux directeurs [&lt;em&gt;Investir n° 1848, 8 juin 2009, page 4&lt;/em&gt;]. Cette situation ressemble à l’effet Fisher inversé : en effet, avec la baisse des taux directeurs dans le cadre d’une politique monétaire destinée à financer la relance économique, les marchés peuvent redouter une reprise de l’inflation dans le futur, d’où une tension sur les taux longs. Bien-sûr, tous les experts ne seront pas d'accord avec cette analyse. Reconnaissons que le sujet est complexe et que l'économie n'est pas une science exacte...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3091459221372017194?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://etudes-economiques.credit-agricole.com/site/podcast_video.php?racine=2' title='Histoire de taux'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3091459221372017194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3091459221372017194' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3091459221372017194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3091459221372017194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/histoire-de-taux.html' title='Histoire de taux'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Si9-vKoQ3sI/AAAAAAAAAh4/1NXfUwwoAP8/s72-c/4d1fb1260b83e6f040099f7535c07ab4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5230022637311665200</id><published>2009-06-03T10:19:00.003+02:00</published><updated>2009-06-19T12:49:09.310+02:00</updated><title type='text'>Il n'y a pas de repas gratuit</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SiYyuioVuDI/AAAAAAAAAhw/2hbTcW6vTDQ/s1600-h/Perpetuum1.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343013783073044530" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 198px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SiYyuioVuDI/AAAAAAAAAhw/2hbTcW6vTDQ/s200/Perpetuum1.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Un déjeuner gratuit, ça n’existe pas. Cette proposition est appelée la deuxième loi de la thermodynamique [1]. Mais c’est aussi sans doute la première loi de l’économie car c’est un énoncé souvent utilisé en sciences économiques pour rappeler que tout a un prix, qu’on le veuille ou non. Ce n’est pas très social me direz-vous mais ceux qui vous servent un repas « gratuit » ne méritent-ils d’être récompensés eux-aussi de leurs efforts ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine de la physique, plus particulièrement en thermodynamique, ce principe qui a anéantit le rêve de construire la machine à mouvement perpétuel, celle qui permettrait de fournir de l’énergie à volonté. &lt;strong&gt;Ce principe rappelle en effet que les lois de la nature, et notamment de la physique, sont ainsi faites que, pour pouvoir produire de l’énergie, il faut en consommer&lt;/strong&gt;. La nature est basée sur l’échange et la réciprocité : pour avoir de l’output, il faut des inputs. De la même manière en biologie, pour avoir la vie, il faut la mort. Finalement, « &lt;em&gt;les lois de la physique affirment que vous ne pouvez rien obtenir à partir de rien&lt;/em&gt; » [2].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science économique théorise ce principe à travers la fonction de production. Dans le langage courant, on dira aussi que l’on n’a rien sans rien. &lt;strong&gt;Le comportement humain a une dimension économique dans le sens où notre rationalité nous conduit à tenter d’obtenir le plus de résultat possible (de l’utilité, de la valeur, de la récompense) à partir du minimum d’effort (coût, effort).&lt;/strong&gt; C’est ce que l’on appelle l’optimisation. Certains phénomènes naturels surprenant nous conduisent à penser que la nature obéit aussi à ce principe d’optimisation même si souvent elle se permet quelques fantaisies qui échappent à toute explication rationnelle. Ainsi, les abeilles ont découvert empiriquement comment utiliser un minimum de cire pour protéger les œufs, ce qui explique la forme régulière des surfaces des alvéoles [3]. Et les hommes utilisent ce même principe, qui mobilise le calcul différentiel, dans la fabrication des filets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier que l’homme est pétri de culture et de social, qu’il est le produit de son histoire, il ne faut pas tomber dans le pêché inverse qui consisterait à oublier que l’homme est aussi un élément de la nature et qu’il s’inscrit aussi dans une réalité biologique et physique. Et tant qu’il sera humain, il lui sera impossible de s’abstraire de certaines dimensions essentielles de la nature, notamment ces dimensions biologiques et physiques. &lt;strong&gt;De ce point de vue, les lois de l’économie ont une dimension thermodynamique car l’économie est aussi une question d’énergie&lt;/strong&gt;. Pour produire, il faut de l’énergie ne serait-ce que pour déplacer et transformer les ressources brutes en richesses. Imaginez, comme l’a fait Barjavel dans son fameux roman d’anticipation « Ravages », ce que deviendrait notre économie si l’électricité disparaissait soudainement.&lt;br /&gt;Pour produire, il faut aussi une population en activité, c’est-à-dire une population active qui est, au sens le plus strict du terme, la population qui fournit l’énergie (c’est-à-dire le travail). Le travail est « l’énergie » de notre système économique (tandis que le chômage sera considéré comme une perte d’énergie). Et quand on travaille, on brûle des calories (d’où des rendements marginaux décroissants…). En conséquence, le principe thermodynamique trouve sa traduction dans le champ économique : pour produire du travail – autrement dit pour proposer des emplois aux individus -, il faut fournir du travail.&lt;br /&gt;Si on attend les mains tendues que le travail tombe du ciel, on pourra attendre longtemps… mais il n’y a pas de repas gratuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Charles Seife [2002] &lt;em&gt;Zéro, la biographie d’une idée dangereuse&lt;/em&gt;, Edition JC Lattès, Paris, page 233.&lt;br /&gt;[2] Seife op.cit. page 235.&lt;br /&gt;[3] De la même manière, les bulles de savon adoptent systématiquement des « formes économiques » tandis qu’en optique, le comportement d’un rayon lumineux est régi par la recherche du plus court chemin en temps. Pour les développements mathématiques de ces différents exemples, voir Michel Soufflet [2009] &lt;em&gt;Les mathématiques de tous les jours&lt;/em&gt;, édition Vuibert, Paris, page 48.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5230022637311665200?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.quebecoislibre.org/09/090615-8.htm' title='Il n&apos;y a pas de repas gratuit'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5230022637311665200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5230022637311665200' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5230022637311665200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5230022637311665200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/il-ny-pas-de-repas-gratuit.html' title='Il n&apos;y a pas de repas gratuit'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SiYyuioVuDI/AAAAAAAAAhw/2hbTcW6vTDQ/s72-c/Perpetuum1.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8997002491373949274</id><published>2009-05-30T09:59:00.004+02:00</published><updated>2009-06-03T10:16:51.173+02:00</updated><title type='text'>L'arbitrage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SiDnZzJplXI/AAAAAAAAAho/mjnTzYWhU0Q/s1600-h/balance-justice.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5341523588474836338" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 191px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SiDnZzJplXI/AAAAAAAAAho/mjnTzYWhU0Q/s200/balance-justice.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’Etat se définit par ses missions régaliennes pour lesquelles il revendique le monopole. Elles sont fondamentales, précises et limitées même si la tendance de l’Etat moderne est d’élargir le champ de ses interventions en prenant le risque de s’immiscer dans des affaires où il n’a ni la compétence ni la légitimité pour agir. Mais l’Etat est nécessaire, ou plutôt &lt;strong&gt;un Etat efficace est nécessaire car c’est la société toute entière qui fera les frais des défaillances publiques&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Cependant, même dans les domaines où il pourrait légitimement prétendre au monopole, l’internationalisation bouleverse les clivages traditionnels et les définitions les plus établies. Si la thèse officielle consiste à présenter l’Etat comme venant au secours des défaillances du secteur privé, l’observation des faits économiques et de la pratique humaine nous invitent à nuancer le propos : &lt;strong&gt;la nature économique ayant horreur du vide, le secteur privé aura tendance à exploiter les limites de l’action publique en s’engouffrant dans les défaillances du secteur public&lt;/strong&gt;. Voyez ce qui se passe dans le secteur de l’éducation ou de la sécurité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certes, ceux qui fabriquent l’opinion - si ce n’est la pensée elle-même - auront martelé que l’économie livrée aux lois sauvages du libéralisme le plus débridé a sombré sous l’effet de sa propre crise et que, en conséquence, les Etats sont obligés de se porter au chevet du patient bien mal en point. C’est ce qui se voit. Ce qui se voit moins, c’est que, de décennies en décennies, l’Etat a contribué à exacerber les droits des individus, fabriquant des nouveaux droits qui sont autant de chèques sans provision, tout en les allégeant des devoirs et obligations morales les plus essentielles. Car de même qu’un débit suppose un crédit pour maintenir l’équilibre, un droit suppose un devoir. Aucune économie ne peut plus fonctionner et aucune cohésion sociale ne peut plus exister si ce principe est rompu. &lt;strong&gt;C’est la moindre des choses que l’Etat vienne au secours du patient qu’il a contribué à empoisonner&lt;/strong&gt;. Quand l’Etat lui-même en arrive à dévoyer les principes qui sont au cœur de l’équilibre de nos sociétés, il est nécessaire qu’il retrouve sa juste place car la société civile en général, et les acteurs économiques en particulier, savent aussi produire les instruments leur permettant de coexister pacifiquement dans la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustrons notre propos avec la pratique de l’arbitrage. L’arbitrage dans le monde des affaires relève d’une « justice privée » établie par ceux qui ont la volonté de résoudre les litiges qui ne manquent pas de naître dans le commerce international : « &lt;em&gt;Faisant appel à des personnes privées, il repose sur des notions de confidentialité, de qualité et de neutralité. Les parties se sentent mieux écoutées par les arbitres que par la justice publique et peuvent choisir les règles applicables à leur litige&lt;/em&gt; » [1].&lt;br /&gt;En matière de relations internationales, en particulier dans le domaine des affaires, il est très difficile de mettre à exécution un jugement étatique dans un autre pays. Par contre, la convention de New York de 1958 garantit la reconnaissance et l’exécution des décisions arbitrales. Ainsi, ce mode de résolution des litiges est reconnu par les 140 pays qui ont signé la convention. Les relations économiques étant de plus en plus transnationales, alors que les missions de l’Etat n’ont de prise qu’à l’intérieur de son territoire national, les acteurs du commerce international ont dû développer des pratiques de justice plus adaptées à l’espace de leur rayonnement. Par ailleurs, les décisions de l’arbitrage sont généralement ressenties comme un compromis – un accord résultant d’une négociation – alors que celles de la justice publique sont souvent vécues comme une sanction. Or la pratique des affaires, même si elle ne manque pas de faire apparaitre des litiges, repose avant tout sur l’art de la négociation plutôt que sur le conflit permanent, peu propice à la confiance et à l’épanouissement des activités économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affaire Tapie aura révélé au grand public la pratique de l’arbitrage, suscitant au passage une polémique à propos de cette pratique privée de la justice dans un pays où tout ce qui ne relève pas de l’Etat est nécessairement suspect. En effet, chez nous, l’Etat se doit de contrôler voire distribuer les profits, d’organiser les relations entre les salariés (toujours considérés collectivement en tant que masse et non en tant qu’individus) et les patrons, d’encadrer le salaire des patrons, finalement de régenter l’ensemble des relations économiques. Dans ce contexte, découvrir que le monde des affaires a la possibilité de résoudre lui-même ses litiges en faisant appel à des arbitres privés est perçu comme une insupportable provocation si ce n’est un arrangement forcément douteux.&lt;br /&gt;C’est pourtant une pratique normale et courante de la vie économique comme d’ailleurs des universités autonomes, libres et responsables sont la norme dans le monde entier alors qu’elles choquent encore l’establishment académique hexagonal si attaché à l’exception française. Il convient cependant de s’interroger sérieusement quand un pays ne parvient plus à comprendre le monde dans lequel il vit nécessairement au point qu’il cherche à tout prix et par tous les moyens à s’en protéger [2].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] &lt;em&gt;Le Nouvel Economiste&lt;/em&gt; n°1470, cahier n°2 du 2 au 8 avril 2009, page 35.&lt;br /&gt;[2] La campagne des européennes a d’ailleurs commencé sur ce leitmotiv : nos candidats veulent nous protéger de l’Europe tandis que l’Europe veut se protéger du reste du monde… A force de se protéger, on s’isole et à force de s’isoler, on meurt. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8997002491373949274?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8997002491373949274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8997002491373949274' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8997002491373949274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8997002491373949274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/larbitrage.html' title='L&apos;arbitrage'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SiDnZzJplXI/AAAAAAAAAho/mjnTzYWhU0Q/s72-c/balance-justice.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-9130695420122501535</id><published>2009-05-25T09:49:00.002+02:00</published><updated>2009-05-25T09:49:59.573+02:00</updated><title type='text'>La campagne perpétuelle</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ShpNm_Z3J8I/AAAAAAAAAhg/CTvwLCUPfu0/s1600-h/elections_1205086646.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339665640451418050" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ShpNm_Z3J8I/AAAAAAAAAhg/CTvwLCUPfu0/s200/elections_1205086646.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France est perpétuellement en campagne électorale et les français sont perpétuellement engagés ou empêtrés dans les conflits sociaux. Au lieu de laisser les gouvernements en place agir et gouverner comme s’ils n’étaient pas légitimes, comme si les équipes en place se seraient retrouvées au pouvoir par le fait du hasard, de la chance ou de la force brute, les français regrettent les anciens gouvernants (alors qu’ils les détestaient quand ils étaient en fonction) ou se prêtent à rêver d’un homme - ou d’une femme - providentiel subitement révélé à la prochaine échéance. De son côté, au lieu de laisser librement les français travailler, entreprendre, étudier selon leurs besoins ou leurs objectifs, le gouvernement légifère, réglemente, taxe, empêche puis aide, soutien, encourage ou protège…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un fumeur prétend qu’il arrêtera de fumer demain, c’est qu’il n’arrêtera jamais. Notre pays a tellement reporté des réformes que d’autres pays ont affrontées dès les années 80 que l’on est en droit de se demander si elles se feront un jour. Et à force de ne pas faire les choses en leur temps, on prend aussi le risque de faire tout à la va-vite, dans la précipitation et l’incompréhension générale. Peut-on sérieusement penser que le gouvernement actuel a décidé de détruire le meilleur système d’enseignement supérieur au monde ? Tout le monde s’accorde à observer la catastrophe en cours dans l’éducation nationale et l’université qui se produit depuis des décennies sous l’effet de la massification de l’enseignement et du dogme égalitaire – qui est tout sauf équitable - imposé par la gauche depuis 1968. Et il ne faudrait rien faire au nom du sacro-saint statu quo, de la dictature du consensus qui aboutit à l’immobilisme, et donc au déclin français dans un monde en perpétuelle évolution. Et l’on peut faire le même constat dans le système de santé, dans la police ou l’administration en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si les responsables politiques ne font rien, on leur reprochera leur passivité. Après tout les fonctionnaires sont aux ordres des ministres et non l’inverse ; mais s’ils agissent et quand ils agissent, alors c’est la coalition des mécontents qui s’agite en criant à la conspiration bruxelloise ou au complot mondialiste. Peut-on toujours incriminer la classe politique ce qui semble être le sport préféré de ceux qui ont le monopole de la parole médiatique, et en particulier de ceux qui se pensent intelligents ? Le fonctionnement de la démocratie implique l’existence de partis politiques. C’est incontournable. Si on exècre à ce point les responsables politiques, alors il faut vivre dans une dictature gouvernée par des militaires, des technocrates ou un superordinateur. Ou alors il faut installer des régimes communistes qui ne tolèrent aucun débat.&lt;br /&gt;Ne croyez pas cependant que je voue une dévotion subite et aveugle au personnel politique français pétri dans l’ensemble d’étatisme et de dirigisme. Mais je crois (sans m’en réjouir) à la loi du marché et celle-ci fonctionne aussi dans le monde politique quoiqu’en pensent ses pourfendeurs. Comme la plupart des gens sont demandeurs de toujours plus de droits, plus de revenus et moins de contraintes, moins de devoirs et moins d’efforts, alors les hommes et femmes politiques développeront des discours politiques toujours plus démagogiques - façonnés à l’audimat des bons sentiments - pour coller au mieux à la demande de la majorité des électeurs en tentant de rassembler les éternels mécontents. Comme les gens n’aiment pas entendre le discours libéral (qu’ils connaissent à peine), les rares hommes politiques qui ont osés afficher leur sensibilité libérale ont été exclus du marché politique français. Et c’est ainsi que les français se retrouvent face à une classe politique qu’ils ont contribué à façonner et qu’ils exècrent dans le même temps. Ils plébiscitent la « malbouffe » pour la vilipender ensuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il convient donc sans doute de retrouver le sens profond de termes comme « république », « citoyen », « démocratie », « nation », « peuple » ou « Etat ». Car au nom d’une conception dévoyée de la démocratie et de la « solidarité citoyenne », on se dirige vers une société peuplée d’individus totalement asservis à un Etat qui leur proposera un « contrat social » funeste : en échange de sa providentielle protection, nous devrons lui accorder un jour notre plus totale soumission. C’est ainsi que les peuples s’enchaînent eux-mêmes et se condamnent dans le même temps tout en célébrant leur propre abdication.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-9130695420122501535?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/9130695420122501535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=9130695420122501535' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/9130695420122501535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/9130695420122501535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/la-campagne-perpetuelle.html' title='La campagne perpétuelle'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ShpNm_Z3J8I/AAAAAAAAAhg/CTvwLCUPfu0/s72-c/elections_1205086646.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-578057726655764562</id><published>2009-05-20T08:39:00.003+02:00</published><updated>2009-05-20T08:48:28.985+02:00</updated><title type='text'>Revenus et production</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ShOluxobJyI/AAAAAAAAAhY/L70yKKriEug/s1600-h/impots-2009-optimisez-votre-decalration-de-revenus-id314.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337792206379624226" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 133px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ShOluxobJyI/AAAAAAAAAhY/L70yKKriEug/s200/impots-2009-optimisez-votre-decalration-de-revenus-id314.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le revenu global d’un pays est nécessairement la contrepartie de sa production. En ce sens, au niveau agrégé de l’économie nationale, le revenu national et le produit national sont deux dimensions d’une même grandeur. Au niveau individuel, le revenu économique est la contrepartie de la contribution de l’agent à l’effort global de production. Dans une économie en nature, le produit et le revenu sont identiques. Robinson sur son île ne pourra consommer que ce qu'il aura produit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans une économie monétaire composée de millions d'individus, l’agent économique doit recevoir sous forme monétaire l’exacte contrepartie de ce qu’il a produit. &lt;strong&gt;Cependant, dans la réalité, l’estimation exacte de cette grandeur est problématique&lt;/strong&gt;. Si on interroge n’importe quel individu, il estimera toujours que son revenu est insuffisant, qu’il ne gagne pas ce qu’il mérite réellement. Dans l’économie moderne, la production est un phénomène socialisé dans le sens où, en raison de la division sectorielle toujours plus fine du travail – entre les entreprises et dans l’entreprise elle-même -, personne ne peut plus produire isolément sans le concours des autres acteurs économiques (privés et publics).&lt;br /&gt;Les principaux acteurs du système économique moderne sont ceux qui apportent les facteurs de production (capital, travail, matières premières, compétences, services publics) et ceux qui les combinent à l’intérieur d’une entreprise (l’entrepreneur). La mobilisation des facteurs de production dans l’entreprise donne lieu à la création et à la distribution d’un revenu économique. &lt;strong&gt;Ainsi, le processus de production de richesses est dans le même temps un processus de répartition des richesses, sous la forme de distribution directe de revenu&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le revenu, qui ne dépend d’aucun effort productif, est considéré comme une&lt;strong&gt; rente&lt;/strong&gt;. Par contre, les salaires rémunèrent le travail, ce dernier pouvant être manuel, physique et/ou intellectuel. Les intérêts rémunèrent l’apport des capitaux (c'est un service bancaire), via le système bancaire. Les dividendes rémunèrent l’apport des capitaux (c'est un service financier), via les marchés financiers. Les profits rémunèrent l’entrepreneur. &lt;strong&gt;Tous ces revenus étant le fruit d’une décision (un arbitrage) et d’un acte économiques, ils sont tous nécessaires et légitimes&lt;/strong&gt;. Rien ne sert d'opposer les revenus entre eux sauf à entretenir la confusion mentale et morale qui règne aujourd'hui et entretient la crise économique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si un travailleur ne reçoit pas un salaire à la hauteur de sa productivité, il y a un risque de démotiver le travailleur qui pourra quitter l’entreprise à la moindre proposition qui s’avèrera plus intéressante. Ce turn-over représente un coût pour l’entreprise dans la mesure où un travailleur expérimenté contribue à la performance globale de l’entreprise. Plus le travailleur est compétent, plus il mobilise un capital humain qu’il a dû lui-même acquérir au terme d’un processus de formation souvent long et coûteux.&lt;br /&gt;De la même manière, un acteur économique doit payer des intérêts s’il veut pouvoir emprunter de l’argent, s’il veut être crédible au sens littéral du terme (obtenir du crédit). Honorer le service de la dette fait partie intégrante de la crédibilité qui permet à l’entreprise de lever des fonds. C’est pour cette même raison que l’entreprise cotée en bourse doit aussi distribuée des dividendes si elle veut garder la confiance de ses actionnaires, sans laquelle elle ne pourrait augmenter son capital. Enfin, sans des profits suffisants, aucun entrepreneur ne se lancerait dans ce processus hautement risqué de combinaison des facteurs. Ce processus est pourtant au cœur du fonctionnement même de l’économie car, sans les entreprises, tous les autres revenus seraient virtuels.&lt;br /&gt;La machine économique implose lorsque les travailleurs veulent obtenir un salaire sans fournir en contrepartie du travail et/ou des compétences réelles et évaluées, ou lorsqu’ils veulent recevoir des dividendes sans acquérir les actions correspondantes qui seules donnent droit à une partie des bénéfices. La machine économique implose lorsque les entrepreneurs perçoivent des profits sans prendre en contrepartie le risque de la création d’entreprise et de l’innovation. La machine économique implose lorsque les banques perçoivent des intérêts sans fournir en contrepartie des capitaux aux investisseurs tout en assumant le service non seulement de l’intermédiation mais en évaluant au mieux les projets économiques qui seront financés à l’aide de l’épargne des ménages déposée dans les établissements bancaires.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un contexte d'implosion économique, le fonctionnement économique harmonieux laisse la place à un champ de bataille à l’intérieur duquel chacun cherche à vivre au dépend des autres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-578057726655764562?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/578057726655764562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=578057726655764562' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/578057726655764562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/578057726655764562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/revenus-et-production.html' title='Revenus et production'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ShOluxobJyI/AAAAAAAAAhY/L70yKKriEug/s72-c/impots-2009-optimisez-votre-decalration-de-revenus-id314.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1455278196065384414</id><published>2009-05-17T10:53:00.002+02:00</published><updated>2009-05-17T10:56:44.121+02:00</updated><title type='text'>Innovation, prospérité et capitalisme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sg_QzaGnlVI/AAAAAAAAAhQ/C4G61v0YYhQ/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336713665056314706" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 122px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sg_QzaGnlVI/AAAAAAAAAhQ/C4G61v0YYhQ/s200/untitled.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’innovation a sans cesse remodelé le tissu économique et l’ensemble de la société. Ce n’est pas un phénomène propre à notre époque mais inhérent à la nature humaine. En effet, à l’échelle de l’humanité, notre époque moderne, marquée par l’accélération indéniable du rythme de l’innovation technologique, n’est que la partie visible d’un iceberg immense dont il reste tellement à apprendre. Notre époque moderne n’est pas si originale. L’époque préhistorique elle-même est déjà marquée par l’innovation. Et quelles innovations ! Les pré-humains, à leur manière, ont innové pour survivre. Ils n’avaient pas le choix face à une nature hostile. De plus, leurs innovations furent radicales car ils avaient tout à apprendre en inventant l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première innovation radicale fut sans doute liée à un changement d’habitat. Nous savons aujourd’hui que nos lointains ancêtres furent probablement de petits « singes » vivant dans les arbres. Poussés par l’instinct de survie, et peut-être déjà par la curiosité, ces derniers ont dû un jour conquérir les plaines en quête de nourritures et d’espace vital. Ce faisant, ils inventèrent la bipédie, la station debout permettant de voir au loin en se dressant au-dessus de la végétation pour se protéger des prédateurs. La deuxième innovation, toute aussi essentielle, a concerné le régime alimentaire. D’abord exclusivement végétariens, nos ancêtres pré-humains sont devenus charognards. Puis, ils ont appris à chasser pour se nourrir de viande fraîche. Enfin, ils ont domestiqué le feu et fait cuire la viande. A chaque étape, ils ont dû aller contre leur nature première ou leur tradition en innovant de la sorte. Ou alors c’est bien la nature créatrice, mais tellement singulière, de l’homme qui s’exprimait déjà. En tout cas, le hasard combiné à la nécessité, l’expérimentation combinée à la prise de risque, ont permis ces innovations fondatrices de la civilisation elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maîtrise du feu, l’invention du langage parlé résultant de la maîtrise progressive de cris et de sons spontanés, la fabrication des outils, l’invention de l’écriture qui donne naissance à l’histoire, la découverte de la roue, puis l’invention de la monnaie, du calcul…tous ces événements fondateurs et fondamentaux ont marqué cette épopée humaine principalement basée sur l’innovation et sa diffusion irréversible autant qu’irrépressible.&lt;br /&gt;A ces époques si reculées à nos yeux d’hommes modernes, l’être humain, et sans doute quelques individualités plus entreprenantes que d’autres, se distinguent des autres espèces animales par sa soif d’apprendre qui le pousse à faire des expériences bizarres. C’est cet apprentissage basé sur l’expérimentation qui aboutit à l’innovation, nourrissant un processus d’accumulation du savoir et des techniques, qui nous vient de la nuit des temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce processus n’a donc pas commencé à la révolution industrielle. A partir du moment où ce processus fut enclenché, il ne s’est plus jamais interrompu. Mais, s’est-il récemment accéléré ? Le phénomène de l’accélération est-il lui-même récent ? En fait, l’apprentissage s’est toujours accéléré… Avec l’invention de l’écriture, chaque génération pouvait transmettre, avec une plus grande efficacité, son héritage intellectuel et culturel aux générations qui suivent. Ce fut déjà un fabuleux coup d’accélérateur.&lt;br /&gt;De milliers d’années, l’évolution technologique, économique et sociale s’est alors déclinée en siècles. Chaque grande civilisation (grecque, romaine, chinoise, arabe, européenne…) a alors participé à la conservation et à l’évolution des mathématiques et des sciences. Et les travaux les plus récents des historiens montrent que le « moyen-âge » européen ne fut pas la période noire et figée que l’on a bien longtemps voulu voir.&lt;br /&gt;Le phénomène d’accélération n’est pas propre à notre époque moderne. Il est contenu dans le processus d’apprentissage lui-même. &lt;strong&gt;En fait, au lieu de parler d’accélération, il faudrait utiliser le terme plus exact de « capitalisation » : l’accumulation et la transmission des connaissances acquises par les générations précédentes est un processus de « capitalisation » au cœur du développement économique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on sait et plus on apprend vite. Il a fallu des milliers d’années aux pré-humains pour devenir véritablement humains. Avec l’écriture et les outils, les évolutions s’accélèrent. Le pré-humain a mis des milliers d’années à inventer le langage. Les enfants humains apprennent à parler au bout de 2 à 3 années. Ainsi, les apprentissages se transforment en acquis irréversibles, s’inscrivant dans la culture et l’héritage génétique des hommes.&lt;br /&gt;Ce faisant, ils forment le capital humain dont les théories modernes de la croissance ont redécouvert la contribution essentielle et inestimable à la croissance économique et l’évolution des sociétés. Finalement, l’innovation n’est pas une caractéristique propre à la société moderne ou ce que les auteurs ont désigné comme étant le capitalisme, sauf à reconsidérer une définition plus épurée, et somme toute plus rigoureuse, du capitalisme comme désignant le mode d’accumulation de toute forme de capital.&lt;br /&gt;De ce point de vue, l’apprentissage et l’innovation constituent les modalités de l’accumulation du capital humain, ce dernier étant à la base de toutes les autres formes de richesses (financières, matérielles, intellectuelles ou culturelles). Alors, l’innovation s’inscrit au cœur même de la nature humaine et de son épopée, au-delà de la diversité nécessaire mais apparente des systèmes économiques auxquels elle aura donné l’impulsion.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1455278196065384414?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1455278196065384414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1455278196065384414' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1455278196065384414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1455278196065384414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/innovation-prosperite-et-capitalisme.html' title='Innovation, prospérité et capitalisme'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sg_QzaGnlVI/AAAAAAAAAhQ/C4G61v0YYhQ/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6801575130155618695</id><published>2009-05-14T09:10:00.004+02:00</published><updated>2009-05-19T15:52:44.847+02:00</updated><title type='text'>Le profit : un revenu illégitime ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgvEA4IhGlI/AAAAAAAAAhI/a60_P6RkqPs/s1600-h/profit.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335573702897637970" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 196px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgvEA4IhGlI/AAAAAAAAAhI/a60_P6RkqPs/s200/profit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une entreprise qui ne fait pas de profits n’est pas viable à long terme, sauf si elle reçoit des aides publiques. Mais, il faut avoir à l’esprit que les aides publiques seront financées, d’une manière ou d’une autre, en prélevant une partie de la richesse créée par les acteurs viables de l’économie, donc les entreprises qui font du profit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’objectif d’une entreprise est de produire des richesses ; le profit est l’indicateur de sa capacité à créer de la valeur, source de croissance. Pourtant, quand les entreprises réalisent des profits, elles suscitent suspicion voire opprobre.&lt;br /&gt;Il est vrai que le terme même de profit à une connotation fortement péjorative. Profit vient de profiter ; s’il y a du profit, c’est qu’il y a des profiteurs. Ce terme fut en effet consacré par l’analyse marxiste du fonctionnement de l’économie capitaliste qui considère que le capitalisme est un processus d’exploitation des travailleurs par les capitalistes, les seconds profitant des premiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait considérer plus prosaïquement que s’il n’y a plus de capitalistes, alors les travailleurs eux-mêmes sont menacés car il n'y aura plus d'entreprises. Les gens le ressentent naturellement quand ils s’inquiètent des délocalisations ou de l’absence de repreneurs d’entreprises, lorsque ces dernières tombent en faillite. &lt;strong&gt;En effet, si personne n’apporte de capitaux, si personne ne prend le risque économique d’utiliser ces capitaux pour combiner les facteurs de production dans une entreprise viable (en un mot pour financer un projet d’entreprises), alors les emplois des travailleurs sont menacés&lt;/strong&gt;. Pourtant, personne, et surtout pas les ménages qui sont à l’origine de l’épargne, n’est prêt à investir dans une affaire qui n’est pas viable !&lt;br /&gt;De ce point de vue, le profit est un objectif et un revenu légitimes. Le terme « bénéfice », même s’il a un sens comptable différent, est plus approprié. Le bénéfice est, au sens propre, le résultat d’une action bénéfique. &lt;strong&gt;Au lieu de considérer le profit comme le résultat d’un processus d’exploitation, on définira le bénéfice comme une mesure de la performance&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le profit, ou le bénéfice, sont des objectifs non seulement souhaitables, mais qu’il convient d’encourager. Car, à la différence des précédents revenus, son caractère résiduel en fait un revenu hautement incertain. Lorsque l’entrepreneur a rémunéré ses travailleurs, ses actionnaires, sa banque, il se doit de payer ses impôts. Etant lié par des contrats qui le lient aux travailleurs, aux actionnaires, à ses banquiers, l’entrepreneur est dans l’obligation de payer ses revenus, honorant ainsi ses engagements contractuels. De la même manière, les prélèvements qui financent le secteur public étant obligatoires, l’entrepreneur doit évidemment payer ses impôts.&lt;br /&gt;Tous ces paiements sont légitimes, puisqu’ils lui permettent d’engager des facteurs de production (capital, travail) et de profiter des infrastructures et services publics (secteur public). Cependant, l’entrepreneur doit faire en sorte qu’il reste un bénéfice au terme de tous ces paiements successifs sinon à quoi bon entreprendre.&lt;br /&gt;Cette capacité à dégager un bénéfice sera en quelque sorte la mesure de ses qualités et compétences de gestionnaire. Comme il est dans l’intérêt de la collectivité que les entreprises prospèrent, que de nouvelles entreprises soient créées et que les gestionnaires soient compétents, le bénéfice apparaît comme un ingrédient indispensable du fonctionnement de l’économie moderne. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6801575130155618695?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Profit_%C3%A9conomique' title='Le profit : un revenu illégitime ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6801575130155618695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6801575130155618695' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6801575130155618695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6801575130155618695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/le-profit-un-revenu-illegitime.html' title='Le profit : un revenu illégitime ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgvEA4IhGlI/AAAAAAAAAhI/a60_P6RkqPs/s72-c/profit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8326253581776830765</id><published>2009-05-10T17:15:00.002+02:00</published><updated>2009-05-10T17:20:23.312+02:00</updated><title type='text'>Du bon usage de la fiscalité locale</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgbvyZwtMPI/AAAAAAAAAhA/PUQ1-s_Dt7s/s1600-h/fiscalite-5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334214457854603506" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgbvyZwtMPI/AAAAAAAAAhA/PUQ1-s_Dt7s/s200/fiscalite-5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand le thermomètre annonce la fièvre, il est tentant de casser le thermomètre, un peu comme le prince tyrannique qui faisait exécuter le messager porteur de mauvaises nouvelles. L’économie est le reflet de nos propres contradictions et c’est pourquoi les gens n’aiment guère l’économie. Mais l’économiste n’est que l’observateur de ces contradictions, il n’est que le messager : il n’invente pas les lois économiques, il tente seulement de les comprendre pour les expliquer à ceux qui sont tentés de les défier, de les contourner ou de les nier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’expérience montre que les subventions sont à manipuler avec modération&lt;/strong&gt;. Finalement, elles sont comparables à une drogue : quand on y goute, on devient dépendant. Si on vous les enlève brutalement, on vous tue ; mais si on en consomme en permanence, c’est l’overdose assurée. Comme les subventions sont financées sur fonds publics, il convient de respecter les principes stricts qui régissent l’usage de l’argent public qui, il ne faut jamais l’oublier, a d’abord été de l’argent prélevé dans la poche des ménages. Malheureusement, dans un pays où l’exécutif ne parvient plus à endiguer la dérive des dépenses publiques, où l’attribution de subventions est le moyen d’étendre le clientélisme et l’emprise de la sphère étatique, il y a trop longtemps que ces règles sont transgressées.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La légitimité de l’impôt provient du fait qu’il permet de financer le bien public dont toute la collectivité profite&lt;/strong&gt;. Si l’impôt est légitime, il est donc pour le moins curieux de tenter de le cacher pour le rendre « indolore ». De plus, la fiscalité nationale doit financer le bien public national tandis que la fiscalité locale se focalisera sur la fourniture du bien public local, dans un souci d’améliorer la gestion de l’argent public en rapprochant le bénéficiaire de la dépense publique du contribuable.&lt;br /&gt;Si les principes sont clairs, le problème réside dans la définition même du bien public et dans l’évaluation de l’efficacité des dépenses publiques. En France, on privilégie une définition très extensive du bien public de sorte que la santé, la monnaie, la culture, la recherche, le bonheur et l’humanitaire seraient par nature des biens publics. Dans la réalité, tout dépend des moyens que l’on se donne et de la façon dont on les répartit. Vous pouvez échouer sur une île déserte et continuer à penser que manger est un droit, mais cela ne fera pas venir la nourriture dans votre bouche. &lt;strong&gt;Et plus on élargira la liste des biens publics, plus on étranglera le contribuable&lt;/strong&gt;. Il faut donc faire des choix ! &lt;strong&gt;L’art de faire des choix, c’est précisément la définition de l’économie quand il s’agit de l’argent privé, et la définition de la politique quand il s’agit des fonds publics.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on admet par exemple que l’humanitaire est un bien public, cela n’induit pas que l’Etat ou les collectivités locales possèdent le monopole de l’action humanitaire. La fondation de Bill Gates a financé un programme de vaccinations de 55 millions d’enfants dans le monde. Dans cette perspective, l’utilisation de la fiscalité locale a des fins humanitaires, conformément au récent article L.1115-1 du CGCT, pose problème [1]. Et quand cet article est interprété par certaines communes pour étendre leurs actions aux victimes de conflits armés opposant des Etats étrangers, on frise le détournement d’argent public.&lt;br /&gt;Il existe aujourd’hui des centaines d’O.N.G et de fondations internationales dont c’est précisément la mission. Chacun de nous est libre de faire des dons réguliers à « Médecins sans frontière » ou « Amnesty International » s’il veut soutenir une cause humanitaire. Le fisc tiendra compte de l’existence de cet « impôt volontaire » que vous vous infligez en connaissance de cause mais que vous pouvez à tout moment cesser de payer si vous ne partagez plus les buts de la fondation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les impôts locaux ne sont pas censés être utilisés dans ce but sinon c’est la porte ouverte à toutes les dérives dans la mesure où le contribuable ne peut pas cesser de payer l’impôt et qu’il est tellement plus facile d’être généreux avec l’argent des autres, surtout quand les autres n’ont pas voix au chapitre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est d’ailleurs ce qui explique l’irrésistible envolée de la fiscalité locale en France.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] En vertu de l’article L.1115-1 du CGCT, « &lt;em&gt;les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent, dans le respect des engagements internationaux de la France, conclure des conventions avec des autorités locales étrangères pour mener des actions de coopération ou d’aide au développement. Ces conventions précisent l’objet des actions envisagées et le montant prévisionnel des engagements financiers…Si l’urgence le justifie, les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent mettre en œuvre ou financer des actions à caractère humanitaire&lt;/em&gt; ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8326253581776830765?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8326253581776830765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8326253581776830765' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8326253581776830765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8326253581776830765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/du-bon-usage-de-la-fiscalite-locale.html' title='Du bon usage de la fiscalité locale'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgbvyZwtMPI/AAAAAAAAAhA/PUQ1-s_Dt7s/s72-c/fiscalite-5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7837232454976465110</id><published>2009-05-05T11:23:00.002+02:00</published><updated>2009-05-05T15:35:19.917+02:00</updated><title type='text'>La vague anticapitaliste</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgAF0EVLO3I/AAAAAAAAAg4/O-Z3G-b6bcg/s1600-h/poingrouge.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332268350880562034" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 70px; CURSOR: hand; HEIGHT: 97px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgAF0EVLO3I/AAAAAAAAAg4/O-Z3G-b6bcg/s200/poingrouge.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La crise économique est décidément un alibi commode pour ressortir les vieilles lunes anticapitalistes. Les médias nous parlaient déjà de la crise dans les années 70. A cette époque, le président Giscard D’Estaing entrevoyait le « bout du tunnel » tandis que la gauche se proposait de « changer la vie ». François Mitterrand a rassemblé la gauche pour conquérir le pouvoir en 1981. Mais durant les années 80, le refrain de la crise n’a jamais cessé ce qui a donné lieu à des alternances et des cohabitations. Sur fond de crise permanente, les français ont aussitôt chassé du pouvoir ceux qu’ils avaient élus avec enthousiasme. A chaque fois, c’est le même constat d’échec, c’est la même déception. &lt;strong&gt;A vouloir tout confier à l’Etat, on a peut-être poussé les hommes et femmes politiques en dehors de leur domaine de compétence&lt;/strong&gt;. Peut-on changer l’économie ? En tout état de cause, on a moins de chance d’améliorer l’économie si on ne prend pas en compte son fonctionnement et ses ressorts et si l’on se refuse a fortiori à en comprendre les mécanismes profonds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’y a-t-il pas en effet un vice de forme à vouloir élire nos dirigeants sur des programmes et sur des objectifs économiques ? N’y a-t-il pas un problème de fond à faire des sondages d’opinion sur des programmes et des objectifs économiques ? La majorité des français aimeraient toucher un salaire sans avoir à travailler et la majorité des étudiants aimeraient obtenir un diplôme sans avoir à passer des examens. Est-ce pour autant raisonnable, réaliste et réalisable ? Tout le monde s’accorde à vilipender le libéralisme mais c’est pourtant à ceux qui ont l’intention d’intervenir dans l’économie qu’il revient de démontrer la justesse de leur raisonnement. C’est normalement celui qui accuse qui doit fournir la preuve.&lt;br /&gt;La question n’est pas anodine car l’économie n’est seulement une question d’opinion ou de politique. &lt;strong&gt;Les lois de l’économie ne se décident dans aucun parlement et ne peuvent se plier sous le poids d’aucune majorité&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant l’anticapitalisme surfe sur cette méconnaissance arrogante de notre condition économique, elle-même profondément liée à l’insupportable condition humaine. La montée de l’anticapitalisme en France a de quoi laisser perplexe. C’est à croire que la gauche n’a jamais été au pouvoir. Si un projet anticapitaliste était possible, il existerait déjà car le capitalisme ne date pas d’aujourd’hui et son effondrement imminent est annoncé depuis que le capitalisme existe. Mais, tous les pays qui ont tenté une expérience anticapitaliste l’ont payé au prix fort. Aucun pays ne prospère sur les ruines de l’économie capitaliste. D’ailleurs, l’expression « économie capitaliste » est un pléonasme car le moteur de l’évolution économique est fondé sur l’accumulation du capital, ce qui est la définition technique du capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc être clair avec ses idées quand on mène un combat politique en cessant de mentir aux gens. Le discours anticapitaliste se nourrit chez nous de la haine viscérale qu’inspirent le libéralisme et toutes ses déclinaisons. Pourtant, quelle est cette alternative ? Que nous propose-t-on pour sortir de l’enfer capitaliste ? Pour le savoir, il faut remonter aux écrits de Marx car les idées ne sont pas nouvelles. Et tous ceux qui se réclament de l’anticapitalisme se réfèrent implicitement ou explicitement au marxisme. Pour sortir du capitalisme, il faut collectiviser les moyens de production, supprimer la propriété privée et sortir de la démocratie pour confier le pouvoir à un parti unique (animé par une pensée unique) qui mettra en œuvre une dictature – la dictature du prolétariat – seul instrument pour concrétiser le projet anticapitaliste. Tel est le projet anticapitaliste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7837232454976465110?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blog.turgot.org/index.php?post/La-malhonn%C3%AAtet%C3%A9-des-banquiers-centraux' title='La vague anticapitaliste'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7837232454976465110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7837232454976465110' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7837232454976465110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7837232454976465110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/05/la-vague-anticapitaliste.html' title='La vague anticapitaliste'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SgAF0EVLO3I/AAAAAAAAAg4/O-Z3G-b6bcg/s72-c/poingrouge.gif' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7190624170606149552</id><published>2009-04-14T08:14:00.001+02:00</published><updated>2009-04-14T08:15:41.892+02:00</updated><title type='text'>L'argent et la richesse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SeQp_q-yp1I/AAAAAAAAAgw/4pfbVGBcaF8/s1600-h/loto1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324426833304921938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SeQp_q-yp1I/AAAAAAAAAgw/4pfbVGBcaF8/s200/loto1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On dit parfois que l’argent ne fait pas le bonheur, mais l’argent n’est pas la richesse. Pourtant, c’est la confusion majeure de notre époque pétri d’illusion monétaire. L’argent est le moyen de la richesse, l’expression de celle-ci mais non sa cause. Il existe des phénomènes qui sont établis au niveau microéconomique mais dont la pertinence disparait au niveau macroéconomique. C’est le cas de l’équation argent = richesse. Illustrons cette proposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que fait le gagnant du loto qui apprend qui vient de remporter le jackpot ? Il cesse immédiatement de travailler puisqu’il est devenu riche. Ce comportement est rationnel puisque le loto est une sorte de système de répartition. L’heureux élu empoche en fait la mise des millions de perdants malchanceux tandis que l’Etat encaisse au passage sa commission puisqu’il détient le monopole du jeu. A aucun moment, il n’y a de création artificielle d’argent donc le gagnant est réellement riche. Il y a eu redistribution (ou re-répartition) de l’argent des millions de perdants au profit de la poche de l’unique gagnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons maintenant que le gouvernement décide d’imprimer des milliards d’euros pour les distribuer à l’ensemble de la population comme si nous devenions tous les gagnants d’un super loto. Confondant l’argent avec la richesse, le gouvernement décide de nous distribuer des millions d’euros pour éradiquer la misère et les inégalités. Qui ne voterait pas pour un tel gouvernement ? Mais les lois de l’économie ne sont pas soumises à la loi de la majorité.&lt;br /&gt;Nous croyant riches, nous décidons tous d’arrêter de travailler. Pourquoi travailler quand on est millionnaire ? Et nous nous rendons dans les magasins pour dépenser notre bonne fortune. Mais voilà, les magasins sont fermés. Les vendeurs et commerçants aussi sont devenus millionnaires. Pourquoi travailler pour un salaire de vendeur ? Pourquoi dorénavant supporter la tyrannie des clients ? Evidemment, le médecin, le boulanger, le fonctionnaire, le garagiste tiennent tous le même raisonnement car la dictature du marché est universelle. Et tous de célébrer la fin du travail.&lt;br /&gt;Du coup, la machine à fournir des biens et services – la seule vraie richesse – est arrêtée. Avec effroi, les gens découvrent rapidement que l’horrible machine économique est en panne. Les biens et services deviennent rapidement introuvables. Les magasins sont pillés et la baguette de pain se négocie quelques millions d’euros sur le marché noir comme au temps maudit de l’hyperinflation allemande.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les gens réalisent peu à peu qu’ils sont millionnaires mais pauvres : car si personne ne travaille, la misère et le rationnement se généralisent et l’argent perd toute sa valeur&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Produire de l’argent et inonder l’économie de liquidités (planche à billet) est le plus sûr moyen de détruire l’économie. Produire des richesses (l’activité humaine) est le seul moyen de faire tourner et prospérer l’économie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7190624170606149552?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.grenoble-liberale.org/' title='L&apos;argent et la richesse'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7190624170606149552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7190624170606149552' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7190624170606149552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7190624170606149552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/04/largent-et-la-richesse.html' title='L&apos;argent et la richesse'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SeQp_q-yp1I/AAAAAAAAAgw/4pfbVGBcaF8/s72-c/loto1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7645002855867909056</id><published>2009-04-02T09:39:00.005+02:00</published><updated>2009-04-06T11:21:22.268+02:00</updated><title type='text'>La chasse aux patrons ou la radicalisation prévisible des mouvements sociaux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SdRr2EKCsFI/AAAAAAAAAgo/9OjE4KqQZNQ/s1600-h/93695.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319995636404367442" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 81px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SdRr2EKCsFI/AAAAAAAAAgo/9OjE4KqQZNQ/s200/93695.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La chasse aux patrons est désormais ouverte sur fond de lynchage médiatique des banques, de la finance et de l’économie de marché. Même à l’ère de l’information et de la communication, les hommes ont coutume de bannir ce qu’ils ne connaissent pas. Et moins ils connaissent et plus ils sont collectivement dangereux et manipulables.&lt;br /&gt;Il faut bien des boucs émissaires. Et quand la démagogie rencontre le populisme le plus vulgaire, le dialogue social – tellement sacralisé dans notre pays – ne devient plus qu’un mot creux et un vœu pieux. Il n’ya a pas un jour sans conflits violents au pays du dialogue social.&lt;br /&gt;C’est plutôt une forme larvée de « terrorisme social » qui s’impose dès lors que ceux qui bafouent les lois, au nom de luttes sociales, se considèrent désormais au-dessus des lois de la république.&lt;br /&gt;Il faut reconnaitre que les hommes et femmes politiques ont un certain talent dans l’art de duper les masses. Même les rois n’auraient pas osé aller jusque là. Ils mettent en place des organes de régulation, des autorités monétaires publiques comme les banques centrales, des politiques économiques censées garantir emplois et croissance, s’échinant à dompter depuis des décennies l’économie. Et quand l’accumulation de leurs égarements, l’empilement de réglementations inadaptées et souvent contradictoires ou la mise en œuvre de politiques économiques fondées sur des hypothèses qui relèvent plus du pari pascalien que de l’analyse scientifique nous explosent à la figure, alors ils vitupèrent encore et toujours l’économie et ses maudites lois infernales. C’est comme si le médecin, qui achève son patient à force de traitement inadapté, s’en prenait au patient lui-même.&lt;br /&gt;On peut toujours se jeter par la fenêtre en pensant très fort que les lois de la gravitation universelle n’existent pas, cela n’empêchera nullement la chute. Et il ne sert à rien de s’en prendre auxdites lois, mieux vaut les connaitre et les reconnaitre pour les dompter et les utiliser à des fins créatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais puisque l’on se propose d’encadrer les salaires des patrons du CAC 40, pourquoi ne pas étendre ce contrôle aux droits d’auteur des artistes du TOP 50 ? Le show-business n’est-il pas un business particulièrement lucratif ? Les chanteurs, quoiqu’ils disent dans leurs textes, ne sont-ils pas continuellement dans les médias pour vendre leurs produits ? Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Nos moralisateurs, avides de contrôles et de mises à pied, ne sont-ils pas choqués par les revenus des stars du football, des champions de basket ou de tennis ?&lt;br /&gt;Et cette inquisition devrait aussi s’intéresser aux rémunérations des dirigeants syndicaux. N’y a t-il pas là des sources de revenus aussi opaques qu’illégitimes ?&lt;br /&gt;L’histoire a souvent montré que ceux qui montrent du doigt les « sorcières » pour les envoyer au bûcher ne sont pas motivés par un sentiment de justice mais sont taraudés par la jalousie et l’ambition. Et cela aboutit rarement à des fins heureuses. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7645002855867909056?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/04/01016-20090404ARTFIG00220-les-presidents-d-universites-exasperes-par-les-violences-.php' title='La chasse aux patrons ou la radicalisation prévisible des mouvements sociaux'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7645002855867909056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7645002855867909056' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7645002855867909056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7645002855867909056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/04/la-chasse-aux-patrons-ou-la.html' title='La chasse aux patrons ou la radicalisation prévisible des mouvements sociaux'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SdRr2EKCsFI/AAAAAAAAAgo/9OjE4KqQZNQ/s72-c/93695.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5117324314170261793</id><published>2009-03-27T10:23:00.004+01:00</published><updated>2009-04-02T10:55:44.251+02:00</updated><title type='text'>La fable des effets "pervers"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ScybLpufq5I/AAAAAAAAAgg/O8mXfGyG_bQ/s1600-h/paradoxe.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317795884499446674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ScybLpufq5I/AAAAAAAAAgg/O8mXfGyG_bQ/s200/paradoxe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On sait déjà depuis Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat et Adam Smith que, quand les responsables politiques interviennent dans l'économie, il y a nécessairement des effets que les sages considèrent comme logiques quand les ignorants ou les pseudo-savants les qualifient de « pervers ». Le qualificatif « pervers » de ces fameux effets non désirés vient seulement du fait que ceux qui interviennent à coup de massue dans le système complexe que constitue une économie ne les avaient pas prévu, ce qui est une indication de leur ignorance ou de leur insolence.&lt;br /&gt;On peut toujours postuler comme hypothèse de travail - à l’instar des nouveaux modèles de croissance - l’existence d’un régulateur bienveillant et omniscient qui aurait la capacité de dompter l'économie en optimisant une fonction de bien-être social. Dans la réalité, une telle entité est une chimère et cette hypothèse frise le scientisme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par principe de précaution, auquel les responsables politiques semblent si attachés par ailleurs, on ne devrait donc pas intervenir dans l'économie lorsque l'on n’est pas en mesure de prévoir la somme infinie des effets qui vont se déployer... et qui se retournent souvent contre l’objectif initialement visé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout marché fonctionne sur le principe d'une dynamique d'ajustements sans fin entre prix et quantités. Si on prend une mesure dont l'effet est d'accroitre le pouvoir d'achat des ménages, et si les ménages utilisent ce pouvoir d’achat retrouvé, cela aura pour effet normal d'accroitre la demande (et/ou l’épargne). Si la demande augmente, l'offre étant donnée, le prix augmente normalement (mais pas nécessairement lorsqu'il y a une offre disponible). Ce n’est pas un effet pervers, c’est normal ! D’autant que l'augmentation du prix n'est pas en soi une mauvaise chose. L’augmentation des prix, c'est le signal qui va provoquer à son tour une réaction de l'offre. Si le prix monte, cela incite les offreurs à accroitre les capacités offertes sur le marché, ce qui était l'objectif de la mesure initiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi tous les pays qui ont supprimé la liberté des prix sont entrés dans une économie de pénurie. &lt;strong&gt;Dans une économie de liberté, il faut accepter la première règle fondamentale du fonctionnement des marchés : pour que les quantités s’adaptent, les prix doivent être flexibles&lt;/strong&gt;. Et cela est valable pour tous les prix (comme le salaire ou encore le taux d’intérêt). Sur certains marchés, les prix vont parfois baisser (ce qui va inquiéter les producteurs) tandis que sur d’autres marchés, les prix seront amenés à monter (ce qui va affoler les consommateurs). Mais l'Etat, garant de l'intérêt général, ne doit prendre le parti ni des uns ni des autres.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand on écoute les commentateurs, c’est la crise dans l’immobilier lorsque les prix montent sans cesse ; mais quand le marché se retourne et que les prix baissent, ils concluent à nouveau que c’est la crise. On me parlait déjà de la crise quand j’étais étudiant en économie. Croire que l’économie est perpétuellement en crise, c’est montrer simplement que l’on ne saisit pas l’essence des mécanismes que l’on cherche à mettre sous les feux de l’actualité.&lt;br /&gt;Lorsque le prix d’un actif A augmente, son rendement va nécessairement diminuer puisqu’il faut sortir une plus grosse somme d’argent pour obtenir le même flux de revenus lié à la possession de cet actif. Ainsi, la hausse des prix a nécessairement une limite : lorsque le rendement sera jugé trop faible en comparaison à d’autres placements, les investisseurs se tourneront vers d’autres actifs en vendant l’actif A. Il en découle une baisse du prix de l’actif A. Si la baisse se poursuit alors le rendement va se redresser…&lt;br /&gt;Que telles évidences fassent encore débat au pays des Lumières nous montre tout le chemin qui reste encore à parcourir en matière de compréhension de l’économie. Mais quand les cerveaux sont en grève…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5117324314170261793?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.columbia.edu/~pf3/normaliens.pdf' title='La fable des effets &quot;pervers&quot;'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5117324314170261793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5117324314170261793' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5117324314170261793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5117324314170261793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/03/la-fable-des-effets-pervers.html' title='La fable des effets &quot;pervers&quot;'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ScybLpufq5I/AAAAAAAAAgg/O8mXfGyG_bQ/s72-c/paradoxe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-665886627395275607</id><published>2009-03-20T09:29:00.002+01:00</published><updated>2009-03-25T10:37:55.991+01:00</updated><title type='text'>Le blues du macho sentimental</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ScNUHNUjIkI/AAAAAAAAAgU/l1yLAzNpBdc/s1600-h/213guerre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315184468038984258" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ScNUHNUjIkI/AAAAAAAAAgU/l1yLAzNpBdc/s200/213guerre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pardonnez-moi d’avance mesdames pour ce coup de gueule. Mais ce n’est qu’un coup de gueule. C’est d’ailleurs plus une manifestation spontanée d’humeur de la part d’un homme profondément blessé que le fruit d’une analyse rationnelle implacable. De toute façon, dans le domaine des relations humaines, il ne saurait y avoir d’analyse implacable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les journées de la femme, la parité et autres envolées féministes larmoyantes sur la condition féminine me tordent le ventre. On dirait que rien n’a bougé ces dernières décennies. Bien sûr, je sais qu’il y a toujours à faire pour celles qui sont dominées, battues et exploitées par des hommes indignes. Mais il ya aussi beaucoup d’hommes en souffrance. Permettez-moi d’exposer la situation de ces hommes qui se trouvent laminées par l’avidité féminine lorsque l’amour s’est éteint. Car lorsque les sentiments sont morts, il y a des femmes qui redeviennent calculatrices et matérialistes et à côté desquelles la plupart des hommes sont de candides amateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez bien l’histoire ou la politique et demandez-vous qui mène réellement le monde ? Observez dans la cours de l’école les petites filles de 8 ans et regardez les garçons du même âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, je constate dans ma génération un naufrage de ces hommes parvenus au milieu de la quarantaine. Pour leur famille, ils ont sacrifié leurs amis, mis entre parenthèses leurs passions de jeunesse. Ils ont travaillé dur au boulot et ils ont travaillé au foyer pour ne pas subir le reproche de ne rien faire à la maison. &lt;strong&gt;Sur cette génération pèse le poids de quelques siècles de machisme universel dont nous serions comptables en quelque sorte&lt;/strong&gt;. Il fallait réparer les erreurs de nos pères…Et pourtant, ces hommes se retrouvent un jour abandonnés par leurs épouses quand ils ne sont pas de surcroît déshonorés, spoliés et plumés.&lt;br /&gt;Encore une fois, ne le prenez pas trop mal mesdames. Je suis habité par une âme sicilienne, qui me conduit à vouer une adoration sans borne pour le beau sexe. Mais au nom du politiquement correct ambiant et étouffant, je me suis efforcé de refouler un machisme congénital qui aboutit pratiquement à une autocastration destructrice.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourtant ce machisme est comme un folklore destiné à vous séduire et une faiblesse destinée à nous protéger&lt;/strong&gt;. Il cache en tout cas une peur ancestrale de l’abandon qui commence dès le plus jeune âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de 25 ans, les femmes ressentent leur premier désir d’enfant et reprochent souvent aux hommes leur légèreté : « &lt;em&gt;les hommes ne sont pas sérieux ; ils sont d’éternels enfants ; ils ne veulent pas s’engager, pensant à s’amuser avec leurs copains&lt;/em&gt;… ». Voilà ce que pensent généralement les femmes de nous à ce moment. Il est vrai que le mariage et la famille nous font peur car on pressent tous les sacrifices que cela implique. Mais une fois que l’on s’engage, que l’on saute le pas, c’est un engagement pour la vie. Telle est à nouveau l’âme sicilienne…&lt;br /&gt;Puis les enfants naissent et grandissent et la femme devient mère, traitant son mari non plus comme un homme à conquérir et séduire, mais comme le dernier enfant de la famille dont il faudrait revoir ou terminer l’éducation.&lt;br /&gt;Et à force d’infantiliser son homme au point de lui faire perdre sa personnalité, elle lui annonce un jour qu’elle ne l’aime plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’abandon tant redouté se produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi, mesdemoiselles, votre compagnon hésite à s’engager. Il vous aime vraiment mais il est terrorisé. Inconsciemment, il pressent cette histoire mille fois répétée. Il perdra ses copains, il abandonnera ses passions et finalement, il perdra son identité d’homme… sauf s’il rencontre le véritable amour, pas celui qui oppose les sexes mais celui qui les réunit en une harmonie heureuse.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-665886627395275607?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://ac.matra.free.fr/FB/nrhhomfem.pdf' title='Le blues du macho sentimental'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/665886627395275607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=665886627395275607' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/665886627395275607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/665886627395275607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/03/le-blues-du-macho-sentimental.html' title='Le blues du macho sentimental'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/ScNUHNUjIkI/AAAAAAAAAgU/l1yLAzNpBdc/s72-c/213guerre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5627091248859626514</id><published>2009-03-10T08:52:00.004+01:00</published><updated>2009-05-15T12:49:28.701+02:00</updated><title type='text'>L'université française : entre l'impasse et l'espérance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SbYcYFOzQFI/AAAAAAAAAgM/WCU_Qh1Q25k/s1600-h/diplome.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311464010576773202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 182px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SbYcYFOzQFI/AAAAAAAAAgM/WCU_Qh1Q25k/s200/diplome.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Puisque nous traversons une grave crise financière qui est l’occasion de faire le procès mécanique de l’économie de marché, permettez-moi de souligner l’analogie entre la monnaie et le diplôme.&lt;br /&gt;Un diplôme comme la monnaie représente un TITRE. Un titre constitue un papier dont le porteur peut prétendre détenir une contrepartie : un billet de banque représente une valeur économique qui permet d’acquérir un certain stock de biens et services&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=17404467#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; ; un diplôme représente aussi une valeur économique dans le sens où il garantit que le porteur détient normalement une certaine quantité et une certaine qualité de connaissance et de savoir-faire (ce qui est la richesse ultime).&lt;br /&gt;Bien-sûr, cela n’est vrai que si la monnaie comme le titre ne sont pas dépréciés. Dans le cas de la monnaie, si un même billet permet d’acheter toujours moins de marchandises, alors on dit que la monnaie est dépréciée par l’inflation. Il appartient alors à ceux qui offrent la monnaie - le système bancaire régulé par la banque centrale - de bien contrôler l’offre de monnaie afin d’éviter tout dérapage inflationniste qui détériore la valeur de chaque billet. En clair, il faut éviter de faire tourner la planche à billet.&lt;br /&gt;Pareillement, si le diplôme est distribué à des individus qui ne détiennent pas en réalité les connaissances et les savoirs-faires correspondant, alors le diplôme perd sa valeur. Il appartient alors au système éducatif et universitaire d’avoir une gestion rigoureuse de l’offre de diplômes. En clair, il convient de ne pas faire fonctionner la « planche à diplômes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’époque moderne a connu un processus de centralisation et de monopolisation de l’offre de titres au nom de la régulation&lt;/strong&gt;. Dans le secteur bancaire, c’est la création de la banque centrale avec le monopole de l’offre des billets de banque, sur la base desquels les banques commerciales font du crédit, qui a donné naissance à la politique monétaire. Dans le secteur éducatif, c’est aussi la nationalisation des programmes scolaires et la centralisation de l’offre de diplômes qui a donné naissance à la politique éducative. &lt;strong&gt;Or, les situations de monopole ne sont jamais des situations optimales, débouchant généralement sur une inadéquation quantitative et qualitative entre l’offre et la demande&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Dans le secteur bancaire, c’est la catastrophe des subprimes ; c’est aussi « l’âge de l’inflation » ou encore l’offre surabondante de liquidités nourrissant un excès de crédit qui a débouché sur la crise actuelle. Dans le secteur éducatif, c’est l’inflation des diplômes qui oblige les étudiants à rester plus longtemps dans les études pour obtenir le niveau de formation nécessaire aboutissant à l’embauche. Pire, parfois il reste longtemps dans les études pour finalement tomber dans le chômage, à cause d’une offre pléthorique de formations qui sont mises en place sans considération des besoins des entreprises et du marché du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plus fondamentalement, la monopolisation de l’offre neutralise le principe de responsabilité, principe essentiel dans le fonctionnement de l’économie&lt;/strong&gt;. Si je mets mes doigts dans une prise de courant, je ressens une douleur (c’est une information) et je modifie mon comportement pour éviter la douleur (c’est l’apprentissage). Mais imaginons que je mette les doigts dans la prise de courant, et c’est vous qui prenez le courant. Alors je risque de faire des choses étranges, de devenir tortionnaire en prenant du plaisir à vous faire ressentir la douleur. C’est le problème du passager clandestin qui veut bénéficier d’un service rendu par autrui sans en payer le coût. Autrement dit, quand on ne supporte pas les conséquences de ses actes, on est conduit à ne plus faire de choix rationnel.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sous prétexte de donner le maximum de chances à un maximum de jeunes, notre système a complètement neutralisé le principe de responsabilité dans le monde éducatif.&lt;/strong&gt; Le résultat est un gaspillage massif des ressources humaines. En effet, les jeunes ont alors tendance à s’orienter dans les filières qui ne débouchent sur aucune carrière tandis que les entreprises peinent à trouver les compétences dont elles ont besoin pour se développer. Les filières qui débouchent sur l’emploi n’attirent plus nos étudiants car ils trouvent ces formations trop sélectives. C’est qu’on ne peut pas tricher avec la compétence : il faut bien évaluer les étudiants avant de leur remettre les diplômes, du moins dans les formations qui sont à l’écoute du marché du travail. Le résultat est que nous sommes obligés « d’importer » les étudiants qui veulent réellement travailler. &lt;strong&gt;Ainsi, en tant que contribuables, les parents financent un système qui contribue à désorienter leurs propres enfants !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque l’Etat finance les lycées et les universités, il doit lui-même prendre ses responsabilités, notamment en donnant la gratuité dans des formations jugées prioritaires et stratégiques. Si on évalue que, demain, nous manquerons de médecins ou d’ingénieurs, alors l’Etat se proposera de financer les études de ceux qui choisiront ces filières. Si les étudiants veulent avoir la liberté de choisir les études qui leurs plaisent, alors ils doivent en assumer le financement par eux-mêmes.&lt;br /&gt;Dans tous les cas, le statuquo actuel n’est plus tenable : blocage des facs quasiment chaque année ; diminution du niveau général de connaissances d’où inflation de diplômes ; fuite des meilleurs étudiants, et des meilleurs chercheurs à l’étranger (« la mauvaise monnaie chasse la bonne » disent les banquiers) ; montée du chômage des jeunes alors qu’il y a une pénurie de personnel qualifié dans des secteurs stratégiques de l’économie (mauvaise allocation du capital humain)&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=17404467#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;. En clair, notre système fait du subprimes à grande échelle : il distribue des titres sans contrepartie.&lt;br /&gt;Or, n’oublions pas qu’il n’y a de richesses que d’hommes (le capital humain) et la croissance économique est faible précisément parce que nous gérons très mal ce capital humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=17404467#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Sous le régime de l’étalon-or, les banques n’émettaient des billets que si elles disposaient de réserves en or en contrepartie.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=17404467#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Aujourd’hui, sur mon campus une AG réservée aux grévistes se réunit au cours de laquelle il sera démocratiquement et unanimement votée la poursuite des blocages des salles de cours…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5627091248859626514?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://video.google.com/videoplay?docid=6712416657863578579' title='L&apos;université française : entre l&apos;impasse et l&apos;espérance'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5627091248859626514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5627091248859626514' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5627091248859626514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5627091248859626514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/03/luniversite-francaise-entre-limpasse-et.html' title='L&apos;université française : entre l&apos;impasse et l&apos;espérance'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SbYcYFOzQFI/AAAAAAAAAgM/WCU_Qh1Q25k/s72-c/diplome.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3044493197596094890</id><published>2009-02-28T10:40:00.003+01:00</published><updated>2009-02-28T10:51:33.467+01:00</updated><title type='text'>Le "Truman Show" ou l'illusion de vérité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SakGyeJvvfI/AAAAAAAAAf8/uG6S7i0Emd4/s1600-h/Truman_Show_002.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307781099990007282" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SakGyeJvvfI/AAAAAAAAAf8/uG6S7i0Emd4/s200/Truman_Show_002.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne sais pas si vous avez vu au cinéma « Truman Show » mais, si ce n’est pas le cas, faites-le (ne serait-ce que pour savourer la prestation de Jim Carrey) et vous me comprendrez mieux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je reçois de nombreux commentaires qui convergent vers un même sentiment d’angoisse : le monde dans lequel nous avons vécu est en train de s’effondrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est dans la nature des choses de bouger. Je ne veux pas faire état de mes problèmes personnels car tel n’est pas le but de ce blog. Telle n'est pas mon éthique. Mais comme le héros malheureux du Truman Show, la période que je vis en ce moment me donne le sentiment de découvrir enfin la réalité après avoir vécu dans un décor artificiel, entouré d’intrigues, de simulacres et de mensonges. A 45 ans, je me réveille à la vie, je sors d’un coma artificiel prolongé. Mieux vaut tard que jamais…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est dans la nature des choses de changer. Mais notre pays n’est-il pas le héros malheureux du même scénario diabolique ? La France a cru pouvoir vivre dans une bulle qui la protégerait du monde extérieur, comme si le danger venait nécessairement de l’extérieur. La France a cru vivre dans une bulle qui la protégerait du changement : on pensait maintenir nos habitudes et nos acquis, sans rien lâcher en échange, en demandant toujours plus aux autres mais en donnant toujours moins de nous-mêmes.&lt;br /&gt;Et l’Etat, dans sa grande bienveillance et dans son absolue omniscience (ce qui est une double illusion), serait l’arbitre ultime de nos revendications corporatistes en tout genre, comme si l’Etat pouvait exister en dehors de nous-mêmes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais, plus les français demandaient des moyens à l’Etat, plus l'Etat lâchait et plus les français s’appauvrissaient. Et, en plus, ils ne comprennent pas pourquoi puisque les gouvernants camouflent tous les mécanismes de prélèvements dans une complexité administrative dont ils perdent eux-mêmes le contrôle. C’est parce que nous nous sommes enfermés depuis les années 70 dans une pratique systématique de la relance sur fond de redistribution collective des revenus, que les gouvernements successifs de la France ont compromis gravement le potentiel de croissance du pays. Et dans la pénurie, les appétits s’aiguisent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand les passagers prennent conscience que le Titanic coule vraiment, ils sont alors prêts à s’étriper pour avoir une place dans les embarcations de sauvetage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un individu ne peut pas vivre indéfiniment dans une illusion de vérité. Sinon, il se condamne à être toujours triste et malheureux, sentant bien qu’il vit au milieu de marionnettes. Mais une Nation ne peut pas indéfiniment se mentir à elle-même sauf à se condamner à l’effondrement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3044493197596094890?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3044493197596094890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3044493197596094890' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3044493197596094890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3044493197596094890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/02/le-truman-show-ou-lillusion-de-verite.html' title='Le &quot;Truman Show&quot; ou l&apos;illusion de vérité'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SakGyeJvvfI/AAAAAAAAAf8/uG6S7i0Emd4/s72-c/Truman_Show_002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8325585956280871350</id><published>2009-02-23T09:20:00.003+01:00</published><updated>2009-02-23T09:23:33.788+01:00</updated><title type='text'>Du sommet social à l'hystérie antiéconomique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SaJceF5ABpI/AAAAAAAAAf0/FoMgrGKTXvQ/s1600-h/Madoff.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305904983042950802" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 142px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SaJceF5ABpI/AAAAAAAAAf0/FoMgrGKTXvQ/s200/Madoff.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Même si les 2,6 milliards lâchés par le gouvernement à l’occasion du sommet social sont jugés insuffisants par la gauche, il faudra les financer par la dette laquelle atteint déjà les limites du supportable puisque la charge de la dette (le paiement des intérêts) est devenu le second poste du budget de l’Etat. Mais comment expliquer cela dans un pays conditionné par l’hystérie antiéconomique ? Dans leur grande majorité, les français accordent une faible confiance au marché et à l’entreprise. C’est pratiquement l’inverse dans la plupart des autres pays où la méfiance naturelle se porte envers l’Etat et ses administrations. La constitution américaine a pour fonction de limiter le champ de l’Etat et l’arbitraire du pouvoir politique, la constitution française a vocation à l’étendre.&lt;br /&gt;La plupart des jeunes étudiants ont pour objectif principal de passer un concours tandis que ceux qui veulent créer une entreprise pensent à s’expatrier. Et les étudiants qui manifestent dans les rues françaises ou qui occupent les amphis, grandement encouragés par des enseignants qui ne vont pas en cours, n’ont de cesse de s’en prendre à la « logique libérale ».&lt;br /&gt;Il faut bien admettre que les efforts conjugués de l’Education Nationale (dont 80 % du corps enseignants votent à gauche) d’un côté et du monde médiatique (dont 80 % expriment ses sympathies pour l’extrême-gauche) de l’autre côté ont aboutit à un phénomène unique dans le monde développé : l’exception culturelle déclinée à tous les modes. &lt;strong&gt;Notre pays se complait de l’hystérie antiéconomique qu’elle tend à faire passer pour une sensibilité sociale exacerbée&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Cette exception culturelle se bâtit sur une vision archaïque de l’économie en vertu de laquelle la richesse des uns (des individus, des ménages ou des pays) génère forcément la pauvreté des autres. Dans cette conception, l’entreprise est réduite à un lieu d’exploitation du travail, d’exploitation de « l’homme par l’homme ». Ainsi, concurrence et profit ne peuvent être tolérés tandis que l’activité de l’entreprise se doit d’être encadrée par des lois et réglementations précises, sous le regard attentif des « partenaires sociaux » (syndicats) qui vont décider des salaires, des promotions, du temps de travail et de la répartition des bénéfices. L’outil de production est de fait collectivisé dans un pays où la gestion privée est d’emblée suspect ! Aujourd’hui, on franchit un cran en socialisant la question du partage des bénéfices. Dans un pays qui inscrit le principe de précaution dans sa constitution, on veut bien partager les bénéfices mais est-on conscient des risques qu’il faut prendre pour espérer générer du bénéfice [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe de « l’exception culturelle », revendiqué par la France, permet au gouvernement français par exemple de justifier, notamment auprès de ses partenaires européens, la pratique des subventions culturelles. C’est au nom d’une sorte « d’exception agricole » que la communauté européenne justifie de son côté l’existence des subventions européennes aux agriculteurs. C’est encore au nom de l’exception médicale que le secteur de la santé est encadré… Et c’est sans doute au nom du génie national que les universités sont subventionnées pour distribuer des diplômes en masse… Quel type « d’exception » va-t-on invoquer pour justifier les subventions aux entreprises publiques de transport ou d’électricité ? Au nom de ce principe, l’exception devient la règle et tout échappe peu à peu à la loi du marché dans un processus de collectivisation rampante qui détruit les soubassements même de notre économie. C’est uniquement pour cette raison que notre pays ne parvient pas à sortir d’une crise structurelle dans laquelle il est embourbé depuis 30 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une exception, dont la pratique est d’être indéfiniment déclinée, devient de fait une règle, sinon un modèle, qui nous rapproche toujours plus de l’économie administrée&lt;/strong&gt;. En généralisant ce qui avait vocation à rester exceptionnel, on détruit du même coup l’efficacité et la légitimité de la subvention publique, et plus généralement de l’intervention étatique. Keynes lui-même, sans doute interventionniste mais néanmoins économiste, convenait que l’intervention de l’Etat dans l’économie n’était efficace qu’à la condition d’être limitée dans le temps (conjoncturelle) et dans l’espace (précisément définie). Pourtant, les partisans de l’intervention structurelle et systématique de l’Etat dans l’économie se réfugient aujourd’hui derrière l’invocation d’un « principe de régulation » qui incomberait nécessairement aux pouvoirs publics. Confier une tâche régulatrice à l’Etat en matière économique, cela n’a jamais été une mission régalienne dans le contexte des économies de marché. En effet, cette fonction régulatrice est précisément assumée par le marché lui-même, à condition qu’on veuille bien le laisser fonctionner et en accepter ses règles. Or la régulation administrative risque précisément d’en perturber les règles et le fonctionnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On nous dit alors que le marché génère tellement d’inégalités qu’il revient à naturellement l’Etat de corriger ses effets, en régulant le régulateur en quelque sorte. La dénonciation des inégalités est un refrain qui fera toujours recette car certaines inégalités sont insupportables et illégitimes. Cependant, l'existence de différences dans les revenus n’est pas un problème en soi. La question est de savoir si ce sont toujours les mêmes qui s'enrichissent et en fonction de quels critères : le travail ou la naissance, l'effort ou le patrimoine, le mérite ou le piston, la compétence ou la corruption, l’échange ou le racket ? En s’intéressant à l’origine des revenus, l'économiste montre l'importance de l'effort, du mérite, des compétences et du talent dans la double détermination du revenu économique et des différences de revenus. La reconnaissance de la diversité nécessaire des talents et des efforts se traduit inéluctablement par une échelle des revenus, laquelle agit comme une incitation à l'effort ou à la formation. Il n’est donc ni raisonnable, ni efficace de vouloir réduire, à tout prix et aveuglément, cette échelle de revenus laquelle fait partie intégrante du fonctionnement normal d’une économie. &lt;strong&gt;A force de redistribution aveugle, sous la pression de la rue, et de forum social en forum social, on en arrive à détruire les classes moyennes, à subventionner les bas salaires et à faire fuir les salaires élevés&lt;/strong&gt;. Le marché du travail s’en trouve totalement déséquilibré et le chômage structurel s’installe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, l’économie a plus à voir avec la logique qu’avec l’idéologie. Certains de ses principes les plus fondamentaux n’ont pas été inventés par les économistes mais découverts par les plus brillants d’entre eux. Oublier que l’entreprise est d’abord et avant tout un outil formidable et sans équivalent de création des richesses, c’est condamner notre pays à vivre dans une économie de pénurie qui se généralisera peu à peu. En opposant le social à l’économique, on détruit non seulement l’économie mais avec elle, tout le lien social se délite. Quand tout le monde cherchera à vivre au dépend de l’Etat, c’est-à-dire sur le dos des autres, nous serons arrivés au bord de la guerre civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Dans la constitution américaine, Jefferson mentionne le droit à la recherche du bonheur. Remarquons qu’il ne se permet pas de proclamer le « droit au bonheur », l’Etat ne pouvant pas promettre ce qu’il ne peut tenir. Mais l’Etat offre les conditions pour rendre possible la recherche du bonheur avec le risque non nul de ne jamais le trouver.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8325585956280871350?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8325585956280871350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8325585956280871350' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8325585956280871350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8325585956280871350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/02/du-sommet-social-lhysterie.html' title='Du sommet social à l&apos;hystérie antiéconomique'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SaJceF5ABpI/AAAAAAAAAf0/FoMgrGKTXvQ/s72-c/Madoff.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1323102655853220877</id><published>2009-02-17T10:08:00.003+01:00</published><updated>2009-03-19T11:10:02.838+01:00</updated><title type='text'>Agonie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SZp-7DZYVRI/AAAAAAAAAfk/qUv8szvz0Tc/s1600-h/6a00d8341c496553ef0105371d8bcc970b-800wi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303691064171320594" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 157px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SZp-7DZYVRI/AAAAAAAAAfk/qUv8szvz0Tc/s200/6a00d8341c496553ef0105371d8bcc970b-800wi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;D’aucuns considèrent que le capitalisme agonise. Pourtant, le capitalisme n’agonise pas, il se transforme car c’est dans sa nature d’innover et d’évoluer. Le capitalisme existe depuis que les hommes existent, et il est dans la nature des hommes d’entreprendre avec plus ou moins de bonheur, d’apprendre et d’évoluer [1]. C’est le moteur de la croissance et la croissance est source de développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, quel est le point commun avec les mouvements à l’université, dans les milieux hospitaliers, dans les tribunaux ou dans les D.OM…. ? C’est l’Etat centralisateur qui prétend tout réguler de Paris alors qu’il n’a plus les moyens de ses ambitions. &lt;strong&gt;Et les moyens sont rapidement limités quand les ambitions sont démesurées&lt;/strong&gt;. La sagesse commande d’ajuster les ambitions aux moyens disponibles et non l’inverse. Ajuster les ambitions dans le domaine qui nous intéresse ici, c’est savoir limiter le périmètre de l’Etat en appliquant un principe né de la philosophie des Lumières : le principe de subsidiarité.&lt;br /&gt;C’est donc bien l’Etat-providence qui est à l’agonie. Dans chaque secteur emporté par la tourmente des révoltes et des mécontentements, les mêmes causes engendrent les mêmes effets. Et l’on ne voit pas très bien comment sortir de cette spirale infernale dont la seule issue est la faillite.&lt;br /&gt;Car si les motifs de mécontentement et les revendications sont légitimes, les moyens d’action sont inefficaces, contribuant à accentuer encore la source des problèmes. Dans chaque cas, les manifestants critiquent l’Etat et ne sont pas d’accord avec la politique du gouvernement dont la fonction légitime est de conduire la politique de l’Etat. Mais, dans leur colère, ils se retournent vers qui ? Vers l’Etat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble que les gens ne parviennent pas à comprendre que l’Etat n’a pas de ressources propres. Il constitue une vaste machine à opérer des transferts. Autant le marché nous incite - et nous oblige - à vivre au service des autres puisque un actif tire son revenu de sa capacité à rendre des services à autrui, autant l’Etat-providence nous incite à vivre aux dépend des autres puisque les minorités les plus actives se serviront de la rue pour obtenir de nouvelles ressources publiques pour lesquelles il faudra trouver de nouveaux financements. Pour paraphraser Bastiat, il y a ce que l’on voit (la main faussement généreuse qui distribue) et il y a ce que l’on ne voit pas (la main plus sournoise qui prélève).&lt;br /&gt;Comme l’Etat n’a pas de ressources propres, et que les ressources qu’ils tirent des prélèvements obligatoires ne suffisent plus à financer le fonctionnement des services publics fondamentaux, ces revendications aboutissent à un accroissement de la pression fiscale indirecte qui retombe en dernière instance sur les ménages eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au fur et à mesure que l’Etat prétend aider les gens, il contribue à resserrer l’étau qui les étouffe toujours plus&lt;/strong&gt;. Personne n’a vu que, dorénavant, pour financer le RSA, les intérêts des livrets d’épargne des familles font l’objet d’un prélèvement à la source supplémentaire, qui s’additionne aux prélèvements sociaux existants. Aucune tirelire n’est à l’abri et cette insécurité de l’épargne n’est pas de nature à mobiliser les capitaux.&lt;br /&gt;Or l’Etat vient en aide aux banques, se porte au secours des constructeurs automobiles, gère et rénove les universités, soutient les D.O.M. ? Plus les missions de l’Etat-providence s’étendent, plus ses moyens se rétrécissent en conséquence, et plus les gens seront insatisfaits et frustrés alors que leur pouvoir d’achat se trouvera amputé par des prélèvements de plus en plus déguisés, destinés à financer cette machine infernale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à l’agonie d’un modèle centralisateur que l’on assiste. L’union soviétique ne s’est pas effondrée pour d’autres raisons. Dans tous les grands pays modernes, il appartient à des universités responsables de juger quels étudiants et quels enseignants-chercheurs elles vont recruter, de quelle manière elles vont les motiver pour optimiser les chances de réussite de l’établissement. En France, pareil projet suscite la révolution. Ce qui est terrible au fond, c’est que pareil projet est impensable car l’assistance est généré une société de défiance.&lt;br /&gt;Les mouvements des DOM vont bien au-delà du mécontentement social. Alors que la Martinique et la Guadeloupe bénéficient d’une position privilégiée dans le domaine de l’économie touristique, susceptible de nourrir une prospérité durable et respectueuse de son environnement (un nombre croissant de pays émergents voient leur économie décoller grâce au développement du tourisme), l’Etat français est parvenu à rendre ces territoires totalement dépendants de la métropole, en maintenant des relations de dépendance qui ressemblent à un néocolonialisme de plus en plus mal vécu par les habitants [2].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La multiplication incessante des conflits et leur montée en puissance montrent que notre pays ne parvient pas à entrer dans le monde moderne. Nous nous accrochons à des modèles organisationnels issus de l’économie de guerre. L’Etat providence a tué les sources de la prospérité et il prétend détenir ensuite les clés de la relance économique. On n’accepte rarement d’être soigné par celui qui vous a aussi mis mal en point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Caccomo J.L. [2005] &lt;em&gt;L’épopée de l’innovation. Innovation technologique et évolution économique&lt;/em&gt;, L’Harmattan, Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Caccomo J.L. [2007] « Analyse économique du secteur touristique : application au cas des DOM » in &lt;em&gt;Comprendre les économies d’outre-mer&lt;/em&gt;, sous la direction de Levratto N., L’Harmattan, Paris.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Illustration tirée du recueil de Henri Gizardin : &lt;a href="http://target2007.typepad.fr/hgizardin/" target="_blank"&gt;http://target2007.typepad.fr/hgizardin/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1323102655853220877?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.elconservador.com/55/veneno.html' title='Agonie'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1323102655853220877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1323102655853220877' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1323102655853220877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1323102655853220877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/02/agonie.html' title='Agonie'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SZp-7DZYVRI/AAAAAAAAAfk/qUv8szvz0Tc/s72-c/6a00d8341c496553ef0105371d8bcc970b-800wi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7887097244718106182</id><published>2009-02-02T13:05:00.005+01:00</published><updated>2009-03-06T15:27:12.996+01:00</updated><title type='text'>Le poison politicien*</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYbhpbV6B4I/AAAAAAAAAfc/CBgNKT9Fv8U/s1600-h/photo_1233563958849-1-0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298170113478494082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYbhpbV6B4I/AAAAAAAAAfc/CBgNKT9Fv8U/s200/photo_1233563958849-1-0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qu’on se garde de donner trop de pouvoir aux politiciens, ils s’en serviront au détriment de l’intérêt général. Malheureusement, la France est une nation qui a donné à l’Etat un rôle central et hégémonique, au détriment de la société civile et de ses acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui M. Dominique de Villepin donne des conseils au président de la république. On peut le comprendre. Lorsqu’il fut aux affaires, la jeunesse est descendue dans la rue pour rejeter les « contrats-jeunes ». Et il a reculé ! Au lieu d’être solidaire, Sarkozy a laissé son premier ministre s’engluer dans cette affaire, jouant sa carte personnelle. Du point de vue de la stratégie politique individuelle, c’est de bonne guerre ; &lt;strong&gt;mais les conséquences en termes de capacité à gouverner pour le futur sont toujours lourdes&lt;/strong&gt;. Aujourd’hui, la France est dans la rue tandis que les syndicats veulent donner une suite à la grande manifestation de jeudi, et Villepin savoure les difficultés du président.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Il est à craindre que le manque de solidarité au sein des familles politiques engendre des dirigeants incapables de diriger&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit à gauche ou à droite, les hommes et femmes politiques sont animés par des intérêts personnels bien éloignés des intérêts collectifs qu’ils prétendent incarner et défendre. Parions que Ségolène Royal attend Martine Aubry au tournant. les responsables politiques se divisent sans cesse entre eux, au sein des mêmes familles, pour arriver au pouvoir. Mais quand ils sont au pouvoir, non seulement ils doivent affronter la rue et l’opposition, mais ils doivent surtout se méfier de leurs pires amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il ne peut en être autrement car les hommes et femmes politiques n’échappent pas à la condition des êtres humains en général&lt;/strong&gt;. Ils sont comme ces traders qu’ils clouent au pilori chaque jour. Ils ne sont pas au-dessus de la mêlée. C’est pourquoi il faut veiller à ne pas trop leur déléguer de pouvoir arbitraire, notamment dans le domaine économique et social.&lt;br /&gt;C’est d’ailleurs l’hypothèse centrale du raisonnement économique : &lt;strong&gt;les individus cherchent d’abord à maximiser leurs propres intérêts&lt;/strong&gt;. C’est en raison de cette hypothèse que les économistes aussi sont raillés par d’autres disciplines des sciences humaines qui prêteraient aux individus des mobiles plus nobles. Mais l’intérêt personnel n’est pas un mobile ignoble comme l’a très bien démontré Adam Smith dans sa « &lt;em&gt;théorie des sentiments moraux&lt;/em&gt; ». Un individu raisonnable peut estimer qu’il est dans son intérêt personnel d’apporter du bien autour de soi, d’être généreux, de se consacrer à des activités artistiques sociales ou humanitaires. Mais l’attrait du pouvoir rend les prétendants plus rationnels que raisonnables.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;* publié dans &lt;em&gt;Valeurs Actuelles&lt;/em&gt;, le 19 février 2009, page 89, sous le titre "Du rôle de l'Etat et des politiques".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;sur http://www.elconservador.com/55/veneno.html&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7887097244718106182?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.croissancesaine.org/show_article.php?IDActu=2685' title='Le poison politicien*'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7887097244718106182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7887097244718106182' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7887097244718106182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7887097244718106182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/02/le-poison-politicien.html' title='Le poison politicien*'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYbhpbV6B4I/AAAAAAAAAfc/CBgNKT9Fv8U/s72-c/photo_1233563958849-1-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-263949075506713734</id><published>2009-01-30T09:08:00.002+01:00</published><updated>2009-02-02T13:13:10.321+01:00</updated><title type='text'>Mouvements sociaux et crise économique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYK1wGKePgI/AAAAAAAAAfU/lge_vAnGXHI/s1600-h/photo_1233246222356-11-0-225x149.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296995949634010626" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 132px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYK1wGKePgI/AAAAAAAAAfU/lge_vAnGXHI/s200/photo_1233246222356-11-0-225x149.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;G.W. Bush a battu les sommets d’impopularité aux USA. Pourtant, jamais les citoyens américains ne sont descendus dans la rue pour bloquer leur propre pays. On peut évidemment être contre un gouvernement mais cela ne donne pas le droit de mettre en danger l’économie de son pays. Les américains ont assumé leur choix électoral jusqu'au bout sachant qu’ils auraient la possibilité de changer le moment venu. Aujourd’hui, un grand espoir se porte sur le nouveau président Obama tandis que l’alternance démocratique s’est produite dans un processus exemplaire pour le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons-nous qu’une même vague d’espérance avait porté quelques mois plus tôt Nicolas Sarkozy au pouvoir alors que les français désespéraient de pouvoir sortir notre pays de ses blocages chroniques. Mais il a fallu quelques mois pour que cette espérance se transforme en désillusions. On nous dit que la crise est passée par là comme si les mouvements de grève et les conflits sociaux dataient de l’arrivée au pouvoir de Sarkozy. Depuis 15 ans que je suis en poste à l’université, il ne s’est pas passé une année sans qu’une session d’examen soit perturbée par des conflits sociaux qui peuvent à tout moment dégénérer en blocage du campus. A chaque fois que j’invite des collègues étrangers ou que je participe à une conférence à l’étranger, j’ai la hantise d’une perturbation dans les transports publics qui bloquerait mon invité dans un hall de gare ou d’aéroport. Telle est en tout cas la crainte exprimée par les collègues étrangers.&lt;br /&gt;On nous dit que les deux tiers des français approuvent ce mouvement social qui exprime un ras-le-bol général. Et alors ! Une majorité de français a porté cette équipe au pouvoir. Quelle est la majorité la plus légitime, celle qui exprime dans les urnes ou celle qui s’exprime sur les ondes ou qui bat le pavé ? Une majorité de français aimerait sans doute aussi pouvoir gagner sa vie sans avoir l’obligation de travailler. Mais la majorité ne fonde pas en toute circonstance la légitimité.&lt;br /&gt;Le peuple français - ou ceux qui prétendent parler en son nom - est en conflit permanent avec son propre gouvernement, avec ceux qu’il met précisément au pouvoir de sorte que notre pays se trouve dans une incapacité à être gouverné. Cette incapacité se traduit par une dérive des finances publiques que personne ne semble pouvoir stopper. Tout le monde se tourne vers l’Etat mais qui viendra en aide à l’Etat lui-même ? On sait que l’issue d’un tel processus est la faillite de l’Etat, ce qui est toujours le prélude aux troubles intérieurs les plus imprévisibles.&lt;br /&gt;Pourtant, la litanie anticapitaliste s’affiche dans tous les débats autorisés. « Rien ne peut moraliser le capitalisme », « le capitalisme ne se moralisera pas de lui-même » nous assènent les « experts » altermondialistes. Mais qui moralisera les moralisateurs ? Ils oublient de dire qu’il était interdit de critiquer le communisme dans les pays communistes alors que le capitalisme se tourne lui-même en dérision à travers des campagnes publicitaires ou la presse libre dont il permet l'épanouissement. C'est qu'il n’existe tout simplement pas de « système » capitaliste. Par contre, il existe une éthique du capitalisme - remarquablement analysée par Max Weber - dont on s’est dramatiquement écarté pour avoir ignoré les principes philosophiques et humanistes qui fondent le libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le retour en grâce de Keynes va de pair avec la peur panique de voir les ménages épargner plutôt que consommer. Cela peut se comprendre ! Mais on se doit aussi de constater que le discrédit jeté par l’illustre économiste sur l’épargne, définie pour les besoins de la cause comme « l’excédent du revenu sur la consommation », est pour beaucoup dans les déviations, y compris financières, du capitalisme occidental. Schématiquement, l’esprit du capitalisme dont on s’est terriblement éloigné en Occident se résume comme suit. L’épargne individuelle est par la force des choses toujours à la source des fonds propres apportés aux entreprises (leur « capital »). Certes, l’épargne peut s’analyser comme une renonciation à consommer de la part de l’investisseur. Mais il s’agit d’une renonciation consistant à transférer auxdites entreprises un pouvoir d’achat multiplié – par les vertus de la rotation du capital – leur permettant d’investir et d’embaucher. Bref : de développer dans la société toute entière la consommation très au-delà du « sacrifice » de consommation consenti à la base par l’épargnant. Une économie capitaliste qui s’éloigne sur le fond de ce modèle cessera de l’être et s’appauvrira. C’est notre cas&lt;/em&gt; » [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas parce qu’on ne connait pas des principes qu’ils n’existent pas ; ce n’est pas parce qu’on ignore une chose que cette chose cesse d’exister. De la même manière que l’on voudrait multiplier la sphère des droits tout en rétrécissant le domaine des devoirs au nom d’un « contrat » démocratique vicié, on a voulu consommer des richesses que nous ne sommes plus en mesure de produire, notamment en sacrifiant nos capacités d’investissement au nom du pouvoir d’achat. Ce faisant, on a voulu accroître le niveau de vie de tous en brisant l’effort productif de chacun. Que les français soient cohérents et qu’ils portent Besancenot au pouvoir, le monde changera…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Paul Fabra, « Epargner accroît la consommation », &lt;em&gt;Les Echos du 20 janvier 2009&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-263949075506713734?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=13921' title='Mouvements sociaux et crise économique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/263949075506713734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=263949075506713734' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/263949075506713734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/263949075506713734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/01/mouvements-sociaux-et-crise-economique.html' title='Mouvements sociaux et crise économique'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYK1wGKePgI/AAAAAAAAAfU/lge_vAnGXHI/s72-c/photo_1233246222356-11-0-225x149.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1374394743515443533</id><published>2009-01-16T16:18:00.005+01:00</published><updated>2009-01-30T13:38:51.841+01:00</updated><title type='text'>Du bonheur d'enseigner</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYGJ1UHezeI/AAAAAAAAAfM/qkagUWjS640/s1600-h/n1236606307_30072014_2145.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296666185790574050" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYGJ1UHezeI/AAAAAAAAAfM/qkagUWjS640/s200/n1236606307_30072014_2145.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il serait bien triste de n’écrire que pour se plaindre. L’époque est suffisamment morose. Les ondes sont bombardées de ces auditeurs qui exposent leurs problèmes personnels, qui crient leurs revendications ou qui se plaignent sans cesse.&lt;br /&gt;Bien-sûr, il ne s’agit pas d’accepter bêtement notre sort et encore moins d’accepter l’inacceptable. Mais il faut se garder de s’engager dans des combats perdus d’avance et de scier la branche fragile sur laquelle nous nous agitons. Mais je m’égare déjà…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans mon précédent billet, j’étais chagriné par les contre-performances de mes étudiants de première année. J’ai eu l’occasion de le leur dire, en les invitant à redresser la barre au second semestre. Le pire n’est jamais sûr quand on sait réagir. Cette fois-ci, je veux féliciter mes étudiants de master, notamment la promotion de master « &lt;em&gt;Commerce International&lt;/em&gt; » et la promotion de master «&lt;em&gt; Métiers de la Banque et de l’Assurance&lt;/em&gt; » de l’IAE de Perpignan.&lt;br /&gt;Comme mes collègues, je prends plaisir à enseigner à ces étudiants. Ils sont sérieux et s’impliquent activement dans les cours, déclenchant des échanges argumentés et intéressants. Il est frappant de voir comment, d’une année à l’autre, d’une promotion à l’autre, le même cours peut être ennuyeux et pénible ou, au contraire, vivant et passionnant. C’est ce qui rend ce métier imprévisible. C’est ce qui fait que j’ai le trac à chaque rentrée universitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si la qualité de l’intervenant compte pour beaucoup, la qualité de l’auditoire est toute aussi essentielle&lt;/strong&gt;. Ce constat souligne encore une fois l’importance du recrutement des étudiants (et donc la question cruciale de l’orientation et de la sélection). Si le recrutement est mauvais, même le meilleur des enseignants aura de grandes difficultés à faire passer son message. L’œuvre la plus sublime de Mozart ne sera nullement appréciée par un public sourd ou réfractaire à la musique. Dans le langage populaire, le dicton recommande de ne pas donner du caviar aux cochons !&lt;br /&gt;Mais quand le professeur est motivé et passionné et qu’il en est de même de l’auditoire, que les étudiants sont attentifs et réceptifs, alors la rencontre est magique. Tant que j’aurais l’occasion de vivre de tels instants, je continuerai à exercer ce métier avec toute l’énergie que m’insuffle la passion de la science économique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux donc qu’encourager les étudiants de master à continuer sur cette voie, notamment en décrochant des stages de qualité qui leur permettront d’être recruter dans les meilleures conditions. Je leur souhaite au passage tous mes vœux de réussite pour l’année 2009.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1374394743515443533?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.paperblog.fr/1487333/du-bonheur-d-enseigner/' title='Du bonheur d&apos;enseigner'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1374394743515443533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1374394743515443533' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1374394743515443533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1374394743515443533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/01/du-bonheur-denseigner.html' title='Du bonheur d&apos;enseigner'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SYGJ1UHezeI/AAAAAAAAAfM/qkagUWjS640/s72-c/n1236606307_30072014_2145.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8044775361572388326</id><published>2009-01-15T12:08:00.004+01:00</published><updated>2009-01-20T16:25:22.480+01:00</updated><title type='text'>Les lycéens dans les rues</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SW8ZXGaFncI/AAAAAAAAAeo/hlMAtNYU0Fk/s1600-h/FRANCE_STUDENTS_PROTEST.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291475971831340482" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 126px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SW8ZXGaFncI/AAAAAAAAAeo/hlMAtNYU0Fk/s200/FRANCE_STUDENTS_PROTEST.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le Président de la république a voulu présenter ses vœux au monde de l’Education Nationale mais les syndicats ont boycotté l’invitation, sans doute au nom de la concertation. Comment discuter avec ceux qui ne veulent plus rien entendre à force d’ornière idéologique ?&lt;br /&gt;Pourtant, le gouvernement reporte sa réforme devant les blocages par crainte de l’amplification des mouvements lycéens. Au pays des réformes avortées, le contraire eut été étonnant. De toute façon, les lycéens n’avaient pas l’intention de s’arrêter et ils reprennent déjà la route des cortèges. Alors que je suis en train de corriger les examens de première année d’économie, constatant avec mes collègues la désolation des copies rendues (pourtant, les sujets ne sont pas difficiles et la plupart des étudiants rendent leur copie au bout d’une heure de temps alors qu’ils disposent de deux heures pour composer), je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les motivations réelles des manifestants. Mais ils manifestaient déjà l’année dernière dans les rues…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, je ne veux pas mettre tous les lycéens dans le même sac car la plupart des jeunes s’inquiètent sérieusement pour leur avenir et désirent étudier pour s’ouvrir des horizons nouveaux et multiplier leurs chances de réussite. Et c’est pour eux que je m’investis personnellement. Seulement, on ne retient que les minorités visibles, celles qui bloquent les établissements et envahissent la rue, sous le regard complaisant des médias et avec la complicité coupable de certains enseignants, de certains parents et de la gauche trop heureuse de semer la confusion à défaut de savoir s’organiser dans des partis d’opposition dignes de ce nom.&lt;br /&gt;Il faut se souvenir comment la gauche, quand elle accède au pouvoir, ordonne à la droite de s’opposer de manière constructive, en pensant à l’intérêt général qu’elle seule, évidemment, est capable d’incarner. Et la droite de s’exécuter gentiment…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de reculer, les mouvements de lycéens sont devenus un rituel programmé de plus en plus violent et incontrôlable, instrumentalisé par des syndicats qui ont l’art de manipuler la désinformation à outrance. Il est facile de faire sortir les lycéens des classes, la plupart n’attendent que cela pour se payer des vacances au frais du contribuable, il est plus difficile de les faire revenir en cours. On ne peut jeter la pierre aux jeunes. Entre subir un cours de mathématique (qui pourtant pourrait être passionnant pour autant que l’enseignant est passionné) ou se donner des frissons en « faisant la guerre contre le gouvernement », le choix est vite fait pour un esprit adolescent. Ce sont les adultes qui sont à blâmer car seuls les adultes sont responsables par définition.&lt;br /&gt;Les enseignants qui nourrissent ces mouvements et les parents d’élèves qui se disent solidaires portent donc une grande responsabilité dans cette dérive alors qu’il sera difficile - sinon impossible - de rattraper les retards accumulés d’année en année.&lt;br /&gt;L’éducation est en effet fondamentale ; mais elle ne se réduit pas uniquement à jeter des moyens financiers sans contrôle et sans évaluation. Le ministère de l’éducation nationale constitue le premier poste du budget de l’Etat avec des résultats qui ne sont guère à la hauteur des moyens consacrés. Depuis des années, les observatoires internationaux montrent qu’avec moins de moyens, beaucoup d’autres pays font mieux que nous. Dans le passé, nos parents et nos grands parents n’avaient sans doute pas autant de moyens pour étudier aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce sont aussi les principes qui sont en jeu. Est-il nécessaire de rappeler que les lycéens sont mineurs et qu’ils n’ont pas le droit de vote ? Ces lycéens en colère dans la rue et qui bloquent l’accès à certains établissements emploient à tord et à travers le mot « démocratie ». Ont-ils étudié les penseurs de l’Antiquité ? Connaissent-ils le sens réel du mot « démocratie » ? Savent-ils que pour les philosophes grecs, la démocratie n’était réservée qu’au citoyen ; mais n’était pas citoyen qui le voulait. Le statut de citoyen n’était pas un dû. Comme l’accès au savoir, il se méritait. Le citoyen a des droits et des devoirs.&lt;br /&gt;La démocratie est-elle la tyrannie du nombre, la volonté des minorités visibles et bruyantes ? La démocratie se joue-t-elle dans la rue en court-circuitant des institutions trop défaillantes ?&lt;br /&gt;Il est vrai que l’opposition porte une grande part de responsabilité, non seulement en encourageant ces mouvements, mais surtout en ne parvenant pas à s’organiser dans un grand parti d’opposition susceptible de jouer son rôle d’opposant au sein des institutions prévues à cet effet.&lt;br /&gt;L’existence même de « syndicat lycéen » pose question. Les syndicats viennent du monde de l’entreprise et du monde du travail où ils ont leur rôle et leur justification. Les lycéens ne sont ni des travailleurs ni des actifs. De quoi cherchent-ils à se protéger en s’organisant à l’intérieur de syndicats ? D’un Etat qui leur fournit à titre gratuit un service public d’éducation ? Mais le meilleur moyen de s’en protéger, c’est encore de ne pas le consommer en se tournant vers la concurrence, ce que font d’ailleurs un nombre croissant de parents excédés par les blocages et les grèves à répétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lycéens devraient être en classe, en train d’étudier, au lieu de s’adonner à ces manifestations répétitives. Ils n’ont donc pas à se positionner par rapport à l’application d’un programme politique mise en œuvre par un gouvernement légitimement élu par ceux qui sont en âge de voter. Avant de critiquer, il faut d’abord apprendre pour être en situation de comprendre et de proposer. Et l’apprentissage implique une discipline et une assiduité qu’il appartient aux adultes (que ce soit les parents comme les enseignants) d’inculquer et d’encourager.&lt;br /&gt;Est-il nécessaire de rappeler que les enseignants du secondaire sont aussi des fonctionnaires de l’éducation nationale ? A ce titre, ils ne sont pas des ministres mais, en tant que fonctionnaire, ils ont pour mission de faire fonctionner le service public, obéissant à ceux qui sont en charge de l’administrer et de le diriger (de la même manière que les agents de la SNCF ont la mission de faire rouler les trains et non pas de bloquer les gares).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8044775361572388326?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.paperblog.fr/1483549/les-lyceens-dans-les-rues/' title='Les lycéens dans les rues'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8044775361572388326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8044775361572388326' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8044775361572388326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8044775361572388326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/01/les-lycens-dans-les-rues.html' title='Les lycéens dans les rues'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SW8ZXGaFncI/AAAAAAAAAeo/hlMAtNYU0Fk/s72-c/FRANCE_STUDENTS_PROTEST.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2037344322441866533</id><published>2008-12-17T07:31:00.004+01:00</published><updated>2009-01-20T16:27:01.289+01:00</updated><title type='text'>La rue ou les urnes ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SUie1Xdo2zI/AAAAAAAAAeQ/byqKpId9yDM/s1600-h/manifetudiant01sf0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280645202760489778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 133px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SUie1Xdo2zI/AAAAAAAAAeQ/byqKpId9yDM/s200/manifetudiant01sf0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’économie traverse sans nul doute la crise la plus grave qu’elle ait connu depuis bien longtemps. Mais pendant ce temps, la gauche politique n’en finit plus d’agoniser à force de tiraillements internes et de vide programmatique. Inutile de revenir sur les fractures du PS qui vont nourrir une lutte sans merci entre Aubry et Royal qui est de nature à décourager les militants les plus sincères. Mais que penser des luttes similaires au sein du PC alors que le parti communiste ne représente plus personne en France ? Dans ce contexte, Besancenot tente de faire émerger un parti anticapitaliste en surfant sur la crise en cours. Mais il est loin d’être le seul à entonner le refrain éculé de l’anticapitalisme. &lt;strong&gt;Il est tellement facile d’être contre quelque chose que l’on peine à définir et encore moins à comprendre&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise actuelle aurait dû faire prospérer la gauche si pressée d’en finir avec le capitalisme. Il n’en est rien. Pour ma part, j’ai dû mal à adhérer à cette notion de « &lt;em&gt;crise du capitalisme&lt;/em&gt; » car il ne saurait y avoir d’économie en dehors du capitalisme. Si le capitalisme devait disparaître, il emporterait avec lui l’économie elle-même et sans économie, pas de civilisation humaine.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y a bien une crise économique mais elle vient pour l’essentiel d’une crise morale plus profonde qui nous a fait perdre le sens des réalités&lt;/strong&gt;. Pour reprendre les analyses de Schumpeter qui a proposé une théorie de l’évolution économique, nous vivons une phase de mutation, de « &lt;em&gt;destruction créatrice&lt;/em&gt; », dans laquelle les nouvelles formes de développement économique sont en train de prendre forme. L’économiste &lt;strong&gt;Kondratieff &lt;/strong&gt;a été envoyé dans les camps de travail soviétiques pour avoir proposé la première théorie des cycles longs, défiant du même coup l’idéologie officielle selon laquelle le capitalisme était condamné à sombrer dans une crise finale [1]. Pour Kondratieff, tel le phénix qui renait de ses cendres, le capitalisme se nourrit des crises. &lt;strong&gt;Plus exactement, l’économie est fondamentalement animée par un processus dynamique qui la conduit à des mutations qui nourrissent son développement incessant&lt;/strong&gt;. Dans cette optique, l’analyse seulement quantitative en termes de croissance et de crise est trop réductrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi la gauche n’est-elle donc pas capable de profiter de ces périodes de crise qui engendrent une réelle détresse sociale ? Permettez-moi d’apporter ici deux tentatives d’explications.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premièrement, la gauche semble plutôt profiter des périodes de croissance&lt;/strong&gt;. En effet, sauf à persister dans une démarche révolutionnaire suicidaire, la gauche qui ambitionne de gouverner s’appuie sur un programme qui peut se résumer sur un unique principe directeur : la redistribution des richesses. Mais pour redistribuer des richesses, encore faut-il en produire. En période de crise, c’est la capacité à produire des richesses qui est remise en question, la redistribution risquant d’accroître les problèmes économiques plutôt que de les résoudre. Les gens qui vivent dans le monde réel en sont plus ou moins conscients, et c’est pourquoi ils se détournent à la fois des partis de gauche et des syndicats, comme l’a révélé le fort taux d’abstention aux dernières élections prud’homales.&lt;br /&gt;Deuxièmement, il y a sans doute une raison plus profonde. La gauche part du principe qu’il faut « &lt;em&gt;changer le monde&lt;/em&gt; », qu’il faut proposer « autre chose » en trouvant une alternative à l’économie de marché. En son temps, Mitterrand a réalisé le tour de force de souder le PS, puis ensuite le PS et PC, en proposant carrément de « &lt;em&gt;changer la vie&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La réalité économique est cependant un fait incontournable, voulu par personne mais sans cesse actualisé par chacun de nous, car l’économie émerge des interactions complexes issues de nos choix individuels.&lt;/strong&gt; Aucun plan préalable n’a été nécessaire pour que fonctionne l’économie. A l’inverse, tous les plans qui prétendent enfermer l’économie dans des formats artificiels et rigides ont brisé l’économie, les crises résultant souvent d’erreur de réglementations ou de politiques économiques erronées ou dépassées.&lt;br /&gt;Mais changer le monde pour proposer quoi, dans quelle direction, selon quel principe miracle ? Et là, il y a quasiment autant de réponses qu’il y aura de militants. Mais ont-ils de vraies réponses ? Ces militants animeront des courants innombrables dans une multiplicité de partis concurrents. Les Verts, le PS, le PCF, le NPA, tous ces partis tiennent finalement le même discours fondé sur le rejet de la réalité économique : il faut changer l’économie. La seule chose qui les unit, c’est d’être contre ce qui existe !&lt;br /&gt;Tous les leaders de la gauche nous proposent donc de donner au monde un visage humain, mais ils se gardent bien de nous dire qu’ils verraient bien leur propre visage en guise de modèle. Comment changer l’économie qui fait tourner le monde dans lequel nous vivons ? Personne n’a la même réponse de sorte qu’il est structurellement impossible aux hommes et femmes politiques de gauche de travailler ensemble.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C’est la raison pour laquelle les pays qui ont voulu sortir de l’économie de marché ont dû le faire de manière autoritaire, en se donnant des régimes dictatoriaux&lt;/strong&gt;. Tous les pays qui rejettent l’économie de marché sont des dictatures. C’est aussi pourquoi les partis de gauche ont dû mal avec l’idée de concurrence voire avec le principe même des élections, des primaires, de multiplicité de candidats ; et les épisodes tragicomiques d’élections truquées au PS sont révélateurs d’une pratique inhérente aux partis qui restent imbibés par cet esprit révolutionnaire : &lt;em&gt;au sein de mon parti, j’ai perdu aux élections alors je remets en cause le principe même des élections ; dans le cadre des élections nationales, mon parti perd les élections alors j’organise d’incessants « troisième tour sociaux » pour bloquer le pays et empêcher un gouvernement légitimement élu d’appliquer son programme&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Tant que la gauche sera inspirée par ces pratiques contestataires, elle loupera l’occasion de se reconstruire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il néanmoins se réjouir de cette situation ? &lt;strong&gt;Non car malgré ce désastre, la droite aux affaires ne parvient jamais à gouverner, se trouvant dans la nécessité de reporter la moindre de ses réformes devant la fronde de la rue&lt;/strong&gt; [2]. Quand le pouvoir est dans la rue, c’est que la démocratie a déserté la cité. C’est à croire que les français préfèrent la révolution à la réforme puisqu’en bloquant systématiquement toute possibilité d’évolution en douceur de ses institutions – notamment l’intouchable éducation nationale – ils installent les conditions de la faillite. Notre pays qui ne manque pas une occasion de donner des leçons de démocratie au monde entier n’est jamais parvenu à vivre complètement ce pacte démocratique.&lt;br /&gt;De fait, le gouvernement ne peut pas gouverner en appliquant le programme sur lequel il s’est fait élire tandis que l’opposition n’est pas en état d’offrir une alternative crédible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Nikolai Kondratieff (1892-1938) est mort fusillé au goulag où il a été déporté à la fin d’un procès initié par Staline dans le cadre de l’épuration idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] A nouveau, le ministre de l’éducation reporte sa réforme devant les blocages par crainte de l’amplification des mouvements lycéens. Mais les lycéens n’ont pas l’intention de s’arrêter.&lt;br /&gt;Depuis quelques années, et justement parce que les différents ministres ont toujours reculé devant la pression de la rue, les mouvements de lycéens sont devenus un rituel programmé de plus en plus violent, instrumentalisé par des syndicats qui ont l’art de manipuler la désinformation à outrance et relayé par des médias bien complaisants. Pendant que notre système éducatif produit des graines de contestataires dont les probabilités d’insertion professionnelle sont grandement compromises, notre économie se trouve dans l’obligation « d’importer » les cerveaux qui lui font défaut.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2037344322441866533?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.paperblog.fr/1409611/la-rue-ou-les-urnes/' title='La rue ou les urnes ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2037344322441866533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2037344322441866533' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2037344322441866533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2037344322441866533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/12/la-rue-ou-les-urnes.html' title='La rue ou les urnes ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SUie1Xdo2zI/AAAAAAAAAeQ/byqKpId9yDM/s72-c/manifetudiant01sf0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5512477025826509685</id><published>2008-12-15T10:24:00.003+01:00</published><updated>2009-01-20T16:27:55.551+01:00</updated><title type='text'>La vulgarisation de l'économie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SUYif9OePCI/AAAAAAAAAeI/2z3ZiOhs1as/s1600-h/savoir.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279945545545038882" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 199px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SUYif9OePCI/AAAAAAAAAeI/2z3ZiOhs1as/s200/savoir.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je suis toujours chagriné quand j'entends un étudiant dire qu'il n'aime pas l'économie. Que lui a-t-on réellement enseigné ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En astrophysique ou en biologie, il existe de grands savants qui ont la capacité de parler un langage clair au grand public afin de « vulgariser » - dans le sens le plus noble du terme – la connaissance acquise. Cette capacité ne leur ôte aucunement la reconnaissance scientifique dont ils jouissent dans leur communauté respective plus étroite. &lt;strong&gt;Il est vrai que celui qui maîtrise pleinement son savoir est en mesure de le communiquer à l’amateur éclairé ou au citoyen concerné&lt;/strong&gt;. Pour ce faire, il trouvera les images justes et les paraboles adaptées ; il n’aura pas besoin d’un jargon artificiel pour impressionner la galerie.&lt;br /&gt;En ce domaine, la sagesse commande de ne pas détenir le savoir comme on détiendrait un otage ; mais bien de le transmettre, de le « délivrer ». &lt;strong&gt;Comme l'innovation, tout savoir prend forme en se diffusant&lt;/strong&gt;. De tels savants font encore défaut à la science économique. Celui qui cherche à éclairer l’opinion dans un langage simple sera rejeté par la communauté universitaire. Et ceux qui ont le statut officiel d’économiste vont s’efforcer de protéger leur citadelle en déclinant des modèles mathématiques censés incarner une vérité inaccessible au commun des mortels.&lt;br /&gt;Dans le domaine de l’économie, comme dans tous les autres domaines de la connaissance, il y a la possibilité d’aller aux principes essentiels même pour n’éclairer qu’une partie de la réalité. De toute manière, la réalité restera complexe et insaisissable dans sa globalité par l’esprit humain. Nous sommes condamnés à avoir une vue approximative des choses mais qui peut être plus ou moins juste et plus ou moins utile.&lt;br /&gt;De ce point de vue, la vulgarisation est un pari ambitieux car il est plus facile de s’adresser aux collègues de la profession qui partagent le même langage à défaut de partager les mêmes avis, que de s’adresser au plus grand nombre. Mais pour nombre d’experts, ce qui est trop simple ne peut être juste. Il est vrai que la frontière entre simple et simpliste est difficile à cerner. A vouloir interpeller - et parfois provoquer - les consciences, on a vite fait de la franchir. Personne n’est à l’abri de ce risque, et l’auteur de ces lignes moins que personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les modèles ont explicitement pour vocation de simplifier la réalité afin de pouvoir l’analyser. Ils prennent donc aussi le risque de dénaturer la réalité qu’ils cherchent à représenter. Mais les problèmes économiques et sociaux ne sont jamais simples. Ils resteraient à coup sûr illisibles et insolubles si aucune tentative de modélisation n’existait. Mais ils restent indéchiffrables à partir du moment où l’on oublie quelques principes fondamentaux de l’analyse économique. Le Prix Nobel &lt;strong&gt;Milton Friedman&lt;/strong&gt; n’avait-il pas la prétention – ou la sagesse ? – de réunir sur quelques pages les principaux enseignements les plus fondamentaux de la science économique ?&lt;br /&gt;Quoique l’on en pense, l’entreprise est louable, nous invitant à faire la part entre l’essentiel et le charabia. Si elle aspire au statut de science, la théorie économique doit nous aider à comprendre le monde complexe dans lequel nous vivons afin de poser les questions pertinentes. Car il n’y a pas grande utilité à se poser des questions insolubles. Il n’est pas non plus d’un grand intérêt de demander aux citoyens eux-mêmes, à travers des sondages aussi trompeurs que percutants, s’ils sont favorables à l’accroissement de leur revenu et de leur temps libre. Qui répondrait non à une telle question qui contient déjà sa réponse ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aucune science ne se confectionne à l’audimat&lt;/strong&gt;. Aucune proposition scientifique ne se valide par voie démocratique ; elle se validera par la voie de l’expérience. Une proposition scientifique n’est pas vraie parce que 51 % des gens la croient vraie. En son temps, Galilée avait raison contre tout le monde, même s’il a dû s’incliner devant la majorité du moment qui détenait la clé du pouvoir politique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5512477025826509685?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.paperblog.fr/1403465/la-vulgarisation-de-l-economie/' title='La vulgarisation de l&apos;économie'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5512477025826509685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5512477025826509685' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5512477025826509685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5512477025826509685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/12/la-vulgarisation-de-lconomie.html' title='La vulgarisation de l&apos;économie'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SUYif9OePCI/AAAAAAAAAeI/2z3ZiOhs1as/s72-c/savoir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5689700268367742994</id><published>2008-12-01T15:28:00.004+01:00</published><updated>2008-12-19T07:46:04.201+01:00</updated><title type='text'>A propos d'orientation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/STP1nFn6S0I/AAAAAAAAAeA/_tP0NooH614/s1600-h/thumb-devenir-auditeur-libre-a-l-universite-1425.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274829640454261570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/STP1nFn6S0I/AAAAAAAAAeA/_tP0NooH614/s200/thumb-devenir-auditeur-libre-a-l-universite-1425.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En tant que parent d’élève, j’ai assisté à une réunion d’information destinée à guider les parents dans l’orientation de leurs enfants inscrits en classe de 3° (l’année du brevet). Par ailleurs, mes responsabilités professionnelles me conduisent à participer à ce type de réunions ainsi qu’aux salons destinés aux lycéens en vue de leur orientation dans le supérieur. D’une manière générale, et ce n’est pas la première fois que je le constate, le message est insidieusement biaisé. Ces présentations ont en effet tendance à dévaloriser les BAC généraux – sous-entendant que l’université ne mène plus à rien - en survalorisant les filières qui conduisent aux BTS comme si c’était devenu aujourd’hui la seule finalité du parcours scolaire de nos enfants.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Personne n’a le pouvoir de transformer le plomb en or ; et l’université ne mène à rien si l’on y envoie les bons à rien&lt;/strong&gt;. Lorsque j’étais lycéen, les professeurs conseillaient aux meilleurs d’entres-nous d’aller à l’université. &lt;strong&gt;Et même si je suis de ceux qui pensent qu’il n’y a pas grand sens à envoyer tout le monde à l’université, il est tout aussi stupide de n’y envoyer personne&lt;/strong&gt;. La société aura toujours besoin d’exécutants, de techniciens, de cadres et de cadres supérieurs, ce qui légitime et rend nécessaire chaque niveau de formation. Mais chacun doit trouver sa place en fonction de ses capacités : s’il y a des lycéens dont le profil les conduit à privilégier le bac pro et le BTS, il existe aussi (du moins j’ose l’espérer) des lycéens dont le profil doit les conduire à l’université. &lt;strong&gt;Il n’est pas de mon propos de dénigrer les BTS, mais on ne forme pas de la même manière un futur technicien et un futur cadre&lt;/strong&gt;. Il n’y a donc pas de filières poubelles ou de filières d’excellence en soi, tout est une question d’orientation. Le BTS est une filière d’excellence pour former les techniciens de demain tandis que l’université est une filière d’excellence pour former les cadres de demain. Certes, un lycéen muni d’un BTS entrera plus tôt sur le marché du travail mais, malgré son ancienneté, certaines responsabilités lui seront à tout jamais refusées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’occupant d’orientation à l’université, je reçois de plus en plus d’élèves de BTS, accompagnés par leurs parents, qui désirent intégrer une licence, arguant du fait que le BTS leur donne l’équivalence d’un BAC + 2. Il est vrai que certains de ces élèves avaient en fait le potentiel pour aller directement à l’université après avoir réussi leur BAC général. Mais, sous le prétexte de remplir des classes de BTS, ce qui confère ensuite un prestige aux lycées dont l’importance et les moyens sont corrélés à l’effectif, ces élèves ne sont pas nécessairement orientés en fonction de leur véritable potentiel intrinsèque. Or, le BTS ne peut être équivalent à un diplôme du supérieur, étant délivré dans les lycées par des professeurs de lycée et n’ayant pas la même finalité en termes d’embauche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La conséquence me parait grave à plus d’un titre. En effet, on assiste à une montée en qualification et un renouvellement de la génération du baby-boom ce qui libère des postes à des niveaux de cadres et cadres supérieurs. Ces niveaux ne sont accessibles qu’à partir du diplôme de master (qui s’est récemment substitué à l’ancienne maîtrise). L’expérience montre que l’université peut fort bien professionnaliser des étudiants à partir du niveau master (cadres) à condition que ces étudiants aient une bonne licence généraliste (en sciences, en économie, droit ou sciences humaines). Et pour décrocher une telle licence, certains lycéens doivent avoir été orientés dans les bacs généraux (lettres, économie, sciences, math). De plus, l’offre de formations supérieures à vocation professionnelle s’est considérablement développée ces dernières années à l’université sans que les parents en prennent véritablement conscience, ce qui est de nature à renforcer l’attractivité des bacs généraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que directeur de master professionnalisé dans le secteur de la Banque &amp;amp; Assurance, je me retrouve dans la situation où je n’ai pas assez d’étudiants pour répondre aux besoins des entreprises à ce niveau de recrutement, notamment parce qu’une partie de notre jeunesse est mal orientée. Et j’ose à peine parler de la pénurie de médecins ou de chercheurs qui se profile à brève échéance, ces formations d’excellence faisant peur à certains parents ou à certains étudiants sous prétexte qu’elles sont sélectives. Mais ceux qui ont le niveau ne devraient pas avoir peur de la sélection.&lt;br /&gt;C’est bien là un des effets négatifs de la diabolisation de la sélection alors que toute formation de qualité nécessite un minimum de sélection, ne serait-ce que pour vérifier si les étudiants ont les capacités intellectuelles pour suivre les formations en question. Quand nous prenons l’avion, nous comptons tous sur la compétence du pilote et la compétence aussi de ceux qui ont fabriqué l’avion. Cette peur de la sélection reflète un cruel manque d’ambition qui contrarie le potentiel de nombreux jeunes. Dans l’intérêt de nos enfants, l’université mérite une meilleure présentation, ne serait-ce que pour informer les parents sur l’offre de formation professionnelle qui existe aujourd’hui dans l’enseignement supérieur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5689700268367742994?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lecri.fr/La-loi-Pecresse-au-crible-1233.html' title='A propos d&apos;orientation'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5689700268367742994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5689700268367742994' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5689700268367742994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5689700268367742994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/12/propos-dorientation.html' title='A propos d&apos;orientation'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/STP1nFn6S0I/AAAAAAAAAeA/_tP0NooH614/s72-c/thumb-devenir-auditeur-libre-a-l-universite-1425.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4747083218945508398</id><published>2008-11-24T08:40:00.003+01:00</published><updated>2008-11-24T11:05:45.355+01:00</updated><title type='text'>Les femmes (politiques) sont des hommes (politiques) comme les autres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SSpacbgMbLI/AAAAAAAAAd4/4T63Xiug4rE/s1600-h/photo_1227449586358-7-0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272125758256213170" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 164px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SSpacbgMbLI/AAAAAAAAAd4/4T63Xiug4rE/s200/photo_1227449586358-7-0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que n’a-t-on pas entendu au sujet de la féminisation du milieu politique ! Rappelez-vous. On nous disait que, puisque les femmes avaient une psychologie et une sensibilité spécifiques, elles feraient la politique autrement. Et c’est au nom de ce principe postulé qu’il fallait imposer la parité en politique.&lt;br /&gt;Pour ma part, je me suis toujours insurgé contre ce sexisme à l’envers qui, comme le racisme à l’envers, est un avatar de tous ces raisonnements profondément collectivistes qui conduisent à juger l’être humain en fonction de son appartenance à une catégorie, que ce soit le sexe, la religion, la classe sociale ou l’origine ethnique.&lt;br /&gt;Mais qu’il soit à l’endroit ou à l’envers, le sexisme reste du sexisme, et le racisme reste du racisme. De la même manière, qu’elle soit positive ou pas, la discrimination reste de la discrimination.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il est tout aussi injuste de désavantager une personne sous prétexte qu’elle est une femme ou un étranger que d’avantager une personne sous le même prétexte qu’elle est une femme ou un étranger&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La seule attitude juste et morale consiste considérer l’individu pour ses qualités propres, indépendamment de ses attributs qui le conduisent à être le soi-disant représentant d’une catégorie collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mascarade qui menace de faire imploser le parti socialiste, notamment à travers l’opposition sans concession entre Martine Aubry et Ségolène Royal, montre que les femmes (politiques) sont des hommes (politiques) comme les autres. Et pour avoir côtoyé des femmes ambitieuses dans de nombreux milieux professionnels, elles ne sont pas moins carriéristes que le pire des machos, prêtes à utiliser toutes les armes pour arriver à leurs fins.&lt;br /&gt;Et les armes féminines ne sont-elles pas redoutables ? Nous autres, pauvres hommes qui avons l’audace de nous prétendre le « sexe fort » sommes parfois tellement prévisibles. Il est certain que le sort du PS est désormais imprévisible…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4747083218945508398?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4747083218945508398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4747083218945508398' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4747083218945508398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4747083218945508398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/11/les-femmes-politiques-sont-des-hommes.html' title='Les femmes (politiques) sont des hommes (politiques) comme les autres'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SSpacbgMbLI/AAAAAAAAAd4/4T63Xiug4rE/s72-c/photo_1227449586358-7-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4008932957749643202</id><published>2008-11-19T11:27:00.003+01:00</published><updated>2008-11-19T11:47:31.584+01:00</updated><title type='text'>Crise bancaire, monnaie et confiance : un malentendu profond</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SSPqYdEs8nI/AAAAAAAAAdw/buySfL9YHuQ/s1600-h/zone_euro.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270313694795723378" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 145px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SSPqYdEs8nI/AAAAAAAAAdw/buySfL9YHuQ/s200/zone_euro.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a quelque chose de désespérant à voir la plupart des consciences qui se proclament humanistes et éclairées rebondir sur la crise bancaire pour montrer du doigt ceux qui ont précisément consacré leur énergie et leur talent à dénoncer le système bancaire moderne qui a été voulu par les gouvernements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Milton Friedman a dit du XX° siècle qu’il était « &lt;em&gt;l’âge de l’inflation&lt;/em&gt; » car il ne peut y avoir de dérapage monétaire que s’il y a centralisation/monopolisation de l’offre de monnaie. C’est aussi le siècle qui a connu la crise de 1929 puis la crise actuelle. &lt;strong&gt;Or Milton Friedman a rebondi sur un débat majeur dans la théorie bancaire qui oppose les partisans du « free-banking » aux partisans du « central-banking ».&lt;/strong&gt; Les premiers croient aux capacités d’autorégulation d’un marché bancaire réellement libre comme il a existé pendant la période de l’étalon-or. Dans ce contexte, la « bonne monnaie chasse la mauvaise », les banques qui créent trop de billets par rapport à leur contrepartie en réserve (en or) ayant tendance à être éliminées par le processus concurrentiel. Ainsi, la masse monétaire globale est stabilisée. Par contre, les partisans du « central-banking » propose la création d’une banque centrale destinée à contrôler et réguler l’activité des banques commerciales, le marché libre n’étant pas apte selon eux à éviter les crises bancaires liées au dérapage de la masse monétaire mise en circulation par des établissements de crédits non réglementés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la foulée du succès des théories keynésiennes, qui préconisent d’utiliser la masse monétaire comme un outil de politique économique (politique monétaire), ce qui constitue au passage un détournement du rôle de la monnaie (et donc une altération de sa valeur réelle), il fallait donner un pouvoir de monopole en terme de création de billets (une des composantes de la masse monétaire globale) et décrocher ainsi la valeur des billets de banque de toute référence extérieure (comme l’or). &lt;strong&gt;L’étalon-or constituait en effet un carcan insupportable aux yeux de ceux qui proposaient d’augmenter la quantité de monnaie selon les objectifs de politique économique de tel ou tel gouvernement&lt;/strong&gt;. Pourtant, ce carcan (une limite) est aussi ce qui garantissait la stabilité (une vertu) de la monnaie. Le débat ne date pas d’hier. Les rois ont toujours voulu manipuler la quantité de monnaie ce qui leur évitait d’avoir à lever de nouveaux impôts toujours impopulaires et risqués. Mais comme ils ne pouvaient manipuler la quantité d’or, ils coupaient les pièces d’or avec un autre métal, apposaient le sceau royal et édictaient une loi pour obliger les agents économiques à utiliser la monnaie officielle (dont la valeur faciale ne correspondait plus à la valeur réelle)…ou alors ils s’entouraient d’alchimistes leur proposant de découvrir la pierre philosophale leur permettant de créer de l’or ! [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La qualité de la monnaie et son rôle d’intermédiaire de l’échange provient précisément du fait que la monnaie se définit dans sa capacité à conserver la valeur. Et toute la confiance repose précisément sur le fait que les agents estiment que les moyens de paiements mis en circulation (par la banque centrale et les banques commerciales) permettent en effet de conserver – et donc de véhiculer – la valeur. Si les clients perdent confiance dans leur banque, ils vont vider leurs comptes, récupérer leurs billets de banque, et stocker ces billets dans des coffres. Mais que valent les billets de banque ? Dans le contexte de l’étalon-or, ils étaient gagés sur l’or. Plus précisément, les billets n’étaient que la contrepartie-papier (une sorte de reçu) d’une quantité fixe d’or. Mais dans le système moderne, les billets n’ont plus de valeur intrinsèque et ne sont plus accrochés à une référence externe stable. Et ce sont précisément tous les gouvernements qui ont voulu cet état de fait de manière à conquérir un pouvoir supplémentaire, le pouvoir de « création monétaire ». Or ce système constitue une spoliation permanente : vous travaillez toute votre vie pour amasser des billets qui peuvent perdre à tout moment leur valeur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Or, la monnaie est un véhicule de la valeur mais ne se confond pas avec la valeur. Elle est un moyen de stockage et de transport de la valeur. &lt;strong&gt;C'est pourquoi il est illusoire de confondre le véhicule avec son contenant de sorte que créer de la monnaie n’implique pas de créer de la valeur&lt;/strong&gt;. La banque centrale peut bien faire marcher la planche à billet (injecter des liquidités) sur la base de laquelle les banques vont créer du crédit, ce n’est pas pour autant que de la valeur économique réelle sera créée dans les mêmes proportions de sorte que le dérapage de la quantité des moyens de paiements mis en circulation par le système bancaire dégénère en inflation ou en bulles spéculatives.&lt;br /&gt;Les économistes qualifiés de « monétaristes » dénoncent cette « illusion monétaire » qui n’est qu’un avatar de plus de la prétention qu’ont les gouvernants à vouloir diriger l’économie comme si les lois économiques se décrétaient dans les parlements. Et ce sont ces économistes que l'on montre du doigt !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Imaginez qu’une loi oblige les banques à ouvrir des comptes chèques à tous les ménages français sans distinction de revenus au motif que la discrimination sociale est un délit. Alors on verra la proportion des chèques en bois grandir car certains ménages utiliseront le chèque comme moyen de paiements alors que leurs comptes ne sont pas suffisamment approvisionnés. Devant la montée des chèques impayés, la plupart des commerçants vont alors refuser ce moyen de paiement, qui était à l’origine une innovation bancaire majeure (monnaie scripturale) permettant d’éviter d’avoir à transporter des espèces. Ainsi, la loi oblige les banques à accorder des chéquiers à tous, mais les agents économiques refusent les chéquiers comme moyen de paiements. Remarquons que si le gouvernement décrète que tout le monde doit avoir une licence ou un master, il y a fort à parier que la valeur du diplôme en sera fortement dépréciée de sorte que des étudiants pourtant bardés de master ne trouveront pas d’emplois.&lt;br /&gt;La valeur et l’efficacité d’un moyen de paiement (ou d’un diplôme) reposent sur la confiance ; or la confiance ne s’obtient pas par la loi mais par le respect mutuel des contrats librement passés entre des agents économiques responsables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lénine avait déjà compris que la monnaie était l’oxygène (ou le sang) de l’économie de marché. Il avait compris que pour abattre le régime capitaliste, il fallait corrompre sa monnaie. C’est précisément ce qui se passe dans les situations d’hyperinflation, l’activité économique normale ne pouvant plus fonctionner puisque les agents économiques fuient devant une monnaie qui perd sa valeur au quotidien. Lénine avait raison et considérant son objectif, il était cohérent avec lui-même. C’est plus grave pour les partisans de l’économie mixte (alors que le libéralisme prône déjà la coexistence d’un secteur public et d’un secteur marchand) car ils prétendent réguler et soigner l’économie précisément en manipulant sans cesse une de ces composantes essentielles, la monnaie. Ceux qui accusent les partisans du « free-banking » devraient se rendre compte que nous vivons une époque du « central-banking ». Ce sont les partisans des banques centrales qui ont gagné et tous les gouvernements du monde se sont dotés de banque centrale, même si les plus sages ont pris soin de confier une indépendance à l’institution monétaire en faisant jouer le principe de la séparation des pouvoirs.&lt;br /&gt;Les crises bancaires se sont donc produites dans un contexte où les banques centrales existent alors que leur raison d’être (et leur mission) est justement d’éviter les crises bancaires. Il existe même, depuis les accords de Bâle, une banque centrale des banques centrales à travers la Banque des Règlements Internationaux et une armada de réglementations pensées par des politiques pour apprendre aux banquiers à faire leur métier (métier qu’ils exercent au demeurant depuis des siècles). Les banques centrales se félicitent aujourd’hui d’avoir su intervenir de manière coordonnée pour éviter le pire, mais il est légitime de se poser la question suivante : de telles crises systémiques auraient-elles eu lieu en l’absence de banques centrales ? Car la responsabilité de la politique de la FED (banque centrale américaine) n'est pas minime dans cette affaire. Je conçois que, avec des si, on peut imaginer beaucoup de choses. Mais la question n’est pas anodine et renvoie à ce débat essentiel dans la théorie bancaire.&lt;br /&gt;L’expérience historique invite aussi à ne pas éluder cette question. Entre 1726 et 1914 (pratiquement deux siècles), le franc a conservé une valeur fixe en or (1 FF = 322 mg d’or). En 1928, par décret, 1 franc = 64,5 mg d'or soit une dévaluation de 80% par rapport au prix de 1914. En 1958, 1 franc = 1,8 mg d’or soit une dévaluation de 97 % par rapport au prix de 1928. En 1969, date de la dernière dévaluation officielle du franc en or avant l'abandon de celui-ci comme référence en 1971, 1 franc = 1,6 mg d'or soit une dévaluation de 11 % en une décennie. Autrement dit, avec le système du central-banking, le pouvoir d’achat de la base monétaire n’est plus garanti [2]. Ainsi, les banques centrales éditent une monnaie-papier (les billets de banque) qui n’ont pas de référence externe fixe sur la base de laquelle les banques commerciales fabriquent du crédit (monnaie scripturale), décuplant ainsi l’accroissement de masse monétaire initié par la banque centrale.&lt;br /&gt;Tout cela fonctionne si l’on admet le raisonnement keynésien selon lequel l’augmentation des moyens de paiement sera de nature à stimuler l’économie comme si la masse monétaire était finalement exogène. Mais si la masse monétaire était endogène ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Caccomo J.L. « &lt;em&gt;Histoire des relations tumultueuses entre monnaie et finances publiques&lt;/em&gt; », Revue Sociétal, N° 56, 2° trimestre 2007, PUF, Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] voir la contribution de Lane G. « Le retour de l’étalon-or est la solution libérale » in &lt;a href="http://blog.georgeslane.fr/"&gt;http://blog.georgeslane.fr/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4008932957749643202?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4008932957749643202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4008932957749643202' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4008932957749643202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4008932957749643202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/11/crise-bancaire-monnaie-et-confiance-un.html' title='Crise bancaire, monnaie et confiance : un malentendu profond'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SSPqYdEs8nI/AAAAAAAAAdw/buySfL9YHuQ/s72-c/zone_euro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1401276880980712392</id><published>2008-11-14T09:22:00.004+01:00</published><updated>2008-11-14T09:31:48.420+01:00</updated><title type='text'>Chronique du parti socialiste</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SR01dR5pGcI/AAAAAAAAAdo/T67cas2XBiY/s1600-h/ps-reuni.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268425916230998466" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 135px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SR01dR5pGcI/AAAAAAAAAdo/T67cas2XBiY/s200/ps-reuni.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est pour le moins cocasse de voir les leaders socialistes, qui n’ont de cesse de décliner le refrain « &lt;em&gt;des dégâts de l’individualisme et de la compétition effrénée qui sous-tend la logique capitaliste&lt;/em&gt; », s’étriper dans une compétition féroce pour prendre la direction du parti socialiste entretenant ce parti dans une crise permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les partisans du tout-collectif et de la fraternité entre les hommes seraient-ils finalement comme quiconque habités par un égo incontournable les conduisant à mettre au second plan l’intérêt général de leur propre organisation, ou l’intérêt général tout court dont ils sont pourtant les ardents défenseurs (car il est dans l’intérêt général d’une démocratie saine d’avoir une opposition solide et organisée). L’individualisme de fait des ténors de l’anti-individualisme ne surprendra pas un économiste si on admet l’idée que &lt;strong&gt;la politique constitue un marché&lt;/strong&gt;. Et sur ce marché des idées et des projets politiques, il est sain qu’existe une concurrence entre différents porteurs de projets afin de faire émerger le meilleur candidat sachant que l’on ne connait jamais le meilleur par avance. C’est la fonction des primaires aux USA. Dans ce domaine aussi, le monopole serait la pire des choses puisqu’il signifierait la dictature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les socialistes seraient en tout cas les premiers à redouter un effondrement du capitalisme qu'ils se complaisent à annoncer depuis plus d'un siècle car ils n’existent que dans la critique de l’économie de marché. Mais pour peu que celle-ci s’effondre vraiment – ce que je ne crois nullement -, qu’auraient-ils à proposer comme alternative ? Oseraient-ils sérieusement nous dévoiler le commencement d’un projet d’une économie fondée sur les principes socialistes ? Il faudrait avoir le courage de présenter à l’opinion la réalité de ces principes sachant que leur mise en application produit toujours les mêmes effets désastreux.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En tout état de cause, une économie socialiste n’aurait même pas le luxe d’entrer en crise car une économie socialiste n’a jamais fonctionné du tout&lt;/strong&gt;. Pour entrer en crise, il faut d’abord exister ! La crise, comme la crise d’adolescence qui caractérise l’évolution et la mutation d’un individu, est la manifestation d’une évolution, ce qui est la caractéristique profonde des économies de marché (fondée sur l’innovation perpétuelle).&lt;br /&gt;Par contre, l'innovation ne semble pas caractériser le discours socialiste figé dans des canons d’un autre âge. Or, le discours socialiste aura grandement besoin d’évoluer si le PS veut s’approcher un jour du parti travailliste britannique ou du parti démocrate américain dont le leader Obama, devenu président des Etats-Unis, a tant séduit les socialistes (et pas seulement les socialistes).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1401276880980712392?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1401276880980712392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1401276880980712392' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1401276880980712392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1401276880980712392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/11/chronique-du-parti-socialiste.html' title='Chronique du parti socialiste'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SR01dR5pGcI/AAAAAAAAAdo/T67cas2XBiY/s72-c/ps-reuni.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2787848067745080657</id><published>2008-11-04T09:50:00.003+01:00</published><updated>2008-11-04T11:20:41.058+01:00</updated><title type='text'>L'âge de la retraite</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SRANBpbofCI/AAAAAAAAAdg/bwGqPX4yWnE/s1600-h/retraite082.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264722286348893218" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SRANBpbofCI/AAAAAAAAAdg/bwGqPX4yWnE/s200/retraite082.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le gouvernement propose de laisser la liberté aux individus de travailler jusqu’à 70 ans. Evidemment, cette mesure fait hurler la gauche étant donné que la gauche doit s’opposer par principe à tout ce que pourrait proposer le gouvernement. Mais elle s’oppose comme toujours sur le registre de l’émotion et du populisme plutôt que sur celui de l’analyse et de la réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il y a certes quelque chose de très critiquable dans cette mesure. &lt;strong&gt;C’est le fait de se retrouver affilié de force à un régime général qui détient la possibilité – que lui confère son pouvoir de monopole – de changer les règles du jeu en cours de partie, les cotisants n’ayant pas la possibilité de sortir du système pour faire jouer la concurrence&lt;/strong&gt;. Imaginez une banque modifiant les termes de votre crédit immobilier sous le fallacieux prétexte que les taux d’intérêt auraient augmenté : « madame, monsieur, au lieu de nous rembourser pendant 15 ans, il faudra payer pendant 20 ans pour obtenir la même maison… ».&lt;br /&gt;Mais cela, la gauche n’en parle même pas. Elle voudrait que le gouvernement réalise l’impossible : maintenir voir baisser l’âge de la retraite sans toucher aux principes du système par répartition. Dans le cadre du système de répartition, qui suppose un certain rendement « biologique » (c’est-à-dire plus précisément un renouvellement des générations actives), soit on augmentera les cotisations (augmentation des charges qui pèsent sur le coût du travail), soit on diminuera les droits à la retraite, soit il faudra augmenter les années de cotisations tant que la démographie active ne sera pas redressée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, nombreux sont les opposants qui arguent du fait que les « vieux » prennent des emplois aux « jeunes ». Mais si cette proposition avait un gramme de vérité, alors il faudrait considérer que les femmes prennent la place aux hommes et que les étrangers prennent les emplois des nationaux, ce qui reviendrait à cautionner les thèses sexistes et racistes de l’extrême-droite. De toute façon, cela est économiquement faux dans la mesure où le travail appelle le travail. Ce sont dans les pays où la population active, où la base active, est la plus faible, que le taux de chômage est le plus important. &lt;strong&gt;Le travail créé le travail tandis que le partage du travail constitue un rationnement qui n’est en fait qu’un chômage déguisé&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le dernier argument consiste à dire que l’allongement de l’âge de la retraite est un non-sens alors que les séniors ont déjà du mal à trouver du travail. Mais si les séniors ont des difficultés à s’insérer sur le marché du travail lorsqu’ils perdent un emploi, c’est justement parce que le couperet de l’âge de la retraite dissuade les employeurs. En baissant l’âge de la retraite, on fragilise les séniors en les rendant « inemployables ». &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2787848067745080657?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2787848067745080657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2787848067745080657' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2787848067745080657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2787848067745080657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/11/lge-de-la-retraite.html' title='L&apos;âge de la retraite'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SRANBpbofCI/AAAAAAAAAdg/bwGqPX4yWnE/s72-c/retraite082.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5245724403204373583</id><published>2008-10-29T12:02:00.004+01:00</published><updated>2008-11-05T12:00:24.016+01:00</updated><title type='text'>Moraliser le capitalisme ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SQhDBZoS3bI/AAAAAAAAAdY/fKvRe8IkzQg/s1600-h/photo_1225271247769-1-0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262529855921249714" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 110px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SQhDBZoS3bI/AAAAAAAAAdY/fKvRe8IkzQg/s200/photo_1225271247769-1-0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Etre libéral est aujourd’hui une tare, une infamie, une maladie mentale. La gauche antilibérale exulte tandis que les penchants interventionnistes de la droite jacobine s’expriment désormais sans tabou. &lt;strong&gt;J’admets que des conjonctures exceptionnelles appellent des mesures exceptionnelles&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;De plus, le libéralisme n’exclut pas l’intervention de l’Etat&lt;/strong&gt;. Adam Smith consacre un tome entier de « &lt;em&gt;La Richesse des Nations&lt;/em&gt; » à l’action publique et l’économie sociale, montrant que le marché ne peut s’épanouir sans la fourniture d’un environnement de biens et services publics qui ont la propriété de générer des externalités positives. L’économie de marché fondée sur la liberté et la responsabilité individuelle implique qu’un Etat de droit qui soit fort et efficace, notamment dans les domaines de compétences qui sont les siens, ne serait-ce que pour rappeler aux acteurs de l’économie que la liberté n’implique pas seulement des droits mais aussi des devoirs.&lt;br /&gt;Mais la crise a bon dos. Aucun système ne peut fonctionner si l’homme perd le sens des valeurs morales. &lt;strong&gt;Ce n’est pas le capitalisme qu’il faut moraliser, c’est l’homme moderne lui-même qui a trop vite oublié que la liberté n’est pas l’absence de contrainte, qu’il n’y a pas de droits sans devoirs, que l’on ne peut consommer des richesses sans participer à leur production et reproduction, que l’endettement est une fuite en avant s’il ne donne pas lieu à un investissement, donc une production de richesse future&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise que nous vivons n’est pas une crise du capitalisme mais une crise des valeurs sans le respect desquelles aucun système économique ne peut fonctionner. Le socialisme, c’est sans doute séduisant sur le papier car qui n’est pas tenté par la promesse d’un monde sans inégalités et sans pauvreté ? Cependant, sans morale, il devient dans la pratique un véritable racket à grande échelle au profit d’une nomenklatura qui s’autoproclame gardienne de l’intérêt général.&lt;br /&gt;L’économie ne se réduit pas à des chiffres ou des flux financiers. La finance et le commerce reposent sur la confiance en l’autre, d’où peuvent naitre les relations d’échange sans lesquelles aucune prospérité n’est possible. &lt;strong&gt;Mais cette société de confiance a progressivement disparu sous l’effet d’une fuite en avant consistant à confondre la liberté avec la satisfaction immédiate des pulsions consuméristes&lt;/strong&gt;. On consomme pour avoir, pour posséder en oubliant que personne ne peut s’épanouir dans la consommation. Etre ou avoir, telle est la question !&lt;br /&gt;L’accomplissement de soi passe souvent par la réalisation de quelque chose, par la création de quelque chose, autrement dit par la mise en œuvre de ses potentialités. C’est toujours une dimension (et une définition) du travail. On produit de la richesse, qu’elle soit culturelle, artistique ou matérielle, tout dépend des talents, des choix et des aspirations de chacun.&lt;br /&gt;Or, on a cultivé, notamment chez les jeunes, le désir d’avoir et de posséder (consommation) avant la volonté de faire, de créer et de produire (production). L'idée d'être ou de devenir riche nous séduit, mais l'obligation de travailler nous répugne. La chasse aux salaires élevés et autres stock-options est-elle vraiment l’expression d’une indignation légitime face aux inégalités ou la manifestation plus douteuse de l’envie et de la jalousie sur laquelle surfent toujours les démagogues et les populistes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous prétexte de relancer l’économie au bord de la crise, on parle encore de relancer la consommation alors que l’endettement de notre économie atteint des niveaux insupportables en termes de charges financières. A-t-on réellement tiré toutes les leçons de cette crise que l’on impute trop facilement au libéralisme que personne ne s’efforce de définir ? &lt;strong&gt;La philosophie libérale, qui nous vient de l’époque des Lumières, avant d’être une apologie aveugle du marché, est d’abord justement un ensemble de valeurs morales fondées sur l’équilibre toujours délicat mais indispensable entre les droits et les devoirs, entre l’effort et la récompense, entre revenu et rendement, entre salaires et productivité&lt;/strong&gt;. La société moderne a précisément voulu tourner le dos à toutes ses contraintes. Pour peu que ces équilibres ne soient plus respectés, à force de multiplier des droits en exonérant les devoirs correspondants, à force de distribuer du revenu sans contrepartie en termes de production de richesse, les bulles nous éclatent toujours à la figure.&lt;br /&gt;Il est certain que les gouvernements ne peuvent pas rester sans rien faire devant la situation actuelle. Cependant, il faut veiller à ne pas renforcer les causes du mal. C’est donc l’interventionnisme lui-même qu’il faut repenser car la crise mondiale n’éclate pas nécessairement du fait d’une absence de gouvernance mondiale ou de la dérégulation, mais de l’accumulation dans tous les pays de réglementations inadaptées aux enjeux de l’économie moderne. Loin d’être une « jungle libérale », le monde moderne est de plus en plus réglementé. Chacune des réglementations considérées isolément a sans doute des intentions louables et des motivations légitimes (protéger la santé des consommateurs, protéger l’environnement, respecter des normes de qualité, lutter contre les discriminations…), mais l’accumulation des réglementations se traduit par une charge financière qui pèse en dernière instance sur les entreprises.&lt;br /&gt;Avant même que la crise financière éclate, la France avait déjà un problème structurel de croissance molle (qui dure depuis bientôt trente ans) ce qui a conduit le candidat Sarkozy a axé sa campagne sur le thème du pouvoir d’achat. Mais il ne serait y avoir de pouvoir d’achat sans la restauration d’un « pouvoir de produire », sinon le revenu distribué ne sera qu’une forme de « monnaie singe » pareille à ce qu’ont été les fameux « subprimes » américains.&lt;br /&gt;La crise bancaire a éclaté aux USA où la Réserve Fédérale a pratiqué pendant des années une politique de taux d’intérêt bas qui a nourrit l’endettement des ménages et des collectivités publiques sous le prétexte de maintenir la consommation considérée comme « moteur de la croissance ». C’est une fuite en avant qui n’est pas soutenable. &lt;strong&gt;Les moteurs de la croissance sont bien plus profonds, bien moins matériels et bien plus spirituels ou culturels, reposant grandement sur la volonté d’entreprendre, la confiance en l’avenir, l’éducation, l’aptitude à utiliser les connaissances pour contribuer à créer des richesses&lt;/strong&gt;. L’économie ne commande pas nécessairement de produire plus, mais surtout de produire mieux et différemment, en prenant en compte les nouvelles contraintes qui sont toujours le nerf de l’innovation.&lt;br /&gt;Alors peut-on venir en aide au système bancaire en appelant une baisse des taux d’intérêt pour relancer la consommation au risque de repartir dans une même fuite en avant ? Je n’ai pas de réponse toute faite. Ce sont des questions que j’expose ici. &lt;strong&gt;Car la crise interpelle aussi nécessairement les économistes qui doivent repenser leur discipline&lt;/strong&gt;. Un peu comme ces traders fous qui étaient des ingénieurs et virtuoses de la technique mathématique sans aucune culture économique et qui se sont trouvés dépassés par leur propre aveuglement, fondé sur une très haute opinion d’eux-mêmes (ils sortent tous des plus grandes écoles où on leur enseigne qu’ils sont les élites économiques), les nouveaux économistes, qui sont désormais des mathématiciens qui appliquent des modèles à l’économie sans trop savoir ce qu’est vraiment l’économie, devraient redécouvrir les valeurs morales qui sont le fondement des sciences humaines en général, des sciences économiques en particulier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5245724403204373583?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://cozop.com/vincent_benard/une_video_pedagogique_sur_la_crise_des_subprimes' title='Moraliser le capitalisme ?'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5245724403204373583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5245724403204373583' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5245724403204373583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5245724403204373583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/10/moraliser-le-capitalisme.html' title='Moraliser le capitalisme ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SQhDBZoS3bI/AAAAAAAAAdY/fKvRe8IkzQg/s72-c/photo_1225271247769-1-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1957779908142154210</id><published>2008-10-14T09:19:00.003+02:00</published><updated>2008-10-14T17:35:28.126+02:00</updated><title type='text'>Les leçons d'une crise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SPRITlE7PRI/AAAAAAAAAdQ/EbyxgAPuzLU/s1600-h/photo_1223958495956-4-0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256906166255697170" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SPRITlE7PRI/AAAAAAAAAdQ/EbyxgAPuzLU/s200/photo_1223958495956-4-0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Personne ne peut dire si le plus dur est désormais derrière nous. Il est difficile d’avoir une vision exacte des événements à chaud, surtout quand les plus grands experts sont eux-mêmes pris en défaut. Il est cependant un fait remarquable : les Etats européens, mobilisés par le président français, vont venir en aide aux banques en leur prêtant de l’argent qu’ils auront eux-mêmes empruntés…aux banques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces événements que nous venons de vivre doivent nous rendre plus modestes, nous incitant à abandonner toute posture par trop idéologique. L’effondrement de l’Union Soviétique a montré au monde entier que l’Etat ne pouvait pas et ne savait pas tout faire. La grande majorité des économistes ne conteste pas ce fait. L’omniprésence de l’Etat entraîne son incompétence conformément au principe « trop d’Etat tue l’Etat » parce que trop d'impôt tue l'impôt et l'Etat tire ses ressources de l'impôt.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais la crise financière mondiale montre de la même manière les limites du marché, le marché ne pouvant pas tout faire tout seul. « Trop de liberté tue la liberté ». Et ce sont précisément les marchés qui en appellent à l’intervention étatique, l’action coordonnée des Etats européens étant saluée par les bourses mondiales. Ce sont également les banques qui sont disposées à prêter de l’argent à l’Etat alors qu’elles ne se prêtent plus entre elles dans ces périodes d’irrationalité collective.&lt;br /&gt;Il convient de prendre en considération ces éléments pour considérer que le sempiternel débat entre plus ou moins de régulation, plus ou moins d’Etat, est largement dépassé. La question n’est pas : faut-il plus réguler ou faut-il moins de régulation dans l’économie ? Mais plutôt : quelles sont les bonnes régulations ? Et comment faire évoluer les régulations alors que l’économie elle-même est en constante mutation, les crises provoquant généralement l’accélération des changements. &lt;strong&gt;On doit pouvoir se débarrasser des réglementations qui étouffent le développement économique tout en trouvant les régulations qui empêchent le marché de se nuire à lui-même.&lt;/strong&gt; Tel est le défi d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1957779908142154210?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1957779908142154210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1957779908142154210' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1957779908142154210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1957779908142154210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/10/les-leons-dune-crise.html' title='Les leçons d&apos;une crise'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SPRITlE7PRI/AAAAAAAAAdQ/EbyxgAPuzLU/s72-c/photo_1223958495956-4-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8305892326127871597</id><published>2008-10-06T11:37:00.001+02:00</published><updated>2008-10-06T11:37:56.401+02:00</updated><title type='text'>Crise financière : la fin du capitalisme ? (2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il était déjà bien difficile de tenter de faire une pédagogie de l’économie en temps normal ; mais cela devient aujourd’hui pratiquement impossible alors que les médias se déchaînent sur le capitalisme fou, l’ultralibéralisme débridé sans foi ni loi pour le plus grand bonheur des prophètes du grand soir. Même le comité Nobel s’interroge alors que ses détracteurs lui reprochent de récompenser trop systématiquement des théoriciens du libéralisme.&lt;br /&gt;Le maître mot est donc « régulation ». Il faut réguler l’économie puisque celle-ci ne serait pas en mesure de s’autoréguler. Mais qui sont les régulateurs ? Ont-ils la moindre idée de la façon dont il faut intervenir en cas de crise et de ce qu’il faut faire ou ne pas faire en période moins troublée ? Car si la finance de marché est en pleine crise, les finances publiques ne sont pas dans une meilleure posture et elles ne tiennent parce que l’on part du principe qu’un Etat, contrairement à une banque, ne peut pas faire faillite.&lt;br /&gt;La plupart des commentateurs en appellent à réinjecter plus de politique dans l’économique, étant entendu que ce sont les politiques qui seront en position de régulateur. Au même moment, la défiance du public vis-à-vis des politiques n’a jamais été aussi grande tant il apparait à l’opinion que l’ensemble du personnel politique est protégé des effets de la crise qui seront toujours supportés par ceux d’en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte hystérique, comment avoir une approche sereine des phénomènes en cours ?&lt;br /&gt;L’économie est un peu comme la médecine. Autrefois, l’humanité était régulièrement terrassée par des épidémies de peste ; la mortalité infantile était grande et l’espérance de vie était courte. Puis nos connaissances médicales nous ont permis de vaincre des maladies et d’allonger la durée de vie. Aujourd’hui, l’homme vit plus longtemps en longue santé mais de nouvelles maladies plus complexes sont apparues face auxquelles la science est pour l’instant sans réponse définitive. Il en sera toujours ainsi : le progrès fait disparaître des anciens problèmes pour en faire émerger de nouveaux. C’est le propre de l’évolution.&lt;br /&gt;Il en est de même de l’économie qui est un phénomène éminemment évolutif, et singulièrement de l’économie de marché. Il y a plus d’un siècle, quelques pays ont connu la croissance, ce qui a permis d’apporter la prospérité et le bien-être à des populations qui furent condamnées à la misère pendant de nombreux siècles. Aujourd’hui, de plus en plus de pays se sont ouverts à l’économie mondiale, profitant d’un processus de croissance autrefois réservé aux seuls pays occidentaux. Dans le même temps, les processus financiers, technologiques et managériaux se sont grandement complexifiés, évoluant et s’adaptant à l’occasion des crises. Il serait étonnant qu’il en soit autrement alors que des pays aux cultures différentes, aux aspirations différentes, aux histoires différentes, se retrouvent à s’ouvrir à un processus de globalisation économique qui les rend solidaires et interdépendants à une échelle sans précédent dans l’histoire.&lt;br /&gt;Ces phénomènes interpellent la science économique de la même manière que la médecine progresse en voulant s’attaquer aux nouvelles maladies qui sont autant de nouveaux défis pour l’humanité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8305892326127871597?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8305892326127871597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8305892326127871597' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8305892326127871597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8305892326127871597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/10/crise-financire-la-fin-du-capitalisme-2.html' title='Crise financière : la fin du capitalisme ? (2)'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-9043171280994661130</id><published>2008-09-25T16:42:00.003+02:00</published><updated>2008-09-25T16:47:59.155+02:00</updated><title type='text'>Tourisme et Innovation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SNuj2NfwtqI/AAAAAAAAAU0/dRD6JvzBpf8/s1600-h/28011100644680L.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249969942361585314" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SNuj2NfwtqI/AAAAAAAAAU0/dRD6JvzBpf8/s200/28011100644680L.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une retransmission de la conférence-dédicace organisée à Nice sur le thème de l'innovation dans l'industrie du tourisme, autour de mon manuel publié aux éditions De Boeck Université (Bruxelles) "fondements d'économie du tourisme".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'en profite pour remercier Jean-Yves Sabatier, responsable de Liberté-Chérie à Nice, pour l'organisation de cette passionnante soirée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le thème de la soirée : La France est-elle championne du monde du tourisme ? Qu'est-ce que cela veut dire en terme économique ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-9043171280994661130?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.niceteleweb.com/non-classe/professeur-jean-louis-caccomo/' title='Tourisme et Innovation'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/9043171280994661130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=9043171280994661130' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/9043171280994661130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/9043171280994661130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/09/tourisme-et-innovation.html' title='Tourisme et Innovation'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SNuj2NfwtqI/AAAAAAAAAU0/dRD6JvzBpf8/s72-c/28011100644680L.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6636491741929697485</id><published>2008-09-22T09:38:00.002+02:00</published><updated>2008-09-22T09:48:18.708+02:00</updated><title type='text'>Crise financière : la fin du capitalisme ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SNdLs3dAQCI/AAAAAAAAAUs/x7Cxh--MEWU/s1600-h/le_floor_de_Wall_street.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248747124895531042" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SNdLs3dAQCI/AAAAAAAAAUs/x7Cxh--MEWU/s200/le_floor_de_Wall_street.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il est incontestable que l’économie mondiale est secouée par une grave crise financière qui va mettre fin à un cycle de croissance qui a porté l’économie mondiale durant ces deux dernières décennies. C’est un problème difficile pour notre pays qui n’a pas bénéficié d’un cycle de croissance long alors même qu’il va subir de plein fouet le ralentissement mondial annoncé. A nouveau, le retour de la croissance en France est reporté à plus tard, comme c'est de tradition depuis que le président Giscard annonçait "la fin du tunnel"...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Est-ce pour autant la fin du capitalisme ? Ce genre de prophétie n’a guère de sens dans la mesure où l’économie s’impose à l’homme et qu’il n’existe pas trente-six façons de faire l’économie. D’autant plus que la force de l’économie de marché est de sortir renforcée de ses propres crises.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’économie est toujours fondée sur l’accumulation et la valorisation du capital (technique, humain et financier). Tel est la définition profonde du capitalisme. Mais ce processus d’accumulation est un processus évolutif, marqué par des phases de croissance et des phases de crises (et de "destruction créatrice" pour reprendre l'expression de Schumpeter), bien loin des phénomènes d’équilibre tels qu’ils sont modélisés par la théorie néoclassique.&lt;br /&gt;Il est donc des phases où l’assainissement des circuits (techniques, humains et financiers) est nécessaire. Car l’homme ne se remet en cause que dans les moments de crise. &lt;strong&gt;Il n’en demeure pas moins que la croissance économique est impensable sans l’existence d’un système bancaire et financier dont la fonction d’intermédiation (transformer l’épargne des ménages en investissement pour les entreprises) demeure indispensable même si elle comporte une part de risque fondamentalement irréductible&lt;/strong&gt;. Dans les pays où ces maillons sont absents, la croissance est nulle. Mais dans les pays où la croissance économique fut forte et persistante, la finance a tendance à s’emballer en donnant naissance à des phénomènes de bulles qui sont étroitement liés à la dynamique de croissance de l’économie elle-même.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est temps que banquiers et financiers se recentrent aujourd'hui sur leur métier de base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, la crise a toujours un aspect salutaire même s’il vaut mieux prévenir que guérir. Mais comment prévenir des phénomènes fondamentalement chaotiques et imprévisibles ? Croire que l’on peut s’en remettre à des autorités publiques qui auraient la faculté de supprimer le risque inhérent à la vie économique et de connaitre l’avenir est une illusion ? D’ailleurs l’état des finances publiques dans la plupart des pays ne plaide pas en faveur des gouvernements en ce domaine.&lt;br /&gt;Cela ne doit pas nous conduire à avoir une attitude fataliste par rapport aux crises. Si les économistes s’échinent à affiner la connaissance de la dynamique économique, c’est dans l’espoir d’avoir des outils nous permettant de mieux accompagner la croissance et d’amortir les crises.&lt;br /&gt;Les Banques Centrales ont acquis une expérience – une sagesse ? - qu’elles n’avaient pas en 1929. Dans les moments de grave crise, pour éviter que la crise devienne systémique et ne se propage à l’ensemble de l’économie réelle, les autorités monétaires ont la responsabilité de réagir. A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. A condition que le pompier ne devienne pas l’incendiaire.&lt;br /&gt;Il faut donc rester humble en ce domaine. Toute la question réside dans l’attitude à adopter. Venir systématiquement au secours des banques privées pour réparer leurs bêtises, c’est créer un aléa moral dangereux : les banques seront d’autant plus incitées à prendre des risques démesurés qu’elles savent qu’elles pourront compter sur un sauveteur en dernier ressort. C’est un peu comme ces dictateurs qui se permettent de martyriser leur population en déclenchant des guerres car ils savent qu’ils pourront compter sur la générosité et le dévouement des associations humanitaires qui viendront se porter au secours des populations.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Est-ce une raison pour ne rien faire ? [1] C'est politiquement impossible et impensable.&lt;br /&gt;L’intervention publique doit alors envoyer un signal fort tout en étant l’occasion de rappeler que le métier de la finance repose sur la confiance (faire crédit, c’est faire confiance), et que la confiance suppose elle-même une éthique autant qu’une compétence. D'ailleurs, comme l'a montré Peyrefitte, l'épanouissement de l'économie de marché elle-même suppose une "société de confiance". Plus la défiance s'installera, plus la réglementation s'étendra.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour l’instant, les marchés eux-mêmes saluent le plan de sauvetage proposé par les autorités américaines. Ils attendaient une réaction des autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[1] L’attitude du président américain est instructive. Dans un premier temps, il a décidé de laisser faire le marché conformément à son éthique libérale. Mais force est de constater que le marché était enfermé dans une logique de panique collective qui appelait une intervention extérieure, ce qui a conduit l’administration américaine à prendre une initiative nécessaire pour renverser les anticipations.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6636491741929697485?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6636491741929697485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6636491741929697485' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6636491741929697485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6636491741929697485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/09/crise-financire-la-fin-du-capitalisme.html' title='Crise financière : la fin du capitalisme ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SNdLs3dAQCI/AAAAAAAAAUs/x7Cxh--MEWU/s72-c/le_floor_de_Wall_street.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6533510294490983957</id><published>2008-09-15T11:56:00.003+02:00</published><updated>2008-09-15T11:58:21.417+02:00</updated><title type='text'>L'entreprise diabolisée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SM4xcmgcjhI/AAAAAAAAAUk/j1vFRSRukzQ/s1600-h/voip_sat.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246184983375941138" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SM4xcmgcjhI/AAAAAAAAAUk/j1vFRSRukzQ/s200/voip_sat.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A nouveau ressurgit le débat récurrent qui consiste à montrer du doigt l’entreprise capitaliste dont la seule motivation est de faire du profit pour le plus grand bonheur des actionnaires assoiffés du sang des prolétaires. On redécouvre sans cesse l’essentiel et l’évidence : l’objectif de l’entreprise est en effet de créer des richesses, ce qui se traduit par une capacité à être rentable.&lt;br /&gt;C’est un débat déjà engagé au XIX siècle alors que Zola décrit – sans le décrier pour autant - le monde de la finance dans l’Argent. C’est un débat que l’on a connu dans les années 80 alors que l’on disait les français réconciliés avec l’entreprise et que la gauche caviar au pouvoir célébrait le culte de l’argent. Et il aura suffit de nouvelles délocalisations et des difficultés de Renault, le tout sur fond de crise du système bancaire américain, pour relancer le refrain convenu de la loi du profit qui détruit l’homme… Il semble que l’on n’apprenne pas grand-chose au pays de l’inculture économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, une récente enquête annuelle de la Banque mondiale montre que &lt;strong&gt;de plus en plus de pays veulent faciliter la vie des entreprises, notamment en s’engageant dans des politiques franches d’assouplissement réglementaire à côté desquelles les réformettes à la française font figure de pâle homéopathie&lt;/strong&gt; [1]. Or l’homéopathie n’a guère d’effet contre un cancer généralisé.&lt;br /&gt;Car c’est bien un cancer généralisé qui met à terre notre économie depuis trois décennies. A force de faire peser le fardeau sur les entreprises à travers des réglementations nouvelles et toujours plus complexes, des prélèvements supplémentaires et des contraintes institutionnelles de plus en plus lourdes, comment peut-on encore s’étonner du mouvement de délocalisation ? On croit encore que l’on peut faire « &lt;em&gt;payer le capital&lt;/em&gt; » alors que cette terminologie montre à quel point nous sommes enfermés dans une grille de lecture marxiste dont la pertinence scientifique est nulle. &lt;strong&gt;Tout ce qui pèse sur le capital se retournera contre l’investissement, et tout ce qui accroit les difficultés de l’investissement amoindrira nos capacités de croissance et de compétitivité&lt;/strong&gt;. Et ce sont bien les ménages qui seront les seules victimes en dernier ressort de cette politique qui consiste soi-disant à faire payer les patrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat de cette hystérie antiéconomique persistante est bien connu. Les petites entreprises meurent peu à peu d’asphyxie, croulant sous le poids des charges, tandis que les grandes entreprises redéployent leurs activités dans les pays qui ont décidé d’offrir un environnement plus favorable à l’activité économique. Le monde est vaste tandis que l’hexagone rétrécit.&lt;br /&gt;Et les entreprises sont plutôt en situation de subir ce phénomène – plutôt que de le désirer - car elles n’ont pas d’autres choix que de s’adapter ou de disparaître, au contraire de l’Etat qui peut se permettre de dépenser plus sans évaluer l’efficacité de sa dépense.&lt;br /&gt;Avant d’accuser les entreprises dans un discours populiste aux accents démagogiques faciles, les responsables politiques feraient mieux de comprendre une fois pour toutes cette réalité, notamment en balayant devant leur propre porte car il n’y a rien de plus dangereux pour l’économie d’un pays qu’un Etat mal géré.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] &lt;em&gt;Voir les Echos du 10 septembre 2008&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6533510294490983957?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6533510294490983957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6533510294490983957' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6533510294490983957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6533510294490983957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/09/lentreprise-diabolise.html' title='L&apos;entreprise diabolisée'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SM4xcmgcjhI/AAAAAAAAAUk/j1vFRSRukzQ/s72-c/voip_sat.png' height='72' width='72'/><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3176186659561243188</id><published>2008-09-09T17:50:00.004+02:00</published><updated>2008-09-09T18:03:28.236+02:00</updated><title type='text'>Un nouveau souffle ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SMadzIBKcaI/AAAAAAAAAUc/g4xdjroDoaw/s1600-h/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244052317770772898" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SMadzIBKcaI/AAAAAAAAAUc/g4xdjroDoaw/s200/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai été très touché par les nombreux messages de soutien venus de la France entière et de l'étranger en réaction à ma précédente chronique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a des accidents de la vie qui conduisent à prendre du recul et à s'interroger sur soi-même, sur la légitimité de son action, sur le sens de nos vies et l'utilité de nos engagements. Il est difficile de trouver rapidement des réponses à ce genre d'interrogations tandis que certains combats n'ont jamais de fin surtout dans un pays enfermé par des blocages profonds et prisonnier de tabous puissants. Mais les choses évoluent inévitablement, qu'on le veuille ou non.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je travaille sur un projet de compilation sur papier de mes chroniques, rassemblées par thèmes (politique intérieure, politique internationale, économie, questions de société). Si vous voulez recevoir un exemplaire relié de l'ouvrage, contactez-moi par l'intermédiaire de mon adresse électronique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'actualité française et internationale reste une source inépuisable d'inspiration pour les chroniqueurs attentifs soucieux de défendre la fibre du libéralisme. Cette fibre souffle toujours en moi comme chez beaucoup de personnalités brillantes que j'ai eu le plaisir de rencontrer à l'université d'été du PLD organisée par Aurélien Véron dont je tiens à saluer l'engagement ici.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il me reste à trouver le moyen de lui donner une force nouvelle.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3176186659561243188?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3176186659561243188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3176186659561243188' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3176186659561243188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3176186659561243188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/09/un-nouveau-souffle.html' title='Un nouveau souffle ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SMadzIBKcaI/AAAAAAAAAUc/g4xdjroDoaw/s72-c/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-956223753322303137</id><published>2008-07-08T12:24:00.000+02:00</published><updated>2008-07-08T12:26:40.210+02:00</updated><title type='text'>The show must go on...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SHNAyuIE29I/AAAAAAAAAT8/arDJI6hboFg/s1600-h/img448ad437df784.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220587633172077522" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SHNAyuIE29I/AAAAAAAAAT8/arDJI6hboFg/s200/img448ad437df784.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ma vie est à un tournant qui me conduit à me poser les questions plus fondamentales et les plus douloureuses. Certaines de ces questions aboutissent à des décisions tandis que d’autres débouchent sur de nouvelles questions. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’ai en tout cas pris la décision d’écrire aujourd’hui ma dernière chronique&lt;/strong&gt;. Je suis désolé pour mes nombreux lecteurs qui ont souvent été aussi attentifs que fidèles. Ce fut une expérience fantastique pour moi alors que je faxais mes premières chroniques en quelques exemplaires destinés à des amis toujours trop rares. Je remercie tout particulièrement les lecteurs réguliers de ce blog dont les commentaires ont contribué à la qualité des échanges et des réflexions.&lt;br /&gt;Mais c’est un exercice épuisant qui nous entraîne dans une virtualité bien dangereuse. Parfois, j’ai tellement l’impression de ressasser, de faire les mêmes constats, de proposer des pistes pour le changement dans un vide vertigineux. Mais à quoi bon... Quel est l’impact ? Qui nous écoute ?&lt;br /&gt;Finalement, j’avais l’impression de me défouler, suscitant la colère et la haine de mes ennemis (qui n’hésitaient pas à m’envoyer mes menaces ou des messages d’insultes) et l’admiration sincère de mes amis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais ces lignes sont comme des gouttes d’eau dans un océan de bruits et de tumultes duquel il ne sortira pas grand-chose puisque tous les avis se brouillent et se neutralisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurai secrètement espéré qu’un éditeur repère mes écrits sur les blogs… mais les choses ne se passent pas ainsi dans la vraie vie. Il faut être dans les circuits idoines, dans les lobbies dominants. Il faut avoir des appuis. Comment ai-je pu avoir la prétention de croire que je pouvais espérer m’élever de ma province reculée par la seule force des mots ?&lt;br /&gt;Je veux en tout cas saluer encore une fois tous les lecteurs qui ont suivi ma chronique. Je les remercie pour leur patience et leur ouverture d’esprit. Ils ont accepté la réception hebdomadaire de mes chroniques de résistance devenues récemment chronique d’espérance alors que la France se laissait croire au changement.&lt;br /&gt;Je n’ai jamais eu l’occasion de vous rencontrer physiquement mais la chronique fut le fil conducteur d’échanges de commentaires et de point de vue qui m’ont grandement enrichi.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je suis fatigué. J’ai besoin de faire le point, de me retrouver.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au-delà du carnaval quotidien, j’ai besoin de retrouver le silence de la sérénité pour tenter d’écouter ma voix intérieure qui me guidera vers une nouvelle espérance. The show must go on…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à tous très sincèrement, &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-956223753322303137?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/956223753322303137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=956223753322303137' title='82 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/956223753322303137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/956223753322303137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/07/show-must-go-on.html' title='The show must go on...'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SHNAyuIE29I/AAAAAAAAAT8/arDJI6hboFg/s72-c/img448ad437df784.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>82</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7325996163895875112</id><published>2008-06-27T09:49:00.000+02:00</published><updated>2008-06-27T09:53:33.070+02:00</updated><title type='text'>Economie et écologie : un même combat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SGSbm1puL2I/AAAAAAAAAT0/--yjaeRF0oE/s1600-h/20071024a_ecologie_verte.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216465359941283682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SGSbm1puL2I/AAAAAAAAAT0/--yjaeRF0oE/s200/20071024a_ecologie_verte.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A mon sens, écologie et économie, cela devrait être le même combat. Si l’on tend à opposer ces deux notions, c’est au nom d’une conception déformée de la science économique et d’une récupération outrageusement politique de l’écologie.&lt;br /&gt;La définition stricte de la science économique est à ce propos sans équivoque: &lt;strong&gt;l’économie, c'est la « gestion des ressources rares »&lt;/strong&gt;. L’économie, c’est donc une « écologie sociale » ; c’est l’écologie de la société dans le sens où les phénomènes économiques et sociaux obéissent aussi à une sorte d’écosystème complexe et fragile qu’il est dangereux de déséquilibrer au nom d'une vision mécanique de l'économie sur laquelle se fondent la plupart des modèles macroéconomiques.&lt;br /&gt;L’économie, c’est donc l’art de gérer la rareté. &lt;strong&gt;La première des raretés, qui détermine toutes les autres et nous oblige à faire des choix, c’est le temps&lt;/strong&gt;. Chaque être humain est doté d’un capital temps limité, et son intelligence le poussera à en faire le meilleur usage possible, étant entendu que le temps perdu se rattrape difficilement. L'homme est donc poussé par une recherche naturelle de l'efficacité (productivité du travail): comment rendre le travail plus productif (et moins pénible) afin d'économiser notre temps consacré au travail ? Toute l’évolution technologique est orientée en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La deuxième rareté: ce sont les contraintes naturelles&lt;/strong&gt;. J’emploie à dessein le terme de « contrainte » plutôt que de « ressource ». En effet, on s’effraie aujourd’hui à propos de l’épuisement des réserves de pétrole comme l’on craignait au XIX° siècle de manquer de charbon. A l’époque où Rockefeller entrevoit le potentiel économique du pétrole, cette matière était considérée comme un « déchet naturel ». A l’état brut, le pétrole n’avait aucune valeur. Aujourd’hui encore, ce sont tous les dérivés du pétrole qui ont une valeur économique. Pour l’instant, compte tenu de l’état de la technologie, les carburants sont issus du pétrole mais ce n’est pas une donnée immuable comme le montre le développement des biocarburants.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Autrement dit, c’est la valeur ajoutée (et le terme « ajoutée » est fondamental : ajoutée par le travail humain, l’unique ressource rare) qui confère une valeur aux matières brutes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;De déchet naturel, le pétrole est devenu « or noir » à partir du moment où un innovateur quelque part en Europe a déposé un brevet sur le moteur à explosion. Et l’on dépose chaque jour des milliers de brevets dans le monde notamment sous l’effet de la compétition économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est bien le rôle de l'innovation technologique que de chercher à économiser le facteur qui est le plus cher.&lt;/strong&gt; L’enjeu actuel est de faire en sorte que l’activité humaine consomme de moins en moins de ressources naturelles et de facteurs environnementaux. Il faut donc encourager les innovations impulsées par les signaux du marché. Car lorsque les processus de marché fonctionnent bien (ou ne sont pas empêchés de fonctionner), la rareté se traduit par un prix élevé en vertu du principe élémentaire « tout ce qui est rare est cher ». En économisant le facteur le plus coûteux, l’entreprise économise du même coup la matière la plus rare, celle qu’il s’agit précisément de préserver. C’est pour cela qu’elle innove.&lt;br /&gt;Pour que ce mécanisme économique élémentaire fonctionne, il faut donc accepter de mettre un prix aux choses, et notamment à la nature. &lt;strong&gt;Car les gaspillages - et les pillages - commencent précisément à partir du moment où l'on neutralise les phénomènes économiques, en faisant croire que certaines ressources sont gratuites comme si elles existaient en quantités illimitées&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;On dit que l'éléphant est menacé à cause de la valeur commerciale de l’ivoire. Pourtant la vache n’est pas menacée à cause de la valeur commerciale du lait ou de sa viande pas plus que le poulet n’est en voie de disparition à cause de la valeur commerciale des œufs ou de sa viande. Le problème n’est pas la valeur commerciale en soi ; le problème n’est pas l’activité marchande en soi ; le problème réside dans la définition des droits de propriété [1]. Le rôle de l’Etat est de mettre en place les institutions qui permettent de définir, garantir et protéger les droits de propriété, non de s’échiner à rendre tout gratuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On affirme aussi que la biodiversité est menacée à cause de l’activité humaine. Mais ce n’est considérer qu’une partie du phénomène. L’activité agricole a aussi contribué à accroître la biodiversité. Parmi les espèces de fruits et de légumes que nous consommons chaque jour, très peu existait à l’état naturel. L’homme est à l’origine de la création de nouvelles espèces. Il est donc plus exact de dire que l’activité humaine transforme la nature ; et que cette transformation entraîne l’épuisement de certaines ressources, le renouvellement d’autres ressources mais qu’elle permet aussi de créer de nouvelles richesses. C’est absolument inévitable. C’était déjà vrai à l’ère du néolithique où survivaient tant bien que mal quelques milliers d’individus ; c’est a fortiori vrai aujourd’hui alors que vivent plus de 6 milliards d’individus sur la planète. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La biodiversité naturelle n’est pas toujours une bonne chose pour l’être humain. Le virus de la peste, de la malaria et tant d’autres cadeaux empoisonnés de la nature font partie de la biodiversité que l’homme s’est acharné à éradiquer. Et il est heureux que ces créatures soient menacées de disparition car leur développement constituait une menace pour l’homme lui-même. Dans le discours écologique primaire, il y l’idée communément admise que la protection de la nature s’impose comme une évidence et que l’homme est un animal nuisible qui constitue une menace pour la nature.&lt;br /&gt;L’homme existe avec la nature mais mène aussi un combat permanent contre la nature. Dans certains cas, au nom de la protection de l’homme, c’est la nature elle-même qui constitue une menace. Dans ce combat ancestral contre les risques naturels, la science (c’est la capacité humaine unique à produire de la connaissance) constitue le meilleur allié pour l’homme.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7325996163895875112?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7325996163895875112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7325996163895875112' title='23 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7325996163895875112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7325996163895875112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/economie-et-cologie-un-mme-combat.html' title='Economie et écologie : un même combat'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SGSbm1puL2I/AAAAAAAAAT0/--yjaeRF0oE/s72-c/20071024a_ecologie_verte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>23</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-559084452489596351</id><published>2008-06-24T10:21:00.001+02:00</published><updated>2008-06-24T10:25:28.949+02:00</updated><title type='text'>Quand Ducasse se casse...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SGCumGS6tDI/AAAAAAAAATs/Otn0lx8hjxY/s1600-h/Alain%2520Ducasse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215360338043253810" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SGCumGS6tDI/AAAAAAAAATs/Otn0lx8hjxY/s200/Alain%2520Ducasse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On s’étonnera toujours de voir les commentateurs s’étonner de la décision de Ducasse alors qu’il agit comme tant d’autres avant lui, qu'ils soient sportifs, artistes, entrepreneurs ou encore chercheurs. Depuis des décennies, tous ceux qui parviennent à un niveau d’excellence dans leur domaine d’activité prennent la décision de s’expatrier, nourrissant une émigration économique révélatrice des problèmes structurels qui figent notre économie. Ce n’est pas faute d’alerter sur les dangers d’une telle saignée mais on nous rétorque aussitôt que la fuite des actifs est un élément fortement exagéré. Pourtant, c'est un fait, le capital humain s'évade...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les soldes migratoires ont une influence fondamentale sur la dynamique économique d’un pays dans un contexte d’économie ouverte. Et cette ouverture prend de multiples dimensions : l’économie est non seulement ouverte sur le monde et l’extérieur, mais elle est aussi ouverte aux changements de toute nature (mentalités, technologies, sciences, politiques).&lt;br /&gt;De ce point de vue, nous cumulons le handicap qui consiste à nous accrocher à des rigidités qui deviennent de véritables tabous, à l’instar de l’I.S.F. ou les 35 heures, alors que notre économie est totalement ouverte sur l'extérieur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En tout état de cause, l’impact des soldes migratoires (différence entre émigration et immigration) ne dépend pas fondamentalement des effectifs en jeu mais de la qualité respective des flux en cause&lt;/strong&gt;. Imaginez que 1000 personnes quittent le territoire chaque mois tandis que 1000 personnes arrivent sur le territoire. A s’en tenir aux seuls effectifs, on considérera que la « balance migratoire » est équilibrée. Mais tout le monde comprendra aisément que la situation n’est pas soutenable ou durable (pour reprendre les termes très en vogue) si le territoire en question perd 1000 créateurs de richesses, innovateurs ou producteurs dans le même temps qu’il récupère 1000 réfugiés politiques ou sociaux. On entre là dans un processus d’éviction en vertu du principe bien connu par les économistes selon lequel « &lt;em&gt;la mauvaise monnaie chasse la bonne&lt;/em&gt; » révélateur d’une liquidation rampante de l’économie. C’est l’effet Ducasse.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-559084452489596351?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/559084452489596351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=559084452489596351' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/559084452489596351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/559084452489596351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/quand-ducasse-se-casse.html' title='Quand Ducasse se casse...'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SGCumGS6tDI/AAAAAAAAATs/Otn0lx8hjxY/s72-c/Alain%2520Ducasse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4109882603516587476</id><published>2008-06-19T09:47:00.000+02:00</published><updated>2008-06-19T09:59:51.730+02:00</updated><title type='text'>Un mouvement libéral doit trouver toute sa place</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans le contexte du bipartisme s’affirmant en France, un mouvement libéral doit sans doute trouver toute sa place dans notre pays. Au pays de l’Etat-providence, le libéralisme a longtemps servi de repoussoir, mais jamais de politique. En même temps, les français sont désormais convaincus que le modèle français est à bout de souffle et que le statuquo est désormais intenable. C’est pourquoi ils ont porté au pouvoir le candidat de la réforme de l’Etat. Cependant, la réforme n’est pas par essence libérale, surtout si elle se traduit par un accroissement du niveau général des prélèvements, ce qui serait fatale à notre économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le passé récent, le débat sur la constitution européenne fut le point culminant de cette « libéralo-phobie », de cette hystérie anti-libérale savamment mise en musique par des média jamais neutres. Tandis que les partisans du « Non » désignaient le projet de constitution européenne comme un texte ultra-libéral, les promoteurs du traité constitutionnel l’ont présenté comme un bouclier contre la « mondialisation libérale » susceptible de préserver le modèle et l’identité européenne. Et ce clivage a transcendé les grands partis politiques tandis que les partis d’extrême droite et d’extrême gauche se rejoignaient dans un « non » aussi clair que monolithique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Peu de gens auront remarqué qu’il existait aussi un « non » libéral face à la tentation régulatrice de Bruxelles. Peu de gens se sont demandés ce que recouvrait l'identité européenne ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd’hui le non irlandais met à nouveau en péril la construction européenne. Est-ce à dire que les irlandais sont d’ingrats anti-européens sans reconnaissance aucune pour les subventions européennes dont ils auraient abondamment tirées parti ? Mais quel pays européen n’a pas profité de la manne européenne alors que l’agriculture française doit tout à l’Europe. La différence est que l’Irlande, le dragon de l’Europe, en a profité pour mettre en œuvre des réformes libératrices que nous avons tant de peine à réaliser chez nous. L’Espagne a connu le même processus qui lui a permis de rattraper la France dans de nombreux domaines.&lt;br /&gt;La tentation est grande de nous refaire le coup de Maastricht, faisant passer pour d’indécrottables anti-européens ceux qui s’opposaient à l’euro. &lt;strong&gt;Mais ceux qui émettaient des doutes sur l’Euro à cette époque ne s’opposaient pas à l’euro en tant que monnaie européenne, mais à l’euro en tant que monnaie unique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Ceux qui rejettent le traité européen ne s’opposent pas à l’Europe, mais s’opposent sans doute à la &lt;strong&gt;logique constructiviste&lt;/strong&gt; d’un tel traité, qui pervertit l’idée même de Constitution. &lt;strong&gt;En effet, alors qu’une constitution est un principe éminemment libéral visant à limiter le pouvoir de celui qui détient le monopole de la violence légitime, à savoir l’Etat, les rédacteurs de la constitution européenne proposent un texte complexe qui débouche sur une extension sans limite des prérogatives d’un super-Etat européen en germe, structure étatique venant s’ajouter à la complexité institutionnelle déjà énorme dans l’hexagone&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La méconnaissance de la philosophie et l’éthique libérales empêche de bien mesurer le sens de cette profonde évolution. C’est que les idées libérales ont un accès très limité aux média sinon pour être défigurées et diabolisées tandis que l’on ne peut pas dire que l’Education Nationale et l’université soient porteuses d’une culture libérale qui fut pourtant à la source du mouvement des Lumières en Europe qui a grandement nourri la naissance des sociétés modernes et démocratiques dans lesquelles nous vivons aujourd’hui dans une prospérité jamais égalée.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les français savent aussi que toutes les expériences tentées en dehors de l’économie de marché se sont soldées par de terrifiants échecs et pas seulement sur le plan économique, mais sur le plan humain et social aussi&lt;/strong&gt;. L’ouverture internationale – et certainement pas la fermeture et la protection - fut un élément moteur de la croissance des échanges internationaux sans laquelle l’Europe n’aurait jamais pu atteindre le niveau de vie qu’elle a aujourd’hui. Pareillement, sans cette ouverture, l’Asie n’aurait jamais pu connaître le décollage économique qu’elle connaît aujourd’hui. Certes ce décollage inquiète mais l’Europe aurait-elle préférer voir déferler des millions d’immigrés asiatiques fuyant des pays condamnés au sous-développement alors qu’elle a déjà beaucoup de mal à intégrer l’immigration en provenance d’Afrique ? De ce point de vue, il est heureux que l’Asie sorte de la pauvreté même si beaucoup de chemin reste à parcourir. Mais elle ne le doit ni au socialisme, ni aux plans quinquennaux ! Il n’est plus loin le temps où l’Afrique connaitra un tel sursaut alors que les nouvelles générations ont soif d’entreprendre et de prendre en main la destinée de leurs propres pays, rejetant une compassion humanitaire qui n’a jamais déclenché le moindre développement durable et sérieux.&lt;br /&gt;Beaucoup de pays se rendent compte aujourd’hui qu’il valait mieux être dans la sphère d’influence américaine (pour bénéficier de la protection de l’OTAN, des fonds Marshall et des institutions du GATT) après la seconde guerre mondiale que dans celle de l’U.R.S.S. et du COMECON. Et les pays qui ont été coupé en deux (Allemagne, Corée) mesurent à quel point il est impossible de mettre sur le même plan le libéralisme et le communisme, et combien il est ridicule de les renvoyer dos à dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc se féliciter que la croissance se diffuse dans le monde et elle se diffuse à partir du moment où l’on met en œuvre un certain nombre de réformes fondamentalement inspirées par des principes issus du libéralisme. Au passage, on remarquera qu’il ne peut y avoir de politique sociale, culturelle, étrangère, diplomatique…ambitieuse sans croissance économique. Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et seule une prospérité retrouvée et durable permet de retrouver ces moyens. La France découvre cruellement qu’elle ne peut tenir son rang international sans une armée forte et efficace, mais qu’il faut d’énormes moyens financiers pour moderniser une armée. La France est sans doute le pays qui se donne les ambitions les plus démesurées à un moment où les moyens manquent, à défaut d’avoir une économie dynamique. Et le pays s’use à gérer la pénurie et la précarité. Il a besoin d’une ambition plus grande. Dans les années 80, les USA et l’Angleterre ont retrouvé le chemin d’une prospérité durable et sans inflation une fois accomplies ces réformes, et aucun pays ne peut en faire l’économie. Encore faut-il des hommes et femmes politiques pour avoir le courage de le dire et de le faire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les mouvements libéraux doivent rappeler aux français que le libéralisme ne se propose pas de démanteler l’Etat mais de restaurer l’Etat de droit, afin qu’il retrouve une efficacité dans les domaines où son action est irremplaçable, et une légitimité aux yeux de tous les français&lt;/strong&gt;. Car l’Etat de droit est le garant des droits et devoirs qui doivent être les mêmes pour tous pour être légitimes alors que l’Etat-providence pour les uns (qui distribue d'une main voyante) génère toujours un Etat-vampire pour les autres (qui prélève d'une autre main plus insidieuse). &lt;strong&gt;Ce sont les défaillances institutionnelles qui nourrissent les dérèglements de l’économie, entraînant à la fois un rejet de la politique et une peur de l’économique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Les mouvements libéraux doivent dire que le libéralisme n’est pas « la loi du plus fort » mais la remise à l’endroit du principe élémentaire de subsidiarité qui consiste à rendre à l’individu la responsabilité qui lui incombe dans les choix qui le concerne directement, pour déléguer aux échelons supérieurs (famille, commune, département, région, Etat, Europe) les choix à caractère plus collectifs. &lt;strong&gt;La liberté n’a aucun sens sans la prise de responsabilité de la même manière que les droits ne peuvent exister sans les devoirs qui en sont la contrepartie nécessaire et naturelle&lt;/strong&gt;. Depuis son origine, le libéralisme se fonde sur la reconnaissance de droits individuels fondamentaux dérivés de la nature humaine elles-mêmes et dont les institutions se doivent de garantir la reconnaissance et la protection, et non de « droits sociaux » aux contours indéfinis qui réduisent l’Etat au statut de « guichet unique » et l’individu au rang d’assujetti.&lt;br /&gt;Les mouvements libéraux doivent montrer aux français que le libéralisme ne se réduit aucunement à un économisme, encore moins à un matérialisme tout entier tourné à la course à la consommation de biens matériels. C’est au contraire une philosophie, une éthique et une morale qui impliquent de prendre en compte toutes les dimensions de l’homme et de la société avec un objectif d'épanouissement personnel qui  ne confond pas l'être et l'avoir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car la liberté et la responsabilité ne se divisent pas : elles sont à la fois une et multiple, diverses et indivisibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes ces raisons, il nous faut espérer qu’un mouvement libéral prenne toute sa place dans notre pays, en se proposant d’assumer les idées libérales, héritage du siècle des Lumières et dont la France a donné les plus belles plumes et les plus grands auteurs. Notre échiquier politique comprend un parti communiste, une ligue communiste révolutionnaire alors que l’expérience historique nous a montré comment la mise en œuvre des principes communistes aboutit à une négation des valeurs qui fondent l’idéal humaniste.&lt;br /&gt;Alors, pourquoi serait-il illégitime d’offrir aux électeurs de ce pays une voix libérale ? Nous formons le vœu qu’un tel mouvement, issu du rassemblement des multiples chapelles libérales, saura faire émerger de la société civile elle-même ces hommes et femmes dont notre pays a tellement besoin pour relever les défis d'aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4109882603516587476?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4109882603516587476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4109882603516587476' title='38 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4109882603516587476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4109882603516587476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/un-mouvement-libral-doit-trouver-toute.html' title='Un mouvement libéral doit trouver toute sa place'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><thr:total>38</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3905667309230411476</id><published>2008-06-11T07:32:00.000+02:00</published><updated>2008-06-11T07:37:12.796+02:00</updated><title type='text'>Le syndrome de l'équipe de France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SE9kLQg18dI/AAAAAAAAATk/ngS5WICYcmY/s1600-h/h_4_ill_791016_domenech.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210493438465012178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SE9kLQg18dI/AAAAAAAAATk/ngS5WICYcmY/s200/h_4_ill_791016_domenech.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; C’est à chaque fois la même ritournelle. A l’approche d’une compétition internationale de football au plus haut niveau, c’est comme si l’équipe de France était déjà en finale sinon sur le podium des vainqueurs ultimes avant même que la compétition commence. Il est normal et sympathique de soutenir l’équipe de son pays ; mais cela ne veut pas dire de tomber dans l’aveuglement franchouillard qui nous conduit souvent, notamment en matière économique, culturelle, sportive, scientifique et artistique, à surestimer nos capacités.&lt;br /&gt;Et puis à l’issue du premier match, un match nul dans tous les sens du terme, c’est le doute qui ronge la France du foot.&lt;br /&gt;Encore une fois, on aimerait voir les footballeurs briller sur les stades en créant du jeu, en marquant des buts et en offrant du plaisir et de la joie à ces millions de supporter qui s’identifient un instant à l’aventure de leur équipe. Le problème est bien que les joueurs ont tendance à devenir plus des « peoples » que des sportifs, alignant des salaires (mais peut-on encore parler de salaires ?) bien disproportionnés par rapport à leurs performances sur le terrain. Mais les salaires des joueurs de football, comme des stars du show-biz, n’émeuvent guère les commentateurs qui préfèrent montrer du doigt les revenus des grands patrons du CAC 40. Mais je m’égare sans doute quoique le football est devenu un show-business, c’est-à-dire une industrie qui, à ce titre, obéit qu’on le veuille ou non aux lois du marché. Les joueurs de foot gagnent beaucoup d’argent parce que des millions de personne se déplacent dans les stades pour acheter leurs billets et assister aux matchs de foots.&lt;br /&gt;Mais on sait aussi que les lois du marché sont bien tordues au pays des statuts et des avantages acquis. Dans le sport comme dans l’industrie, un champion du monde n’est pas un statut définitivement acquis ; c’est une position qu’il faut défendre à chaque compétition. L’Italie championne du monde l’a vécu à ses dépends face aux Pays-Bas.&lt;br /&gt;Souhaitons que l’équipe de France retrouve l’étincelle du génie qui lui permettra de rester dans la compétition. Le moral du pays en a bien besoin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3905667309230411476?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3905667309230411476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3905667309230411476' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3905667309230411476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3905667309230411476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/le-syndrome-de-lquipe-de-france.html' title='Le syndrome de l&apos;équipe de France'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SE9kLQg18dI/AAAAAAAAATk/ngS5WICYcmY/s72-c/h_4_ill_791016_domenech.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2374560492773412576</id><published>2008-06-06T12:21:00.001+02:00</published><updated>2008-06-17T09:45:01.659+02:00</updated><title type='text'>Voie sans issue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEkP5SIIesI/AAAAAAAAATU/2kObZ18xsLE/s1600-h/simpsonsetrangle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208711920823597762" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEkP5SIIesI/AAAAAAAAATU/2kObZ18xsLE/s200/simpsonsetrangle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le prix du pétrole augmente. Les professionnels manifestent, bloquent la circulation, le gouvernement lâche des aides. Mais il en est de même lorsque survient une intempérie ou autre aléa climatique inévitable.&lt;br /&gt;Comme le gouvernement ne peut se procurer de l’argent qu’en prélevant sur les acteurs économiques, ces aides aboutiront à un accroissement de la charge fiscale contre laquelle se révolteront à nouveau demain les professionnels. &lt;strong&gt;Autrement dit, les français sont en train de s’étrangler eux-mêmes par l’intermédiaire des hommes politiques qu’ils conduisent aux affaires&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La situation est folle et ubuesque mais voilà bien un des dangers de la démocratie lorsque les compétences de l’Etat et ses champs d’intervention légitime ne sont pas encadrés par une Constitution concise et claire.&lt;br /&gt;Imaginez que j’étrangle une personne au point qu’elle parvient à peine à respirer. Constatant qu’elle est sur le point de succomber (alors que j’ai tout de même besoin de lui), je décide d’introduire dans sa bouche un tuyau qui envoie de l’air (une niche fiscale) pour l’aider à respirer. C’est absurde. Il suffirait que je cesse de l’étrangler. C’est ce que ne comprennent jamais tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis 40 ans (un héritage de 68 ?). On multiplie les tuyaux et les intraveineuses au point que les prétendus remèdes et aides sont sur le point d’achever le malade qui, sans toutes ces interventions, avait un corps en parfaite santé.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2374560492773412576?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2374560492773412576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2374560492773412576' title='34 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2374560492773412576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2374560492773412576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/voie-sans-issue.html' title='Voie sans issue'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEkP5SIIesI/AAAAAAAAATU/2kObZ18xsLE/s72-c/simpsonsetrangle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>34</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3581101983589167845</id><published>2008-06-05T07:24:00.000+02:00</published><updated>2008-06-05T07:26:35.525+02:00</updated><title type='text'>Tom Clancy: du polar géopolitique à la lucidité économique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEd40HUNBYI/AAAAAAAAATM/8wqeJpycodA/s1600-h/clancy-tom-surordre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208264330789586306" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEd40HUNBYI/AAAAAAAAATM/8wqeJpycodA/s200/clancy-tom-surordre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne peux résister à la tentation de reprendre intégralement les propos que &lt;strong&gt;Tom Clancy&lt;/strong&gt; met dans la bouche d’un de ses personnages de roman car c’est d’une clarté exemplaire. Dans la même veine, je suis en train de lire le roman de &lt;strong&gt;Michael Crichton&lt;/strong&gt; intitulé « Etat d’urgence » dont l’intrigue est une prétexte pour mettre un pavé dans le débat relatif au réchauffement climatique. Là aussi, les éléments de discussions et d’analyse que Crichton introduit dans les dialogues de ses personnages renvoient tous à des documents scientifiques réels, référencés, publiés dans les revues académiques reconnues et cités dans le roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Nous avons tous en mémoire les campagnes électorales pour le Congrès. Les candidats nous disaient : « votez pour moi, parce que pour chaque dollar d’impôts prélevé, un dollar et vingt cents reviennent à ce district. » Vous rappelez-vous ces promesses ?&lt;br /&gt;Mais ils oubliaient de vous dire un certain nombre de choses. Primo, qui a jamais prétendu que vous dépendiez du gouvernement, d’un point de vue financier ? C’est le contraire : le gouvernement n’existe pas si vous ne lui donnez pas votre argent. Secundo, le déficit du gouvernement signifie que chaque district reçoit plus en subventions fédérales qu’il ne verse en impôts fédéraux, je veux dire en impôts fédéraux directs. Ceux-là même que vous pouvez voir.&lt;br /&gt;Donc ces candidats se vantaient de dépenser davantage d’argent qu’ils n’en avaient. Si votre voisin vous avoue qu’il tire des chèques sur votre compte personnel, vous ne pensez pas que vous allez prévenir la police ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous savons tous que le gouvernement prélève plus que ce qu’il donne. Mais il s’en cache bien. Le déficit du budget fédéral signifie que chaque fois que vous empruntez de l’argent, cela vous coûte plus cher que ça ne devrait. Et pourquoi donc ? Parce que le gouvernement emprunte lui-même tant d’argent que ça fait monter les taux d’intérêt.&lt;br /&gt;Et donc, mesdames et messieurs, chaque mensualité pour une maison ou pour une voiture, chaque paiement par carte de crédit est aussi un impôt. Et le gouvernement vous offre parfois un avantage fiscal sur les intérêts de vos emprunts. C’est gentil de sa part ! Il vous l’offre sur des sommes que vous n’auriez pas dû payer, et ensuite il vous dit que vous récupérez davantage que ce que vous avez versé !&lt;br /&gt;Quelqu’un, ici, est assez crédule pour gober ça ? Mesdames et messieurs, je ne suis pas un politicien et je ne suis pas ici aujourd’hui pour soutenir l’un ou l’autre de vos candidats aux sièges vacants de la Maison du peuple. Je suis simplement là pour vous demandez de penser un peu à tout cela…&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tom Clancy&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Sur Ordre&lt;/em&gt;, Tome 2, page367-368&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3581101983589167845?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3581101983589167845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3581101983589167845' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3581101983589167845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3581101983589167845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/tom-clancy-du-polar-gopolitique-la.html' title='Tom Clancy: du polar géopolitique à la lucidité économique'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEd40HUNBYI/AAAAAAAAATM/8wqeJpycodA/s72-c/clancy-tom-surordre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7545428822840741208</id><published>2008-06-03T07:24:00.000+02:00</published><updated>2008-06-03T07:27:32.538+02:00</updated><title type='text'>Modernisation des syndicats : la représentativité au secours de la légitimité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SETVneG4zfI/AAAAAAAAATE/1mTSNY0tMIc/s1600-h/280px-Bernard3f2-91347.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207521943220702706" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SETVneG4zfI/AAAAAAAAATE/1mTSNY0tMIc/s200/280px-Bernard3f2-91347.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les syndicats sont en colère, ils menacent le gouvernement. Qu’ont-ils à lui reprocher si ce n’est d’appliquer une politique pour laquelle il a été élu dans le respect des règles de nos institutions ? Car il faut reconnaitre que le gouvernement agit enfin, après quelques mois de flottements, et il agit sur de nombreux fronts. Dans le cadre de la réforme universitaire en cours, les universités peuvent désormais créer des fondations pour récolter les fonds privés nécessaires à leur modernisation ; les IUFM sont sur la sellette ; les 35h sont en sursis… Le processus de réformes est enfin engagé et c’est bien ce qui déplait aux syndicats.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cependant, les syndicats ne sont plus dans leur rôle quand ils s’érigent en opposition face à un gouvernement désigné par le peuple&lt;/strong&gt;. Il revient aux partis d’opposition de proposer une autre politique, d’en tirer un programme de gouvernement et de convaincre les électeurs. La politique est l’affaire des partis politiques et non des syndicats. C’est dire si la réforme du « dialogue social » est une priorité. C’est aussi un chantier ouvert par le gouvernement. En effet, les négociations menées par les partenaires sociaux sur la « représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme » ont abouti le 9 avril dernier à la définition d’une « &lt;em&gt;position commune&lt;/em&gt; ». Cette dernière résulte de la volonté de mettre en évidence des critères de représentativité ce qui conduit à poser la question des modalités de financement des syndicats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fond, il ne s’agit nullement de remettre en cause l’existence du syndicat mais de contester la légitimité de son fonctionnement quasi-monopolistique. Il existe des syndicats aux USA, au Japon, en Espagne ou en Angleterre, mais ces mêmes pays sont rarement bloqués par la grève qui devrait être l’arme ultime et non préventive. La rente de situation aboutit rarement à l’efficacité : c’est vrai en matière de production de biens et services mais c’est aussi vrai en matière de production de dialogue social. &lt;strong&gt;En France, les organisations syndicales bénéficient d’une rente fondée sur une représentativité décrétée et non éprouvée&lt;/strong&gt;. De la même manière qu’un journal doit vivre de ses lecteurs s’il veut être véritablement représentatif d’une opinion réelle, un syndicat doit vivre de ses adhérents s’il veut être véritablement représentatif de revendications réalistes. Comme le talent ou l’autorité, comme la valeur ou la performance, la représentativité ne peut ni se figer dans les règlements ni se décréter. Si l’on admet ce principe, la mise à jour de critères de représentativité devient une étape inévitable. C’est à cette condition que les syndicats retrouveront une crédibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, le statu quo n’est plus tenable. Le monde syndical tourne en vase clos. Les taux de syndicalisation sont parmi les plus faibles du monde industrialisé et pourtant les syndicats officiels monopolisent la rue dans un jeu de blocages incessants et de grèves répétitives qui tiennent lieu de « dialogue social » alors qu’ils sont l’antithèse du dialogue. Cette politisation extrême du syndicalisme français est probablement le résultat de cette perte de représentativité elle-même résultant d’une déviation des rôles. Les syndicats se doivent d’être des acteurs de la vie des entreprises, avec le but fédérateur à tous ses acteurs : le succès de la « maison commune » que constitue l’entreprise. Les syndicats actuels ont tendance à faire de l’entreprise le théâtre de la lutte des classes de la même manière que les révoltés de mai 68 voulaient faire de l’université le foyer de la révolution permanente.&lt;br /&gt;Quand une entreprise coule ou quitte le territoire, tout le monde est perdant : les clients n’ont plus de produits, les actionnaires perdent leurs capitaux et les salariés perdent leur emploi. Mais le succès de l’entreprise se joue dans un dialogue permanent entre les acteurs de l’entreprise, lesquels se doivent d’être représentés par des corps intermédiaires crédibles et efficaces. &lt;strong&gt;Dans ce jeu complexe et quasi-quantique de la régulation microéconomique, l’Etat se doit d’être le plus neutre possible, se contentant de rappeler les règles de conduite qui s’appliquent à tous&lt;/strong&gt;. En l’absence d’un tel dialogue, c’est le conflit permanent qui se joue dans la rue et aboutit aux mesures d’urgence qui ne sont jamais les plus réfléchies.&lt;br /&gt;Le monde universitaire souffrait lui-même de ce mal terriblement gaulois. Les étudiants sont représentés par des syndicats issus d’élections dont les taux de participation ne dépassent pas 5 % parmi la population estudiantine. Dans tous marchés, lorsque l’offre est rationnée et qu’elle ne satisfait pas le consommateur, alors le consommateur boude le produit. On ne peut tout de même pas le forcer à acheter un produit qu’il n’apprécie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il en va de même du monde syndical : il se doit d’être plus ouvert pour écouter les attentes réelles des salariés comme des dirigeants d’entreprises, surtout dans l’univers des petites et moyennes entreprises où personne ne peut se payer le luxe du moindre conflit qui devient vite fatal à tous.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7545428822840741208?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7545428822840741208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7545428822840741208' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7545428822840741208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7545428822840741208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/06/modernisation-des-syndicats-la.html' title='Modernisation des syndicats : la représentativité au secours de la légitimité'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SETVneG4zfI/AAAAAAAAATE/1mTSNY0tMIc/s72-c/280px-Bernard3f2-91347.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4474168421293768855</id><published>2008-05-31T17:23:00.002+02:00</published><updated>2008-05-31T17:30:18.579+02:00</updated><title type='text'>Anecdote autour du pouvoir d'achat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On ne peut affirmer sans nuance que le pouvoir d’achat baisse. Par contre, il est incontestable que la capacité à autolimiter ses besoins (et donc ses dépenses), en les ajustant notamment à ses capacités (de financement), a fortement diminué de sorte que les gens se sentent toujours plus pauvres. On dit que l’argent qui tombe du ciel brûle les doigts. La plupart des ménages ne s’aperçoivent plus à quel point ils consomment sans le voir des biens et des services qui étaient encore inaccessibles il y a quelques années.&lt;br /&gt;Je vais prendre un exemple dans la musique puisque c’est un domaine qui m’intéresse particulièrement. Je me souviens encore du premier 33 tours vinyle dont j’ai fait l’acquisition avec mon argent de poche. C’était un album de Supertramp que j’avais acheté au prisunic de mon quartier. Qu’est-ce que j’ai pu écouter cet album, notamment parce que c’était le seul de ma collection et que j’avais dilapidé mes patientes économies en un seul achat. C’est aussi là que j’ai pris conscience qu’il était long d’accumuler une somme que l’on pouvait dépenser en quelques secondes.&lt;br /&gt;Il me fallait amortir cet effort. D’un autre côté, je suis rentré en profondeur dans chacune des chansons de cet album scintillant, les écoutant et les réécoutant au point que je pouvais les interpréter à la guitare ou au piano quelques mois plus tard. Dans ces années pas si lointaines, on n’achetait pas tous les jours un 33 tours en vinyle ce qui faisait de l’accès à la musique un luxe qui n’était pas à portée de toutes les bourses.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, j’observe mes fils : ils téléchargent à volonté des centaines de titres à partir d’internet sur leurs MP3. Ils gravent leurs titres préférés sur un CD en réalisant une maquette de la pochette. A leur âge, je rêvais de telles possibilités qui font parties aujourd’hui de leur quotidien. Parfois, ils se moquent de moi de me voir m'émerveiller par cette technologie car j’ai vécu la transition. Je sais que ce n’est pas aussi évident. Je me rappelle encore que lorsque je disais à mon directeur de thèse qu’il serait bien de pouvoir naviguer sur un réseau pour consulter les bibliothèques universitaires du monde entier à distance, sans avoir à se déplacer, ce serait bien commode pour nous autres thésards. Alors il riait, me rétorquant que je lisais trop de science-fiction.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, quand j’ai besoin de déchiffrer un nouveau morceau de musique, je télécharge le morceau en question, je trouve la partition que j’imprime, et je peux même trouver sur Dailymotion ou Youtube des interprétations, des cours, des conseils. Ce pouvoir d’accès à la connaissance, à la culture, à l’art est désormais à la portée de nos enfants. Il n’est plus un luxe.&lt;br /&gt;Sauf que c’est sans doute un luxe de s’en apercevoir, de le comprendre et de l’utiliser à bon escient. Cela la technologie ne le changera jamais.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4474168421293768855?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4474168421293768855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4474168421293768855' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4474168421293768855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4474168421293768855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/anecdote-autour-du-pouvoir-dachat.html' title='Anecdote autour du pouvoir d&apos;achat'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4141791680777393249</id><published>2008-05-30T16:05:00.000+02:00</published><updated>2008-05-30T16:08:56.102+02:00</updated><title type='text'>Le discours pavlovien ou l’insupportable hégémonie de la pensée en kit</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEAJzHsrZVI/AAAAAAAAAS8/Lz6q1wiEHa0/s1600-h/MoutonsDePanurge.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206171943084713298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEAJzHsrZVI/AAAAAAAAAS8/Lz6q1wiEHa0/s200/MoutonsDePanurge.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La pensée en kit est un assemblage de poncifs qui forment le prêt-à-penser de ceux qui veulent briller en société ou faire un coup de gueule sur les plateaux de télévision. La palme d’or du festival de Cannes est une illustration parfaite de ce prêt-à-penser qui tient lieu de conscience citoyenne pour les Peoples, les stars qui s’intronisent en conscience du monde et autres grandes fortunes en mal de bonne conscience. Ils ont l’art d’admirer les écoles dans lesquelles ils ne mettront jamais leurs bambins. Dans le registre, Marion Cotillard avait proposé une analyse de l’attentat du World Trade Center aussi extravagante que stupide tandis que Sharon Stone fait du tremblement de terre en Chine, qui a frappé tant d’innocents, une sorte de vengeance destinée à punir ce vilain pays et son méchant gouvernement... Certains acteurs feraient mieux de s’en tenir aux textes que l’on écrit pour eux. S’ils étaient payés pour penser, cela se saurait. Mais penser ne paye pas…&lt;br /&gt;Ainsi, la pensée en kit permet à chacun d’exprimer une opinion en phase avec le politiquement correct car il est toujours socialement coûteux de penser à contre-courant et souvent périlleux d’assumer sa différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cette période de blocage du pays et de grèves à répétition, chacun vient faire de ses malheurs privés une affaire publique, donnant à la pensée en kit l’occasion de se défouler allègrement. L’opinion répandue veut par exemple que les acteurs économiques ne sont que de vulgaires profiteurs qu’il faut donc surveiller et étroitement encadrer, ce qui suppose du même coup que les acteurs publics, qui organisent cette surveillance et mettent en œuvre la réglementation, sont foncièrement éclairés et bienveillants. C’est l’opinion de la caissière de supermarché, du café du commerce comme du grand mandarin d’université. Je discutais encore récemment avec un professeur de sciences à l’université pour qui les industriels ne pensaient « &lt;em&gt;qu’à faire du fric&lt;/em&gt; », n’étant motivés que par l’appât du gain. On entendra couramment la même chose à propos du banquier, du spéculateur ou de la grande distribution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que les acteurs économiques soient motivés par l’appât du gain n’est pas faux puisque c’est ce qui fait fonctionner tout le monde. Je serai plutôt inquiet d’apprendre qu’ils cherchent à maximiser les pertes. Ce qui est stupéfiant, c’est que l’on s’en étonne et que ceux qui s’en étonnent fassent comme s’ils agissaient autrement eux-mêmes&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;En effet, les gens n’agissent que sous l’effet de deux aiguillons : la contrainte et l’intérêt. Personne ne se donnera un objectif qui va contre son intérêt et personne n’atteindra son objectif sans aucune contrainte dans la mesure où, en collectivité, les intérêts des uns font les contraintes des autres. Autrement dit, intérêt et contrainte ne sont que les deux dimensions d’un même phénomène de la même manière que revenu et coût ne sont que les deux faces d’un même flux.&lt;br /&gt;La science économique s’intéresse précisément à l’optimisation sous contrainte qui constitue le comportement le plus rationnel de celui qui veut survivre sinon se développer, et qui poussent les agents à se lancer dans des opérations économiques.&lt;br /&gt;Il est regrettable que la plupart des gens, et pas les moins cultivés, aient une vision aussi sommaire – et digne de la théorie du complot très en vogue de nos jours - des acteurs essentiels de notre économie moderne alors qu’ils leur doivent l’essentiel de leur confort général et de leur niveau de vie quotidien.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4141791680777393249?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4141791680777393249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4141791680777393249' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4141791680777393249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4141791680777393249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/le-discours-pavlovien-ou-linsupportable.html' title='Le discours pavlovien ou l’insupportable hégémonie de la pensée en kit'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SEAJzHsrZVI/AAAAAAAAAS8/Lz6q1wiEHa0/s72-c/MoutonsDePanurge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5630077320178064537</id><published>2008-05-28T10:28:00.001+02:00</published><updated>2008-05-28T10:33:24.101+02:00</updated><title type='text'>Mise au point royale !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SD0X9nsrZUI/AAAAAAAAAS0/DBQ4BCOFHiQ/s1600-h/832178575_small.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205343091705996610" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SD0X9nsrZUI/AAAAAAAAAS0/DBQ4BCOFHiQ/s200/832178575_small.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour une fois, je suis d’accord avec Ségolène Royal, je ne vois pas comment l’on pourrait être socialiste et libéral, et je me félicite de ne pas avoir voté pour Madame Royal, qui revendique la pureté de son socialisme. A ce propos, je ne peux m’empêcher de sursauter lorsque j’entends Madame Royal entonner le refrain convenu du libéralisme qui nous conduit au capitalisme sauvage. Même le capitalisme le plus sauvage n’arrivera jamais à la sauvagerie des régimes socialistes qui ont toujours pratiqué les camps de travail (au nom du parti ou de la réussite de la révolution), la police politique et le parti unique, sur fond d’exécution de masse et de propagande d’Etat.&lt;br /&gt;Car si les mots ont encore un sens, le socialisme prône la collectivisation des moyens de production, l’étatisation du dialogue social et la disparition de la propriété, réduisant la société civile réduite à sa plus petite expression : celle de l’individu nu et désarticulé face à l’Etat omnipotent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans la nature, les atomes s’assemblent en structures plus complexes pour former la matière. Il en est de même de la matière économique et sociale faite d’organisations et d’auto-organisations complexes (comme les familles, les entreprises, les fondations et toutes formes de communautés humaines tournées vers un objectif) fondées sur l'initiative individuelle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les clivages politiques ne sont pas seulement de simples étiquettes sans contenu. Ils renvoient à une histoire et des théories politiques qu’il appartient de connaitre si l’on veut comprendre quelque chose en politique. De ce point de vue, la philosophie libérale et le socialisme sont fondamentalement distincts et antinomiques, tandis que le communisme et le socialisme (et le national-socialisme faut-il le rappeler) se distinguent en degré mais appartiennent à la même famille idéologique.&lt;br /&gt;Il est regrettable pour notre pays qu’une trop grande partie de la droite française tourne le dos à ses racines libérales, sans doute complexée et intimidée par les moralistes de gauche qui mettent tous les malheurs de la terre sur le dos du libéralisme. Mais ce n’est pas parce que la droite renie son héritage libéral que cela fait de la gauche l’héritière naturelle du libéralisme, alors que les ténors de gauche n’ont de cesse de diaboliser l’économie de marché pour reconquérir les électeurs de la LCR. De là à ce que les libéraux de gauche s’unissent avec les libéraux de droite pour créer une hypothétique troisième voie dans un centre politique décidément bien improbable, c’est un peu le serpent de mer de la politique française.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5630077320178064537?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5630077320178064537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5630077320178064537' title='33 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5630077320178064537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5630077320178064537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/mise-au-point-royale.html' title='Mise au point royale !'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SD0X9nsrZUI/AAAAAAAAAS0/DBQ4BCOFHiQ/s72-c/832178575_small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>33</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5819077405333107063</id><published>2008-05-26T08:58:00.000+02:00</published><updated>2008-05-26T09:01:52.342+02:00</updated><title type='text'>Retraite : la logique, la loi et le contrat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDpfwHsrZTI/AAAAAAAAASs/F1EHn2O-Urs/s1600-h/retraite082.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204577599684830514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDpfwHsrZTI/AAAAAAAAASs/F1EHn2O-Urs/s200/retraite082.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; La question du financement de la retraite ne trouvera pas une solution politique sous la pression de la rue. On ne peut pas trouver une solution à un problème mal posé. La question de la retraite est avant tout un problème économique qui relève de l’arbitrage individuel et de la logique économique. Il appartient au gouvernement de rendre possible et rationnel les conditions de cet arbitrage à l’intérieur de nos frontières. En dehors de ce cadre, le gouvernement n’est pas plus en mesure de garantir des retraites que de distribuer du pouvoir d’achat.&lt;br /&gt;Quels sont les principaux enseignements de l’économie (et de la sagesse) en la matière ?&lt;br /&gt;Pour assurer sa retraite, un individu doit d’abord investir dans son capital humain, notamment en réussissant ses études dans des formations porteuses de débouchés. Quand il devient actif, il doit veiller à épargner une partie de son revenu de manière à se constituer un patrimoine (immobilier, financier, culturel…). Ces différentes formes du patrimoine constituent à leur tour un capital qui n’est que le prolongement du capital humain initial positivement valorisé.&lt;br /&gt;C’est ce patrimoine, correctement géré, qui permettra de générer un revenu lorsque la période d’activité sera terminée. Chaque individu fait donc face à un arbitrage. S’il opte pour un plus grand niveau de consommation durant sa vie active, alors c’est au détriment de sa capacité d’épargne ce qui ne lui permettra pas de se constituer un patrimoine qui serait de nature à lui assurer une retraite confortable pour ses vieux jours. Il réalise ainsi un arbitrage en faveur du présent et au détriment du futur. Les experts disent que ces choix sont révélateurs d’une forte préférence pour le présent.&lt;br /&gt;S’il modère ses appétits de consommation courante, il peut accroitre sa capacité d’épargne en vue de se constituer un patrimoine plus solide, assurant ainsi un niveau de retraite plus important. D’ailleurs chaque individu peut se donner des objectifs personnels de patrimoine et atteindre ces objectifs avec des durées différentes de sorte que chacun devrait être libre de décider du nombre d’années qu’il décide de consacrer à son activité professionnelle.&lt;br /&gt;Mais je vous parle là d’une insupportable liberté dont bien peu de personnes sont prêtes à assurer le fardeau. Car les individus qui ne supportent pas l’idée d’arbitrer, de choisir et qui veulent tout et son contraire, s’en remettent à l’Etat, attendant de lui un tour de passe-passe, comme s’il disposait d’une baguette magique lui permettant de supprimer la contrainte économique.&lt;br /&gt;C’est proprement suicidaire de s’en remettre totalement à un système monopolistique fondé sur la répartition en croyant que cela nous exonère de tels arbitrages d’autant plus que les acteurs qui participent au fonctionnement de ce système sont hostiles à son adaptation et ne sont aucunement incités à avoir des comportements efficaces et responsables.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5819077405333107063?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5819077405333107063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5819077405333107063' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5819077405333107063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5819077405333107063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/retraite-la-logique-la-loi-et-le.html' title='Retraite : la logique, la loi et le contrat'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDpfwHsrZTI/AAAAAAAAASs/F1EHn2O-Urs/s72-c/retraite082.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8497639611764413935</id><published>2008-05-24T17:04:00.001+02:00</published><updated>2008-05-24T17:14:58.352+02:00</updated><title type='text'>L'entreprise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDgu33srZSI/AAAAAAAAASk/GMcKgPRngLQ/s1600-h/presentation-entreprise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203960906805634338" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDgu33srZSI/AAAAAAAAASk/GMcKgPRngLQ/s200/presentation-entreprise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si l’homme aspire à s’élever, alors il n’y a pas d’autres moyens de s’élever que d’entreprendre, prendre des décisions et assumer sa part du risque inhérent à la condition humaine. A chaque secousse financière, on découvre les mêmes peurs et les mêmes complaintes, comme si l’on redécouvrait à chaque fois que l’homme marche nécessairement en équilibre sur un fil ténu. Comme il ne connait jamais l’avenir, il est obligé de spéculer. Telle est l’aventure humaine qui peut être, à de nombreux égards, insupportable.&lt;br /&gt;Dans sa dimension économique et sociale, cette aventure humaine se concrétise aussi dans l’entreprise. Historiquement, les pays qui ont connu la prospérité économique sont ceux qui ont permis le développement de l’esprit d’entreprise. Cet « esprit » se concrétise chaque jour dans la vie des entreprises, dans la recherche incessante de nouvelles combinaisons productives et de nouvelles façons de répondre aux besoins des hommes. Rien ne saurait être ici figé et acquis. Le prix de l’énergie augmente, c’est un fait. On ne se bat pas contre un fait au risque de se frapper la tête contre le mur. Alors il faut modifier la manière de produire, adopter de nouvelles méthodes, entreprendre à nouveau sur de nouvelles combinaisons de facteurs, avec de nouveaux facteurs de production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De ce point de vue, si la société est comparable à un organisme vivant, les entreprises sont comme les cellules essentielles de ce tissu social extrêmement complexe et malléable : elles lui donnent vie et vigueur, souplesse et dynamisme&lt;/strong&gt;. L’entreprise a pour fonction de créer plus de richesses (output) qu’elle n’en consomme (input), richesses sans lesquelles tout progrès général serait bien illusoire. La création des richesses passe avant tout par le travail des hommes et des femmes de ce pays ; et notamment par l’accomplissement de chacun dans son travail car tous les progrès de la science économique ne pourront jamais nous faire oublier qu’il n’y a de richesses que dans les hommes à condition qu’ils soient actifs et entreprenants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les formidables avancées technologiques, qui ont permis d’automatiser non seulement les tâches physiques les plus pénibles mais aussi les fonctions intellectuelles les plus répétitives, ont montré finalement toute l’importance des ressources humaines - et du « capital humain » pour utiliser le langage des économistes - dans la réussite des entreprises. Car il y a dans l’homme quelque chose de spécifique qui ne pourra jamais être automatisé ni banalisé et qui fait que le travail restera la source essentielle de toute production. Ces mêmes éléments, difficilement quantifiables et palpables, font que les relations professionnelles ne sont jamais simples : on ne gère pas les hommes comme des machines.&lt;br /&gt;Mais elles ne sont pas nécessairement conflictuelles même si les rapports humains sont chargés de tensions inévitables. L’entreprise est tout autant un lieu d’affrontements que de coopérations, de compétitions que d’organisations. C’est aussi le cas d’une famille, d’un orchestre ou de toute autre organisation humaine. Les hommes sont toujours en interaction au sein des entreprises, chacun étant motivé par un objectif personnel et un objectif commun. Difficile de faire primer l’un sur l’autre.&lt;br /&gt;Et les entreprises sont en constante interaction entre elles, comme ces interactions complexes entre les atomes qui font la matière. Mais c’est aussi pourquoi aucune organisation ne pourra se substituer au tissu des entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son ouvrage consacré à l’entreprise, &lt;strong&gt;Michel Drancourt&lt;/strong&gt; met en évidence les conditions qui ont permis l’existence, la création et le développement des entreprises&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=17404467#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Pour entreprendre, il faut &lt;strong&gt;croire en l’avenir&lt;/strong&gt;. De ce point de vue, l’entreprise est un instrument contre le fatalisme. La pénurie n’est pas une fatalité pour peu que les hommes s’organisent, accumulent du capital et innovent. Pour entreprendre, il faut avoir &lt;strong&gt;le souci de l’efficacité&lt;/strong&gt;. Pour ce faire, la maîtrise du temps et des coûts permet de démultiplier les résultats. Toute l’histoire de l’entreprise est une lutte permanente contre le gaspillage en vue d’une meilleure allocation des ressources, que l’on sait si rares et précieuses. Pour entreprendre, &lt;strong&gt;il faut avoir la liberté de disposer des résultats de son action&lt;/strong&gt;. L’économie s’épanouit à mesure que la liberté progresse. Entreprendre est une façon d’exprimer ce désir de liberté. Enfin, la liberté n’aurait pas de sens sans &lt;strong&gt;la discipline des contrats et de l’Etat de droit&lt;/strong&gt;. Les contrats relient les hommes au sein des entreprises et le respect de ces contrats – donc finalement la confiance – sera la condition de la viabilité des entreprises. De ce point de vue, le temps de travail devrait être une affaire de contrat et non une affaire de loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré nos nombreuses difficultés économiques, et notre indécrottable tendance jacobine à nous tourner vers le tout-Etat, toute l’histoire de notre pays montre que les français sont profondément attachés à ces valeurs positives qui expliquent les sursauts des nations et fondent la prospérité. Pour peu qu’on les écoute, pour peu qu’on les laisse agir, les français montrent (souvent à l'extérieur des frontières) avec talent leur fougue entrepreneuriale ou leur attachement à l’entreprise, à la propriété privée et à l’innovation, caractéristiques essentielles de nos économies contemporaines. D’ailleurs, les termes « entreprise » et « entrepreneurs » sont typiquement français, les Américains parlant de « company » tandis que les Anglais utilisent le vocable « firm ».&lt;br /&gt;C’est pourquoi il faut bien leur rendre hommage de temps en temps, en montrant un visage plus positif de l’entreprise, trop souvent décriée comme étant un lieu d’exploitation ou de harcèlement. Malgré la tempête en cours, n’oublions pas que les banques sont aussi des entreprises dont l’activité est essentielle au fonctionnement quotidien de nos économies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=17404467#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Drancourt M. [1998], &lt;em&gt;Leçon d’histoire sur l’entreprise de l’antiquité à nos jours,&lt;/em&gt; Presse Universitaire de France, Paris.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8497639611764413935?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8497639611764413935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8497639611764413935' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8497639611764413935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8497639611764413935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/lentreprise.html' title='L&apos;entreprise'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDgu33srZSI/AAAAAAAAASk/GMcKgPRngLQ/s72-c/presentation-entreprise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2678219665338729907</id><published>2008-05-22T20:18:00.000+02:00</published><updated>2008-05-22T20:22:15.071+02:00</updated><title type='text'>Bug social</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDW5b3srZRI/AAAAAAAAASc/v9yA1gMcFzk/s1600-h/photo_1211303131548-1-0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203268832955426066" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDW5b3srZRI/AAAAAAAAASc/v9yA1gMcFzk/s200/photo_1211303131548-1-0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà le visage radieux de nos OGM hexagonaux, nos Organisateurs de Grandes Manifestations. On rendrait un service inestimable au pays en proclamant un moratoire sur cette variété là d’OGM…&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;C’est une semaine sociale chargée qui s’annonce&lt;/em&gt;… » ou encore « &lt;em&gt;la rentrée sociale sous haute tension&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;le printemps social sera chaud&lt;/em&gt; ». Ces titres de journaux, j’ai l’impression de les avoir lus pratiquement chaque mois depuis bientôt 20 ans. Vingt années décisives de ma vie à tenter d’évoluer dans un pays en voie de dislocation économique et sociale. Et pour ceux qui veulent créer une entreprise, exploiter un brevet, gérer un patrimoine, je comprends qu’ils soient tentés par d’autres cieux plus propices à l’épanouissement de l’activité humaine. Sont-ils traitres ou lucides ? Tout cela parce que notre pays n’a pas réalisé les réformes au moment où il fallait le faire, c’est-à-dire dans les années 80, période où la plupart des pays industrialisés ont énergiquement réagi après dix années de stagflation qui avaient sonné le glas des politiques conjoncturelles de croissance.&lt;br /&gt;Non seulement nous avons conduit le pays vers plus de dirigisme et de collectivisation de l’économie et du dialogue social, mais nous continuons à croire en l’efficacité de politiques de relance de la consommation définitivement dépassées. C’est comme si nous étions prisonniers d’un gigantesque bug social dont la facture pourrait nous être fatale. Dans ce contexte, je crains que le changement devienne impossible puisqu’il est devenu impensable.&lt;br /&gt;Durant les vingt dernières années, le monde a connu une croissance sans précédent et l’élévation continue du niveau de vie dans un nombre croissant de pays explique une grande partie de la montée actuelle des cours des matières premières : &lt;strong&gt;la demande mondiale progresse alors qu’il faut du temps pour adapter les capacités de production&lt;/strong&gt;. Il faut prendre conscience que, chaque année sur la planète, c’est près de 70 millions d’individus qui atteignent le niveau de vie d’un français moyen.&lt;br /&gt;Mais coincé dans notre bug, nous sommes passés à côté de cette période de croissance, nous empressant de redistribuer et de consommer les modestes fruits à peine produits plutôt que de les réinvestir. Maintenant que le monde entre en récession, nous sommes frappés de plein fouet, faute d’avoir accumulé aucune prévoyance, aucune anticipation (rappelez-vous sous Jospin, il n’était plus question de réformer le système de retraite puisque le gouvernement de l’époque nous prédisait le retour de la croissance), aucune prospérité susceptible de nous aider à traverser le trou d’air.&lt;br /&gt;Alors fleurissent les blocages et les cortèges au pays du dialogue social tronqué à force d’être monopolisé par les mêmes syndicats dont la puissance de nuisance est inversement proportionnelle à la représentativité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2678219665338729907?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2678219665338729907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2678219665338729907' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2678219665338729907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2678219665338729907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/bug-social.html' title='Bug social'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDW5b3srZRI/AAAAAAAAASc/v9yA1gMcFzk/s72-c/photo_1211303131548-1-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5973755445246201731</id><published>2008-05-21T10:24:00.001+02:00</published><updated>2008-05-21T10:28:37.529+02:00</updated><title type='text'>Temps de travail, tant de travail</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDPdIKIYqfI/AAAAAAAAASU/by_5icBhrTU/s1600-h/563.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202745126771272178" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDPdIKIYqfI/AAAAAAAAASU/by_5icBhrTU/s200/563.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans un précédent billet, je rappelais un principe économique important : &lt;strong&gt;le travail ne consiste pas à occuper des gens mais à créer des richesses&lt;/strong&gt;. Car c’est seulement à partir de cette richesse additionnelle que l’on pourra tirer le revenu permettant de rémunérer le travail. &lt;strong&gt;Autrement dit, si aucune richesse n’est créée, directement par le secteur marchand ou indirectement par le secteur public, alors le travail sera payé en « monnaie de singe ».&lt;/strong&gt; Le chômage déguisé engendre toujours de l'inflation. Ce que le salarié aura gagné d’un côté (le salaire) sera perdu de l’autre côté par la montée des prix (inflation) dans la mesure où la distribution de salaire aura nourrit une augmentation de demande ne correspondant à aucune création de richesses susceptibles d’être achetées. Dans les pays communistes, les gens avaient l’habitude de dire qu’ils faisaient semblant de travailler et le gouvernement faisait semblant de les payer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au-delà de la pure analyse économique, permettez-moi de m’arrêter un instant sur un symbole. C’est aussi le même mot « travail » qui désigne aussi le processus par lequel une femme met un enfant au monde. Or, les économistes savent que la seule richesse qui soit, et qui donne toute sa valeur aux autres, c’est l’homme (ou le capital humain dans le langage académique des experts). Certes, on dit aussi que l’homme détruit la planète et son environnement. Mais ce souci de préserver l’environnement provient du fait qu’il existe des hommes conscients sur cette planète. Ils sont conscients que pour produire, il faut consommer ; pour créer, il faut détruire ; pour qu’il y ait la vie, il faut la mort. Et pour l’instant, c’est la seule espèce vivante à être tourmentée par cette flamme de la conscience qui met à jour ces paradoxes apparents.&lt;br /&gt;Y a-t-il des habitants pour se soucier de l’environnement de Jupiter ou Saturne ? Y a-t-il des êtres conscients pour admirer les paysages de Saturne ? La beauté de la nature elle-même est une richesse s’il existe un observateur conscient pour l’apprécier, s’il existe un cerveau à l’intérieur duquel se forgent une image et une conception de l’esthétique, s’il existe une âme pour ressentir l’émoi devant cette beauté. En somme, s’il existe des êtres humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’être humain est la mesure de toute chose&lt;/strong&gt;. Encore faut-il produire des êtres humains. Certes, la conception peut prendre tout au plus quelques minutes ; la grossesse quelques mois et l’accouchement quelques heures. Mais quand le bébé vient au monde, ce n’est que le début d’une aventure qui consiste à faire de l’enfant un adulte. Quel travail ! Et il prendra des années. Pendant toutes ces années, il faut tant de travail et d’amour, d’abnégation et de sacrifices, de patience et de confiance, de souffrances et de plaisirs.&lt;br /&gt;Mais finalement, ce sont les ingrédients de tout processus de création de richesses. Celui qui crée son entreprise en parle comme de son bébé. Et le développement de son entreprise lui prendra l’essentiel de son temps et de son énergie. Il faut le vouloir. Il faut en avoir l’envie et la motivation. C’est aussi fort qu’un acte d’amour.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La prospérité économique est d’abord fondée sur la création des richesses, la création comme un engagement avant d’être fondée sur la consommation&lt;/strong&gt;. Les générations qui ont relevé la France après 1945 ont construit une économie du travail qui a aboutit à la prospérité. La génération 68, en se révoltant contre cette société du travail (qui suppose autorité et discipline et qui n’est pas toujours drôle en effet), a voulu consommer tous les fruits de ce travail laborieux, ce qui a débouché sur une société de consommation fondée sur le consumérisme généralisé et la satisfaction instantanée de plaisirs immédiats [1].&lt;br /&gt;Dès lors, toute contrainte était assimilée à une perte de liberté alors qu’elle est l’instrument de la liberté comme le tuteur qui permet à l’arbrisseau de devenir un arbre. Toute frustration était assimilée à un frein à l’épanouissement alors qu’elle est l’instrument du développement progressif de la personnalité dans la mesure où l’on n’apprécie jamais ce que l’on obtient tout de suite sans effort. Apprécie-t-on d’avoir dix doigts ? Par contre, on éprouvera un bonheur intense à interpréter une pièce de Bach ou une chanson des Beatles au piano. Les dix doigts, on les a normalement à la naissance sans aucun effort ni mérite. La maîtrise du piano, il faut tant de travail…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Rappelons qu’un des slogans en vogue sur les barricades en 68 et sur les murs des facultés étaient « &lt;em&gt;Ne travaillez jamais !&lt;/em&gt; ». Et dire que certains trouvent encore cet élan animé par le génie. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5973755445246201731?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5973755445246201731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5973755445246201731' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5973755445246201731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5973755445246201731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/temps-de-travail-tant-de-travail.html' title='Temps de travail, tant de travail'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDPdIKIYqfI/AAAAAAAAASU/by_5icBhrTU/s72-c/563.gif' height='72' width='72'/><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8164188599666958100</id><published>2008-05-19T08:26:00.002+02:00</published><updated>2008-05-19T08:35:23.118+02:00</updated><title type='text'>Sondage : opinion ou raison</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDEdtaIYqeI/AAAAAAAAASM/tfFL_xvs0xE/s1600-h/medium_sondage.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201971710535444962" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDEdtaIYqeI/AAAAAAAAASM/tfFL_xvs0xE/s200/medium_sondage.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Selon un récent sondage, 94 % des français pensent que les prix vont augmenter cette année. Dans la même enquête, ils mettent la lutte contre l’inflation au troisième rang de leur préoccupation, loin devant la réduction des déficits ou les mesures prises en faveur de la compétitivité (&lt;em&gt;Politique Magazine&lt;/em&gt; n° 62, p. 18).&lt;br /&gt;Ne voient-ils donc pas que ce sont les mêmes politiques qui aboutissent conjointement à l’accumulation de déficits et à la dégradation de la compétitivité dont les effets sont précisément de nourrir l’inflation ? Mais comment peut-on exprimer un raisonnement à travers un sondage puisqu’il s’agit de répondre à des questions par avance formatées et dont les réponses sont par avance interprétées ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si on demande aux français s'ils veulent des universités gratuites de grande qualité, la santé pour tous dans les meilleures conditions, une justice efficace et juste, une grande majorité répondra sans doute oui. Mais si on demande aux français s'ils veulent payer plus d'impôts - notamment pour pouvoir disposer de ces services publics -, la même majorité dira non. L'économie n'est pas une question d'opinion. D'ailleurs, quand on demande aux jeunes ce qu'ils veulent faire plus tard, ils sont nombreux à vous dire qu'ils veulent gagner de l'argent. Mais quand on leur demande s'ils veulent travailler, ils sont beaucoup moins nombreux...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le sondage fabrique une opinion publique qui est un concept purement abstrait et artificiel. Mais opinion n’est pas raison. Ni l’opinion de celui qui aura fait les questions, ni l’opinion de celui qui aura répondu, ni l’opinion de celui qui interprète les réponses ne sont de nature à former une explication juste de l’inflation.&lt;br /&gt;Et pourtant, les machines à sonder l’opinion jouent à fond dans les couloirs de l’Elysée, pariant sur une remontée de la popularité du président au détriment du premier ministre. Ne voit-on pas qu’une telle vision de la politique contribue à réduire les décideurs au rang de réactifs sans horizon, gouvernant sans prévoir, agissant sans anticiper, et surtout bradant les principes en vue de séduire l’opinion comme s’ils étaient éternellement en campagne électorale. La tyrannie du sondage transforme ceux qui sont en charge de piloter l’Etat en agents prisonniers du court-termisme et de l’asymétrie d’information, ce qui est précisément ce que les experts reprochent aux agents privés – animés par leurs seuls intérêts égoïstes – pour justifier l’intervention grandissante dans l’économie et la société de l’Etat qui serait au-dessus de ces limites.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8164188599666958100?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8164188599666958100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8164188599666958100' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8164188599666958100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8164188599666958100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2008/05/sondage-opinion-ou-raison.html' title='Sondage : opinion ou raison'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SLZtHzUoIoI/AAAAAAAAAUE/btzeRzFkidw/S220/%C3%A9t%C3%A9+2008+239.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SDEdtaIYqeI/AAAAAAAAASM/tfFL_xvs0xE/s72-c/medium_sondage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4358794804340035140</id><published>2008-05-14T17:23:00.002+02:00</published><updated>2008-05-14T17:34:46.996+02:00</updated><title type='text'>Herbert Marcuse : l'apôtre de l'antilibéralisme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SCsELaIYqdI/AAAAAAAAASE/cVLoZoKH4e4/s1600-h/Marcuse2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200254788768934354" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SCsELaIYqdI/AAAAAAAAASE/cVLoZoKH4e4/s200/Marcuse2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;S’il est un auteur dont mes professeurs m’ont imposé la lecture, c’est Marcuse. Herbert Marcuse (1898-1979) était un philosophe et sociologue marxiste américain d’origine allemande qui a profondément influencé l’intelligentsia de gauche. En France et aux USA, il fut un des maître-à-penser de l’antilibéralisme dont la rhétorique fut l’alpha et l’oméga des apprentis sorciers de mai 68.&lt;br /&gt;Moi qui venait d’un milieu plutôt modeste et rural (j’ai passé mon bac dans une ville de 16 000 habitants), plus je lisais Marcuse et plus mon complexe d’infériorité provinciale était renforcé tant je ne comprenais rien à ce charabia qui s’apparentait plus, dans mon esprit vierge, à une démonstration pompeuse de rhétorique savante qu’à l’énoncé limpide d’une connaissance solide qui devient ainsi accessible à tous par la magie de l’enseignement et le talent du pédagogue. Aussi le jour de mon partiel en épistémologie critique, j’ai sagement récité Marcuse sans en comprendre le moindre mot, obtenant ainsi une des meilleures notes de ma promo.&lt;br /&gt;A force d’être gavé par Althusser, Gramsci, Marcuse, Rosa Luxemburg et Marx, je me demandais si j’étais bien fait pour faire des études d’économie, voire faire des études tout court. Il y avait si peu de mérite à obtenir un diplôme en récitant une prose obscure tel un perroquet qui mime le langage humain. De surcroit, je ressemblais si peu à l’étudiant aixois typique : bien à gauche dans sa tête mais habitant dans la belle bastide provençale du papa avocat ou de la maman médecin. Au total, il me semblait que je n’apprenais pas grand-chose du monde réel qui m’attendait et j’avais peu de temps à consacrer aux envolées verbales de ces prophètes d’un autre monde. Et oui, le temps c’est de l’argent ; et cet argent, je ne pouvais pas le soutirer à volonté à mes parents et en priver mes frère et sœurs.&lt;br /&gt;Heureusement, d’autres professeurs m’ont fait entrevoir la lumière dans les études d’économie et le bonheur de la connaissance, ce qui me mo
